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Blaise Bachofen

Maître de conférences, Philosophie.

Université Cergy-Pontoise · Faculté de Droit Laboratoire d'Études Juridiques et Politiques — LEJEP
CY Cergy Paris UniversitéFaculté de DroitLaboratoire d'Études Juridiques et Politiques
Philosophie politique

Actualités scientifiques

Colloque
12 mai 2023 · Neuville-sur-Oise
Colloque
27 sept. 2018 · Cergy-Pontoise
Parution
17 déc. 2014

Publications scientifiques

  • Ouvrages

    Blaise Bachofen, Leonardo O. Moreira, Stéphanie Roza (dir.), Les sauvages des Lumières: enjeux politiques, SPH/CIBEL et CLARE, 2025, 156 p. 

    Blaise Bachofen, La philosophie de Rousseau: repères, Librairie philosophique J. Vrin, 2024, Repères philosophiques, 213 p. 

    Blaise Bachofen, Leonardo O. Moreira, Stéphanie Roza (dir.), Les sauvages des Lumières: enjeux anthropologiques, SPH/CIBEL et CLARE, 2024, 176 p. 

    Blaise Bachofen (dir.), Le libéralisme au miroir du droit: l'État, la personne, la propriété, ENS éditions, 2022, La Croisée des chemins, 241 p.  

    La notion de libéralisme crée un sentiment trompeur de familiarité : sa présence envahissante dans le débat public brouille le plus souvent sa compréhension. Mais le terme, inventé dans un contexte de luttes politiques, a toujours été chargé d’ambiguïtés. Aussi les recherches réunies ici visent-elles, non à le réduire à une définition dogmatique, mais à en explorer la complexité et les tensions internes. Pour ce faire, elles adoptent un biais particulièrement éclairant : la façon dont la tradition libérale s’est définie en se confrontant aux exigences de la normativité juridique. Les auteurs, spécialistes de philosophie moderne et contemporaine, montrent que le libéralisme ne se réduit pas à une opposition globale à l’idée de norme au nom du « laisser-faire, laisser-passer ». À travers l’étude de moments particulièrement significatifs de son histoire - Locke, Hume, Montesquieu, Bentham, la critique contre-révolutionnaire du libéralisme, Constant, Tocqueville, les anarcho-capitalistes contemporains -, ils donnent plutôt à voir un certain nombre de déplacements dans l’ordre de la normativité. Ils éclairent les débats et les argument suscités par une réflexion renouvelée sur le statut de l’individu, sur le fondement du droit de propriété ou sur la fonction du pouvoir. Ces études peuvent constituer une initiation à la connaissance de quelques-unes des principales figures de la tradition libérale. Elles intéresseront aussi les spécialistes : s’appuyant sur les interprétations classiques de cette tradition, discutant et enrichissant ces interprétations, elles visent à en approfondir les enjeux théoriques

    Blaise Bachofen, Raphaël Chappé, Pierre Crétois, Gilles Campagnolo, Pierre Dockès [et alii], L’homme présupposé, Presses universitaires de Provence, 2020, 314 p.  

    Blaise Bachofen, Tanja Aitamurto, Marc Crépon, Marthe Fatin-Rouge Stefanini, Christian Leyrit, La démocratie participative, Seuil, 2020, 190 p. 

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi, Gilles Campagnolo, André Charrak, Capucine Lebreton [et alii], Rousseau et la philosophie, Éditions de la Sorbonne, 2019  

    Le présent volume rassemble des contributions présentées les 11 et 12 mai 2001 au colloque « Rousseau et la philosophie », organisé à la Sorbonne par le Centre d'Histoire des Systèmes de Pensée Moderne (Université Paris I) et le Centre d'Études en Rhétorique, Philosophie et Histoire des Idées (École normale supérieure des Lettres et Sciences humaines). L'objet de cette rencontre était de dégager la cohérence du rapport qu'entretint Rousseau avec l'ambition, les textes et les problèmes philosophiques : quelle place Rousseau fit-il aux traditions qu'il discute ou dont il s'inspire ? quel rapport se reconnut-il avec Descartes, ainsi qu'avec les philosophes de son temps et, parmi eux, les matérialistes ? quelle situation revendique-t-il pour la philosophie politique développée dans les deux versions du Contrat social ? celle-ci constitue-t-elle le cœur de l'anthropologie qui paraît se dégager de l'Économie politique, des deux Discours, de l'Émile ? en quoi se relie-t-elle aux thèses développées dans les textes esthétiques ou dans La Nouvelle Héloïse? peut-on parler d'un système de Rousseau ?

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi (dir.), Rousseau, politique et esthétique: sur la Lettre à d'Alembert, ENS éditions, 2018, La croisée des chemins, 243 p.  

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi, André Charrak, Florent Guénard (dir.), Philosophie de Rousseau, Éditions Classiques Garnier numérique, 2014, L'Europe des Lumières, 510 p.   

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi, Bruno Bernardi, Gilles Olivo, Emilietta Murgia, James Swenson (dir.), Du contract [sic] social ou Essai sur la forme de la République: manuscrit de Genève, Librairie philosophique J. Vrin, 2012, Textes & commentaires, 252 p. 

    Blaise Bachofen, Bruno Bernardi (dir.), Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Flammarion, 2008, GF, 302 p. 

    Blaise Bachofen, Nicolas Poirier, Sion Elbaz (dir.), Cornelius Castoriadis: réinventer l'autonomie, Editions du Sandre, 2008, Bibliothèque de philosophie contemporaine, 289 p. 

    Blaise Bachofen, Céline Spector (dir.), Principes du droit de la guerre Écrits sur la paix perpétuelle, J. Vrin, 2008, Textes & commentaires, 342 p. 

    Blaise Bachofen, La condition de la liberté: Rousseau, critique des raisons politiques, Payot & Rivages, 2002, Critique de la politique Payot, 334 p. 

    Blaise Bachofen, Gilles Gourbin, Nicolas Poirier, Philosophie, Vuibert, 2002, Mention prépa, 352 p.  

    Blaise Bachofen, Miguel Abensour, Jean-Jacques Rousseau, critique des raisons politiques,, 2000, 557 p. 

    La critique rousseauiste de la philosophie politique doit d'abord s'entendre comme une critique des principales traditions philosophiques concernant la question politique ; cependant elle s'enracine dans une réflexion plus fondamentale sur la possibilité de faire de la politique un objet pour la raison, donc sur les questions préalables auxquelles doit se confronter toute philosophie politique. Cette entreprise critique s'illustre par la division de la réflexion politique de Rousseau en trois perspectives distinctes : une théorie de la société, une théorie de l'Etat et une théorie du gouvernement. La question de la possibilité de leur articulation traverse toute l'œuvre de Rousseau et lui donne son contenu philosophique le plus décisif. La théorie de la société récuse à la fois les prétentions du droit naturel classique, du droit naturel moderne et de l'historicisme à élucider la question du fondement de l'ordre politique. La politique, pas plus qu'elle n'est le lieu où se manifesterait une rationalité transcendante, n'a pour objet de pacifier une liberté sociale anomique : elle doit être la médiation d'un exercice de la liberté. Cependant, quoique la liberté soit le seul fondement rationnel de l'ordre politique, celui-ci offre presque toujours le fondement rationnel de l'ordre politique, celui-ci offre presque toujours le spectacle de la "servitude volontaire". A quelles conditions la liberté peut-elle s'exercer réellement, c'est-à-dire sous la forme d'une liberté "politique" ? Y a-t-il un art de conduire les peuples sur le chemin de leur liberté, qui évite l'écueil du paternalisme politique ? La réflexion sur la pratique politique doit accorder la plus grande place aux évènements historiques imprévisibles qui voient les peuples se faire les acteurs de leur propre histoire. En faisant émerger dans le réel les promesses non tenues, mais aussi les ressources méconnues, de la liberté politique, la raison du "sage" n'est ni étrangère à la politique, ni chez elle dans la politique. Elle est la connaissance de ce que "peut être" la politique.

    Blaise Bachofen, Mathieu Corradino (dir.), Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Hachette education, 1997, Classiques Hachette  

    Blaise Bachofen, Mathieu Corradino, Rousseau, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes: dossier du professeur, Hachette éducation, 1997, 31 p.  

    Blaise Bachofen, Jean Montenot, Rousseau, Du contrat social: dossier du professeur, Hachette éducation, 1996, 31 p.  

    Blaise Bachofen, Premières leçons sur Le discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes de Jean-Jacques Rousseau: [terminale toutes sections], Presses universitaires de France, 1996, Major bac, 119 p.  

  • Préfaces / Postfaces

    Blaise Bachofen, préface à Jean-Marie Beyssade, Rousseau et la politique des modernes, Librairie philosophique J. Vrin, 2025, Bibliothèque d'histoire de la philosophie, 280 p. 

    Les textes réunis ici, dont deux sont inédits, montrent l’apport majeur de Jean-Marie Beyssade à la connaissance de la pensée politique moderne. Lisant avec une intelligence lumineuse le Nicomède de Corneille, mettant au jour dans les Mémoires de Saint-Simon une paradoxale critique de la tyrannie, il élabore l’idéal d’une « politique de la générosité » et s’interroge sur l’origine et les fondements de la souveraineté. D’où son intérêt pour Rousseau, dont il est un des plus pénétrants interprètes. Dans la réappropriation par le Genevois de la tradition du contrat social et ses analyses sur la guerre, mais aussi dans la réflexion de l’abbé de Saint-Pierre sur une citoyenneté universelle et dans celle de Kant sur la Révolution française, il cherche des réponses à une question qui est plus que jamais la nôtre : quelle politique pour les modernes ?

    Blaise Bachofen, préface à Pascal Gauchon, Éric Cobast, L'année Major 98/99: la revue de culture générale de la collection Major, Presses universitaires de France, 1999, Collection Major, 129 p. 

  • Communications

    Blaise Bachofen, « L'offense faite aux chefs d'État français », le 14 janvier 2025 

    Septième et dernière séance du cycle de wébinaires " Droit et contestation du chef d'État" organisé par Alexis Blouet, Chargé de recherche CNRS, Aix-Marseille Université et Adrien Monat, MCF, SciencesPo St Germain en Laye

    Blaise Bachofen, « La répression des opposants à Vladimir Poutine et les voies de recours », le 24 avril 2024 

    1ère séance du Cycle de wébinaires organisé par le LEJEP, CY; SciencesPo St Germain; le CNRS; l'UMR DICE Aix-Marseille Université et l'ILF sous la direction scientifique de Alexis Blouët, Chargé de recherche CNRS, Université d’Aix-Marseille, et Adrien Monat, MCF, Sciences Po Saint-Germain-en-Laye

    Blaise Bachofen, « Les sauvages des Lumières », le 12 mai 2023 

    Colloque international organisé sous l’égide du LEJEP, de la Faculté de droit de CYU, de CY Advanced Studies, du Centre d’Histoire des Philosophies Modernes de la Sorbonne (HIPHIMO – Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et du laboratoire CNRS Triangle

    Blaise Bachofen, « L’enseignement du droit au lycée et ses liens avec l’enseignement de la philosophie », le 12 octobre 2019 

    Organisé par l’APPEP, Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public

    Blaise Bachofen, « Des Miroirs aux Princes aux princes dans le miroir », le 27 septembre 2018 

    Organisé par la faculté de droit de l’Université de Cergy-Pontoise

    Blaise Bachofen, « Bl. Bachofen, L'énigme de la confiance et ses enjeux juridiques », le 06 janvier 2014 

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Gilles Gourbin, La politique expérimentale de Diderot, soutenue en 2016 sous la direction de Bertrand Binoche présidée par Franck Salaün, membres du jury : Marie Leca-Tsiomis (Rapp.), Kenta Ōji  

    La reconnaissance dont l’oeuvre de Diderot fait l’objet depuis une quarantaine d’années admet une exception d’importance : sa politique. Ordinairement, on concède à l’auteur des "Mémoires pour Catherine II", des « idées » ou des « vues » sur la politique, mais nullement une pensée politique. En effet, l’absence de traité politique dans son oeuvre pourtant abondante fait immanquablement conclure que ses « pensées détachées » sur de multiples objets politiques ne constituent en rien un corps doctrinal cohérent et constant. Au rebours de ce lieu commun, notre étude s’efforce de montrer qu’il existe une authentique pensée politique chez Diderot : non seulement ses écrits politiques disparates constituent un ensemble cohérent mais ils sont, de surcroît, congruents à l’ensemble de son oeuvre philosophique. Cette cohérence est conçue dès les Pensées sur l’interprétation de la nature lesquelles établissent les principes de la « philosophie expérimentale » qui président à l’élaboration du corpus diderotien. Cette philosophie expérimentale est d’ailleurs moins une « méthode » déduite des sciences naturelles et appliquée à la politique, qu’une « façon de penser » d’abord éprouvée sur les réalités naturelles avant d’être expérimentée sur les réalités sociales. Notre recherche met en évidence cette « politique expérimentale », aussi bien dans l’élaboration de sa« métaphysique politique » ou dans sa façon d’expérimenter l’écriture en politique que dans ses conceptions de l’économie, de l’art de gouverner, du meilleur régime ou de la prise du pouvoir.

    Emmanuel Brassat, Education, apprentissage et connaissance : la formation des idées pédagogiques, soutenue en 2012 sous la direction de Jean-Michel Salanskis présidée par Annick Weil-Barais, membres du jury : Laurence Loeffel (Rapp.), Bertrand Ogilvie   

    Depuis les débuts des sciences humaines à la fin du dix-huitième siècle, la pédagogie et la psychologie scientifiques se sont constituées conjointement autour des questions du développement et de l’activité d’apprentissage chez l’enfant. Les notions d’activité, de développement et d’apprentissage ont permis d’établir l’hypothèse empiriste d’une psychogenèse des facultés mentales dont l’enfance attesterait naturellement à travers ses âges successifs. Les mouvements d’éducation nouvelle, issus des thèses philosophiques et pédagogiques exprimées par Rousseau dans l’Emile en 1762, ont pu donner sa dimension pratique à l’idéal d’une éducation négative fondée sur l’activité de l’enfant comme expression spontanée de ses forces vitales et spirituelles. Dans l’entrecroisement d’une métaphysique de l’activité, d’une conception libérale humaniste de l’éducation, d’une rationalité émancipatrice et de perspectives pédagogiques psychophysiologiques, peu à peu marquées par l’évolutionnisme et l’utilitarisme, sont nés les principaux paradigmes des pédagogies contemporaines : sensualistes, vitalistes, pragmatiques, fonctionnalistes, puis constructivistes. Dans cette recherche, nous avons analysé de façon archéologique et généalogique, à l’instar de M. Foucault, les dispositifs philosophiques et épistémologiques convergents et opposés qui ont permis leur constitution. Il apparaît que Rousseau a non seulement écrit le programme de leur déploiement mais encore anticipé des contradictions que celui-ci allait rencontrer durant la crise institutionnelle ultérieure de la modernité.