Morgane Daury-Fauveau, Francis Casorla, Maurice Cusson, Eric Meynard, Revue française de criminologie et de droit pénal: Avril 2025, Institut pour la justice, 2025, Revue française de criminologie et de droit pénal, 96 p.
Morgane Daury-Fauveau, Joël-Benoît D'Onorio, Dominique Mamberti, Véronique Degermann, Réformer la justice pénale ?: actes (augmentés et mis à jour) du XXVIIIe colloque national de la Confédération des Juristes catholiques de France, Pierre Téqui éditeur, 2022, 151 p.
Morgane Daury-Fauveau, François Hénot, José Lefebvre (dir.), Mélanges en l'honneur du professeur Nicole Decoopman: les frontières du droit, Ceprisca, 2014, 469 p.
Morgane Daury-Fauveau, La responsabilité pénale du médecin: les principales infractions contre les personnes, Les études hospitalières, 2011, Essentiel (en ligne), 93 p.
Aujourd'hui, le patient mécontent des soins qui lui ont été prodigués n'hésite plus à mettre en cause la responsabilité pénale du médecin. Les poursuites sont le plus souvent déclenchées du chef d'homicide ou de blessures involontaires. Plus rarement, le délit de non-assistance à personne en péril ou les violences volontaires sont retenus. L'étude de la jurisprudence montre qu'il existe un particularisme de ces infractions lorsqu'elles sont envisagées dans leur application à l'activité médicale. C'est ce particularisme qui fait l'objet de l'ouvrage. Il se propose de mettre l'accent sur l'appréciation spécifique qui est faite des éléments constitutifs de l'homicide ou des blessures involontaires, de la non-assistance à personne en péril et des violences volontaires. Il est également l'occasion de s'interroger sur les raisons qui poussent la victime à saisir le juge pénal et d'observer quelles sont les spécialités les plus exposées à cet égard.
Morgane Daury-Fauveau, Droit pénal spécial: Livres 2 et 3 du code pénal infractions contre les personnes et les biens, Presses universitaires de France, 2010, CEPRISCA (Collection Essais), 534 p.
Morgane Daury-Fauveau, Mikaël Benillouche (dir.), Dépénalisation de la vie des affaires et responsabilité pénale des personnes morales, Presses universitaires de France, 2009, Collection CEPRISCA, 141 p.
Morgane Daury-Fauveau, André Decocq, Des principes constitutionnels ou internationaux, protecteurs des droits de l'homme, considérés dans leur application aux mesures punitives prononcées par une autorité autre que la justice pénale
EN FRANCE, LES SANCTIONS FISCALES ET LES SANCTIONS PRONONCEES PAR LES AUTORITES ADMINISTRATIVES INDEPENDANTES SONT SOUMISES A UN REGIME MOINS PROTECTEUR QUE LES SANCTIONS PENALES. POURTANT, L'APPLICATION DES CRITERES EUROPEENS DE LA "MATIERE PENALE" AUX SANCTIONS FISCALES ET AUX SANCTIONS PRONONCEES PAR DES AUTORITES ADMINISTRATIVES INDEPENDANTES MONTRE QUE LA QUASI TOTALITE D'ENTRE ELLES SONT DES MESURES PUNITIVES. DES LORS, LES PRINCIPES PROTECTEURS DES DROITS DE L'HOMME, ENONCES A L'ARTICLE 6 DE LA CONVENTION EUROPEENNE ET A L'ARTICLE 14 DU PACTE DE L'O.NOU., DOIVENT ETRE APPLIQUES : -LA SANCTION DOIT ETRE PRONONCEE PAR UN TRIBUNAL INDEPENDANT ET IMPARTIAL. -LE PROCES DOIT ETRE EQUITABLE. POURTANT, LE PRINCIPE DU CONTRADICTOIRE, DANS LA PROCEDURE FISCALE ET DANS LES PROCEDURES DILIGENTEES PAR LES AUTORITES ADMINISTRATIVES INDEPENDANTES EST REDUIT A SONT STRICT MINIMUM. IL FAUT RESERVER LE CAS DU CONSEIL DE LA CONCURRENCE QUI SUIT UNE PROCEDURE PARFAITEMENT RESPECTUEUSE DES DROITS DE LA DEFENSE. ENFIN, LES MESURES PUNITIVES PRONONCEES PAR UNE AUTRE AUTORITE QUELA JUSTICE PENALE, DOIVENT RESPECER LES GRANDS PRINCIPES DU DROIT PENAL GENERAL. LES DECISIONS DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL RELATIVES AU C.S.A. ET A LA C.O.B. SONT CRITIQUABLES EN CE QU'ELLES N'IMPOSENT PAS UN STRICT RESPECT DES PRINCIPES DE LEGALITE ET DE NECESSITE. QUANT AU PRINCIPE DU NON CUMUL DES PEINES, QUI A FAIT L'OBJET D'UN PROTOCOLE ADDITIONNEL A LA CONVENTION EUROPEENNE, IL A PUREMENT ET SIMPLEMENT SUSCITE UNE RESERVE DE LA PART DE LA FRANCE. LA FRANCE, QUI SE VEUT "PAYS DES DROITS DE L'HOMME" ETABLIT DONC POURTANT UNE DISCRIMINATION ENTRE LES AUTEURS D'INFRACTIONS ADMINISTRATIVES ET LES AUTEURS D'INFRACTIONS PENALES EN PROTEGEANT MIEUX LES SECONDS QUE LES PREMIERS. UNE TELLE ATTITUDE N'EST PAS RESPECTUEUSE DE LA CONVENTION EUROPEENNE.
Morgane Daury-Fauveau, « La justice penale sous l’emprise de la gauche », Revue française de criminologie et de droit pénal, Revue française de criminologie et de droit pénal, 2025, n°24, pp. 25-30
Morgane Daury-Fauveau, Alexandre Baratta, « Comment juger les fous ? », Revue française de criminologie et de droit pénal, Revue française de criminologie et de droit pénal, 2023, n°20, pp. 97-105
Morgane Daury-Fauveau, « Loi du 19 mai 2023 relative aux jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2023, n°23
Morgane Daury-Fauveau, « La LOPMI : simplification de la procédure pénale, renforcement de l'efficacité de l'enquête et... gestion de la pénurie », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2023, n°11
Morgane Daury-Fauveau, Morgane Daury-Faveau, « La place de la victime dans le procès pénal », L'Année Canonique, Société Internationale de Droit Canonique, 2022, n°1, pp. 19-34
Morgane Daury-Fauveau, « Dispositions relatives à la sécurité intérieure : Loi nª 2022-52 du 24 janvier 2022 », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2022, n°78
Morgane Daury-Fauveau, « Les nouvelles modifications apportées par la loi sur la sécurité publique au droit pénal », La Semaine juridique. Édition générale, Éditions techniques - Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2017, n°11
Morgane Daury-Fauveau, « Des listes définitoires de 1810 au code pénal éducatif de 1992 », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2015, n°1, pp. 67-82
Le principe de légalité, exprimé par l'adage « pas d'infraction, pas de peine sans texte », impose au législateur l'obligation de faire des textes clairs et précis. Il doit, lorsqu'il décide d'incriminer un comportement, définir celui-ci. Les textes qui ne définissent pas ou très peu l'infraction, au point qu'elle pourrait être retenue à l'occasion d'agissements qui ne heurtent pas les valeurs sociales, sont sources d'arbitraire car la répression dépendra alors de la morale individuelle du juge.Cette crainte explique le recours fréquent, par l'ancien code pénal, aux listes définitoires, véritables inventaires destinés à brimer la tentation créatrice de la jurisprudence.Au contraire, le législateur contemporain a créé de nombreuses nouvelles infractions, sans vraiment les définir. Celles-ci n'interdisent pas les actes qui portent une atteinte grave aux valeurs fondamentales, indispensables à la vie en société, mais induisent un modèle de conduite, de nouvelles « bonnes mœurs » auxquelles il faut se conformer. L'absence de définition précise permet alors au juge de remplir la nouvelle mission qui lui est assignée, celle de déterminer l'opportunité sociale de la répression.