Ivan Chupin, Renata Mustafina, « Ce que le discours sur la « censure » empêche de voir. Les contraintes éditoriales différenciées pesant sur deux émissions de télévision en Russie. », L'invisibilisation de la censure. Les nouveaux modes de contrôle des productions culturelles (Bélarus, France, Maroc et Russie), sous la direction de Yauheni Kryzhanouski, Dominique Marchetti et Bella Ostromooukhova., 2020
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Chapitre 4. Quand le temps politique s’impose au temps médiatique. La visite du candidat F. Fillon au Salon international de l’agriculture », in Guillaume Marrel, Renaud Payre (dir.), Temporalité(s) politique(s). Le temps dans l'action politique collective., De Boeck Supérieur, 2018, pp. 71-84
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Derrière le formel, la communauté. Le cas de la presse professionnelle agricole », in Jean-Baptiste, Legavre (dir.), L'informel pour informer. Les journalistes et leurs sources, Ed. Pepper, 2014
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « [Ch.8] La mort annoncée de la PAC pour 2013. Le rôle des journalistes agricoles dans la construction d’un consensus », in Philippe Aldrin, Nicolas Hubé, Caroline Ollivier-Yaniv, Jean-Michel Utard (dir.), Les médiations de l’Europe politique, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2014
Ivan Chupin, Samuel Bouron, « Former pour employer : les politiques de reconnaissance des écoles de journalisme », Former, certifier, employer, 2012
Ivan Chupin, Jérémie Nollet, « Jalons pour une sociologie historique des interdépendances du journalisme à d'autres univers sociaux », Journalisme et dépendances, L'Harmattan, 2006, pp. 15-36
Ivan Chupin, Jérémie Nollet, « Les communicateurs de ministère entre champs bureaucratique et journalistique », Journalisme et dépendances, L'Harmattan, 2006, pp. 161-185
Ivan Chupin, « Julie SEDEL, Dirigeants de médias. Sociologie d’un groupe patronal. Rennes, PUR, 2021, 274 p. », Réseaux, Réseaux, 2023, n°236, pp. 327-330
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Champs et hors-champs de l’actualité professionnelle : Les agriculteurs dans leur presse », Questions de communication, Questions de communication, 2021, n°39, pp. 55-78
La presse professionnelle est une presse qui a longtemps été délaissée dans les analyses. Pourtant, elle constitue un lieu central de définition et de reproduction des groupes professionnels. Cet article vise à investiguer les mécanismes de mise en (in)visibilisation dans cette presse professionnelle agricole qui a joué un rôle majeur dans l’accompagnement du déclin très important d’une profession. L’actualité est principalement d’ordre technique, en ce sens qu’elle se focalise sur les pratiques professionnelles. Elle découle d’un dispositif de fabrication dans lequel le journaliste se voit intégré à des organisations professionnelles agricoles. Ce dernier dépend d’intermédiaires pour recueillir la parole des agriculteurs. Or, cette survalorisation de la technique s’appuie sur une exemplification de la réussite (et donc en creux de l’échec) des figures de gagnants du monde agricole, sous la forme de portraits. Ainsi cette presse n’échappe-t-elle pas au néolibéralisme dans le sens qu’elle véhicule la représentation suivante : si l’agriculteur fait les bons choix techniques, il peut s’en sortir individuellement malgré les crises. Cette représentation d’un agriculteur technicien tend à exclure des angles de traitement médiatique plus sociaux : les suicides, les maladies professionnelles liées aux pesticides, la question de l’homosexualité sont ainsi largement invisibilisés.
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Champs et hors-champs de l’actualité professionnelle. Les agriculteurs dans leur presse. », Questions de communication, Presses Universitaires de Nancy - Editions Universitaires de Lorraine, 2021, n°39, pp. 55-78
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Concurrences et coopérations professionnelles. La couverture des visites politiques par les journalistes de télévision au Salon international de l’agriculture. », Biens Symboliques = Symbolic Goods, Presses Universitaires de Vincennes, 2020, n°6
Ivan Chupin, « Du paritarisme au marché : Les transformations des élites patronales des médias au travers des recompositions d'une école d'exception, le CFPJ », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2019, n°113, pp. 45-69
Le Centre de formation et de perfectionnement des journalistes (CFPJ) constitue un cas typique pour observer les transformations des relations entre patronat, État et instances syndicales. Au gré des dépôts de bilan successifs du CFPJ, en 1998 puis en 2002, on passe successivement d’un système de formation géré par le paritarisme, à une reprise en main par les patrons de médias, puis par une entreprise extérieure à la profession journalistique. La crise de cette institution dominante à la fin des années 1990 traduit la perte d’autonomie d’une profession. Les journalistes perdent progressivement la maîtrise sur leurs propres outils de travail et sur leurs institutions de formation. Cette perte d’autonomie est la conséquence du retrait de l’État du champ des écoles de formation en journalisme, du refus du patronat d’en assumer la charge, dans un contexte d’augmentation des coûts liée à l’achat de nouveaux équipements. C’est cette mutation que nous nous proposons d’interroger en montrant que les crises financières produisent, par à-coups, l’irréversibilité de l’avènement d’un nouveau modèle entrepreneurial de formation.
Ivan Chupin, « Du modèle professionnel national de formation à ses déclinaisons locales : Les logiques de différenciation des curricula dans deux écoles de journalisme », Revue d'anthropologie des connaissances, Revue d'anthropologie des connaissances, 2019, n°131, pp. 147-169
L’article revient sur la mise en place à la Libération d’un modèle de formation au journalisme contrôlé par les professionnels et reposant sur la transmission de savoir-faire techniques (techniques d’écriture et de fabrication d’un journal). Ce modèle est porté par le Centre de formation des journalistes de Paris et son fondateur Philippe Viannay. Il se voit ensuite à partir de la fin des années 1990 capté par une commission paritaire nationale de l’emploi des journalistes qui l’érige en norme de professionnalité à destination de l’ensemble des écoles de journalisme. L’instauration et la conservation d’un tel modèle renseignent donc sur les conditions par lesquels des savoir-faire techniques peuvent se voir discipliner. Or, si les écoles de journalisme répondent depuis 2001 à des mêmes critères de reconnaissance, l’enquête révèle des différences importantes dans l’organisation de la pédagogie et des curricula en fonction des écoles. Si au Celsa de Neuilly le rapport au marché du travail apparaît comme plus distant et passe par une externalisation vers les entreprises (stages), au sein de l’école de journalisme de Lille les entreprises de médias façonnent de manière directe les contenus enseignés en fin de formation et l’école internalise ce type de contraintes professionnelles. Ces cas constituent les deux faces d’un même processus qui est l’ajustement des écoles au marché du travail et aux besoins du système productif.
Ivan Chupin, « Camille Dupuy, Journalistes, des salariés comme les autres ? Représenter, participer, mobiliser : Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. Res publica , 2016 », Travail et emploi, Travail et emploi, 2019, n°154, pp. 129-132
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Des rencontres discrètes : Journalistes, politiques et groupes d’intérêt au Salon international de l’agriculture », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2019, n°46, pp. 75-81
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Chapitre 4. Quand le temps politique s’impose au temps médiatique. La visite du candidat F. Fillon au Salon international de l’agriculture », Ouvertures politiques, Ouvertures politiques, 2018, pp. 2030-8892
Ivan Chupin, Renata Mustafina, « Quand le geste révèle le militant : sur quelques cas d’entrée en journalisme d’opposition dans la Russie contemporaine », Critique internationale, Critique internationale, 2018, n°79, pp. 159-179
Résumé
Trois situations de protestation dans la Russie contemporaine sont analysées ici. À chaque fois, un individu a recours à un geste contestataire contre une ou des figures incarnant le pouvoir d’État (un homme interrompt le discours du Président, une étudiante proteste contre une entrée « sélective » à la réunion avec le Président, un activiste jette de l’eau au visage du procureur à l’issue du procès de ses amis). À partir de l’étude de la couverture médiatique de ces gestes et des entretiens réalisés avec leurs auteurs, cette recherche présente une analyse sociologique des trajectoires de ces acteurs, en étudiant en particulier leurs multiples inscriptions sociales dans le monde des médias mais aussi dans l’espace militant de l’opposition russe. Cette recherche constitue ainsi une contribution à l’analyse des relations étroites entre ces deux champs (militant et médiatique) dans le cadre du régime à caractère autoritaire de la Russie contemporaine. Ces trois gestes constituent un moment de « bifurcation » dans les carrières de journalistes de leurs auteurs. L’importante médiatisation qui leur est donnée élargit l’espace des possibles des individus concernés et facilite (ou renforce) leur intégration au sein des médias d’opposition. Au-delà, ces cas renseignent également sur les conditions de protestation et de prise de parole dans un espace public sous contraintes.
Ivan Chupin, Nicolas Hubé, « Grâce à la RTF, vous ne serez plus seul sur la route : L’information comme instrument d’une politique publique de la route (1952-1969) », Politiques de communication, Politiques de communication, 2018, n°9, pp. 191-230
Ce texte se propose d’étudier comment la radio publique a pu jouer un rôle d’acteur central dans la mise en œuvre d’une politique de sécurité routière dans les années 1960, avant même qu’elle ne soit consacrée comme grande cause nationale. Ce média concourt activement à la constitution d’un instrument d’État – l’information routière. Si la radio publique a pu exercer un tel rôle, cela tient principalement à son ancrage dans une conjoncture historique spécifique dans laquelle on assiste à une très grande porosité entre certains médias et le pouvoir politique en place. Ce projet est porté par des entrepreneurs de cause gaullistes et/ou marqués par une socialisation dans les mouvements d’encadrements de la jeunesse, avec au premier chef Roland Dhordain. À tel point que les médias finissent par devenir de véritables adjuvants du pouvoir en place. Par ailleurs, si ce projet réussi, c’est aussi parce que la radio publique est un facilitateur administratif entre les trois ministères impliqués : la Défense, l’Intérieur et l’Équipement. L’ORTF assure une fonction de désenclavement entre les services centraux et permet de fluidifier à leurs relations. Enfin, si les programmes consacrés à la route réussissent à partir de 1952, c’est aussi parce qu’ils rencontrent les intérêts commerciaux de la chaîne ainsi que ceux du secteur automobile. L’intérêt de ce cas-limite est que, par-delà sa singularité historique, il peut nous aider à repenser aujourd’hui les articulations entre politique publique et médias.
Ivan Chupin, Renata Mustafina, « Quand le geste révèle le militant : sur quelques cas d’entrée en journalisme d’opposition dans la Russie contemporaine », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2018, n°79
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Agricultural representation : Media struggles, labor union struggles », Études rurales, Études rurales, 2017, n°o 198, pp. 9-24
La science politique a dès ses origines, tout comme la sociologie rurale, interrogé la complexité des liens entre les campagnes et les agriculteurs. Nous revenons sur l’« histoire oubliée » d’une littérature scientifique décryptant les rapports entre médias et agriculteurs. Nous proposons une lecture des transformations qui structurent ces relations des années 1960 à nos jours. Les agriculteurs ont été fortement valorisés dans l’espace médiatique. Ils bénéficiaient d’un accord tacite entre élites agricoles, administratives et journalistiques s’incarnant dans la figure du paysan moderne. À partir des années 1980 s’opère une disjonction. L’agriculteur se voit mis au tribunal de l’opinion : publicisation des luttes syndicales, remise en question du coût de ses activités financé par la société, développement de nouvelles préoccupations environnementales portées par les journalistes et essor des crises sanitaires dans les années 1990.
Ivan Chupin, Françoise Daucé, « The Practice of Political Journalism: Comparing Russia, France, and Germany », Laboratorium : Russian review of social research, Centre for Independent Social Research, 2017, n°2, pp. 5-11
Ivan Chupin, Françoise Daucé, « Termination of Journalists’ Employment in Russia: Political Conflicts and Ordinary Negotiation Procedures in Newsrooms », Laboratorium : Russian review of social research, Centre for Independent Social Research, 2017, n°2, pp. 39-58
Ivan Chupin, Nicolas Hubé, « Grâce à la RTF, vous ne serez plus seul sur la route », Politiques de communication, Presses universitaires de Grenoble, 2017, n°2, p. 191
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « L’agriculture en représentation(s). Luttes médiatiques, luttes syndicales. », Études rurales, Éditions de l'École pratique des hautes études, 2016, n°198
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Une formation hors de son champ. L'échec de la filière journalisme agricole à l'ESJ. », Études rurales, Éditions de l'École pratique des hautes études, 2016, n°198, pp. 39-58
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « L’agriculture en représentation(s). Luttes médiatiques, luttes syndicales. », Études rurales, Éditions de l'École pratique des hautes études, 2016, n°198, pp. 9-23
Ivan Chupin, Françoise Daucé, « Par-delà la contrainte politique ? La banalité des bifurcations dans les carrières journalistiques en Russie contemporaine. », Réseaux : communication, technologie, société, Lavoisier, La Découverte, 2016
Ivan Chupin, Aude Soubiron, Cyprien Tasset, « Entre social et ethnique : Les dispositifs d’ouverture à la diversité dans les écoles de journalisme en France », Terrains & travaux, Terrains & travaux, 2016, n°29, pp. 217-236
Cet article analyse comment une politique de lutte contre les discriminations, reformulée en termes de « diversité », s’est progressivement imposée dans l’univers des grandes écoles de journalisme en France. La thématique a d’abord été promue dès la fin des années 1990 par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel qui l’étend ensuite à des entreprises de médias, qui la répercutent à leur tour vers les écoles invitées à former des « minorités visibles ». Cette redéfinition des critères de recrutement par la politique de « diversification » met en tension plusieurs principes de légitimation de ces formations. Une définition plutôt scolaire des qualités des futurs journalistes coexiste désormais avec une définition en termes de « talent ». Celle-ci est mise en application à travers des filières par alternance qui leur offrent la souplesse requise afin de retenir des profils « atypiques » plus conformes aux vœux des entreprises de médias.
Ivan Chupin, Françoise Daucé, « Par-delà la contrainte politique ? : La banalité des bifurcations dans les carrières journalistiques en Russie contemporaine », Réseaux, Réseaux, 2016, n°199, pp. 131-154
La question des engagements politiques des journalistes semble, par définition, propre aux sociétés démocratiques. Pourtant, elle se pose aussi dans des contextes politiques contraints, comme le montre l’exemple de la Russie contemporaine. Depuis l’arrivée au pouvoir de V. Poutine en 2000, les recherches en sociologie des médias font généralement état d’une polarisation de l’espace médiatique entre, d’un côté, des titres dominants acquis à la ligne interprétative du pouvoir et de l’autre, des rédactions critiques et alternatives marginalisées. Ce clivage suggère des assignations politiques fortes des journalistes dans l’espace médiatique. Or, une enquête au plus près des acteurs montre paradoxalement l’instabilité de leurs carrières professionnelles et des possibilités, pour certains d’entre eux, de passage d’un pôle éditorial à l’autre. Ces trajectoires énigmatiques témoignent d’une mise à distance de la politique au profit d’autres considérations (économiques, techniques, amicales…) pour justifier des bifurcations professionnelles dans l’espace médiatique russe. Au-delà de ce cas d’étude, elles invitent à la réflexion sur l’affaiblissement des assignations politiques dans les médias contemporains.
Ivan Chupin, « Ferron (Benjamin) – La communication internationale du zapatisme. 1994-2006. Préface d’Érik Neveu. – Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015 (Res Publica). 220 p. Cartes. Figures. Annexe. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, p. -
Ivan Chupin, « Vera Nikolski, National-bolchévisme et néo-eurasisme dans la Russie contemporaine. La carrière militante d'une idéologie, Paris, Éditions Mare et Martin, 2013, 418 pages », Raisons politiques, Raisons politiques, 2016, n°61, pp. 167-169
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Faire corps avec les agriculteurs : La presse professionnelle agricole : un enjeu syndical pour la FNSEA », Politix, Politix, 2014, n°103, pp. 77-97
Cet article interroge l’importance de la presse professionnelle agricole pour la FNSEA, qui y joue en partie sa représentativité. Dans un premier temps, est mis au jour un mouvement de concentration progressive de cette presse au profit du syndicalisme majoritaire. Dans des moments de remise en cause de sa position, l’enjeu pour la FNSEA est de réaffirmer sa centralité et notamment de construire symboliquement l’unité au sein de groupes sociaux agricoles très hétérogènes. Le groupe Réussir en 1986 rassemble des journaux départementaux sous la tutelle syndicale. La prise de participations économiques en 2011 dans les fleurons de cette presse professionnelle (agence Agra, France agricole) permet à la FNSEA de se poser en défenseur de l’ensemble de la profession. L’actionnariat est un attribut de la puissance syndicale. Dans un second temps, les auteurs questionnent les modalités du contrôle de la ligne éditoriale et du travail des journalistes dans des titres qui dépendent du syndicalisme majoritaire. Ils analysent une pluralité de rapports à la tutelle syndicale, en relation avec les trajectoires individuelles des journalistes. La FNSEA est donc loin d’exercer sur ces médias une forme de domination monolithique.
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Au service de La Profession : Journalistes et communicants pris dans le secteur agricole », Politiques de communication, Politiques de communication, 2013, n°1, pp. 241-268
L’article interroge la constitution des frontières entre journalistes et communicants dans un milieu agricole encadré par de nombreuses organisations. Les journalistes et les communicants sont davantage associés que rivaux, et la nature de l’information professionnelle renforce leur proximité puisqu’ils participent tous au processus de co-production de l’information. Pourtant, des tentatives d’autonomisation existent de la part des fractions de journalistes les plus proches de la presse généraliste. Ce mouvement de revendication d’un territoire professionnel s’incarne dans la constitution d’une association spécialisée comme l’Association française des journalistes agricoles (AFJA) ou par le lancement d’une formation au journalisme agricole dans une école reconnue par la profession. Ces entreprises sont mises à mal par le cadre d’exercice du métier de journaliste. Le monde agricole limite l’importation du modèle généraliste et permet en parallèle une reconversion plus aisée entre les deux métiers grâce à des savoirs et savoir-faire communs. Si la question des spécialisations journalistiques a souvent été mise en relation avec la presse généraliste, le développement de règles spécifiques d’excellence et de distinction professionnelles plaide pour un statut à part dans les études et pour la constitution de cette presse professionnelle en objet scientifique.
Ivan Chupin, « Kriesi (Hanspeter), ed. – Political Communication in Direct Democratic Campaigns. Enlightening or Manipulating ? – Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2012 (Challenges to Democracy in the 21st Century). XVIII + 266 p. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°63, p. -
Ivan Chupin, « Sciences sociales et formations en journalisme : émergence d'un nouvel enjeu de distinction », Questions de communication, Questions de communication, 2009, n°16, pp. 45-70
De plus en plus concurrentiel avec la multiplication des écoles privées, des formations universitaires et l’émergence des filières d’Institut d’études politiques (iep), l’espace des formations en journalisme est en pleine restructuration. Ici, nous cherchons à comprendre pourquoi et comment une rhétorique de la formation par les enseignements généraux a pu s’imposer comme une « nécessité » et comme un nouvel enjeu de distinction dans un univers de formation jusqu’alors dominé par des écoles privées ayant davantage privilégié des orientations techniques et pratiques pendant les années 90. Si les sciences sociales ont pu prendre un rôle important dans les années 2000, c’est parce qu’elles sont devenues un moyen de consolidation des stratégies des écoles privées dans leur concurrence. L’arrivée de la nouvelle école de journalisme de Sciences-Po Paris et de diverses formations dans les iep de région ainsi que le développement d’expertises diligentées par le ministère chargé de l’Enseignement supérieur contribuent à revaloriser une rhétorique de la promotion des sciences sociales/savoirs fondamentaux dans la formation des journalistes. Enfin, ces transformations de l’espace de formation conduisent les écoles privées à se rapprocher de l’université dans un processus de « masterisation ».
Ivan Chupin, Nicolas Hubé, « En direct de Rosny-sous-Bois... : Les transformations du marché de l'information routière (1970-2007) », Réseaux, Réseaux, 2008, n°147, pp. 115-148
L’information routière constitue un laboratoire des transformations de
l’action publique et des techniques du recueil de l’information. Elle implique
dès la création du Centre national d’information routière (CNIR) la réunion
et l’intervention de divers acteurs : ministère de l’Equipement, forces de
l’ordre et journalistes. L’information routière s’est longtemps limitée à un
service public d’information universel et gratuit. Aujourd’hui de nombreux
acteurs de l’industrie automobile souhaitent monnayer cette information. Ce
texte vise à retracer les transformations du marché de l’information et de ces
différents acteurs. Analysé depuis 1970, ce processus renseigne aussi bien
sur les transformations du rôle de l’Etat que de l’arrivée d’acteurs
économiques aux objectifs plus marchands.
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Faire campagne : le champ politique au salon de l’agriculture », Séminaire général du PRINTEMPS - UMR 8085 - CNRS, Guyancourt, le 10 décembre 2021
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « La presse agricole, une presse de libertés ? », Session 5 - La conservation/transformation de l’ordre social par la production des biens symboliquesà la ST Les « médias », agents de conservation de l’ordre social ?, du Réseau thématique « Sociologie des médias » (RT 37) au Congrès de l’Association française de sociologie (AFS), Villeneuve-d’Ascq, le 06 juillet 2021
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Les deux salons de l’agriculture : l'événementiel au service d’une profession », Journées d’études, Vers une sociologie de l’événementiel, dans le cadre de l’ANR CaNoE, Grenoble, le 10 juin 2021
Ivan Chupin, « Temporalité(s) politique(s) », le 30 novembre 2017
Organisé par JB. Devaux, doctorant de science politique, Triangle, G. Marrel, Maître de conférences de science politique, UAPV-LBNC-CHERPA, R. Payre, PR de science politique, Sciences Po Lyon - Triangle
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Une visite pas comme les autres. Retour sur les conflits de timing autour de la visite du candidat Fillon au salon de l’agriculture lors des présidentielles de 2017 », ST49-« Militer dans les médias » ?, au XIVème Congrès de l’AFSP, Association Française de Science Politique (AFSP), le 30 novembre 2017
Ivan Chupin, Nicolas Hubé, « “Vous ne serez plus jamais seul sur la route”. La construction de l’information routière comme problème public par l’ORTF (1952-1970) », Colloque « Croisades privées et problèmes publics. L’héritage sociologique de Joseph Gusfield », Paris, le 23 novembre 2015
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « L’impossible professionnalisation du journaliste agricole ? Le cas de l’échec de la formation Journaliste Agricole de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille », Journées d’études, Figure(s) agricole(s) : Pratiques et représentations médiatiques, Lille, le 12 octobre 2015
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « European agricultural journalists as public policy actors », Panel 32 - Journalist of the EU : Which role in policy-making process ?, à la 10th International Conference in Interpretive Policy Analysis (IPA) "Policies and their publics : discourses, actors and power", Lille, le 08 juillet 2015
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Le secteur au-dessus des professions ? Le journaliste agricole, acteur des politiques publiques », ST46 – « Médias et communication : des objets de science politique ? », Session 2 : Décloisonnements inter/intra-disciplinaires et nouvelles perspectives théoriques en science politique, au VIème Congrès international des associations francophones de Science politique – CoSPoF 2015 - Discipline(s) et indiscipline(s), Lausanne, le 05 février 2015
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Les hors-champs de l’actualité agricole », Journées d'étude Pesticides et Santé des Travailleurs Agricoles : Entre mise en visibilité et invisibilisation, (Nathalie Jas et al.) programme SocioAgriPest, (APR ANSES 2012 – Financement Ecophyto), Ivry-sur-Seine, le 29 janvier 2015
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Face à la “Profession” : La difficile autonomisation du journaliste agricole », RT 1, « Savoirs travail et professions », (Session 1c S3 : Rapports de domination entre groupes professionnels, II) du Vème Congrès de l’Association Française de Sociologie (AFS) « Les dominations », Nantes, le 02 septembre 2013
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Accompagner les changements de la politique agricole commune : Les journalistes spécialisés comme “passeurs” de l'action publique ? », Séminaire Constructions européennes. Histoire et science politique, Paris, le 22 janvier 2013
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « Le journalisme spécialisé agricole tiraillé entre information et communication », Colloque "Communication et journalisme : nouvelles frontières, nouvelles interdépendances ?", Guyancourt, le 19 janvier 2012
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « La mort annoncée de la PAC pour 2013. Le rôle des journalistes agricoles dans la construction d’un consensus », Colloque Les médiations de l’Europe politique, Strasbourg, le 30 mai 2011
Ivan Chupin, Pierre Mayance, « La presse, gardienne de la profession. Presse spécialisée et organisations professionnelles agricoles », table ronde n° 15 « La communication des institutions de pouvoir » au colloque international, Congrès annuel de la Société Québécoise de Science Politique (SQSP), Québec, le 20 mai 2010