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L'organisation internationale du Travail

L'organisation internationale du Travail

Aspects institutionnels et matériels à l'aune des défis sociaux

Marc Morsa

Édition : 2021

ISBN: 978-2-807-20790-5

Présentation de l'éditeur

Le centenaire de l'Organisation internationale du Travail, célébré durant l'année 2019, a rappelé que les normes internationales du travail constituent des outils de premier plan pour le développement des politiques nationales en matière sociale. Le droit international du travail est en outre une source précieuse pour les juges et juristes nationaux dans la résolution des litiges en matière de droit du travail. Les tribunaux s'inspirent ainsi de plus en plus - à des degrés divers selon les pays - des normes internationales du travail et de leur interprétation par les organes de contrôle de l'OIT. Pourtant, cette organisation souffre d'un manque réel de visibilité et reste encore trop souvent méconnue du grand public, voire des praticiens du droit social. 

Le présent ouvrage est tout entier dédié à l'étude des normes produites par l'OIT, qui constituent l'essentiel de la réglementation internationale du travail. 

Après un nécessaire détour historique, l'auteur analyse ce qui fait encore aujourd'hui l'originalité de l'OIT dans le paysage des organisations internationales, à savoir : 
. son cadre institutionnel, qui tend à associer sur un pied d'égalité les gouvernements et les partenaires sociaux, 
. sa procédure d'élaboration et d'adoption des normes internationales, réelle révolution pour le droit international, 
. son mécanisme de contrôle du respect par les États parties de leurs engagements internationaux. 

Il propose ensuite un aperçu des instruments adoptés par l'OIT avant de s'intéresser au rôle actif que devrait jouer le juge national en matière de promotion des normes de l'OIT dans le règlement des différends portés devant lui. 

L'ouvrage fournit ainsi les clés de compréhension de cette organisation avant-gardiste dans le paysage international et donne un aperçu de son oeuvre normative féconde. Il vise aussi et surtout à sensibiliser le lecteur - qu'il soit étudiant, syndicaliste, avocat, magistrat, académique, etc. - à l'importance du rôle joué par l'OIT dans la promotion d'une paix universelle basée sur la justice sociale et à sa contribution au développement d'un programme centré sur l'humain, nécessaire pour un avenir du travail décent. 

Préface d'Antoine Lyon-Caen

Marc Morsa, Conseiller stratégies internationales, Senior Legal Officer, Représentant de la Belgique  auprès de la Commission administrative pour la coordination des systèmes de sécurité sociale, Conseiller technique du gouvernement belge lors des Conférences internationales  du Travail (commission  protection sociale), Collaborateur scientifique à la  Faculté de droit de l'Université catholique de Louvain, Membre de la section belge  du réseau académique sur la  Charte sociale européenne  et les droits sociaux.

Droit international Droit social Justice Institutions Organisations Norme juridique Droit du travail Droit privé Droit public
L'européanisation de la surveillance bancaire

L'européanisation de la surveillance bancaire

Étude du mécanisme de surveillance unique (MSU) de l'Union bancaire

Auteur(s) : 7830

Édition : 2021

ISBN: 978-2-370-32333-0

Présentation de l'éditeur

Sur le fondement de l'article 127, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE), le Conseil de l'Union européenne a établi, le 4 novembre 2014, un nouveau système de supervision bancaire dans l'Union européenne : le mécanisme de surveillance unique (MSU). Ce dernier est formé de la Banque centrale européenne (BCE) et des autorités nationales de surveillance bancaire de la zone euro. Loin de se limiter à la lettre, à première vue restrictive, du TFUE, le législateur de l'Union a confié à la BCE des pouvoirs afin de contrôler, directement ou indirectement, en coopérant étroitement avec les superviseurs nationaux, l'ensemble des banques situées dans la zone euro et dans les autres États membres qui participent au MSU. En partant de deux impératifs de prime abord contradictoires - le besoin d'élever la surveillance bancaire au niveau de l'Union et la nécessité de maintenir un rôle important pour les autorités nationales -, l'Union s'est dotée d'un système de surveillance bancaire, unique, hybride et interdépendant, dans lequel les autorités européennes et nationales interagissent pour mettre en oeuvre tant le droit de l'Union que le droit national. Sans réduire le MSU à un modèle théorique préconçu, l'analyse de ses fondements juridiques et de son fonctionnement général met en exergue des spécificités qui témoignent de l'émergence d'une nouvelle méthode d'intégration : l'européanisation.

Prix de thèse Louis Joinet

Gaëlle Hardy, Docteur en droit public de l'Université Paris II - Panthéon-Assas et qualifiée aux fonctions de maître de conférences.

Droit européen Droit bancaire et financier Intégration Surveillance Droit privé Droit public
L'appréciation de la preuve devant la Cour pénale internationale

L'appréciation de la preuve devant la Cour pénale internationale

Jérémy Hall

Édition : 2021

ISBN: 978-2-370-32325-5

Présentation de l'éditeur

La naissance des juridictions internationales pénales a stimulé les recherches portant sur la preuve en raison de leur caractère novateur et hybride. La création de la Cour pénale internationale a exacerbé les interrogations sur la preuve du fait du compromis difficile et ambigu consenti par les États. Élément fondamental du procès, la preuve se définit comme le moyen et l'opération destinés à convaincre le juge de l'exactitude d'une affirmation factuelle. Les travaux de recherche se concentrent essentiellement sur la collecte des preuves et sur leur admissibilité. Très peu d'études concernent l'appréciation des preuves, alors que c'est le coeur du travail judiciaire. L'étude de cette thématique devant la Cour pénale internationale s'avère particulièrement pertinente eu égard à son système sui generis. La détermination du cadre juridique relative à l'évaluation probatoire n'est pas aisée, et nécessite de conjuguer les textes juridiques de la Cour avec sa jurisprudence diffuse. Dès lors, il s'est avéré indispensable d'identifier le cadre juridique général de l'appréciation des preuves. Celui-ci demeure incertain à cause du système hybride de la Cour et des règles composites propres à l'appréciation des preuves. Le raisonnement adopté par les juges pour évaluer les preuves ne permet pas de combler ces incertitudes, que ce soit à travers la définition des standards de preuve ou les méthodes employées pour évaluer concrètement toutes les preuves. En définitive, ni le Statut ni la jurisprudence ne garantissent une sécurité juridique effective dans le cadre de l'appréciation des preuves. Toutefois, la souplesse inhérente à cette dernière justifie ces lacunes sans porter une atteinte grave au droit à un procès équitable.

Prix de thèse Louis Joinet

Docteur en droit, Jérémy HALL a enseigné le droit public, international et européen à l'Université Grenoble Alpes et est actuellement juriste assistant à la Cour d'appel de Grenoble. 

Justice, procès et procédure Droit international Droit pénal et sciences criminelles Droits fondamentaux Droit privé Droit public Office du juge Procédure pénale
L'accès au statut juridique d'étranger gravement malade

L'accès au statut juridique d'étranger gravement malade

Auteur(s) : 7624

Édition : 2021

ISBN: 978-2-370-32327-9

Présentation de l'éditeur

Avec la crise sanitaire suscitée par le VIH/sida, la maladie de l'étranger est devenue un motif d'octroi d'un statut. Depuis 1998, la loi prévoit que l'étranger nécessitant une prise en charge médicale, dont le défaut entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et qui ne pourrait avoir accès aux soins dans son pays d'origine, peut se voir délivrer un titre de séjour pour soins. La maladie constitue désormais un motif de légitimation de ce dernier : l'étranger peut être biolégitimé. Cette reconnaissance a suscité de vives réticences au sein des autorités normatives, en ce qu'elle implique de concilier (limiter) l'objectif de maîtrise des flux migratoires avec celui de protection de la santé individuelle. L'étude des normes juridiques relatives à la biolégitimation de l'étranger vise ainsi à analyser l'équilibre mis en place entre ces objectifs, pour in fine, questionner l'effectivité de ce statut.

Le cadre juridique relatif à l'étranger gravement malade, tel que résultant du droit international, européen, et national laisse une marge de manoeuvre importante au législateur pour déterminer le processus de catégorisation de l'étranger en raison de son état de santé. En vingt ans d'existence, ce dernier a été normalisé pour permettre aux pouvoirs publics de faire prédominer la maîtrise des flux migratoires sur la protection de la santé. L'étude de l'application de ce cadre juridique par les acteurs de la procédure (médecins, préfectures, juges administratifs) met en exergue la concrétisation de cette normalisation, permettant à l'État de réajuster pour maîtriser le processus de biolégitimation de l'étranger.

Prix de thèse Louis Joinet

Nicolas Klausser a réalisé son doctorat au Centre de recherches et d'études sur les droits fondamentaux (Université Paris-Nanterre). Il est actuellement postdoctorant en droit de la santé au CNRS (laboratoire Droit et changement social, Université de Nantes).

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