Jean-Jacques Lavenue

Professeur
Droit public.
Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales

Centre d'Études et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales
  • Jean-Jacques Lavenue, Bruno Villalba, Vidéo-surveillance et détection automatique des comportements anormaux. Enjeux techniques et politiques, Septentrion Presses universitaires, coll. sciences politiques., 2011e éd., 2022 

    Jean-Jacques Lavenue, E-révolution et révolutions, 2016e éd., 2019 

    Jean-Jacques Lavenue, Mustapha Ben Letaief, La gestion partenariale comme instrument de la régulation public-privé, 2017e éd., 2019 

    Jean-Jacques Lavenue (dir.), E-révolutions et révolutions: Résistances et résiliences, Presses universitaires du Septentrion et OpenEdition, 2017  

    Ce que l'on a pris l’habitude d’appeler les « Printemps arabes » draine son lot de mythes et de fantasmes, et nombre de textes se contentent d’appréhender la surface des mouvements avec un regard mêlant fascination et exaltation pour les réseaux sociaux. Or, les reflets numériques de l’expression contestataire ne suffisent pas à expliquer le phénomène. Il faut préférer la connaissance des causes profondes animant les agents et les sujets. À cette fin, trois champs sont investis : les trajectoires de mobilisation, les structurations socio-économiques sous-jacentes et la nature des revendications. À la croisée du droit et de la science politique, E-révolutions et révolutions remet en cause les clichés et propose une nouvelle lecture des révoltes qui ont secoué le monde arabo-musulman en 2011 et 2012. Il analyse les jeux de miroirs déformants véhiculés par les technologies numériques, les mécanismes de régulation émergents et l’apparition d’un nouvel acteur : le contestataire-participant

    Jean-Jacques Lavenue, Bruno Villalba (dir.), Vidéosurveillance et détection automatique des comportements anormaux: enjeux techniques et politiques, Presses universitaires du Septentrion et OpenEdition, 2017, Espaces politiques  

    La vidéosurveillance fait désormais partie des outils utilisés dans les politiques sécuritaires. Les récentes évolutions techniques rendent son usage de plus en plus intrusif dans la vie privée mais aussi dans l'espace public. Cet ouvrage explore une dimension encore inédite de la vidéosurveillance. Elle réside dans le caractère automatique de la détection des « comportements anormaux » dans l'espace public. L'anormalité est un enjeu fondamental dans la définition de la citoyenneté, en établissant une frontière entre ce qui est jugé acceptable et ce qui doit être réprimé. Or, des projets de recherches appliqués récents tentent de coupler l'usage de la vidéosurveillance avec une évaluation automatique de l'anormalité. Désormais, les algorithmes contribuent à définir ces comportements anormaux et donc, dessinent les figures de l'anormal. L'automaticité modifie considérablement les capacités d'appréciation de la normalité, jusqu'ici de la compétence du juge et des pouvoirs publics. La convergence des techniques (vidéo, base de données informatiques…) contribue à modifier profondément les frontières de l'espace public et, par conséquent, de l'espace démocratique. L'ouvrage présente les débats interdisciplinaires qui ont eu lieu à l'occasion d'une application technique actuellement en cours. S'interroger sur ce qu'est un comportement anormal permet de rappeler les modalités d'élaboration de la normalité dans une démocratie

    Jean-Jacques Lavenue (dir.), E-révolutions et révolutions: résistances et résiliences, Presses universitaires du Septentrion, 2016, Espaces politiques, 327 p. 

    Jean-Jacques Lavenue, Bruno Villalba (dir.), Vidéosurveillance et détection automatique des comportements anormaux: enjeux techniques et politiques, Presses universitaires du Septentrion, 2011, Espaces politiques, 294 p.   

    Jean-Jacques Lavenue, Mustapha Ben Letaïef (dir.), Technologies de l'information et de la communication et la qualité des prestations administratives, Faculté de droit et des sciences politiques et, 2006, 331 p. 

    Jean-Jacques Lavenue, Dictionnaire de la vie politique et du droit constitutionnel américains, Éditions l'Harmattan et Impr. SIB, 1995, Collection Logiques juridiques, 313 p.   

    Jean-Jacques Lavenue, Algérie, la démocratie interdite, Éditions L'Harmattan, 1993, Histoire et perspectives méditerranéennes, 279 p.   

  • Jean-Jacques Lavenue, « Sur un Pont aux Anes : le Dossier Médical Personnel et la protection de la vie privée », Revue de la Recherche Juridique . Droit Prospectif, 2019, n°2014 

    Jean-Jacques Lavenue, « Données de santé à caractère personnel : Esculape contre Mercure ? », Revue Terminal, 2019, n°2015 

    Jean-Jacques Lavenue, « La Privacy by Design : Panacee ou cheval de droit ? », Revue de la Recherche Juridique . Droit Prospectif, 2019, n°2013 

    Jean-Jacques Lavenue, « Cyberspace (I) : les enjeux de la conférence de Dubai (tribune) », Revue de la Défense Nationale, 2019, n°2013-03-21 

    Jean-Jacques Lavenue, « Cyberspace (II) : Les discours de Dubai et la réalité d'une gouvernance entravée (tribune) », Revue de la Défense Nationale, 2019, n°2013-03-22 

    Jean-Jacques Lavenue, « Interconnexion des fichiers : de la réduction du champ de la protection des libertés au retour de l'État protecteur », Revue Terminal, 2019, n°2013 

    Jean-Jacques Lavenue, « Données de santé à caractère personnel: Esculape vs Mercure ? », 2015  

    Dans une tribune publiée le 12 mai 2004 dans « Libération », William Bourdon écrivait : « les nouveaux outils technologiques quand ils sont mis au service de l’efficacité policière, voire de l’obsession commerciale, sans contrôle, peuvent conduire à de très graves atteintes à un droit de plus en plus sacralisé, c'est-à-dire le respect de la vie privée». Expliquant quelques lignes plus bas que le dilemme consistera à « renforcer les libertés publiques en France tout en ne sacrifiant rien au fo...

    Jean-Jacques Lavenue, « Interconnexion des fichiers : de la réduction du champ de la protection des libertés au retour de l’État protecteur », 2013  

    Le passage de l’administration en réseau aux administrations interconnectées est à l’origine d’antinomies qui opposent l’efficacité administrative ou policière et la protection des libertés. Ces situations découlent de plusieurs processus où se croisent différentes logiques et sont, d’une certaine manière, incluses les unes dans les autres à la façon des matriochkas : réforme de l’État, approche politique libérale, réforme de l’administration, informatisation des fichiers politiques de préven...

    Jean-Jacques Lavenue, « La structure de l’Œil de Sauron », 2011  

    Prolégomènes L’apport des technologies informatiques, d’Internet, à la mise en place de systèmes sophistiqués de surveillance a fait déjà l’objet de nombreuses études. Dans le domaine de la circulation et de la surveillance des personnes, le développement des techniques sécuritaires a suscité l’expression d’inquiétudes quand au devenir des libertés susceptibles d’en subir les effets réducteurs. L’argument péremptoire des attentats du 11-Septembre 2001, puis de mars 2004 à Madrid, et du risque...

    Jean-Jacques Lavenue, « Le syndrome de la forteresse assiégée », 2011  

    Dans un article paru dans Le Monde Diplomatique, Jelle Van Buren, rappelait que “ le détournement d’un fichier nominatif vers des usages non prévus lors de sa création est (...) le péché capital des bases de données ». À bien des égards, le 11-Septembre aura été dans ce domaine l’événement déclencheur d’une mutation dont Mireille Delmas-Marty a souligné l’importance en termes de protection des libertés. Ces attentats «  auraient en quelque sorte libéré les responsables politiques, symboliqu...

  • Jean-Jacques Lavenue, « E-Révolutions, information et usages de droit », le 23 octobre 2019 

    Jean-Jacques Lavenue, « Espaces et territoires : vers l'affirmation d'une souveraineté fonctionnelle en droit international public », le 23 octobre 2019 

    Jean-Jacques Lavenue, « L'interopérabilité et l'interconnexion des fichiers de police : enjeux et ambiguités », le 23 octobre 2019 

    Jean-Jacques Lavenue, « Gouvernance des données et naissance du Monstre doux », le 23 octobre 2019 

    Jean-Jacques Lavenue, « Academic Days on Open Government Issues », le 14 novembre 2017  

    Organisé par l' IMODEV

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Clemence Codron, La surveillance diffuse : entre Droit et Norme, thèse soutenue en 2018 à Université de Lille 20182021    

    L’évolution des notions juridiques de vie privée et de données personnelles. A l’inverse de la littérature foisonnante sur le thème de la surveillance, il ne s’agit pas ici de mettre en avant la nécessité de trouver un équilibre entre la surveillance entendue dans sa dimension sécuritaire et la protection de la vie privée et des données personnelles, en ce qu’elle constitue une liberté fondamentale reconnue par les institutions françaises et européennes. Cette recherche d’une balance équilibrée entre sécurité et liberté doit nécessairement être dépassée pour comprendre le phénomène de surveillance diffuse. La surveillance n’est plus la simple activité de recherche de renseignements concernant un individu potentiellement dangereux. Elle s’inscrit plutôt dans la poursuite de ceque Hannah Arendt qualifie de « crise de la culture ». La surveillance diffuse est même l’une des caractéristiques de la culture contemporaine dominée par la peur, la consommation et l’aliénation par les technologies. Devenue la nouvelle norme sociale admise, la surveillance diffuse désinstitue le droit des données personnelles et la protection de la vie privée. Progressivement, elle désinstitue également le Droit au profit du libéralisme économique qu’elle porte en son sein.

    Adrien Jammet, La prise en compte de la vie privée dans l’innovation technologique, thèse soutenue en 2018 à Université de Lille 20182021    

    L’étude de la prise en compte de la vie privée dans l’innovation technologique est celle du régime juridique applicable aux données à caractère personnel. Cependant, la complexité contextuelle du sujet impose une analyse pragmatique, intégrant les éléments économiques et technologiques pour définir l’utilisation effective du droit dans et par l’innovation numérique. Cela passe nécessairement par une approche phénoménologique, expliquant le cheminement juridique qui a conduit le législateur à choisir une telle forme de protection, passant d’un droit au respect de la vie privée général à un régime spécifique applicable aux données à caractère personnel, puis à une observation de son efficacité à protéger l’essence de la vie privée. Au coeur de ce travail se trouve la volonté d’apporter des éléments de réponse objectifs permettant d’expliquer l’écart existant entre la faible confiancedu public accordée à la technologie en matière de respect de la vie privée, et les déclarations des législateurs sur l’efficacité des textes protecteurs. Alors que le consentement se trouve être la pierre angulaire du nouveau règlement général sur la protection des données, cette divergence mérite d’être analysée sur un plan juridique. Dès lors, on peut résumer cette thèse à une interrogation: quelle est l’efficacité réelle du régime de protection de la vie privée dans l’innovation technologique ?

    Nora Eissa Zakaria Abdelsalam, Le règlement des litiges survenant des contrats de partenariats public-privé. , thèse soutenue en 2017 à Lille 2    

    Le partenariat public privé est un instrument pour la réalisation des objectifs du développement en Egypte. Sur le plan international, le recours aux PPP soulève des difficultés compliquées à résoudre. La nature complexe de ce type de projets augmentent la probabilité de litiges entre les parties. L’analyse comparée des expériences britannique et française, permet d’élaborer une référence pour le gouvernement égyptien en matières des réformes juridique et économique. Dans le cadre d’améliorer la gestion des projets de PPP en Egypte, deux approches peuvent être adressées dans notre recherche. En premier lieu, le développement d’une méthodologie de gestion efficace des risques par l’analyse de types des risques attachés aux PPP pendant le cycle de vie du projet. En deuxième lieu, la présentation des mécanismes les plus efficaces de résolution des litiges découlant des projets de PPP

    N'Da Brigitte Etien-Gnoan, L'encadrement juridique de la gestion électronique des données médicales., thèse soutenue en 2014 à Lille 2    

    La gestion électronique des données médicales consiste autant dans le simple traitement automatisé des données personnelles que dans le partage et l'échange de données relatives à la santé. Son encadrement juridique est assuré, à la fois, par les règles communes au traitement automatisé de toutes les données personnelles et par celles spécifiques au traitement des données médicales. Cette gestion, même si elle constitue une source d'économie, engendre des problèmes de protection de la vie privée auxquels le gouvernement français tente de faire face en créant l'un des meilleurs cadres juridiques au monde, en la matière. Mais, de grands chantiers comme celui du dossier médical personnel attendent toujours d'être réalisés et le droit de la santé se voit devancer et entraîner par les progrès technologiques. Le développement de la télésanté bouleverse les relations au sein du colloque singulier entre le soignant et le soigné. L'extension des droits des patients, le partage de responsabilité, l'augmentation du nombre d'intervenants, le secret médical partagé constituent de nouveaux enjeux avec lesquels il faut, désormais compter. Une autre question cruciale est celle posée par le manque d'harmonisation des législations augmentant les risques en cas de partage transfrontalier de données médicales

    Aurélie La Rosa, Le concept d'enfant soldat et la Cour Pénale Internationale, thèse soutenue en 2013 à Lille 2, membres du jury : Karim Benyekhlef (Rapp.), Bruno Cathala (Rapp.), Élise Féron et Christian-Marie Wallon-Leducq    

    Depuis la fin du vingtième siècle, l’attention de la communauté internationale s’est portée sur l’utilisation de l’enfant soldat dans les conflits armés. La prolifération d’armes légères, la pauvreté et la multiplication des conflits armés non internationaux sont autant de facteurs à l’origine du phénomène. De nombreux instruments de protection des droits de l’enfant prévoient l’interdiction du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats dans les hostilités. Malgré les lacunes normatives qui s’en dégagent, notamment à propos de l’âge de recrutement de l’enfant soldat, d’importants efforts ont été fournis par la communauté internationale. Ces efforts vont être complétés grâce à la Cour pénale internationale, en particulier avec l’affaire Thomas Lubanga, première personne à être poursuivie devant la Cour, et sur le seul chef d’accusation de crime de guerre consistant à procéder à l’enrôlement ou la conscription d’enfants de moins de quinze ans, et à utiliser ces derniers en vue de les faire participer activement à des hostilités. Ce premier verdict historique institue une jurisprudence inédite et fondatrice en matière de crimes de guerre pour enrôlement et utilisation d’enfants soldats, dont l’héritage pourra faciliter d’autres poursuites sur le plan national. Si l’enfant soldat apparaît comme une victime, il est aussi acteur aux hostilités. Bien souvent, lorsque l’on parle du phénomène d’enfants soldats, un amalgame est opéré entre deux antonymes : victime et bourreau. Comment le droit international appréhende-t-il la responsabilité pénale de l’enfant soldat ? Assiste-t-on à la généralisation d’un statut ou à un « dénominateur commun » ?

    Alireza Kalhor, La participation directe dans les conflits armés et la notion de combattant : l'externalisation des activités militaires, thèse soutenue en 2013 à Lille 2, membres du jury : Rahim Kherad (Rapp.), Catherine Sarlandie de La Robertie (Rapp.), Élise Féron et Michel Hastings    

    La notion de participation directe aux hostilités n’a jamais été définie de manière précise au regard du droit international humanitaire. Cette ambiguïté a conduit à des interprétations divergentes du concept d’hostilités et des critères juridiques utilisés pour définir une participation directe par opposition à une participation indirecte (effort de guerre). D’ailleurs, les conflits contemporains posent de nouveaux défis quant à la définition et la mise en œuvre de la notion de la participation directe aux hostilités. Les moyens de guerre de haute technicité (l’attaque de réseaux informatiques) et l’externalisation des forces armées (sociétés militaire privées), illustrent l’imbrication croissante des activités civiles et militaires et la difficulté à identifier précisément qui participe directement aux hostilités et quelles sont les mesures à prendre pour protéger ceux qui n’y participent pas directement.

    Syrine Ismaili, Le facteur humain dans la mise en oeuvre de la sécurité et de la sûreté maritimes : analyse de l'inscription de la Tunisie dans l'ordonnancement juridique international, thèse soutenue en 2012 à Lille 2, membres du jury : Philippe Boisson (Rapp.), Martin Ndendé (Rapp.), Jean-Pierre Beurier, Patrick Chaumette et Pascal Girerd    

    La fréquence des accidents en mer et l'ampleur des dégâts de certains d'entre eux permettent de s'interroger sur l'efficacité des mesures de sécurité et de sûreté maritimes. En parallèle, l'importante participation du facteur humain dans la survenance de ces accidents devient une réalité de plus en plus acceptée. Les conditions de vie et de travail des marins à bord des navires, l'effectif, la durée de travail... sont autant d'éléments déterminants dans la survenance de l'erreur humaine. Ce sont, par conséquent, autant d'éléments à considérer dans la prévention des accidents, sans pour autant les dissocier du système organisationnel global. Pourtant, à travers le monde, les mesures législatives prenant en considération ces éléments sont rares et souffrent d'une application partielle et d'un manque considérable de contrôle à l'occasion des différentes inspections maritimes. Même si cette constatation varie d'un État maritime à un autre, la Tunisie n'y déroge pas. Des lacunes en la matière existent aussi bien au niveau de l'adoption des lois, que de leur application effective ou du contrôle leur étant réservé. Il conviendra d'en déceler les causes et d'essayer de les combler.

    Brou Manio Ange Hervé Ahui, La Côte d'Ivoire et les modes de règlement des conflits africains : la prééminence du dialogue, thèse soutenue en 2011 à Lille 2 en co-direction avec Paul Yao-N'dré, membres du jury : Yves Poirmeur (Rapp.), Séraphin Nene Bi Boti (Rapp.)    

    Selon un bilan établi en 1998 par le Secrétaire général de l’O.N.U., l’Afrique est le continent le plus touché par les conflits. Aussi bien les Organisations Internationales que les États contribuent à apaiser les situations soit par la voie pacifique soit par le recours à la force armée. Le premier Président ivoirien avait fait du dialogue sa priorité en matière de résolution des conflits tant internes qu’internationaux. Plusieurs médiations avaient été menées par les autorités ivoiriennes à l’occasion de crises auxquelles étaient confrontés certains pays africains. La Côte d’Ivoire s’était attelée à trouver, par le dialogue, des solutions. Mais elle a également participé à des opérations de maintien de la paix. Le déclenchement de la crise ivoirienne a inversé les rôles. La Côte d’Ivoire a été l’objet de médiations ; des troupes étrangères ont été déployées dans le cadre d’une mission de maintien de la paix. Le dialogue utilisé à l’occasion des autres conflits africains a mis du temps à trouver une application effective. En tout état de cause, c’est par le dialogue que les acteurs politiques ivoiriens ont pu trouver des solutions aux problèmes de la Côte d’Ivoire.

    Ziad Osman, Les approches juridiques de la lutte antiterroriste : les nouvelles extensions du droit international, la coopération européenne et les règlementations du monde arabe, thèse soutenue en 2011 à Lille 2, membres du jury : Mustapha Ben Letaïef (Rapp.), Gilles Ferréol (Rapp.), Michel Hastings et Antoine Sfeir    

    La notion de terrorisme international relève de deux critères, l’un emprunté à des actes qui constituent l’assise de l’action terroriste, l’autre tiré de circonstances particulières, qui tiennent à une relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur. La communauté internationale est confrontée depuis la fin de l’effondrement de l’Union soviétique à l’internationalisation d’un mouvement radical extrémiste l’organisation wahhabite Al-Qaïda. Les attaques terroristes organisées par cette mouvance menacent aujourd’hui la sécurité mondiale. Ses actes extrémistes, criminels et terroristes visent à tuer les gens sans distinction entre les enfants et les femmes, car ils ne considèrent pas comme interdits de tels actes. La scène internationale est devenue de plus en plus menacée par l’idéologie wahhabite d’origine saoudienne à laquelle appartenaient quinze des dix-neuf kamikazes de New York et Washington. Face au problème que pose le terrorisme, les Etats ont réagi, mais chacun à sa manière, en prenant des mesures nécessaires en fonction de leur propre système juridique. Leurs objectifs sont de renforcer la répression, de faciliter le travail des enquêteurs et de rendre les jugements plus rapides. Le plus souvent, de nouvelles lois pénales ou de nouveaux textes ont été adoptés par les Parlements dans plusieurs Etats pour lutter contre ce phénomène international. Les réponses juridiques des droits nationaux restent jusqu’à présent les véritables instruments de lutte contre les actions terroristes. Elles sont l’occasion d’approfondir les réflexions sur les motivations profondes des terroristes, leurs méthodes et leurs objectifs. Elles permettent de réprimer le financement des mouvements terroristes et le blanchiment d’argent, en se basant sur les directives internationales du GAFI et du Comité Contre le terrorisme (CCT). Mots clefs en français : Lutte antiterroriste, légitime défense, agression armée, coopération européenne, menace terroriste, approches et lacunes juridiques.

    Alexis Ngounou, Logiciels libres et administration électronique, thèse soutenue en 2010 à Lille 2  

    Le logiciel libre et l'administration électronique constituent la manifestation de l'utilisation des Technologies de l'Information et de la Communication (autrefois appelées NTIC) dans les services publics. L'évolution en France de ces concepts d'origine américaine est due entre autre, à une prise de conscience politique des avantages du recours aux TIC comme levier de la réforme de l'Etat. On estime que les TIC constituent des outils pouvant permettre d'avoir des services publics de qualité qui tiennent d'avantage compte des exigences des usagers. Il est également soutenu que le logiciel libre garantirait mieux que le logiciel propriétaire, le travail collaboratif , l'interopérabilité, la sécurité, la réduction des coûts, l'indépendance technologique … Bien que ces avantages ne soient pas toujours vérifiés, il est évident aujourd'hui que les programmes open source connaissent un succès planétaire et deviennent dans certains cas une véritable alternative crédible au logiciel propriétaire. Toutefois, cette évolution s'est faite en l'absence d'une reconnaissance juridique qui permettrait de sécuriser l'utilisation des logiciels libres. Il n'existe pour l'heure en France, aucune loi, une jurisprudence définitive, aucun ouvrage de droit sur le sujet, et pourtant les programmes open source soulèvent questions juridiques. L'utilisation de la langue anglaise, la nature contractuelle de la licence d'exploitation, la qualification du contrat de licence de logiciel libre, sa validité ainsi que la validité de certaines de ces dispositions (clause de non garantie et de non responsabilité), la question du droit des auteurs, des contributeurs et des utilisateurs, la validité du contrat, la loi applicable et le juge compétent pour les contrats ayant un élément d'extranéité. Toutes ces questions abordées dans la présente étude ne sont pas certes dirimantes, mais elles peuvent provoquer une insécurité juridique susceptible d'entraver le recours aux logiciels libres

    Ambroise Kablan Amon Gnoan, La sécurité maritime dans les États de l'Afrique de l'Ouest et du Centre, thèse soutenue en 2009 à Lille 2  

    Le transport maritime, facteur incontournable du développement économique, peut aussi engendrer d'importants risques en matière de sécurité de la navigation et de la pollution de l'environnement marin. De tels risques peuvent être occasionnés par l'augmentation considérable de navires sous norme que les pays en voie de développement sont les plus nombreux à détenir. Parmi eux, l'on compte les Etats de l'Afrique de l'ouest et du Centre. Ceux-ci disposent de législations en matière de transport maritime, mais les textes sont calqués sur ceux datant de l'époque coloniale. Ils sont donc inadaptés, soit insuffisants pour garantir la sécurité maritime. En outre, rares sont les conventions de l'OMI qu'ils ont ratifiées. Par ailleurs, face au phénomène de la mondialisation, les réglementations des Etats de l'Afrique de l'Ouest et du Centre prises isolément, sont moins efficaces. Conscients de cette situation, ces Etats ont créé l'Organisation Maritime des Etats de l'Afrique de l'Ouest et du Centre qui se préoccupe d'offrir une plateforme de coopération dans le domaine du transport maritime et du système de transport multimodal en vue d'établir une politique d'intégration régionale du transport maritime. Mais ces efforts sont surtout concentrés sur l'aspect économique du secteur maritime ; la sécurité maritime et la prévention de la pollution ont été négligées alors même qu'elles constituent des questions d'une importance capitale pour l'Organisation Maritime Internationale. Il convient alors, de repenser la législation de la sécurité maritime dans les Etats de l'Afrique de l'Ouest et du Centre. Cela doit passer par une harmonisation des règles en la mtière, dans la sous région et la ratification des conventions de l'OMI

    Grégory Beauvais, Téléservice public et service public, thèse soutenue en 2008 à Lille 2  

    L’administration française connaît, depuis quelques années, une accélération de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Celles-ci ont pour but d’améliorer l’organisation interne et externe de l’administration et des services publics. Dans ce cadre, se mettent en place des prestations d’intérêt général d’un genre nouveau : les téléservices publics. Un téléservice public est une activité d’intérêt général, mise en œuvre directement ou indirectement par une personne publique, qui utilise les outils de télécommunication. Cette définition rappelle celle du service public qui désigne une activité d’intérêt général, assumée ou assurée par une personne publique. Le téléservice public constitue pourtant, du fait des règles qui lui sont applicables, une notion juridique émergente qui s’automatise par rapport à celle du service public. Les règles relatives aux téléservices publics comprennent des dispositions ad hoc, dont la valeur normative n’est pas toujours claire, et des concepts et catégories juridiques applicables aux services publics qui connaissent, par leur adaptation aux téléservices publics, une redéfinition

    Sophie Ranchy, Le statut juridique des zones industrielles littorales et la pollution des sols , thèse soutenue en 2008 à Lille 2  

    Le sol est un objet de conquête, tant par les richesses qu’il renferme que par sa potentialité d’appropriation. Sa pollution est une conséquence néfaste et imperceptible du développement. La prise en compte tardive du problème des sols pollués traduit la vision réduite avec laquelle l’homme les appréhende et la réticence à l égiférer sur un objet approprié. Surface d’occupation et d’aménagement, le sol est un outil d’urbanisation et un support de prérogatives, avant d’être un milieu vivant. La dualité est manifeste sur les zones industrielles littorales où les règles juridiques applicables oscillent entre protection de l’environnement et développement ondustriel. L’analyse de leur application permet d’éclairer le paysage juridique complexe des zones industrielles polluées. Nuançant l’approche utilitariste de la gestion des sols pollués, la thèse affirme la nécessité d’une protection renouvelée des fonctions écologiques des sols pour ériger une gestion patrimoniale durable de l’environnement

    Barham Touré, L'insécurité en mer et le droit , thèse soutenue en 2000 à Lille 2  

    La sécurité maritime, est une chaîne dont chaque maillon doit avoir la solidité nécessaire pour garantir la sûreté de l'ensemble. Il suffit que l'un de ces maillons présente une faiblesse pour que soit compromise la sécurité en mer. Évaluer les risques maritimes, consiste donc à remonter la chaîne sécuritaire, en déceler les maillons faibles, déterminer les causes, et préconiser si possible, des solutions. C'est le rôle de l'organisation maritime internationale (OMI). L'analyse permet de classer les risques maritimes en deux catégories : les risques prévisibles d'une part, et les risques imprévisibles d'autre part. Les risques, prévisibles, sont la conséquence du productivisme effréné de l’économie maritime. Celle-ci est marquée par un déséquilibre récurrent entre l'offre de transport et le fret disponible. Trop de navires traquent trop peu de frets. Dès lors, des pratiques se sont installées, et reposent sur des modes d'exploitation des navires, bases sur la recherche de coûts minimaux de charges, un retour rapide sur investissement, une réduction drastique des effectifs à bord de navires surdimensionnés, mal entretenus avec des cargaisons dangereuses et très peu contrôlés dans les registres de complaisance. Le risque imprévisible pour sa part, est constitué par le terrorisme. Cette imprévisibilité ne signifie pas que le terrorisme soit étranger à l'industrie maritime. En effet, le risque terroriste est désormais inhérent au transport maritime. Imprévisibilité tient au fait qu'il est impossible de savoir où, quand et comment le terroriste va frapper afin de prévenir et d'annihiler son action. Pendant longtemps, les solutions qui ont été apportées au problème de l’insécurité en mer ont été essentiellement techniques. Si ce paramètre reste encore le canevas privilégié, l'observation montre qu'il n'est plus suffisant. Aujourd'hui, 80% des sinistres maritimes, sont dus à des erreurs humaines. Ce qui est en cause, c'est par conséquent la qualité des hommes, leur formation. Cela suggère une remise en cause des normes classiques de formation des gens de mer. Les équipages hétéroclites qui sont devenus le mode d'emploi le plus rentable des marins dans le shipping mondial, ont démontré que la seule formation technique des navigants, n'est plus la panacée. Il est nécessaire de la compléter par une prise en compte du facteur humain, c'est-à- dire la psychologie de des hommes. C'est la philosophie de la convention internationale sur la formation des gens de mer (convention STCW) dans sa version révisée de 1995.

    MANAM SANI ABOUDOU SALAMI, Processus de conferences nationales et mutations politiques en afrique , thèse soutenue en 2000 à Lille 2  

    Essentiellement limitee au debut des annees 1990, l'etude est axee sur les principaux themes suivants : 1. Objectifs de la conference nationale l'objectif avoue de la conference nationale est de creer les conditions necessaires a l'instauration d'un etat de droit. Du point de vue textuel, la conference nationale a introduit une mutation notable. Mais, un bon texte peut etre devoye dans son application. 2. Nature de la conference la conference nationale est, pour certains, l'equivalent des etats generaux de france et, pour d'autres, la forme moderne de la palabre africaine. En realite, c'est une institution inedite et temporaire, qui n'est institutionnalisee nulle part. 3. Souverainete de la conference et valeur juridique de ses actes. La conference nationale togolaise s'est proclamee souveraine, en s'appuyant surtout, de maniere contestable, sur la theorie de la representation. L'un des effets de cette souverainete est la confusion de la nature juridique des actes produits. Cette souverainete, contestee par le gouvernement et l'armee, et qui n'a pu conferer aux actes la force executoire escomptee, est la cause principale du blocage de la transition democratique et de la resurrection de l'ancien regime. 4. Nature juridique du regime issu de la conference nationale le regime transitoire, veritable regime d'assemblee etait impraticable car irrealiste. Quant au regime institue par la nouvelle constitution du 14 octobre 1992, dit semipresidentiel, il est un regime mobile, tantot parlementaire, tantot presidentiel, selon la configuration du parlement. Source potentielle d'instabilite, il risque d'engendrer des coups d'etat, comme au niger en janvier 1996. Conclusion : la conference nationale africaine a-t-elle inaugure la democratie ? exception faite du benin, elle a plutot ouvert une periode transitoire a l'issue incertaine, en raison des difficultes d'enracinement de la democratie.

    JEAN ZEH ONDOUA, Les pays du tiers monde et la reglementation internationale des transports maritimes entre etats. De l'omi a l'omc , thèse soutenue en 1997 à Lille 2  

    Le desaccord entre les inegalites de developpement des etats et l'uniformite du droit international regissant les rapports mutuels entre etats est a l'origine des revendications des pays du tiers monde dans les transports maritimes. Exprimees a l'omi des 1948, elles visaient deux objectifs. D'une part, elles aspiraient a une communaute internationale dont tous les membres seraient les artisans du droit international de la navigation maritime economique. D'autre part, elles pretendaient a l'elaboration d'une reglementation susceptible de traduire les preoccupations de tous les pays et promouvoir leur participation equitable au trafic maritime economique. Notre etude analyse les traits essentiels des discussions entre etats pour atteindre ces buts qui sont indissociables du developpement global des pays en developpement. La premiere partie de cette etude decrit les principes qui ont preside a l'organisation traditionnelle des transports maritimes, expose les grandes lignes de l'evolution des negociations dans ce secteur et examine les resultats institutionnels et normatifs que celles-ci se proposaient. La deuxieme partie est consacree aux limites des moyens de la projection maritime des pays du tiers monde et aux conditions dont depend, comptetenu de l'orientation tres liberale de la mondialisation, le developpement des flottes marchandes de la grande majorite d'entre eux, particulierement celles des membres de la conference ministerielle des etats de l'afrique de l'ouest et du centre des transports maritimes.

    Youcef Faouzi Hamroun, L'Etat côtier et la pollution des mers par les navires , thèse soutenue en 1997 à Lille 2  

    Au cours de ce dernier demi-siècle, nous avons assisté à un mouvement d'extension de l'emprise des états côtiers sur les mers. Cette appropriation, au début anarchique, s'est progressivement légitimée en règle de droit international conventionnel. Ce sont les formidables avancées technologiques modernes et la croissance exponentielle des dimensions des navires et des volumes de marchandises transportées qui sont à l'origine de cette évolution. L'apparition de produits hautement nocifs, tant comme combustible que comme marchandise, a créé une menace croissante de pollutions dues aux navires, sur des ressources qui ne sont pas inépuisables. Les états côtiers, soucieux de sauvegarder leurs intérêts, ont participe de manière active et décisive à la redéfinition du partage classique des compétences entre état côtier et état du pavillon. Leur action a été menée sur deux plans. D'une part, ils se sont arrogés, par le biais d'accords internationaux et régionaux, des droits de vérification et d'intervention sur les navires. D'autre part, ils ont vigoureusement participé à la mise en place d'un dispositif conventionnel d'indemnisation toujours plus élaboré, qui fait régulièrement l'objet de tentatives de réévaluation. Le but de notre recherche a été de développer la thèse que : - l’état côtier et l’état du port ont acquis des pouvoirs en matière de réglementation et de contrôle et sont devenus un élément moteur de l’évolution du droit de la mer tant pour des raisons économiques qu’écologiques. - l'extension de leur emprise sur la mer s'est accompagnée d'une extension des indemnisations et réparation des biens matériels à la restauration de milieux écologiques endommages. - afin d’éviter que le droit de la mer ne se morcelle en une constellation de règles unilatérales ou chaque état défend un intérêt propre, l'avenir réside dans une coopération internationale et des relais régionaux.

    Abdelahad Chakir, Le régime juridique de la manutention portuaire en droit marocain et français, thèse soutenue en 1996 à Lille 2  

    L'activité d'acconage est assez complexe. Elle recouvre des actes matériels et d'autres qu'on peut qualifier de juridiques. Notre thèse se propose de donner une vue d'ensemble de cette activité, en la situant dans le cadre géographique où elle se déroule : le port maritime. Ce dernier peut être géré sur la base de l'autonomie comme il peut faire l'objet d'une administration directe par les pouvoirs publics ou d'une décentralisation en faveur des collectivités locales. Tel est le cas en France. Au Maroc, tous les ports sont soumis à l'autorité de l'État qui peut confier à certains organismes publics la gestion des activités commerciales. Pour accomplir son activité, l'acconier a besoin de moyens techniques et humains qu'il gère dans le cadre d'une entreprise privée, comme c'est le cas en France ou dans le cadre d'un monopole, comme c'est le cas au Maroc. Qu'il s'agisse d'un cadre ou de l'autre, sa responsabilité sera toujours appréciée au regard des règles de droit privé. Quant l'acconier est doté d'un statut juridique propre, les problèmes liés à l'action directe et au régime de responsabilité sont solvables. C'est le cas en France depuis la loi du dix-huit juin mille neuf cent soixante six qui a mis un terme à l'inflation des procès. Au Maroc, le projet du code de commerce maritime a la même ambition que la loi française en question, mais, en attendant, les juges tentent de trouver des solutions à la lumière des dispositions du dahir du trente et un mars mille neuf cent dix neuf et celles du cahier des charges de l'acconier.

  • Jean Harivel, Libertés publiques, libertés individuelles, risques et enjeux de la société numérique, thèse soutenue en 2018 à Paris 1 sous la direction de William Gilles, membres du jury : Daniel Wunder Hachem (Rapp.), Antoine Delblond (Rapp.), Francisco Tortolero Cervantes  

    L'invasion de la technologie numérique a modifié la société civile et administrative depuis la fin du XXe siècle. Les libertés publiques et individuelles ont été affectées par cette technologie. Le droit commun s'est adapté pour défendre les libertés publiques. Une législation spéciale s'est mise en place pour protéger la vie privée au travers de la protection des données à caractère personnel. Les entreprises mercantiles collectent ces données, les échangent et les monnaient. Elles constituent ainsi une base de données contenant une masse d'information concernant chaque individu. L'État adapte les lois afin de permettre une surveillance des individus au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais la technologie permet aussi la diffusion des données administratives vers les citoyens et favorise une information neutre. Cette information ouvre la voie à une participation citoyenne. La France se refusant d'introduire directement dans la Constitution la protection de la vie privée, ce sont les cours européennes, CEDH et CJUE, qui depuis quelques années protègent effectivement cette vie privée. Cette protection repose également sur une meilleure formation des individus face aux dangers des réseaux sociaux et de l'Internet, formation qui reste à développer.

    Kodjo Ndukuma Adjayi, Le droit de l'économie numérique en République Démocratique du Congo à la lumière des expériences européennes et Françaises, thèse soutenue en 2017 à Paris 1 sous la direction de William Gilles, membres du jury : Pablo O. Gallegos Fedriani (Rapp.), Jonas Shamuana Mabenga (Rapp.)  

    L'expansion des télécoms et la numérisation sont à la base de la révolution numérique. Leurs aspects sociétaux constituent une véritable source matérielle du droit face au commerce en ligne et à l'économie informationnelle. Le premier axe d'analyse a construit le modèle d'encadrement juridique réalisé à travers le temps pour le commerce en ligne européen et français. La réglementation a suivi l'évolution des techniques de communication à distance : téléachat (1989), contrats à distance (1997), fourniture des services financiers à distance (2002). Mais, la voie électronique a révolutionné les services de la société de l'information, dont la directive 2000/31/CE réglemente les aspects dès 2000. (1) Le deuxième axe appréhende l'évolution des politiques législatives sur les télécoms et les communications électroniques en Europe et en France. Le droit international du commerce a transplanté en Afrique (RDC) les standards juridiques de l'Europe des télécoms, grâce à la mondialisation des marchés, à la diffusion technologique, à l'internationalisation des réseaux et à la multinationalisation. (II) Ainsi, l'ordre juridique congolais a suivi le modèle de dérégulation. L'ouverture des droits de l'accès aux télécoms, jadis monopolistiques, a engagé la transformation des services publics dans l'économie de marché. Partout, le droit de la régulation a suscité des défis nouveaux pour la séparation des fonctions de régulation, d'exploitation et de réglementation. Aussi, la concurrence soulève le défi de l'autorégulation du marché par les forces économiques. (III)Au fil des innovations, la législation telle que pensée au départ en RDC n'est pas en mesure de régir les contingences de la révolution numérique, notamment : les données personnelles et la cybercriminalité. Des travaux de lege ferenda sont en cours depuis avril 2017 au parlement congolais, précisant la prospective de refondation du droit de l'économie numérique en RDC au vu des expériences comparées. (IV).