Blaise Bachofen

Maître de conférences
Philosophie.
Faculté de Droit

Laboratoire d'Études Juridiques et Politiques
Spécialités :
Philosophie politique.
  • THESE

    Jean-Jacques Rousseau, critique des raisons politiques, soutenue en 2000 à Paris 7 sous la direction de Miguel Abensour 

  • Blaise Bachofen, Leonardo O. Moreira, Stéphanie Roza (dir.), Les sauvages des Lumières: enjeux politiques, SPH/CIBEL et CLARE, 2025, 156 p. 

    Blaise Bachofen, La philosophie de Rousseau: repères, Librairie philosophique J. Vrin, 2024, Repères philosophiques, 213 p. 

    Blaise Bachofen, Leonardo O. Moreira, Stéphanie Roza (dir.), Les sauvages des Lumières: enjeux anthropologiques, SPH/CIBEL et CLARE, 2024, 176 p. 

    Blaise Bachofen (dir.), Le libéralisme au miroir du droit: l'État, la personne, la propriété, ENS éditions, 2022, La Croisée des chemins, 241 p.    

    La notion de libéralisme crée un sentiment trompeur de familiarité : sa présence envahissante dans le débat public brouille le plus souvent sa compréhension. Mais le terme, inventé dans un contexte de luttes politiques, a toujours été chargé d’ambiguïtés. Aussi les recherches réunies ici visent-elles, non à le réduire à une définition dogmatique, mais à en explorer la complexité et les tensions internes. Pour ce faire, elles adoptent un biais particulièrement éclairant : la façon dont la tradition libérale s’est définie en se confrontant aux exigences de la normativité juridique. Les auteurs, spécialistes de philosophie moderne et contemporaine, montrent que le libéralisme ne se réduit pas à une opposition globale à l’idée de norme au nom du « laisser-faire, laisser-passer ». À travers l’étude de moments particulièrement significatifs de son histoire - Locke, Hume, Montesquieu, Bentham, la critique contre-révolutionnaire du libéralisme, Constant, Tocqueville, les anarcho-capitalistes contemporains -, ils donnent plutôt à voir un certain nombre de déplacements dans l’ordre de la normativité. Ils éclairent les débats et les argument suscités par une réflexion renouvelée sur le statut de l’individu, sur le fondement du droit de propriété ou sur la fonction du pouvoir. Ces études peuvent constituer une initiation à la connaissance de quelques-unes des principales figures de la tradition libérale. Elles intéresseront aussi les spécialistes : s’appuyant sur les interprétations classiques de cette tradition, discutant et enrichissant ces interprétations, elles visent à en approfondir les enjeux théoriques

    Blaise Bachofen, Le rejet du principe de représentation et l’impératif participatif , 4e éd., Pouvoirs, 2020, 175, 1730 p.   

    Rousseau et Castoriadis s’appuient sur le postulat du libre arbitre ou de l’autonomie du sujet pour affirmer l’irrationalité de la renonciation volontaire à l’exercice de la liberté. Cette autonomie individuelle peut et doit selon eux se transposer à l’échelle collective. En s’interrogeant sur « ce qui fait qu’un peuple est un peuple », ils placent les théories de la démocratie représentative face à leurs présupposés problématiques. Voir dans les représentants des substituts qui expriment de façon fidèle et suffisante la volonté du peuple consiste tout à la fois à affirmer l’existence d’un peuple, doué d’une volonté identifiable, et à récuser la possibilité et même la nécessité de lui donner les moyens de la formuler lui-même.

    Blaise Bachofen, Raphaël Chappé, Pierre Crétois, Gilles Campagnolo, Pierre Dockès [et alii], L’homme présupposé, Presses universitaires de Provence, 2020, 314 p.   

    Blaise Bachofen, Tanja Aitamurto, Marc Crépon, Marthe Fatin-Rouge Stéfanini, La démocratie participative, Seuil, 2020, 190 p. 

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi, Gilles Campagnolo, André Charrak, Capucine Lebreton [et alii], Rousseau et la philosophie, Éditions de la Sorbonne, 2019    

    Le présent volume rassemble des contributions présentées les 11 et 12 mai 2001 au colloque « Rousseau et la philosophie », organisé à la Sorbonne par le Centre d'Histoire des Systèmes de Pensée Moderne (Université Paris I) et le Centre d'Études en Rhétorique, Philosophie et Histoire des Idées (École normale supérieure des Lettres et Sciences humaines). L'objet de cette rencontre était de dégager la cohérence du rapport qu'entretint Rousseau avec l'ambition, les textes et les problèmes philosophiques : quelle place Rousseau fit-il aux traditions qu'il discute ou dont il s'inspire ? quel rapport se reconnut-il avec Descartes, ainsi qu'avec les philosophes de son temps et, parmi eux, les matérialistes ? quelle situation revendique-t-il pour la philosophie politique développée dans les deux versions du Contrat social ? celle-ci constitue-t-elle le cœur de l'anthropologie qui paraît se dégager de l'Économie politique, des deux Discours, de l'Émile ? en quoi se relie-t-elle aux thèses développées dans les textes esthétiques ou dans La Nouvelle Héloïse? peut-on parler d'un système de Rousseau ?

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi (dir.), Rousseau, politique et esthétique : sur la Lettre à d'Alembert, ENS Éditions, 2018, La croisée des chemins, 256 p.   

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi, André Charrak, Florent Guénard (dir.), Philosophie de Rousseau, Éditions Classiques Garnier numérique, 2014, L'Europe des Lumières, 512 p.     

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi, Bruno Bernardi, Gilles Olivo, Emilietta Murgia, James Swenson (dir.), Du contract social ou Essai sur la forme de la République : manuscrit de Genève, Librairie philosophique J. Vrin, 2012, Textes & commentaires, 252 p. 

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi (dir.), Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Flammarion, 2008, GF, 302 p. 

    Blaise Bachofen, Nicolas Poirier, Sion Elbaz (dir.), Cornelius Castoriadis: réinventer l'autonomie, Editions du Sandre, 2008, Bibliothèque de philosophie contemporaine, 289 p. 

    Blaise Bachofen, Céline Spector (dir.), Principes du droit de la guerre Écrits sur la paix perpétuelle, J. Vrin, 2008, Textes & commentaires, 342 p. 

    Blaise Bachofen, La condition de la liberté: Rousseau, critique des raisons politiques, Payot & Rivages, 2002, Critique de la politique Payot, 334 p. 

    Blaise Bachofen, Gilles Gourbin, Nicolas Poirier, Philosophie, Vuibert, 2002, Mention prépa, 352 p.  

    Blaise Bachofen, Miguel Abensour, Jean-Jacques Rousseau, critique des raisons politiques,, 2000, 557 p.  

    La critique rousseauiste de la philosophie politique doit d'abord s'entendre comme une critique des principales traditions philosophiques concernant la question politique ; cependant elle s'enracine dans une réflexion plus fondamentale sur la possibilité de faire de la politique un objet pour la raison, donc sur les questions préalables auxquelles doit se confronter toute philosophie politique. Cette entreprise critique s'illustre par la division de la réflexion politique de Rousseau en trois perspectives distinctes : une théorie de la société, une théorie de l'Etat et une théorie du gouvernement. La question de la possibilité de leur articulation traverse toute l'œuvre de Rousseau et lui donne son contenu philosophique le plus décisif. La théorie de la société récuse à la fois les prétentions du droit naturel classique, du droit naturel moderne et de l'historicisme à élucider la question du fondement de l'ordre politique. La politique, pas plus qu'elle n'est le lieu où se manifesterait une rationalité transcendante, n'a pour objet de pacifier une liberté sociale anomique : elle doit être la médiation d'un exercice de la liberté. Cependant, quoique la liberté soit le seul fondement rationnel de l'ordre politique, celui-ci offre presque toujours le fondement rationnel de l'ordre politique, celui-ci offre presque toujours le spectacle de la "servitude volontaire". A quelles conditions la liberté peut-elle s'exercer réellement, c'est-à-dire sous la forme d'une liberté "politique" ? Y a-t-il un art de conduire les peuples sur le chemin de leur liberté, qui évite l'écueil du paternalisme politique ? La réflexion sur la pratique politique doit accorder la plus grande place aux évènements historiques imprévisibles qui voient les peuples se faire les acteurs de leur propre histoire. En faisant émerger dans le réel les promesses non tenues, mais aussi les ressources méconnues, de la liberté politique, la raison du "sage" n'est ni étrangère à la politique, ni chez elle dans la politique. Elle est la connaissance de ce que "peut être" la politique.

    Blaise Bachofen, Mathieu Corradino (dir.), Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Hachette education, 1997, Classiques Hachette  

    Blaise Bachofen, Mathieu Corradino, Rousseau, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes: dossier du professeur, Hachette éducation, 1997, 31 p.  

    Blaise Bachofen, Jean Montenot, Rousseau, Du contrat social: dossier du professeur, Hachette éducation, 1996, 31 p.  

    Blaise Bachofen, Premières leçons sur Le discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes de Jean-Jacques Rousseau: [terminale toutes sections], Presses universitaires de France, 1996, Major bac, 119 p.  

  • Blaise Bachofen, « L'économie politique républicaine; la théorie des relations interétatiques de Rousseau », in Skadi Siiri Krause (dir.), Rousseau - Handbuch, J.B. Metzler, 2025 

    Blaise Bachofen, « « O tribuno e o escrivão. Como dar e recolher votos na assembleia do povo » [« Le tribun et le greffier. De la manière de donner et de recueillir les voix dans l’assemblée du peuple »] », in M. C. Peres Pissara (dir.), Voz e escritura [La voix et l’écriture], Editora da Unesp - Universidade Federal de São Paulo, 2022 

    Blaise Bachofen, « « O selvagem, os selvagens: teoria das sociedades iniciadas » [« Le sauvage, les sauvages : théorie des sociétés commencées »] », in . Lins, M. Meira do Nascimento et L. Moreira, dir. (dir.), Os Selvagens de Rousseau [Les sauvages de Rousseau], Editora Phi e Fundação Fausto Castilho, 2021, pp. 31-50 

    Blaise Bachofen, « O Selvagem, os selvagens : teoria das sociedades iniciadas », Os Selvagens de Rousseau, Editora Phi, 2021, pp. 31-50 

    Blaise Bachofen, « « Faire de l’histoire de la philosophie, est-ce vraiment philosopher ? » », in Chantal Jaquet (dir.), Faire de l’histoire de la philosophie ou les présents du passé, Classiques Garnier, 2020 

    Blaise Bachofen, « « Rousseau : l’imperfection politique de la “véritable” religion » », in B. Klein, Ph. Martin, S. Roman (dir.), L’Europe des superstitions. Une anthologie : XVIe-XXe siècle, 2020 

    Blaise Bachofen, « « External Relations, International Relations » », in E. Grace and Chr. Kelly (eds.) (dir.), The Rousseauian Mind, Routledge, 2019 

    Blaise Bachofen, « « La notion de bien commun peut-elle se traduire de façon concrète dans le champ de l’économie ? » », in M. Bellet et Ph. Solal (dir.), Économie, républicanisme et république, Classiques Garnier, 2019 

    Blaise Bachofen, « External relations, international relations », The Rousseauian Mind, Routledge, 2019 

    Blaise Bachofen, « « Der erste Naturzustand als wahrer Naturzustand. Die Tragweite einer anthropologischen Untersuchung » », in J. Rohbeck et L. Steinbrügge (dir.), Die beiden Diskurse zur Zivilisationskritik, Akademie Verlag, 2015 

    Blaise Bachofen, « « L’usage de la fiction anecdotique dans la constitution du mythe du self made man » », in R. Chappé et P. Crétois (dir.), L’homme présupposé, Presses universitaires de Provence, 2014, pp. 45-58 

    Blaise Bachofen, « « Origine et fondements de la guerre dans la théorie politique de J.-J. Rousseau » », in G. Bras, F. Frosini et V. Morfino (dir.), La guerre et la violence, Le Temps des Cerises, 2014, pp. 41-54 

    Blaise Bachofen, « « Intérêt individuel, intérêt privé, intérêt commun. Les complications de la notion d’intérêt particulier » », in B. Bachofen, B. Bernardi, A. Charrak et F. Guénard (dir.), Philosophie de Rousseau, Classiques Garnier, 2014 

    Blaise Bachofen, « « Relations » : introduction à la IIIe partie », in B. Bachofen, B. Bernardi, A. Charrak et F. Guénard (dir.), Philosophie de Rousseau, Classiques Garnier, 2014 

    Blaise Bachofen, « « Rousseau, une théorie politique de la guerre » », in N. Fumio, M. Nobutaka et K. Yoshie (dir.), Rousseau le moderne ? – Retour de Rousseau, retour à Rousseau, Fûkôsha éd., 2014 

    Blaise Bachofen, « « La critique rousseauiste de l’homme abstrait » », in Th. Meynard (dir.), Le Rousseau des Français et le Rousseau des Chinois, Shangwu Yinshuguan éd., 2013 

    Blaise Bachofen, « « Une anthropologie du “moi relatif” » », in P. Manent et C. Habib (dir.), Penser l'homme. Treize études sur Jean-Jacques Rousseau, Classiques Garnier, 2013, pp. 25-41 

    Blaise Bachofen, « « Logische Genesen, geschichtliche Anfänge, Begründung im Recht: Figuren des Ursprung und der Grundlegung bei Rousseau » », in P. Delhom und A. Hirsch (Hrsg.) (dir.), Rousseaus Ursprungserzählungen, Wilhelm Fink, 2012, pp. 19-36 

    Blaise Bachofen, « « The Man of Business, the Craftsman and the Citizen. The Social Destination of Humanity in the Anthropological Theories of Locke and Rousseau » », in P. Kemp and A. Sørensen (dir.), Politics in Education, Lit Verlag, 2012, pp. 26-39 

    Blaise Bachofen, « « L’institution du peuple » », in B. Bachofen, B. Bernardi et G. Olivo (dir.), Du Contract social ou Essai sur la Forme de la République (« Manuscrit de Genève »), Vrin, 2012 

    Blaise Bachofen, « « La notion de pluralité chez Arendt (ou commencer préserver la démocratie d’une fausse alternative) » », in C. M. Herrera et S. Pinon (dir.), La démocratie, entre multiplication des droits et contre-pouvoirs sociaux, Kimé, 2012, pp. 11-24 

    Blaise Bachofen, « « Why Rousseau Mistrusts Revolutions. A paradoxical Conservatism » », in H. R. Lauritsen and M. Thorup (eds.) (dir.), Rousseau and Revolution, Continuum, 2011 

    Blaise Bachofen, « « La Lettre à d’Alembert, principes du droit poétique ? » », in B. Bachofen et B. Bernardi (dir.), Rousseau, politique et esthétique. Sur la “Lettre à d’Alembert”, ENS éditions, 2011, pp. 71-92 

    Blaise Bachofen, « « Louis de Bonald, la “société” contre le “peuple” » », in Y. Vargas (dir.), De la puissance du peuple, vol. IV, Conservateurs et réactionnaires. Le peuple mis à mal, Le Temps des Cerises, 2011 

    Blaise Bachofen, « « La religion civile selon Rousseau : une théologie politique négative » », in G. Waterlot (dir.), La théologie politique de Rousseau, Presses universitaires de Rennes, 2010, pp. 37-62 

  • Béatrice Longuenesse, postface à Jean-Marie Beyssade, Rousseau et la politique des modernes, Librairie philosophique J. Vrin, 2025, Bibliothèque d'histoire de la philosophie, 280 p.  

    Les textes réunis ici, dont deux sont inédits, montrent l’apport majeur de Jean-Marie Beyssade à la connaissance de la pensée politique moderne. Lisant avec une intelligence lumineuse le Nicomède de Corneille, mettant au jour dans les Mémoires de Saint-Simon une paradoxale critique de la tyrannie, il élabore l’idéal d’une « politique de la générosité » et s’interroge sur l’origine et les fondements de la souveraineté. D’où son intérêt pour Rousseau, dont il est un des plus pénétrants interprètes. Dans la réappropriation par le Genevois de la tradition du contrat social et ses analyses sur la guerre, mais aussi dans la réflexion de l’abbé de Saint-Pierre sur une citoyenneté universelle et dans celle de Kant sur la Révolution française, il cherche des réponses à une question qui est plus que jamais la nôtre : quelle politique pour les modernes ?

    Blaise Bachofen, préface à Pascal Gauchon, Éric Cobast, L'année Major 98/99: la revue de culture générale de la collection Major, Presses universitaires de France, 1999, Collection Major, 129 p. 

  • Blaise Bachofen, Leonardo Moreira, Stéphanie Roza, « Les  sauvages  des Lumières, II. Enjeux politiques », Lumières, Presses universitaires de Bordeaux, 2025, n°45, pp. 7-13 

    Blaise Bachofen, Leonardo Moreira, Stéphanie Roza, Leonardo O. Moreira, « Les  sauvages  des Lumières II. Enjeux politiques », Lumières, Presses universitaires de Bordeaux, 2025, n°45, pp. 7-13  

    Blaise Bachofen, « Présentation du dossier », L’Enseignement philosophique, L’Enseignement philosophique, 2025, n°75e Aée, pp. 13-17  

    Blaise Bachofen, « Théophile Pénigaud de Mourgues, Les Délibérations du peuple. Contexte et concepts de la philosophie politique de Jean-Jacques Rousseau, Paris, Classiques Garnier, 2024, 468 p. », Revue de métaphysique et de morale, Revue de métaphysique et de morale, 2025, n°125, pp. 113-115  

    Blaise Bachofen, Leonardo Moreira, Stéphanie Roza, « Introduction [au dossier : Les sauvages des Lumières : enjeux anthropologiques] », Lumières, Presses universitaires de Bordeaux, 2024, n°44, pp. 7-15 

    Blaise Bachofen, « Rousseau, précurseur de la paléoanthropologie contemporaine ? », Lumières, Lumières, 2024, n°44, pp. 45-62  

    Blaise Bachofen, Leonardo O. Moreira, Stéphanie Roza, « Introduction », Lumières, Lumières, 2024, n°44, pp. 7-15  

    Blaise Bachofen, Leonardo Oliveira Moreira, Stéphanie Roza, « Les 'Sauvages' des Lumières : enjeux anthropologiques », Lumières, Presses universitaires de Bordeaux, 2024, n°44, p. 176  

    Blaise Bachofen, Daohong Xiong, « “L’acte par lequel un peuple est un peuple” : l’énigme du démos. Hobbes, Locke, Rousseau. », Etudes de Philosophie Française, , 2023, p. 328 

    Blaise Bachofen, « … Et nous reparlerons.  », Le Portique : Revue de Philosophie et de sciences Humaines, Strasbourg : Le Portique, 2022 

    Blaise Bachofen, « Le  Législateur  selon Rousseau : le prince à l’envers ? », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, 2021, n°53, pp. 155-173   

    Rousseau a toujours récusé l’idée, dominante en son siècle, du despotisme éclairé. Si quelque chose, dans sa pensée politique, fait écho à la tradition de l’éducation du souverain, c’est l’intrigant personnage qu’il nomme dans Du Contrat social « le Législateur ». Désigné ainsi par référence aux grands nomothètes de l’Antiquité, il n’est cependant pas « législateur » au sens propre puisqu’il n’a pas le droit de légiférer. Il n’est pas non plus ce que Rousseau nomme « le prince », à savoir le pouvoir exécutif, exercé dans la République idéale par un monarque ou un collège de magistrats choisis par élection. Sa seule fonction est d’« instituer », au sens de « guider », d’« éclairer » le peuple souverain. Mais peut-on éduquer un peuple comme on éduque un homme ? Le peuple formé à la souveraineté est-il à même de réduire la fonction du prince à celle de simple exécutant et de se passer de maître ?

    Blaise Bachofen, « Le “Législateur” selon Rousseau : le Prince à l’envers ? », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, L'Harmattan, 2021 

    Blaise Bachofen, « Le rejet du principe de représentation et l’impératif participatif. Fondements théoriques », Pouvoirs - Revue française d’études constitutionnelles et politiques, Le Seuil, 2020, pp. 31-42 

    Blaise Bachofen, « Deux versions de la perfectibilité de l'homme », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2020, n°61, pp. 13-13  

    Blaise Bachofen, « Trópicos tristes, tristes tropismos das democracias. Nota sobre a eleição de Jair Bolsonaro », Revista Philosophia, Pontifícia Universidade Católica de São Paulo, 2019 

    Blaise Bachofen, « Le droit, les droits : enjeux et problèmes du rapport à la norme juridique d’un philosophe de l’émancipation », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, Revue interdisciplinaire d'études juridiques, 2017, n°Volume 79, pp. 137-147   

    Comme théoricien du pouvoir, Foucault rencontre souvent la question de la norme juridique. Il la rencontre dans son travail sur la punition, donc sur le droit pénal, et dans ses travaux sur l’État, donc sur le droit administratif et plus largement sur le droit public. L’intérêt qu’il porte, dans ses travaux tardifs, à l’ultra-libéralisme, révèle tout particulièrement les ambiguïtés d’une philosophie qui contient tout à la fois une critique de l’État et une défense du droit des individus à posséder des droits.

    Blaise Bachofen, « Le droit, les droits : enjeux et problèmes du rapport à la norme juridique d’un philosophe de l’émancipation », Revue Interdisciplinaire d'Etudes Juridiques, Presses de l'Université Saint-Louis, 2017 

    Blaise Bachofen, « Que fait-on quand on fait la guerre ? La guerre au prisme de la pensée politique de Rousseau », Shiso , Iwanami, 2016, n°1109, pp. 34-55 

    Blaise Bachofen, « Cidades sem cidadãos? », Revista CULT, ed. Bregantini, São Paulo, 2016, pp. 73-89 

    Blaise Bachofen, « The Paradox of ‘Just War’ in Rousseau’s Theory of Interstate Relations », American Political Science Review, Cambridge University Press (CUP), 2015 

    Blaise Bachofen, « Rousseau : une économie politique républicaine ? », Le Philosophoire, Le Philosophoire, 2013, n°39, pp. 117-145   

    Rousseau, contre la pensée dominante de son temps, affirme l’existence d’une res publica, d’un bien public irréductible à la juxtaposition des intérêts privés. Aussi sa pensée économique résiste-t-elle à l’idée selon laquelle l’économie ne serait scientifique qu’à condition de s’affranchir du politique. Il déconstruit l’illusion selon laquelle, dans les sociétés existantes, la division sociale du travail ne ferait que des gagnants. Ses propositions de politique économique visent alors à rendre possible une collaboration dont tous les agents tireraient profit en proportion de leur contribution effective. Il cherche également à promouvoir le goût d’une richesse d’un autre ordre que celle qui résulte du développement de la production et du commerce : la jouissance morale d’une contribution au bien public.

    Blaise Bachofen, « Gabrielle Radica, L’Histoire de la raison. Anthropologie, morale et politique chez Rousseau, Paris, Champion (coll.  Les dix-huitièmes siècles ), 2008, 816 p., 146 € », Revue philosophique de la France et de l'étranger, Revue philosophique de la France et de l'étranger, 2013, n°138, pp. 99-142  

    Blaise Bachofen, « Rousseau : une économie politique républicaine ? », Le Philosophoire, Vrin/Éditions Association Le Lisible et l'Illisible, 2013 

    Blaise Bachofen, « Da che cosa ci protegge lo Stato ? Stato di guerra e Stato di diritto in Hobbes e Rousseau », Storia del pensiero politico, Il Mulino, 2013 

    Blaise Bachofen, « La notion de pluralité chez Hannah Arendt (ou comment préserver la démocratie d’une fausse alternative) », Nomos & Normes, Nomos & Normes, 2012, pp. 11-24  

    Blaise Bachofen, « La notion d'exécution chez Rousseau : Une psychopathologie du corps politique », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, 2012, n°34, pp. 275-298   

    RésuméL’article analyse les analogies entre âme et cerveau (la volonté législative souveraine) et corps (le corps social soumis aux lois). Le pouvoir exécutif se révèle alors être un analogon du système nerveux périphérique. Organe de mise en relation entre les substances, il n’est pas substance, mais simple attribut, adjoint de la souveraineté. Cependant, l’exercice de ce pouvoir recèle une ambivalence, dont résulte sa tendance à l’usurpation : quoique n’étant pas l’« âme » de l’état, il en est pourtant une indispensable fonction, car il a pour objet tout ce dont le législatif, qui ne décide que des questions générales, ne peut connaître.

    Blaise Bachofen, « Das gemeinsamme Interesse und Jedermanns Interesse: der Ort individuellen Glücks in Rousseaus politischem Denken », Jahrbuch für Recht und Ethik / Annual Review of Law and Ethics, Duncker & Humblot, 2012, pp. 25-42 

    Blaise Bachofen, « Le sens du travail dans les théories pédagogiques de Locke et de Rousseau », Annales de la Société Jean-Jacques Rousseau, Société Jean-Jacques Rousseau, 2012 

    Blaise Bachofen, « La nation, la patrie, le pays. La question de l’appartenance politique chez Rousseau », Annales de la Société Jean-Jacques Rousseau, Société Jean-Jacques Rousseau, 2012 

    Blaise Bachofen, « Esthétique du signe pur. Adorno, Merleau-Ponty et l’art comme réinvention infinie du réel », Danish Yearbook of Philosophy, Keeper, 2011, pp. 7-24 

    Blaise Bachofen, « La notion d’exécution chez Rousseau. Psychopathologie du corps politique », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, L'Harmattan, 2011 

    Blaise Bachofen, « Les sentiers de la modernité », Philosophie magazine, Philosophie magazine, 2009, n°29, pp. 38-39  

    Blaise Bachofen, « Une  robinsonnade  paradoxale : les leçons d'économie de l'Émile », Archives de philosophie, Archives de philosophie, 2009, n°72, pp. 75-99   

    L’Émile met en scène deux leçons de choses visant à initier l’élève à la science économique: l’une concernant le fondement du droit de propriété, l’autre concernant l’échange marchand et la division sociale du travail. Ces deux moments éducatifs donnent un précieux éclairage sur la pensée économique de Rousseau, pensée plus complexe et informée qu’on ne le considère communément. Mais c’est également dans les décisions existentielles d’émile que sont abordées philosophiquement les conditions d’un choix rationnel, la maximisation de la satisfaction et les vertus supposées de la concurrence. Par ces différents biais, Rousseau met à l’épreuve et critique les thèses de la science économique, annonciatrices du libéralisme, qui s’ébauchent à son époque.

    Blaise Bachofen, « Une robinsonnade paradoxale : les leçons d’économie de l’Émile », Archives de Philosophie, Centre Sèvres, 2009, pp. 75-99 

    Blaise Bachofen, « Bruno Bernardi, La fabrique des concepts. Recherches sur l’invention conceptuelle chez Rousseau, Paris, Honoré Champion, 2006, 596 p., 125 FS / 92 E. », Revue philosophique de la France et de l'étranger, Revue philosophique de la France et de l'étranger, 2008, n°133, pp. 483-518  

    Blaise Bachofen, «  La guerre préserve la santé morale des peuples  Hegel, Principes de la philosophie du droit (1821) », Philosophie magazine, Philosophie magazine, 2008, n°25, pp. 23-23  

    Blaise Bachofen, « Aux limites de l’étatique : la condition politique du peuple juif selon Rousseau », Pardès, In Press, 2007 

    Blaise Bachofen, « “Les Douceurs d’un commerce indépendant” : Rousseau ou le libéralisme retourné contre lui-même », Astérion, École Normale Supérieure de Lyon, 2007, n°5  

    Blaise Bachofen, « Aux limites de l'étatique : La condition politique du peuple juif selon Rousseau », Pardès, Pardès, 2006, n°40-41, pp. 171-180  

    Blaise Bachofen, « Violence sociale et violence étatique : sur la notion de destruction dans la pensée politique de Hobbes et de Rousseau », Études J.-J. Rousseau, , 2006 

    Blaise Bachofen, « J.-J. Rousseau et la question d’une science politique », Les Cahiers philosophiques de Strasbourg, Université Strasbourg II (Université Marc Bloch - Université de Strasbourg , 1998 

    Blaise Bachofen, «  Les douceurs d’un commerce indépendant  : Jean-Jacques Rousseau, ou le libéralisme retourné contre lui-même », Astérion. Philosophie, histoire des idées, pensée politique, ENS Éditions    

    1. Commerce, douceur et sociabilitéRousseau écrit, dans la seconde partie du Discours sur l’inégalité, que « tant que les hommes […] ne s’appliquèrent qu’à des ouvrages qu’un seul pouvait faire, et qu’à des arts qui n’avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils […] continuèrent à jouir entre eux des douceurs d’un commerce indépendant ». On peut être tenté de faire un rapprochement entre cette formule de Rousseau et l’apologie, devenue classique depuis Jacques Savary et surtout depu...

    Blaise Bachofen, « … Et nous en reparlerons. », Le Portique. Revue de philosophie et de sciences humaines, Association Les Amis du Portique    

    Je prie les lecteurs de ce collage de me pardonner la facilité du procédé. Gilles mérite un vrai texte d’hommage. Et il n’en manque pas dans ce volume, tant nous sommes nombreux à l’aimer, à lui être reconnaissants, à l’avoir lu, à l’estimer, à savoir ce qu’il a apporté à la compréhension de Diderot et de la philosophie du XVIIIe siècle. Le mien viendra peut-être un jour. Cent fois sur le métier j’ai remis mon ouvrage. Mais toute parole s’adresse à un interlocuteur, à ce que Socrate nommait u...

  • Blaise Bachofen, « L'offense faite aux chefs d'État français », le 14 janvier 2025  

    Septième et dernière séance du cycle de wébinaires " Droit et contestation du chef d'État" organisé par Alexis Blouet, Chargé de recherche CNRS, Aix-Marseille Université et Adrien Monat, MCF, SciencesPo St Germain en Laye

    Blaise Bachofen, « La répression des opposants à Vladimir Poutine et les voies de recours », le 24 avril 2024  

    1ère séance du Cycle de wébinaires organisé par le LEJEP, CY; SciencesPo St Germain; le CNRS; l'UMR DICE Aix-Marseille Université et l'ILF sous la direction scientifique de Alexis Blouët, Chargé de recherche CNRS, Université d’Aix-Marseille, et Adrien Monat, MCF, Sciences Po Saint-Germain-en-Laye

    Blaise Bachofen, « Les sauvages des Lumières », le 12 mai 2023  

    Colloque international organisé sous l’égide du LEJEP, de la Faculté de droit de CYU, de CY Advanced Studies, du Centre d’Histoire des Philosophies Modernes de la Sorbonne (HIPHIMO – Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et du laboratoire CNRS Triangle

    Blaise Bachofen, « L’enseignement du droit au lycée et ses liens avec l’enseignement de la philosophie », le 12 octobre 2019  

    Organisé par l’APPEP, Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public

    Blaise Bachofen, « Des Miroirs aux Princes aux princes dans le miroir », le 27 septembre 2018  

    Organisé par la faculté de droit de l’Université de Cergy-Pontoise

    Blaise Bachofen, « Bl. Bachofen, L'énigme de la confiance et ses enjeux juridiques », le 06 janvier 2014 

  • Blaise Bachofen, Dominique Schnapper, Blaise Bachofen, EHESS, (2014, 12 juin), 2. Penser la modernité (suite), in Quelle science du politique ? Colloque international autour de l’œuvre de Pierre Manent, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/p3x2-2547, (Consultée le 26 octobre 2025). 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Gilles Gourbin, La politique expérimentale de Diderot, thèse soutenue en 2016 à Paris 1 sous la direction de Bertrand Binoche présidée par Franck Salaün, membres du jury : Marie Leca-Tsiomis (Rapp.), Kenta Ōji    

    La reconnaissance dont l’oeuvre de Diderot fait l’objet depuis une quarantaine d’années admet une exception d’importance : sa politique. Ordinairement, on concède à l’auteur des "Mémoires pour Catherine II", des « idées » ou des « vues » sur la politique, mais nullement une pensée politique. En effet, l’absence de traité politique dans son oeuvre pourtant abondante fait immanquablement conclure que ses « pensées détachées » sur de multiples objets politiques ne constituent en rien un corps doctrinal cohérent et constant. Au rebours de ce lieu commun, notre étude s’efforce de montrer qu’il existe une authentique pensée politique chez Diderot : non seulement ses écrits politiques disparates constituent un ensemble cohérent mais ils sont, de surcroît, congruents à l’ensemble de son oeuvre philosophique. Cette cohérence est conçue dès les Pensées sur l’interprétation de la nature lesquelles établissent les principes de la « philosophie expérimentale » qui président à l’élaboration du corpus diderotien. Cette philosophie expérimentale est d’ailleurs moins une « méthode » déduite des sciences naturelles et appliquée à la politique, qu’une « façon de penser » d’abord éprouvée sur les réalités naturelles avant d’être expérimentée sur les réalités sociales. Notre recherche met en évidence cette « politique expérimentale », aussi bien dans l’élaboration de sa« métaphysique politique » ou dans sa façon d’expérimenter l’écriture en politique que dans ses conceptions de l’économie, de l’art de gouverner, du meilleur régime ou de la prise du pouvoir.

    Emmanuel Brassat, Education, apprentissage et connaissance : la formation des idées pédagogiques, thèse soutenue en 2012 à Paris 10 sous la direction de Jean-Michel Salanskis présidée par Annick Weil-Barais, membres du jury : Laurence Loeffel (Rapp.), Bertrand Ogilvie    

    Depuis les débuts des sciences humaines à la fin du dix-huitième siècle, la pédagogie et la psychologie scientifiques se sont constituées conjointement autour des questions du développement et de l’activité d’apprentissage chez l’enfant. Les notions d’activité, de développement et d’apprentissage ont permis d’établir l’hypothèse empiriste d’une psychogenèse des facultés mentales dont l’enfance attesterait naturellement à travers ses âges successifs. Les mouvements d’éducation nouvelle, issus des thèses philosophiques et pédagogiques exprimées par Rousseau dans l’Emile en 1762, ont pu donner sa dimension pratique à l’idéal d’une éducation négative fondée sur l’activité de l’enfant comme expression spontanée de ses forces vitales et spirituelles. Dans l’entrecroisement d’une métaphysique de l’activité, d’une conception libérale humaniste de l’éducation, d’une rationalité émancipatrice et de perspectives pédagogiques psychophysiologiques, peu à peu marquées par l’évolutionnisme et l’utilitarisme, sont nés les principaux paradigmes des pédagogies contemporaines : sensualistes, vitalistes, pragmatiques, fonctionnalistes, puis constructivistes. Dans cette recherche, nous avons analysé de façon archéologique et généalogique, à l’instar de M. Foucault, les dispositifs philosophiques et épistémologiques convergents et opposés qui ont permis leur constitution. Il apparaît que Rousseau a non seulement écrit le programme de leur déploiement mais encore anticipé des contradictions que celui-ci allait rencontrer durant la crise institutionnelle ultérieure de la modernité.