Mathieu Petithomme (dir.), L'autodestruction de la socialdémocratie en Europe: sociologie d'une crise idéologique, l'Harmattan, 2025, Politique Comparée, 293 p.
Mathieu Petithomme, Héloïse Nez, Alicia Fernández García, Villes rebelles: Municipalisme et pouvoir local en Espagne, Editions du Croquant, 2025, 389 p.
Mathieu Petithomme, Alicia Fernández García (dir.), L'Espagne et le Portugal d'aujourd'hui: mutations sociales et défis politiques [journée d'étude L'Espagne et le Portugal après la crise : la péninsule Ibérique en transition ? Université de Paris-Est Marne-la-Vallée, 22 juin 2017], Presses universitaires de Rennes, 2022, Mondes hispanophones, 174 p.
Mathieu Petithomme, Génération Podemos: sociologie politique d'un parti indigné, Presses universitaires de Rennes, 2021, Res Publica, 311 p.
Mathieu Petithomme (dir.), Contester en Espagne: Crise démocratique et mouvements sociaux, Demopolis, 2020, Quaero, 332 p.
Mathieu Petithomme, Cadix , 2e éd., Mouvements, 2018, 94, 4554 p.
Depuis juin 2015, la ville portuaire de Cadix, en Andalousie, est gérée par une des figures de l’aile anticapitaliste de Podemos, José María González dit « Kichi », qui s’appuie sur deux coalitions municipales du changement. Cet article dresse un premier bilan des politiques municipales menées depuis trois ans. Si la priorité a été clairement donnée aux questions sociales, la mairie se heurte aux problèmes structurels d’une des villes les plus touchées par la crise économique et le chômage.
Mathieu Petithomme, Alicia Fernández García (dir.), Les nationalismes dans l'Espagne contemporaine (1975-2011): 1975-2011 compétition politique et identités nationales, Armand Colin, 2016, Recherches, 502 p.
Mathieu Petithomme, Un mur et des hommes: nationalisme et politique à Chypre du Nord, L'Harmattan, 2016, Politique comparée, 395 p.
Mathieu Petithomme, Dépolitiser l'Europe: comment les partis dominants évitent le conflit sur l'intégration européenne, l'Harmattan, 2015, Questionner l'Europe, 382 p.
Mathieu Petithomme, Alicia Garcia Herrero, Alicia Fernández García, Les nationalismes dans l'Espagne contemporaine (1975-2011) , 2012
Comment les nationalismes, qu’ils émanent des partis nationaux ou des formations basques, catalanes et galiciennes, ont-ils repensé la « nation » espagnole depuis la transition démocratique ? Alliant l’histoire contemporaine et la science politique, ce livre retrace la réémergence des nationalismes « périphériques » et étudie leurs idéologies en Catalogne, au Pays basque et dans d’autres communautés autonomes depuis la mort de Franco en 1975. Il souligne aussi les stratégies des partis nationaux dominants, de droite comme de gauche, pour s’adapter à l’essor des revendications nationalistes et régionalistes dans le cadre démocratique de l’État des autonomies. Réunissant les meilleurs spécialistes français et espagnols, l’ouvrage constitue un outil de référence, à la fois accessible et érudit, sur les trajectoires nationalistes dans l’Espagne contemporaine.
Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Remerciements (p. 5)| Nationalisme d’État aux nationalismes espagnols, la réinvention de la « nation » espagnole depuis la transition démocratique (p. 6-20)| 1 - Le nationalisme de la droite conservatrice espagnole (1975-2011) (p. 21-51)| 2 - Les partis de la gauche étatique face à la question nationale : entre le « patriotisme constitutionnel » espagnol et le « fédéralisme plurinational » ? (p. 52-76)| 3 - La communauté nationale menacée. Inertie et transformations de l’idéologie ultranationaliste de l’extrême droite espagnole (p. 77-102)| 4 - Les nationalismes catalans depuis la transition démocratique (1975-2010) (p. 103-134)| 5 - Le nationalisme galicien : de l’accès au gouvernement à la crise électorale et organisationnelle (p. 135-166)| 6 - Les mutations du clivage nationaliste/non-nationaliste au Pays basque depuis la transition (1978-2011) (p. 167-194)| 7 - L’évolution des nationalismes hétérodoxes au Pays basque (p. 195-226)| 8 - Les fondements idéologiques d’un parti indépendantiste de gauche : le cas d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC) (p. 227-260)| 9 - La gauche abertzale et l’indépendantisme radical au Pays basque : quelle place sur la scène politique ? (p. 261-288)| 10 - Les élections autonomiques et les systèmes partisans régionaux : l’essor d’une compétition électorale multiniveaux (p. 289-322)| 11 - L’évolution du nationalisme andalou depuis la transition démocratique (p. 323-347)| 12 - La Catalogne, « Terra de pas ». La diffusion du nationalisme catalan auprès des immigrés d’hier et d’aujourd’hui (p. 348-382)| 13 - L’évolution du nationalisme linguistique espagnol depuis la transition démocratique (1975-2010) (p. 383-412)| 14 - La politique linguistique au Pays basque espagnol : un pays, deux systèmes ? (p. 413-436)| 15 - Les dynamiques d’adaptation linguistique et d’assimilation culturelle en Catalogne (1975-2002) (p. 437-469)| L’Espagne à la croisée des chemins : nationalismes et identités nationales aujourd’hui (p. 470-504)| Pages de fin (p. 493-503).
Mathieu Petithomme (dir.), L'européanisation de la compétition politique nationale: adaptations et résistances en perspective comparée, Presses universitaires de Grenoble, 2011, Collection Europa, 379 p.
Mathieu Petithomme, Designing low-cost campaigns ?: the effects of party finance on national parties in European elections, Centre for the Study of Public Policy, University of Aberdeen, 2011, Studies in public policy, 36 p.
Mathieu Petithomme, Amandine Crespy (dir.), L'Europe sous tensions: appropriation et contestation de l'intégration européenne, L'Harmattan, 2010, Logiques politiques, 341 p.
Mathieu Petithomme, Les Européens face au miroir turc: les représentations sociales de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne en perspective comparée, M. Houdiard, 2010, 169 p.
Mathieu Petithomme, Les élites postcoloniales et le pouvoir politique en Afrique subsaharienne: la politique contre le développement, l'Harmattan, 2009, Études eurafricaines, 312 p.
Mathieu Petithomme, Les européens face au miroir turc: une étude comparative des attitudes à l'égard de l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne en France, en Belgique francophone et en Grande-Bretagne, 2007, 200 p.
Mathieu Petithomme, « Peres (Hubert) – La politique en Espagne, Paris, La Découverte, 2023 (Repères Sciences politiques-Droit), 128 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°74, pp. 412-413
Mathieu Petithomme, « Dain (Vincent) – Podemos par le bas. Trajectoires et imaginaires de militants andalous. Préface de Luc Capdevila. – Nancy, Arbre bleu Éditions, 2020 (Gauches d’ici et d’ailleurs). 227 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°72, p. -
Mathieu Petithomme, Nacima Baron, Alicia Fernández García, « Les mairies du changement en Espagne : une introduction », Pôle Sud, Pôle Sud, 2019, n°51, pp. 5-22
Mathieu Petithomme, « Penser global, Agir local : Les politiques symboliques du nouveau municipalisme à Barcelone, Cadix et Valence », Pôle Sud, Pôle Sud, 2019, n°51, pp. 79-98
Lors des élections municipales de mai 2015, les plateformes politiques de nouvelles gauches alternatives associant Podemos à d’autres partis et mouvements citoyens à Barcelone, Cadix et Valence, partagèrent des orientations communes et une mise sur agenda des questions sociales. À partir d’une analyse comparée des principales politiques publiques mises en œuvre par ces municipalités, cet article montre l’émergence de « politiques symboliques » autour de nouveaux « récits de politiques publiques ». Les mesures concrètes pour répondre à « l’urgence sociale » se sont heurtées à de nombreuses contraintes, et les priorités des nouveaux exécutifs locaux ont été influencées par la nature des coalitions et la sociologie des groupes antérieurement mobilisés. On constate néanmoins des changements substantiels dans les priorités, les discours et les manières de faire, autant de changements cognitifs, préludes à des changements de plus grande ampleur.
Mathieu Petithomme, « L’évolution des représentations du conflit et de la réconciliation à chypre du nord : vers une impasse définitive ? », Pôle Sud, Pôle Sud, 2017, n°46, pp. 115-130
Cet article étudie l’évolution des représentations du conflit de 1974 et à l’égard de la réconciliation à Chypre du nord depuis l’échec du plan Annan en 2004. À partir d’entretiens recueillis principalement en 2012 à Lefkoşa (Nicosie-nord) auprès de la génération des 20-45 ans, il fournit un regard plus sociologique sur le conflit chypriote, au-delà des enjeux politiques et des dynamiques formelles des négociations de paix. Il montre ce qui se joue dans les représentations distinctes du conflit et de sa mémoire diffusées dans l’espace public par les élites fédéralistes et nationalistes. Mais il insiste surtout sur l’ambivalence des représentations des Chypriotes turcs, partagés entre un désir de paix et d’échanges intercommunautaires, un constat de séparation et un certain conservatisme renforcé par le facteur temporel. Il montre enfin la forte distance critique des Chypriotes turcs à l’égard de leur propre classe politique et des promesses non tenues de l’Union européenne. La dernière décennie a ainsi été une décennie perdue qui a renforcé les partisans du maintien de l’autonomie de Chypre du nord.
Mathieu Petithomme, « La Catalogne, du nationalisme à l’indépendantisme ? Les enjeux d’une radicalisation », Critique internationale, Critique internationale, 2017, n°75, pp. 133-155
À partir d’une synthèse de l’histoire du nationalisme catalan depuis le XIXe siècle et d’une analyse
de sa trajectoire récente, cette réflexion sur les causes de la radicalisation indépendantiste montre
que les principales caractéristiques du nationalisme catalan n’ont pas changé depuis la
Renaixença : accent mis sur la « normalisation » linguistique et l’autonomie fiscale, vocation
intégratrice du nationalisme dans le contexte d’une société divisée, tropisme conservateur de la
bourgeoisie, phases de radicalisation dans les périodes où le modèle institutionnel de l’État est en
crise. Certes, la radicalisation s’inscrit dans un contexte conflictuel dû au rejet des principales
dispositions du statut d’autonomie de 2005 relatives à la reconnaissance de la « nation catalane »
et de sa langue. Cependant, l’indépendantisme s’est également nourri de la crise de 2008. Tout en
se diffusant grâce à l’activisme du mouvement social, il a été récupéré électoralement par la
coalition Convergència i Uniò, et ce même si la Catalogne demeure malgré tout une « nation
divisée ».
Mathieu Petithomme, « Nez (Héloïse) – Podemos. De l’indignation aux élections. – Paris, Les Petits matins, 2015. 256 p. Figures. Illustrations. Annexes », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, p. -
Mathieu Petithomme, Alicia Fernández García, « L’émergence du nationalisme catalan sous la Restauration bourbonienne en Espagne (1874-1931) », Parlement, Revue d'histoire politique, Parlement, Revue d'histoire politique, 2016, n°23, pp. 177-192
Cet article étudie le rôle du mouvement culturel de la Renaixença dans l’émergence du premier catalanisme politique. La trajectoire de la Lliga Regionalista illustre la pénétration du nationalisme catalan au sein des institutions, le renforcement de son pluralisme à partir de 1906 et la formation d’un courant catalaniste républicain. Une analyse sociohistorique des trajectoires des partis nationalistes catalans montre enfin leur rôle dans la modernisation du système politique espagnol.
Mathieu Petithomme, « Commémorer les gudaris d’hier pour légitimer la violence d’aujourd’hui : Une étude socio-historique du détournement du Bizkargi et de l’Albertia Eguna au Pays basque », Pôle Sud, Pôle Sud, 2015, n°42, pp. 105-135
Cet article propose une étude socio-historique du détournement des cérémonies mémorielles du Bizkargi et de l’ Albertia Eguna au Pays basque par le nationalisme radical. À travers l’analyse détaillée de l’histoire contemporaine de l’ Acción Nacionalista Vasca (ANV), ainsi que des symboles de plusieurs affiches, il souligne comment les nationalistes radicaux cherchent à détourner la signification historique originelle de ces fêtes populaires, à savoir la commémoration des gudaris (« soldats ») de la guerre civile espagnole, au profit de la légitimation de la violence et du culte des « martyrs » de l’ETA. La réinvention du sens de ces cérémonies permet à la mouvance nationaliste radicale de créer et d’entretenir une mémoire propre et des mythes fondateurs. En replaçant la lutte des membres de l’ETA d’aujourd’hui dans une continuité historique supposée avec les gudaris d’hier, les nationalistes radicaux visent non seulement à légitimer leur lutte et l’usage de la violence, mais cherchent aussi à entretenir un lien générationnel fictif afin de renforcer la cohésion de leur groupe social et de recruter de nouveaux militants.
Mathieu Petithomme, « Changements identitaires à Chypre du Nord : les Chypriotes turcs face à l’immigration turque », Critique internationale, Critique internationale, 2015, n°67, pp. 143-164
Changing Identities in Northern Cyprus: Turkish Cypriots Faced with Turkish Immigration As territories possessing internal sovereignty but lacking international recognition, de facto states are often apprehended from the outside on the basis of geopolitical factors. The Turkish Republic of Northern Cyprus (TRNC) is thus generally considered through the lens of its relationships with the Republic of Cyprus (Greek) and Turkey. An approach based on semi-directive interviews with political actors and ordinary citizens sheds new light on this entity. In particular, it allows one to study the dynamics of social cleavage between Turkish immigrants and Turkish Cypriots, a fundamental issue that allows one to explain the evolution of feelings of belonging to the Cypriot identity and the Turkish nation. ■
Mathieu Petithomme, « L'État de facto du Haut-Karabagh arménien : Entre démocratisation en trompe-l'œil et ethnicisation », Revue internationale et stratégique, Revue internationale et stratégique, 2013, n°89, pp. 30-39
Cet article se focalise sur les ambivalences du processus de démocratisation mis en avant par les élites de la République du Haut-Karabagh (RHK) afin de renforcer leur légitimité face au déficit de reconnaissance internationale du territoire. Il montre aussi comment les élites locales modifient les conditions de sortie du conflit en promouvant une politique de citoyenneté exclusive qui « ethnicise » l’enclave et empêche un éventuel droit au retour des déplacés azéris. Malgré une réalité en trompe-l’œil, tant la démocratisation de façade que la politique de citoyenneté ont pour but stratégique de défendre la souveraineté interne de l’entité. L’ambivalence de ces processus s’explique par la nécessité de créer une entité dotée d’une identité propre, tout en maintenant une ambiguïté entre indépendantisme et volonté de rattachement avec l’Arménie.
Mathieu Petithomme, « Confiner le clivage européen : le RPR et la gestion de ses divisions internes lors du référendum sur le Traité de Maastricht (1992) », Parlement, Revue d'histoire politique, Parlement, Revue d'histoire politique, 2013, n°18, pp. 141-155
Cet article met en avant les stratégies des partis pro-européens d’opposition afin de contenir leurs divisions internes pendant et à la suite des campagnes référendaires européennes. En s’appuyant sur l’étude du discours de la direction du RPR lors du référendum sur le Traité de Maastricht en 1992, il démontre que le parti a tenté de « confiner » les enjeux européens à travers une stratégie de procrastination, une nationalisation des débats et une volonté de cooptation des dissidents afin de contenir le factionnalisme. Cela illustre la centralité de stratégies récurrentes de dépolitisation utilisées par les partis de gouvernement sur les questions européennes.
Mathieu Petithomme, « Étatisation et nationalisation du territoire contesté de la République du Haut-Karabagh Vivre et évoluer sans reconnaissance internationale », Revue d’études comparatives Est-Ouest, Revue d’études comparatives Est-Ouest, 2011, n°42, pp. 83-106
La notion de « conflit gelé » demeure largement usitée dans l’analyse des territoires contestés de l’espace postsoviétique. Le cas de la République du Haut-Karabagh (RHK) souligne pourtant la pertinence d’une focalisation sur les processus sociologiques internes dans la compréhension des dynamiques internationales. Le processus d’étatisation et de nationalisation du territoire contesté consolide la défense territoriale endogène, débouche sur l’institutionnalisation de structures gouvernementales et réinvente des symboles nationaux. Malgré ses limites, la dynamique d’étatisation enclenche un processus social d’adaptation qui permet aux Arméniens du Haut-Karabagh de continuer à vivre et à évoluer sans reconnaissance internationale. Cette dynamique sociologique modifie parallèlement les relations d’interdépendance entre la RHK et l’Azerbaïdjan, faisant du retour au statu quo ante une perspective chaque fois plus inenvisageable.
Mathieu Petithomme, « Les effets des référendums européens sur les dynamiques de compétition des partis d'opposition : une perspective comparée », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2011, n°18, pp. 79-92
RésuméÀ travers une analyse comparée de huit référendums européens en Espagne, en France et en Irlande depuis le Traité de Maastricht en 1992, cet article s’intéresse aux effets du contexte référendaire sur les dynamiques de compétition des partis d’opposition. En faisant apparaître un « cartel du Oui », les référendums déplacent le clivage dominant entre gouvernement et opposition dans les démocraties majoritaires, augmentant le factionnalisme et diminuant la capacité de mobilisation des principaux partis de l’opposition, tiraillés entre soutien idéologique à l’intégration européenne et opposition stratégique au gouvernement, renforçant ainsi le rôle joué par les partis périphériques de l’opposition.
Mathieu Petithomme, « Les racines sociales du nationalisme en Pays Basque espagnol : mythes, martyrs et mobilisations », Pôle Sud, Pôle Sud, 2011, n°34, pp. 122-124
Mathieu Petithomme, « L'absence de conflictualisation des débats politiques sur l'Union européenne au sein des presses nationales : une analyse de contenu quantitative comparée des cas français, britannique, irlandais et espagnol (2005-2006) », Politique européenne, Politique européenne, 2011, n°33, pp. 215-253
Sur la base d’une analyse de contenu quantitative comparée, cet article s’intéresse aux principales modalités d’appropriation et aux acteurs dominants les débats politiques sur l’Europe au sein des presses nationales en France, en Grande-Bretagne, en Irlande et en Espagne entre 2005 et 2006. Il se focalise sur les paradoxes de la communication partisane en développant l’hypothèse de l’absorption des enjeux européens au sein des clivages établis à travers la nationalisation et la présidentialisation des débats politiques. Ces débats sur l’UE tels que retranscrits par les presses nationales, consacrent les cadrages domestiques et la faible visibilité du niveau européen, renforçant de même les asymétries de pouvoirs entre différents acteurs dans leur capacité à assurer une représentation et une visibilité à leurs cadrages, ce qui forge ainsi des échanges qui se structurent principalement sur le mode de l’absence de conflictualisation.
Mathieu Petithomme, « Jean-Yves Dormagen, Logiques du fascisme. L’État totalitaire en Italie, Paris, Fayard, 2008, 460 p. », Parlement, Revue d'histoire politique, Parlement, Revue d'histoire politique, 2011, n°15, pp. 176-184
Mathieu Petithomme, « Mark Bradbury, Becoming Somaliland », Afrique contemporaine, Afrique contemporaine, 2010, n°234, pp. 192-195
Mathieu Petithomme, « Céline Braconnier et Jean-Yves Dormagen, La démocratie de l’abstention. Aux origines de la démobilisation électorale en milieu populaire, Paris, Gallimard, 2007, 460p. », Parlement, Revue d'histoire politique, Parlement, Revue d'histoire politique, 2010, n°12, pp. 168-170
Mathieu Petithomme, « L'évolution des attitudes et du vote nationaliste au pays basque espagnol depuis la transition démocratique : (1978-2008) », Pôle Sud, Pôle Sud, 2009, n°31, pp. 103-128
Résumé
Comme à la fin du xix
e siècle, la société basque est toujours traversée par deux clivages gauche/droite et indépendantisme/centralisme, qui trouvent des appuis sociologiques différenciés territorialement. Bien que domine une double majorité, à la fois négative et consensuelle rejetant le centralisme, et positive soutenant l’autonomie, il n’existe pas de consensus sur le mode de gouvernement le plus approprié pour la communauté autonome, mais plutôt la persistance de trois minorités qui doivent coexister ensemble. La nature de ce pluralisme social a néanmoins évolué depuis la transition démocratique vers un renforcement du sentiment non-nationaliste, voire même du vote pour les partis étatiques engendrant une remise en cause relative de l’hégémonie traditionnelle du PNV. L’ambigüité idéologique du parti vis-à-vis de la perspective de l’indépendance lui a historiquement octroyé une fonction d’intégration politique surplombant la société, tout en réconciliant le nationalisme radical avec l’autonomisme libéral.
Mathieu Petithomme, « Les effets de l'intégration européenne sur les partis politiques nationaux : une perspective comparée », Politique européenne, Politique européenne, 2009, n°29, pp. 133-139
Mathieu Petithomme, « Quelle politique de voisinage pour l'Union européenne ? : Entre injonctions sécuritaires et conditionnalité démocratique, la puissance normative européenne en question. », Politique européenne, Politique européenne, 2009, n°28, pp. 163-172
Mathieu Petithomme, « Jacques Rupnik (dir.) Les banlieues de l’Europe. Les politiques du voisinage de l’Union européenne Presses de Sciences Po, 203 p., Paris, 2007 », Confluences Méditerranée, Confluences Méditerranée, 2009, n°70, p. -
Mathieu Petithomme, « Émergence et consolidation des partis écologistes au sein de systèmes partisans établis. Une analyse comparée de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne », Écologie & Politique, Écologie & Politique, 2009, n°38, pp. 157-169
Mathieu Petithomme, « Mathias Bernard, La Guerre des droites. De l’affaire Dreyfus à nos jours, Paris, Éditions Odile Jacob, 2007, 312 p. », Parlement, Revue d'histoire politique, Parlement, Revue d'histoire politique, 2009, n°11, pp. 162-181
Mathieu Petithomme, « Nicolas Sauger, Sylvain Brouard et Emiliano Grossman, Les Français contre l’Europe ? Les sens du référendum du 29 mai 2005, Paris : Presses de Sciences Po, 2007, 155 p. », L'Europe en Formation, L'Europe en Formation, 2009, n°351, pp. 191-198
Mathieu Petithomme, « Victor Sampedro Blanco (dir.), Medios y elecciones 2004. La campaña electoral y las otras campañas , Madrid, Editorial universitaria Ramón Areces, 2008, 278 p. », Pôle Sud, Pôle Sud, 2009, n°29, pp. 131-145
Mathieu Petithomme, « PALIER (Bruno), SUREL (Yves) et al. – L’Europe en action. L’européanisation dans une perspective comparée. – Paris, L’Harmattan, 2007 (Logiques politiques). 358 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2008, n°58, p. -
Mathieu Petithomme, « Paul BAUER et Mathilde DARLEY (dir.), Frontières de l'Union Européenne : franchissements et résistances », Revue européenne des migrations internationales, Revue européenne des migrations internationales, 2008, n°24, pp. 160-162
Mathieu Petithomme, « L’indépendantisme catalan : de la marginalité au mouvement social de masse », Amnis. Revue d’études des sociétés et cultures contemporaines Europe/Amérique, TELEMME
Depuis la naissance des premiers courants catalanistes en 1833 durant la Renaixença, l’indépendantisme a été assez marginal dans l’espace politique et social et l’histoire contemporaine de la Catalogne. Les nationalistes catalans regroupés en 1901 autour de la Lliga, ont formé un parti libéral-conservateur : libéral afin de séduire la bourgeoisie commerçante face aux élites madrilènes, et conservateur et provincialiste, pour attirer la classe moyenne, ce qui déboucha sur des demandes d’autono...
Mathieu Petithomme, « Podemos et le 15-M : de l’indignation au gouvernement de coalition (2011-2021) », Cahiers de civilisation espagnole contemporaine. De 1808 au temps présent, 3L.AM, Université d'Angers
Le 15 mai 2011, les jeunes indignés occupaient la Plaza del Sol à Madrid, dans un mouvement social qui toucha ensuite l’ensemble de l’Espagne et marqua toute une génération. Au plus fort de la crise économique, ils demandaient des réformes du système politique et des partis, une plus forte participation des citoyens aux processus politiques, une lutte plus déterminée contre la corruption et une démocratisation générale des pouvoirs économique et politique. Pendant plusieurs semaines, leurs re...
Mathieu Petithomme, « Politique et sociétés à Chypre aujourd’hui : une introduction », Cahiers balkaniques, INALCO
Plus de 45 ans après la partition de 1974, les enjeux qui taraudent les sociétés chypriotes grecque et turque demeurent nombreux : division et séparation géographique du territoire ; militarisation du Nord avec le maintien de la présence de l’armée turque ; imbrication de Chypre dans le conflit gréco‑turc ; maintien de nationalismes exclusifs de part et d’autre ; blocage politique des négociations « au sommet » entre des dirigeants qui refusent le plus souvent les compromis et gouvernent d’ab...
Mathieu Petithomme, « Administration et dépendance dans un État de facto : les ambivalences de l’étatisation à Chypre du Nord », Cahiers balkaniques, INALCO
Depuis son indépendance autoproclamée en 1983, la « République turque de Chypre du Nord » (RTCN, Kuzey Kıbrıs Türk Cumhuriyet, KKTC en turc), soutenue par la présence de 30 000 militaires turcs, met en avant son autonomie vis‑à‑vis du Sud de l’île. À travers sa résolution 541 du 18 novembre 1983, le Conseil de sécurité de l’ONU, de même que la Grèce et la République de Chypre, considèrent que cette entité reconnue uniquement par la Turquie « n’a pas d’existence légale ». Mais sur le terrain, ...
Mathieu Petithomme, « Militarisation de l’espace et représentations sociales du conflit à Chypre du Nord », Cahiers balkaniques, INALCO
Comment procède et quel est l’impact psychosocial de la militarisation de l’espace à Chypre du Nord ? Territoire de 3 355 km2 (36 % de la superficie de l’île), contrôlé par l’armée turque depuis la partition du 20 août 1974 et autoproclamé indépendant depuis 1983, la « République turque de Chypre du Nord » (RTCN, Kuzey Kıbrıs Türk Cumhuriyet, KKTC en turc) n’a « pas d’existence légale » suivant la résolution 541 du Conseil de sécurité de l’ONU du 18 novembre 1983. Dotée d’un gouvernement, d’u...
Mathieu Petithomme, « Mémoire et politique à Chypre du Nord », Cahiers balkaniques, INALCO
L’étude d’une société doit être fondée sur le dévoilement de son « historicité » à partir de ses événements historiques et de ses luttes sociales majeures (Bayart, 2006, 19-61). Mais les représentations du réel et du passé sont sujettes à des luttes idéologiques. La « mémoire collective » d’une nation, transmise par les institutions politiques et éducatives d’État à travers les commémorations patriotiques et l’école, contribue à socialiser un peuple dans une même narration historique sur son ...
Mathieu Petithomme, « Système partisan et évolution des clivages politiques à Chypre du Nord (1974-2014) », Cahiers balkaniques, INALCO
Le 16 août 1960, l’indépendance de la République de Chypre fut proclamée sous l’œil intrusif des trois « puissances garantes » de sa souveraineté, la Grande-Bretagne, la Turquie et la Grèce, depuis les accords de Londres et de Zurich de 1959-1960. Un système politique consociationaliste prévoyant des mécanismes de répartition des pouvoirs fut mis en place (Lijphart, 1977). Un président chypriote grec, Mgr Makarios iii (par ailleurs ethnarque orthodoxe) et un vice-président chypriote turc, Faz...
Mathieu Petithomme, « Radicalización nacionalista en Cataluña y pacificación en el País Vasco », HispanismeS. Revue de la Société des Hispanistes Français, Société des Hispanistes Français
Introducción Desde hace más de una década, en el contexto posterior a la crisis económica del 2008, un marco de referencia casi monolítico se ha impuesto en los medios de comunicación y en el espacio público, según el cual estaríamos asistiendo en Europa al auge de los «nacionalismos» y de los «separatismos». Las ideas preconcebidas, con una buena dosis de caricaturas y de tratamiento catastrofista de los acontecimientos sociales y políticos, son globalmente invariables: la mundialización y l...
Mathieu Petithomme, « Le discours médiatique du populisme de gauche : l’expérience de La Tuerka en Espagne », Mots. Les langages du politique, ENS Éditions
Lors des législatives de décembre 2015, Podemos, un parti de gauche alternative né en janvier 2014, obtint plus de 5 millions de voix (20,5 % des suffrages en coalition avec d’autres acteurs). Ce succès doit beaucoup à Pablo Iglesias – qui milita aux Jeunesses communistes puis à Izquierda Unida (IU), et devint docteur en science politique à l’université Complutense de Madrid. Depuis sa thèse sur les stratégies des altermondialistes et des Tute Bianche, puis sa participation au mouvement étudi...
Mathieu Petithomme, « L’ activisme institutionnel de Podemos : entre contestation et transformation organisationnelle », Variations. Revue internationale de théorie critique, Les amis de Variations
Móstoles, 11 mai 2015, meeting de Podemos, campagne des municipales. En cette fin d’après-midi ensoleillée, les orateurs se succèdent à la tribune. Des professeurs, des retraités, des étudiants, des gens d’horizons divers se sont regroupés en plein air sur la dalle du « rastrillo », le marché ouvert hebdomadaire de la principale ville de la banlieue ouvrière de Madrid. Au-delà du groupe local des militants de Podemos, l’assemblée réunit beaucoup de curieux. Jesús, un chômeur qui « ne vote plu...