Gwendal Châton, Calmann-Lévy, éditeur engagé: défendre l'antitotalitarisme dans la Guerre froide des idées (1945-1995), Calmann-Lévy, 2024, 289 p.
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Calmann-Lévy a repris sa place parmi les grands éditeurs français et fait de l'engagement pour la liberté de pensée un axe fondateur de sa ligne éditoriale.On y croise Raymond Aron qui a créé la collection « Liberté de l'esprit » en 1947, des auteurs tels que Arthur Koestler ou Hannah Arendt et l'éditeur Manès Sperber.Gwendal Châton raconte cette aventure éditoriale pour la défense de la démocratie, depuis les années de la guerre froide contre le totalitarisme stalinien, jusqu'aux questionnements politiques et intellectuels contemporains.S'appuyant sur des archives inédites, celles de l'éditeur et de Raymond Aron, ainsi que de nombreux entretiens avec des témoins de cette période, le livre restitue un pan mal connu de l'histoire intellectuelle française et éclaire les débats actuels
Gwendal Châton, Introduction à Raymond Aron, 2023
Selon une phrase souvent répétée, beaucoup ont préféré « avoir tort avec Sartre plutôt que raison avec Aron ». Le temps a passé et il est maintenant possible de s’intéresser sans préjugés à l’œuvre de ce dernier. C’est ce que nous invite à faire cette introduction à Raymond Aron (1905-1983). Après être revenue sur l’itinéraire intellectuel et politique de ce « spectateur engagé », elle présente ses contributions aux différents champs de la science politique : sociologie des sociétés modernes, analyse des régimes politiques, théorie politique, étude des relations internationales et philosophie de l’histoire. Nourri par les acquis récents de la recherche française et internationale, ce livre espère faciliter l’accès d’une nouvelle génération de lecteurs à la pensée foisonnante de ce « classique méconnu ». Il a également pour ambition de montrer la fécondité d’une pensée qui, bien qu’élaborée durant la période révolue de la guerre froide, nous permet d’interpréter l’histoire en train de se faire sans céder aux illusions de la « fin de l’histoire », qu’il s’agisse d’analyser le devenir des sociétés de croissance, la crise des démocraties, le sens de la liberté ou le retour des conflits de « haute intensité ».Sommaire : Pages de début (p. 1-2)| Introduction / Relire Raymond Aron aujourd’hui (p. 3-5)| I / L’itinéraire d’un « spectateur engagé » au XXe siècle : esquisse biographique (p. 7-28)| II / Le sociologue des sociétés modernes (p. 29-52)| III / Le philosophe des libertés (p. 53-74)| IV / L’analyste des relations internationales (p. 75-88)| V / Le sens et le devenir de l’œuvre (p. 89-105)| Conclusion / Une science politique pour le XXIe siècle (p. 107-109)| Repères bibliographiques (p. 111-121)| Pages de fin (p. 123-127).
Gwendal Châton, Introduction à Raymond Aron, La Découverte, 2023, Repères (sciences politiques-droit), 125 p.
Selon une phrase souvent répétée, beaucoup ont préféré « avoir tort avec Sartre plutôt que raison avec Aron ». Le temps a passé et il est maintenant possible de s’intéresser sans préjugés à l’œuvre de ce dernier. C’est ce que nous invite à faire cette introduction à Raymond Aron (1905-1983). Après être revenue sur l’itinéraire intellectuel et politique de ce « spectateur engagé », elle présente ses contributions aux différents champs de la science politique : sociologie des sociétés modernes, analyse des régimes politiques, théorie politique, étude des relations internationales et philosophie de l’histoire. Nourri par les acquis récents de la recherche française et internationale, ce livre espère faciliter l’accès d’une nouvelle génération de lecteurs à la pensée foisonnante de ce « classique méconnu ». Il a également pour ambition de montrer la fécondité d’une pensée qui, bien qu’élaborée durant la période révolue de la guerre froide, nous permet d’interpréter l’histoire en train de se faire sans céder aux illusions de la « fin de l’histoire », qu’il s’agisse d’analyser le devenir des sociétés de croissance, la crise des démocraties, le sens de la liberté ou le retour des conflits de « haute intensité ».
Gwendal Châton, Serge Audier, Jean-Marc Durand-Gasselin, Michael Löwy, Michel Lallement, Max Weber (I): nouvelles lectures, PUF, 2023, 225 p.
Gwendal Châton, Martine Long (dir.), Le revenu universel, une utopie pour le XXIe siècle ?, Berger Levrault, 2022, Au fil du débat, Études, 217 p.
Gwendal Châton, Bernard Bruneteau, Philippe Portier (dir.), L'aventure démocratique: Cheminements en compagnie de Jean Baudouin, Presses Universitaires de Rennes, 2022, 319 p.
La 4e de couverture de l'édition imprimée indique : « Ce livre est un hommage à Jean Baudouin, professeur émérite de science politique qui achève sa carrière après quatre décennies d'enseignement et de recherche à l'université Rennes 1. Après une introduction qui présente son itinéraire et son apport à la science politique française, ses collègues, amis et élèves abordent les grands domaines et les principales thématiques qui ont occupé sa pensée. Les contributions de ce volume s'organisent autour de trois parties. La première, qui porte sur les radicalités politiques, explore principalement le phénomène communiste, envisagé dans ses dimensions nationale et mondiale, tout en offrant également de nouvelles perspectives sur les évolutions récentes de l'extrême gauche et l'engagement frontiste. La deuxième partie, centrée sur la question de la démocratie libérale, associe l'étude d'auteurs classiques à un questionnement conceptuel qui vient éclairer l'actualité la plus brûlante concernant la démocratie, la place du religieux ou encore la situation de l'Union européenne. La troisième parie vient enfin contribuer à l'étude de l'engagement des intellectuels en politique, en attirant l'attention sur des figures aussi différentes que Charles Fourier, Louis Aragon, Francis Delaisi, Emmanuel Mounier, Michel Foucault ou les intellectuels maoïstes. L'ensemble se clôt sur la reprise d'un article important de Jean Baudouin, datant de 1997 et devenu aujourd'hui introuvable, précisant la conception du politique défendue par ce professeur au positionnement singulier. Cet ouvrage entend ainsi offrir au lecteur une vue panoramique sur un courant dynamique de la science politique française - la théorie politique - dont il a été l'un des principaux animateurs et dont il reste l'un des plus éminents représentants. »
Gwendal Châton, Sébastien Caré (dir.), Pratiques du séminaire, Presses de Sciences Po, 2018, 155 p.
Gwendal Châton, Introduction à Raymond Aron, La Découverte, 2017, Repères, 128 p.
Gwendal Châton, Sébastien Caré, Serge Audier, Néolibéralisme(s) et démocratie(s), Librairie philosophique J. Vrin, 2016, 242 p.
Gwendal Châton, Jean Baudouin, La liberté retrouvée: une histoire du libéralisme politique en France à travers les revues aroniennes Contrepoint et Commentaire,, 2006, 689 p.
Ce travail vise à restituer l'histoire méconnue du libéralisme politique français contemporain à partir de l'étude des revues libérales d'inspiration aronienne Contrepoint et Commentaire. En s'appuyant sur une approche transversale qui combine histoire des idées, histoire et sociologie politiques des intellectuels, on a développé une intrigue qui s'organise autour de trois moments. Le moment du "libéralisme marginalisé" tout d'abord, qui s'étend de la Guerre froide aux lendemains de Mai 68. On s'intéresse ici à la filiation des revues anticommunistes d'après-guerre (Liberté de l'esprit; Le Contrat social, Preuves et Est&Ouest), à la formulation du libéralisme politique de Raymond Aron, à la formation d'un milieu de sociabilité autour de son séminaire, aux réactions de Raymond Aron et des aroniens face Mai 68, et enfin à la naissance en mai1970 d'une première revue libérale d'inspiration aronienne baptiséee Contrepoint. Le moment du "libéralisme régénéré" ensuite, qui est celui du déploiement d'un très singulier Contrepoint libéral au sein d'une configuration intellectuelle qui entame, au milieu des années soixante-dix, une mutation antitotalitaire. Cette période se clôt par la disparition soudaine de la revue, au moment même où la critique libérale devient plus audible. En janvier 1978, le lancement d'une revue libérale de seconde génération nommée Commentaire assure néanmoins le relais du Contrepoint libéral disparu. Avec Commentaire, s'ouvre enfin le moment du "libéralisme rénové", qui s'étend de la fin de la décennie soixante-dix à l'immédiat après-communisme. Il correspond à l'institutionnalisation progressive de la tribune libérale au sein d'une configuration intellectuelle qui a achevé sa mue antitotalitaire. Avec Raymond Aron, puis sans lui après 1983, les aroniens poursuivent un engagement libéral vigoureux qui doit cependant être revisité après l'effondrement de l'Union soviétique. A travers l'image de la "liberté retrouvée", ce sont ainsi deux dimensions de cette histoire du libéralisme politique français contemporain que l'on entend scruter : la redécouverte proprement intellectuelle de l'héritage oublié du libéralisme politique d'un côté ; l'évolution de la position de la mouvance aronienne au sein de la configuration intellectuelle de l'autre.
Gwendal Châton, « La science politique doit-elle penser par oxymore ? : Une généalogie critique du libéralisme autoritaire et de la démocratie illibérale », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°74, pp. 657-682
Gwendal Châton, Michael Behrent, « A hard right turn? : Reviewed: Vincent Tiberj, La droitisation française. Mythe et réalités (France’s rightward turn: myths and realities), Paris, PUF, 2024, 335 p., 15 €, ISBN 9782130837954 », Books & Ideas, Books & Ideas, 2025, p. -
Gwendal Châton, « Le Max Weber de Raymond Aron. La sociologie, la politique et la question du régime », Cités, Cités, 2023, n°96, pp. 17-29
Gwendal Châton, « Gaïti (Brigitte), Mariot (Nicolas), dir. – Intellectuels empêchés. Ou comment penser dans l’épreuve. – Paris, ENS Éditions, 2021 (Sociétés, espaces, temps). 290 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°72, p. -
Gwendal Châton, « À propos de l’ouvrage de Larry Diamond, Ill Winds. Saving Democracy from Russian Rage, Chinese Ambition and American Complacency, New York, Penguin Press, 2019, 354 p., notes, index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2021, n°71, p. -
Gwendal Châton, « À propos des ouvrages de François Dosse, La saga des intellectuels français, 1944-1989. À l'épreuve de l'histoire (1944-1968), Paris, Gallimard, t. 1, 2018 (La suite des temps), XVI + 624 p., illustrations, index, bibliographie ; Id., La saga des intellectuels français, 1944-1989. L'avenir en miettes (1968-1989), Paris, Gallimard, t. 2, 2018 (La suite des temps), XVI + 704 p., illustrations, index, bibliographie. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -
Gwendal Châton, « Les structures élémentaires de la sociabilité : Les séminaires de Raymond Aron et la genèse de la mouvance libérale (1955-1978) », Raisons politiques, Raisons politiques, 2018, n°71, pp. 43-64
ResuméCet article se donne pour objet les deux séminaires de R. Aron, le premier s’étant tenu à la Sorbonne entre 1956 et 1967, le second à l’EPHE entre 1968 et 1977. Dans une perspective consistant à étudier le libéralisme « par le bas », il cherche à rendre compte de la formation d’une mouvance aronienne qui fédère derrière une étiquette libérale un groupe d’intellectuels venus d’horizons divers. Ce processus ne se comprend qu’en opérant une contextualisation de ces séminaires, le premier prenant place dans un moment académique de la trajectoire d’Aron, le second se déployant dans un moment plus politique de celle-ci. La césure entre les deux correspond, sur le plan académique, à la démission d’Aron de la Sorbonne, et au plan politique, à Mai 1968. Cette mouvance portera deux revues, Contrepoint et Commentaire, ayant joué un rôle dans le « tournant antitotalitaire », tout autant qu’elle sera portée par elles.
Gwendal Châton, Sébastien Caré, « Pratiques du séminaire », Raisons politiques, Raisons politiques, 2018, n°71, pp. 5-16
ResumeAprès être revenu sur le renouvellement récent de l’histoire des idées politiques, ce texte à visée programmatique présente l’histoire du genre séminaire, il définit les contours de cet objet puis évoque les difficultés que pose son étude. Il propose ensuite de l’envisager comme un lieu d’élaboration conceptuelle et comme un espace de sociabilité.
Gwendal Châton, « Dominique Barjot, Olivier Dard, Frédéric Fogacci et Jérôme Grondeux (dir.), Histoire de l’Europe libérale. Libéraux et libéralisme en Europe, xviiie-xxie siècle, Paris, Éditions Nouveau Monde, 2016, 359 p. », Revue historique, Revue historique, 2017, n°682, pp. 425-483
Gwendal Châton, « Libéralisme ou démocratie ? Raymond Aron lecteur de Friedrich Hayek », Revue de philosophie économique, Revue de philosophie économique, 2016, n°17, pp. 103-134
Cet article revient en détail sur la critique du libéralisme de Friedrich Hayek délivrée par Raymond Aron, sur une période qui court des années 1940 au début des années 1980. A partir d’une relecture croisée des principaux textes de ces deux philosophes du second xxe siècle, il cherche à montrer que leurs oppositions – sur la place laissée aux libertés économiques, sur la définition même du concept de liberté et sur la manière d’envisager la démocratie – révèlent l’existence de deux voies profondément divergentes au sein du néolibéralisme contemporain : l’une qui se fonde sur un attachement primordial au marché et qui s’accompagne d’une méfiance prononcée à l’égard du régime démocratique ; l’autre qui se construit à l’inverse sur la base d’une confiance en la démocratie, conçue comme point d’aboutissement du libéralisme, et qui conduit à ne pas absolutiser le marché. Un réexamen de cette opposition peut ainsi permettre de sortir d’une vision étriquée et caricaturale du néolibéralisme, qui le réduit abusivement à une fermeture de l’espace des possibles politiques.
Gwendal Châton, Sébastien Caré, « Néoliberalisme(s) et démocratie(s) », Revue de philosophie économique, Revue de philosophie économique, 2016, n°17, pp. 3-20
Gwendal Châton, « Libéralisme ou démocratie ? Raymond Aron lecteur de Friedrich Hayek », Revue de Philosophie Economique / Review of Economic Philosophy, Vrin ; De Boeck, 2016, n°1
Gwendal Châton, Sebastien Caré, « Néolibéralisme(s) et démocratie(s) », Revue de Philosophie Economique / Review of Economic Philosophy, Vrin ; De Boeck, 2016, n°1
Gwendal Châton, « Un souverainisme libéral ? Pierre Manent, philosophe critique de l'Europe », Cahier d'Histoire Immédiate, Groupe de recherche en histoire immédiate, 2015, n°47, pp. 63-88
Gwendal Châton, « Entre revendication artiste et gramscisme de droite : le cinéma de Clint Eastwood comme apologie du libertarianisme américain », quaderni , CREDAP - Paris, 2015, n°86, pp. 39-54
Gwendal Châton, « Aron (Raymond) – Liberté et égalité. Cours au Collège de France . Édition établie et présentée par Pierre Manent. – Paris, Éditions de l’EHESS, 2013 (Audiographie. 8). 64 p. Repères bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, p. -