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  • THESE

    Les assemblées politiques sous le règne de Philippe le Bel, soutenue en 2008 à Paris 2 sous la direction de Guillaume Leyte 

  • Caroline Decoster, Guillaume Leyte, Les assemblées politiques sous le règne de Philippe le Bel, 335 p.  

    Philippe le Bel est le premier roi capétien à convoquer des assemblées de grande envergure, composées de membres des trois ordres du royaume. Ces convocations sont destinées à servir les desseins politiques du gouvernement royal, non à créer un dialogue entre le roi et ses sujets. Ces assemblées politiques prennent deux formes, qui se différencient selon les modalités de participation du troisième ordre : certaines sont des assemblées d’ordres auxquelles participe l’élite urbaine, d’autres des réunions publiques où se masse la foule de la population parisienne. Cette différence a des conséquences sur leurs modalités de convocation. Les participants aux assemblées d’ordres sont convoqués par lettres du roi, alors que ceux des réunions publiques le sont par voie d’annonces, faites sans doute dans le cadre des paroisses parisiennes. A l’instar de leur convocation, l’organisation de ces assemblées est soumise au contrôle du gouvernement capétien. Si une place réduite est laissée à la délibération au sein des assemblées d’ordres, le rôle des participants aux réunions publiques se limite à acclamer les discours prononcés par les conseillers du roi. De plus, ces assemblées ne prennent que peu d’actes, tous servant à soutenir les prétentions politiques du roi de France, d’abord lors du conflit avec Boniface VIII en 1302, puis dans le cadre de l’affaire des Templiers en 1308. Leur utilité principale ne réside d’ailleurs pas là : ces assemblées sont d’excellents lieux de diffusion de la propagande capétienne, propagande destinée, non seulement aux adversaires de Philippe le Bel, mais aussi à ses sujets.

  • Caroline Decoster, « Vox populi, vox regis ou l’art du monologue politique : les réunions publiques sous Philippe IV le Bel », in Michelle Bubenicek, François Foronda (dir.), Doléances. La plainte politique, voie de régulation des rapports gouvernés-gouvernants (XIIIe-XVIIIe siècle), École des Chartes, 2022, pp. 35-44 

    Caroline Decoster, « La grâce du prince. La rémission des crimes politiques à la chute d'Etienne Marcel », in Laurent Kondratuk (dir.), Dialectica est bene disputandi scientia. Mélanges à la mémoire de jean Werckmeister, 2018, pp. 83-95 

  • Caroline Decoster, « L’usage de la plena potestas dans les assemblées médiévales. Autour d’une controverse », Cahiers de Recherches Médiévales et Humanistes = Journal of Medieval and Humanistic Studies, Classiques Garnier, 2016, n°1, pp. 31-42 

    Caroline Decoster, « La convocation à l'assemblée de 1302, instrument juridique au service de la propagande royale », Parliaments, Estates and Representation, , 2002, n°1 

  • Caroline Decoster, « L'avènement juridique de la victime », le 12 avril 2013