Vincent Lebrou

Maître de conférences
Science politique.
UFR Sciences Juridiques Economiques Politiques de Gestion

Centre de Recherches Juridiques de Franche-Comté
Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe
  • Vincent Lebrou, Quentin Feuillet-Mauchamp (dir.), État social et citoyenneté, Atlande, 2026, Clefs concours, 424 p. 

    Vincent Lebrou, Science politique de l'Union européenne, Atlande, 2025, Clefs concours (Science Politique), 234 p.  

    S'adressant à tous les candidats aux concours, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs

    Vincent Lebrou, Cédric Passard, Viviane Albenga, Antoine Aubert, Thibaut Rioufreyt, Les idées politiques comme faits sociaux: terrains, méthodes d'enquête, analyses, Atlande, 2024, Clefs concours (science politique), 299 p. 

    Vincent Lebrou, Lola Avril, Samuel B. H. Faure (dir.), C’est la crise: contribution à une sociologie politique de l’action publique européenne, P.I.E-Peter Lang, 2024, La fabrique du politique (Sociologie de l'action publique), 281 p.   

    Vincent Lebrou, Anne-Cécile Douillet, Luc Sigalo Santos, Frontières sectorielles et luttes professionnelles, SciencesPo Les Presses, 2023, 193 p. 

    Vincent Lebrou, Rémi Lefebvre, Christian Le Bart, Jonathan Bocquet, David Le Bras [et alii], Politiser l'intercommunalité ?: le cas des élections locales de 2020, Presses universitaires du Septentrion, 2023, Espaces Politiques    

    Si l’intercommunalité a été plus présente dans les débats municipaux que lors des campagnes précédentes, les programmes des candidats restent toujours peu précis sur les prérogatives respectives de la municipalité et de la communauté / métropole. Les propositions de campagne ne se réfèrent que très rarement directement aux leviers d’action des EPCI à fiscalité propre et tendent par conséquent à placer le citoyen à distance de la réalité de l’action publique communautaire. En dévoilant les enjeux et les conséquences pour la commune du renforcement du rôle des institutions intercommunales, les candidats craignent d’affaiblir la croyance en la capacité d’action des maires, et donc de nuire à la mobilisation des citoyens autour du scrutin municipal. Face à la progression de l’abstention, les thèmes de la proximité (« tranquillité », « bien vivre », « sécurité ») sont toujours très présents dans les professions de foi et les programmes des prétendants au pouvoir municipal. La démocratie intercommunale reste évanescente

    Vincent Lebrou, Myriam Bachir, Guillaume Gourgues, Rémi Lefebvre, Jessica Sainty [et alii], Des citoyens à la conquête des villes: les listes citoyennes et participatives lors des élections municipales de 2020, CNRS Éditions, 2023, 326 p.  

    L'irruption de listes citoyennes et participatives (LCP) dans le paysage électoral constitue l'un des phénomènes notables de la campagne pour les municipales de 2020. Composées essentiellement d'individus peu habitués des instances traditionnelles de la démocratie représentative, les LCP emploient des méthodes alternatives de sélection des candidates et candidats et de construction du programme politique, en promettant d'instaurer une démocratie participative rénovée. Cet ouvrage propose un état des lieux des recherches menées en science politique sur l'émergence de ces LCP lors des élections municipales de 2020, entre analyse d'ensemble et études de cas en contexte urbain (Amiens, Lille, Marseille, Montpellier, Poitiers, Strasbourg, Toulouse) ou rural (Saillans, Crest). Il interroge leurs ambitions politiques, leur composition sociale, leur diversité. A-t-on assisté à la naissance d'un « néo-municipalisme » à la française ? Quels liens établir avec d'autres mobilisations « citoyennes » ? En essayant de répondre à ces questions, l'ouvrage ambitionne de donner des points de repère pour comprendre la suite de la trajectoire des LCP, qui mèneront nombre d'entre elles jusqu'aux élections municipales de 2026.

    Vincent Lebrou, Laurence Granchamp Florentino, David Adams, Mags Adams, Sandrine Baudry [et alii], Militantismes et potagers, Presses universitaires du Septentrion, 2021, @Environnement et société, 317 p.   

    Vincent Lebrou, Samuel B. H. Faure (dir.), L'Europe à géométrie variable: pour des approches renouvelées des logiques de différenciation, L'Harmattan, 2020, 249 p. 

    Vincent Lebrou, Niilo Kauppi, L'Europe loin de Bruxelles: acteurs, enjeux et controverses de la mise en oeuvre de la politique régionale de l'Union européenne en France, Université de Strasbourg, 2015, 462 p.  

    Cette thèse analyse la mise en oeuvre de la politique régionale de l'Union européenne (PRUE) en France entre 1988 et 2013. Elle cerne d'abord l'espace des acteurs inestis dans la conduite quotidienne de l'action publique communautaire. Elle éclaire ensuite la façon dont les politiques publiques européennes s'articulent aux transformations récentes des espaces sociaux et institutionnels qu'elles traversent. L'enquête empirique consiste en une ethnographie multisituée qui intègre les différents niveaux de l'action publique communautaire. La thèse apporte trois résultats principaux. Elle met tout d'abord en évidence la participation de l'action publique communautaire au renouvellement des modes d'intervention de l'État. Elle donne ensuite à voir les effets de désingularisation qu'exercent les instruments de la PRUE sur le travail quotidien des agents publics, désormais surtout préoccupés par leurs performances gestionnaires. Elles confirme enfin les affinités électives entre politiques nartionales et communautaires en ce qui concerne l'activation des dépenses publiques dans le domaine économique et social.

  • Hugues Daussy, préface à Maryse Graner, Jean-Paul Barrière, Pascal Brunet, Trésors du savoir: 1423-2023, 600 ans d'histoire(s) de l'université de Franche-Comté, Presses universitaires de Franche-Comté, 2025, Hors collection, 925 p. 

  • Vincent Lebrou, Luc Sigalo Santos, « Les transversalités contrariées de l’action publique : Quand des agents locaux résistent au déplacement des frontières sectorielles », Pôle Sud, Pôle Sud, 2024, n°º61, pp. 93-109  

    Vincent Lebrou, Lola Avril, Samuel B. H. Faure, « Sur les effets de la  polycrise  de l’Union européenne », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°72, pp. 1021-1024  

    Vincent Lebrou, « Hagemann (Christian) – EU Funds in the New Member States. Party Politicization, Administrative Capacities, and Absorption Problems after Accession. – Cham, Palgrave Macmillan (Palgrave Studies in European Union Politics), 2019. XXIV + 324 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°72, pp. 1036-1037  

    Vincent Lebrou, « Bouquerel (Fanny) – Culture et politique régionale de l’Union européenne. Stratégies et pratiques d’acteurs de Bruxelles à la Sicile. – Berne, Peter Lang, 2021 (Action publique). 234 p. Bibliogr. Index. Illustrations. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°72, pp. 1058-1059  

    Vincent Lebrou, « Dianara Andry (Aurélie) – Social Europe, the Road Not Taken. The Left and European Integration in the Long 1970s. – Oxford, Oxford University Press, 2020 (Oxford Studies in Modern European History). 336 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°72, pp. 1070-1070  

    Vincent Lebrou, Anne-Cécile Douillet, Luc Sigalo Santos, « Franchir les frontières bureaucratiques : (Dé)sectorisation et transversalité dans l’action publique », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2023, n°VOL. 12, pp. 9-26   

    RésuméLa prolifération de politiques et de dispositifs qualifiés de « transversaux », « intersectoriels », « trans-sectoriels », etc., semble remettre en cause l’organisation historique de l’action publique par secteurs. Les travaux d’analyse des politiques publiques qui les prennent pour objet y voient souvent une réponse à la « complexification » des problèmes publics. En se situant dans une perspective constructiviste, ce numéro conçoit plutôt les frontières sectorielles de l’action publique comme objets et produits d’un travail concurrentiel de délimitation de périmètres bureaucratiques, dont le franchissement ou le déplacement n’a rien d’évident, ni d’automatique. Articulant sociologies de l’action publique, de l’administration et des professions, les articles rassemblés ici examinent différentes formes de remise en cause des frontières bureaucratiques, – qu’elles prennent des formes très bricolées ou plus institutionnalisées – et la façon dont elles reconfigurent les rapports professionnels, institutionnels, et parfois le contenu même de l’action publique.

    Vincent Lebrou, « Chapitre 15. Analyser la mise en œuvre de l’action publique européenne avec la sociologie des champs. Quelques remarques sur la politique de cohésion de l’Union Européenne », Action publique, Action publique, 2022, pp. 433-445  

    Vincent Lebrou, Antonin Thyrard, « La financiarisation des politiques européennes : un nouveau tournant », Questions internationales, Questions internationales, 2021, n°110, pp. 51-58   

    Durant les crises liées à la pandémie de Covid-19, l’Union européenne a (ré)affirmé le poids de l’action financière dans son champ d’intervention économique et politique. Au-delà des simples effets de communication sur leur interventionnisme économique, cette « financiarisation » en cours de l’action publique européenne pose la question de la capacité des Vingt-Sept à réellement faire « Union ».

    Vincent Lebrou, « Distinguer les  bons  élèves des  mauvais  : l’allocation des fonds structurels européens comme différenciation à vocation gestionnaire », Politique européenne, Politique européenne, 2020, n°67-68, pp. 130-157   

    Cet article analyse les critères et les mécanismes d’attribution des fonds structurels européens à l’échelon local. La Politique de cohésion communautaire, dotée d’un budget qui atteint désormais le tiers de celui de l’UE, repose en effet sur ces fonds structurels européens destinés à financer des projets menés à l’échelon local dans des domaines variés. À partir d’une enquête menée dans trois régions françaises, on cherchera ici à montrer que les porteurs de projet font l’objet d’un processus de différenciation largement basé sur des critères gestionnaires qui ne sont pas sans conséquences sur le fonctionnement interne des structures sélectionnées.

    Vincent Lebrou, Samuel B. H. Faure, « L’Europe à géométrie variable : Renouveler l’analyse des logiques de différenciation de l’intégration européenne », Politique européenne, Politique européenne, 2020, n°67-68, pp. 8-25   

    Depuis le début du XXIe siècle, les études européennes ont développé leur intérêt pour l’analyse de « l’Europe à géométrie variable ». Cette introduction propose un dialogue critique avec les théories classiques de l’intégration européenne qui conceptualisent la différenciation « horizontale » (variations territoriales) et la différenciation « verticale » (variations dans la centralisation du pouvoir d’une politique publique à une autre). Une troisième logique de différenciation dite « transversale » est proposée pour saisir les groupes professionnels qui travaillent à construire une Europe à géométrie variable pensée comme un fait social.

    Vincent Lebrou, Lola Avril, Yohann Morival, « Chronique bibliographique sur les études européennes : Diversification des objets, porosité des frontières académiques », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, pp. 685-688  

    Vincent Lebrou, « Du mot d’ordre politique à la controverse académique : l’intégration différenciée est-elle l’avenir de l’Union européenne ? », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -  

    Vincent Lebrou, Luc Sigalo Santos, « Ce que le Fonds social européen fait à l’action publique locale : Reconfiguration des rapports institutionnels, redéfinition des rôles professionnels », Politique européenne, Politique européenne, 2018, n°60, pp. 8-33   

    Depuis les années 1990, le Fonds social européen (FSE) est l’un des principaux instruments d’intervention de l’Union européenne au sein des États membres. Pourtant, les enjeux de pouvoir qui sous-tendent son déploiement à l’échelle locale demeurent mal connus. À partir des résultats d’enquêtes ethnographiques sur des administrations départementales et régionales, les auteurs analysent la façon dont ces crédits communautaires sont appropriés, loin de Bruxelles, par les agents en charge de leur gestion quotidienne. Déconstruisant une vision enchantée du « partenariat », ils montrent que le FSE nourrit des stratégies concurrentielles qui contribuent à reconfigurer les rapports institutionnels locaux. Ils montrent également comment ce processus participe à redéfinir les rôles bureaucratiques, en érigeant la rigueur gestionnaire au sommet de la hiérarchie des compétences professionnelles légitimes.

    Vincent Lebrou, « Une configuration aux traits incertains : Les acteurs de la Politique de cohésion de l’Union européenne en région », Politique européenne, Politique européenne, 2018, n°57, pp. 142-169   

    Les politiques publiques européennes impliquent un nombre toujours plus important d’acteurs mobilisés, directement ou non, dans leur mise en œuvre à l’échelon local. Cet article entend décrire la variété des ressources et rôles professionnels mobilisés dans une telle entreprise. À partir de l’exemple de la Politique de cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union européenne (PCUE), nous chercherons à saisir les modalités concrètes de leur traduction opérationnelle en région. Dans cette perspective nous développerons une approche sensible aux pratiques de ces acteurs et à la façon dont ces derniers travaillent à la stabilisation de nouveaux rôles professionnels dans le paysage politique et administratif local. Une telle analyse nous permettra de mieux saisir ce que la construction européenne fait et doit aux processus de reconfiguration des pouvoirs à l’œuvre au sein des États membres. Seront par exemple abordées ici les questions du gouvernement « à distance » ou de la place croissante des consultants dans la conduite des politiques publiques.

    Vincent Lebrou, « À la périphérie de l’Eurocratie : Les intermédiaires locaux de la politique régionale européenne et la managérialisation de l’action publique », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2015, n°VOL. 4, pp. 101-126   

    La politique régionale de l’Union européenne constitue le principal instrument d’intervention des instances communautaires au sein des États membres. L’augmentation régulière des budgets alloués à cette politique a entraîné la multiplication des positions professionnelles dédiées à sa mise en œuvre. Situées pour la plupart d’entre elles dans l’espace local, elles sont le plus souvent investies par des agents administratifs peu familiers des problématiques européennes. Cet article éclaire les modalités de confrontation de ces cadres intermédiaires à ces nouveaux schèmes de pensée communautaires et aux processus d’apprentissage qu’implique la mise en œuvre des politiques communautaires. Il montre notamment que les problématiques de contrôle et de rationalisation des dépenses publiques représentent un enjeu central dans le quotidien des agents administratifs concernés par les fonds européens.

  • Vincent Lebrou, « Bien-être, approche pluridisciplinaire », le 25 février 2026  

    Colloque organisée par le CRJFC, Faculté de droit, Université de Franche-Comté

    Vincent Lebrou, « Contrôler et évaluer le bon usage des finances publiques : vecteur d’une confiance renouvelée dans les institutions », le 25 novembre 2025  

    Journée d'études organisée par le CRJFC, Université de Franche-Comté

    Vincent Lebrou, « Le droit électoral en pratiques », le 28 mars 2025  

    Journée d'études organisée par le CRJFC, Université de Franche-Comté sous la direction de Vincent Lebrou, MCF en science politique – CRJFC et Marie-Odile Peyroux-Sissoko, Professeur de droit public – CRJFC

    Vincent Lebrou, « L’encadrement doctoral, des réformes institutionnelles aux pratiques professionnelles », le 21 novembre 2024  

    Journée d'études organisée par le CRJFC, Université de Franche-Comté sous la direction de Vincent Lebrou, U. Franche-Comté, CRJFC et Luc Sigalo Santos, Aix-Marseille Université, LEST

    Vincent Lebrou, « Élections européennes 2024 : quel avenir pour la démocratie européenne ? », le 27 mars 2024  

    Journée d'étude organisée par le CRJ, Faculté de droit, Université de Franche-Comté sous la direction scientifique de Vincent Lebrou, MCF en science politique

    Vincent Lebrou, « Actualité des études européennes », le 23 novembre 2023  

    Colloque organisé par le laboratoire SAGE, UNISTRA sous la direction de Marie Acabo - SAGE, Strasbourg et Maxime Behar - SAGE, Strasbourg

    Vincent Lebrou, « La thèse et le doctorat : Socio-histoire d’un grade universitaire (XIXe-XXIe siècle) », le 08 septembre 2022  

    Organisé par Pierre Bataille, Université Grenoble Alpes ; Arnaud Desvignes, Centre d’histoire du XIXe siècle ; Cécile Obligi, BIS et Pierre Verschueren, Université de Franche-Comté

    Vincent Lebrou, « Interdisciplinary perspectives on European public action », le 02 juin 2021  

    Organised by Strasbourg Université

    Vincent Lebrou, « Quels territoires et quelles régulations pour gouverner les solidarités ? », le 24 janvier 2019  

    Ce colloque scientifique est organisé dans le cadre de la Chaire Territoires et Mutations de l’Action Publique (TMAP) de Sciences Po Rennes

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Fabian Gal, L’éternelle simplification de la politique de cohésion de l’UE : Les causes et effets de la perception de la lourdeur administrative en Auvergne Rhône-Alpes, thèse soutenue en 2025 à Université de Rennes 2023 sous la direction de Romain Pasquier et Sébastien Bourdin présidée par Alistair Cole, membres du jury : Sabine Saurugger (Rapp.), Philippe Zittoun (Rapp.), Laura Polverari      

    Cette thèse analyse les causes et les effets de la perception de lourdeur administrative dans la mise en œuvre de la politique de cohésion de l’Union européenne, à partir d’une enquête conduite en Auvergne Rhône-Alpes. En mobilisant une approche comportementale et une méthodologie mixte croisant données qualitatives et quantitatives, elle montre que cette perception ne résulte pas uniquement d’une charge administrative objective, mais se construit progressivement tout au long du cycle de la politique publique : depuis sa formulation, en passant par sa mise en œuvre, jusqu’à sa réception par les bénéficiaires. Malgré l’ambition affichée de simplification, des exigences rigides inscrites dans le cadre réglementaire, combinées à certaines dynamiques de mise en œuvre, engendrent des situations d’ambiguïté, une charge administrative élevée pour les porteurs de projet et des délais importants dans l’instruction et le paiement des subventions. L’analyse de la variabilité de cette perception permet d’éclairer les facteurs qui y contribuent, en fonction des caractéristiques des bénéficiaires, du contexte institutionnel et de la nature des projets financés. La lourdeur administrative n’est pas sans conséquences : elle tend à renforcer les inégalités d’accès, à affaiblir l’utilité perçue des fonds européens et à fragiliser la capacité de mise en œuvre des porteurs. En restituant l’expérience des bénéficiaires, cette thèse propose une lecture renouvelée des tensions à l’œuvre dans la mise en œuvre d’une politique publique européenne.