Magali Nonjon, Éric Agrikoliansky, Philippe Aldrin, Catherine Achin, Lorenzo Barrault-Stella [et alii], Ordre social, désordre électoral: une sociologie du vote de 2017, Presses universitaires du Septentrion, 2024, Espaces politiques, 396 p.
Le vote n’est-il qu’une affaire de chiffres ? C’est l’impression que peut donner une chronique de l’élection focalisée sur la courbe des intentions de vote ou sur les pourcentages de composition ou de distribution des voix. Pourtant, si le vote demeure fondamentalement une opération de comptage et de décomptage, il ne suffit pas de compter les voix pour comprendre comment les électrices et les électeurs perçoivent l’offre électorale, interprètent ses enjeux et font finalement leur choix. À partir d’une longue enquête réalisée au plus près des citoyens, à la fois qualitative et quantitative, les contributions de ce livre interrogent le poids des trajectoires sociales et des contextes de leur existence sur les façons de voter. Menée tout au long de la séquence électorale de 2017, l’enquête montre la persistance de l’ancrage social du vote face à un désordre inédit de l’offre électorale. Elle propose de renouveler la sociologie des variables sociales qui façonnent les préférences électorales.
Magali Nonjon, Thomas Aguilera, Francesca Artioli, Lorenzo Barrault-Stella, Emmanuelle Hellier [et alii], Les cartes de l’action publique: Pouvoirs, territoires, résistances, Presses universitaires du Septentrion, 2021
Magali Nonjon, Alice Mazeaud, Le marché de la démocratie participative, Éditions du Croquant, 2018, Sociopo, 365 p.
Magali Nonjon, Frédéric Sawicki, Quand la démocratie se professionnalise: enquête sur les experts de la participation,, 2006, 462 p.
Aujourd'hui la démocratie participative ne s 'affiche plus seulement dans des discours, elle s'incarne dans des pratiques. Les formes d'association des citoyens à la décision at aux débats publics se multiplient. Si quelques travaux récents ont analysé cette démocratie participative au « concret », peu ont été consacrés aux acteurs qui se sont spécialisés dans la gestion et l'animation des procédures participatives. Cette thèse y est consacrée. Plus précisément, elle analyse l'émergence et la consolidation d'un véritable marché professionnel sur ces enjeux. La première partie présente une sociographie de ce milieu professionnel. Elle révèle son hétérogénéité (diversité des origines socioprofessionnelles, absence de savoir-faire unifiés) mais aussi les tensions qui le structurent aujourd'hui. Elle montre ainsi comment ces acteurs s'évertuent dans leurs pratiques comme dans leurs discours à construire l'existence de deux « mondes antagonistes » : celui des « militants » et des « professionnels » de la participation. La deuxième partie analyse plus particulièrement les conditions et les logiques de professionnalisation de cette « nébuleuse participative ». L'ensemble des facteurs qui ont contribué à la faire naître et à la structurer y sont reconstitués. Elle affirme notamment que les injonctions participatives véhiculées par le personnel politique et les pouvoirs publics ont facilité la construction d'une demande d'expertises participatives multiple, évolutive et largement indéterminée. Puis, tout en montrant que les trajectoires socioprofessionnelles contribuent à modeler des pratiques participatives spécifiques, elle suggère que la professionnalisation du milieu de la participation portent en eux-mêmes les germes de sa déprofessionnalisation. Au final, cette thèse rend compte d'un double mouvement / les « professionnels de la participation » contribuent à façonner les politiques participatives autant qu'elles les façonnent
Magali Nonjon, Participation des habitants aux décisions publiques d'aménagement urbain et démocratie locale: l'exemple de l'atelier d'urbanisme participatif du quartier du petit belgique à Haubourdin, 1999, 155 p.
Magali Nonjon, Alice Mazeaud, Guillaume Gourgues, « Du tournant participatif des administrations à la bureaucratisation de la démocratie participative. Étude à partir du cas français. », Revue Internationale des Sciences Administratives, Revue Internationale des Sciences Administratives, 2022, n°88, pp. 921-936
Cet article se propose de contribuer à la réflexion sur le tournant participatif de l’action publique et de l’administration en étudiant le profil et le travail des agents publics spécialisés dans la participation citoyenne au sein des administrations locales françaises. A rebours des discours qui promeuvent la modernisation participative de l’administration, l’analyse de l’activité quotidienne des agents publics en charge de la participation permet de saisir les dynamiques de bureaucratisation de la participation citoyenne. Faute de bouleverser les routines administratives, les agents spécialisés inventent de nouvelles routines essentiellement destinées à maintenir en place des dispositifs, même lorsque ces derniers n’ont peu ou pas d’effet sur la conduite de l’action publique.
Remarques à l’intention des praticiens
Cet article éclaire les processus de mise en administration de la participation citoyenne qui s’opère en France selon une double logique de spécialisation et de diffusion, et analyse les aspects concrets du travail participatif dans les administrations.
Magali Nonjon, Alice Mazeaud, Guillaume Gourgues, « Du tournant participatif des administrations à la bureaucratisation de la démocratie participative : étude à partir du cas français », Revue internationale des sciences administratives, IISA (Institut international des sciences administratives), 2022, n°4
Magali Nonjon, Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud, « From the participatory turn of administrations to the bureaucratisation of participatory democracy: study based on the French case », International Review of Administrative Sciences, SAGE Publications, 2021
Magali Nonjon, Myriam Léon, « Personnes accompagnées », Lien Social, Lien Social, 2020, n°1271, pp. 18-24
Magali Nonjon, Julien O’Miel, Guillaume Gourgues, Alice Mazeaud, « Une sociologie critique de la démocratie participative est-elle utile ? », Participations, Participations, 2018, n°19, pp. 221-242
Magali Nonjon, Alice Mazeaud, « Les enseignements d’une comparaison manquée. Les professionnels de la participation en France et au Québec », Politix, Politix, 2018, n° 120, pp. 61-86
Cet article procède à une auto-analyse d’une expérience de comparaison manquée des professionnels de la participation en France et au Québec. Les difficultés rencontrées soulignent que les circulations croisées de dispositifs participatifs et d’acteurs entre ces deux espaces ne facilitent pas la comparaison. Au contraire, elles font obstacle à l’analyse en donnant l’illusion du partage d’un même univers de sens et de pratiques. À ce titre, elles rappellent que les catégories de l’analyse comparative ne sont jamais données. Elles sont à construire, à travers une comparaison compréhensive, sensible aux significations et aux institutions nationales. Une telle démarche semble ici d’autant plus cruciale à adopter que les chercheurs ne sont pas extérieurs à l’espace de la participation, ils en sont même des acteurs de premier plan. Aussi, même si l’objectif comparatif n’a pas été atteint, notre expérience s’est avérée particulièrement féconde pour mieux comprendre notre terrain français. Le passage par le Québec nous a permis de voir et d’interroger des éléments que nous ne percevions pas ou plus.
Magali Nonjon, Pierre-Yves Baudot, Guillaume Marrel, « Encore une révolution informatique ? Open et big data dans les organisations administratives », Informations sociales, Informations sociales, 2016, n°191, pp. 8-18
En proposant de lire l’émergence de l’open et du big data dans la continuité des réformes de l’administration par l’information, cet article décrit la mise en place d’une nouvelle « configuration de réformes », au sein de laquelle les positions historiquement stabilisées d’acteurs clés dans le processus de réforme de l’État ont été contestées tandis que de nouveaux acteurs parvenaient à émerger. Cette « révolution » n’est toutefois pas que de palais : elle engage d’importantes transformations dans les relations que l’État entretient avec le marché, avec la science et avec sa population, transformations dont les conséquences sont encore incertaines.
Magali Nonjon, Alice Mazeaud, « Vers un standard participatif mondial ? Enjeux, conditions et limites de la standardisation internationale de la participation publique », Participations, Participations, 2016, n°14, pp. 121-151
Consacré à l’étude de l’Association internationale pour la participation publique (IAP2), cet article se propose d’analyser les enjeux, les modalités, les conditions et les limites de la standardisation internationale de l’ingénierie participative, des outils et des savoir-faire participatifs. En première lecture, le travail réalisé par cette association pour standardiser, codifier et diffuser des valeurs et des outils de la participation publique mobilisables partout dans le monde semble illustrer la standardisation et l’internationalisation croissante de l’ingénierie participative. En deuxième lecture, l’activité d’IAP2 révèle la fragilité de ce processus : d’une part, le brouillage entre une logique de diffusion et de marchandisation de ces standards est source de tensions et, d’autre part, la communauté des professionnels de la participation demeure fragmentée, concurrentielle et faiblement internationalisée.
Magali Nonjon, Alice Mazeaud, Raphaëlle Parizet, « Les circulations transnationales de l’ingénierie participative », Participations, Participations, 2016, n°14, pp. 5-35
À partir d’une lecture croisée des articles rassemblés dans ce dossier, cette introduction interroge l’existence d’un « tournant participatif mondial » en analysant les dynamiques transnationales de circulation verticale (de l’international vers le national ou le local) et horizontale (territoires entre eux, acteurs appartenant aux mêmes espaces institutionnels et sociaux) de l’ingénierie participative. En situant l’analyse de ces dynamiques circulatoires au croisement des travaux de sociologie et d’anthropologie (circulation des formes démocratiques et sociologie fine des acteurs de la circulation), de sociologie des sciences (circulation des innovations) ainsi que ceux de science politique (transnationalisation des politiques publiques), cet article invite d’une part à relativiser la dimension coercitive exercée par les organisations internationales développée par les approches critiques de la « tyrannie » de la participation. D’autre part, à rebours d’une vision trop déterministe qui fait de l’appropriation du discours et des pratiques participatives par les acteurs locaux le signe mécanique de leur adhésion à la rhétorique participative, l’article met en exergue la pluralité des investissements, plus ou moins intéressés, dans la participation. Enfin, la valorisation systématique de « bonnes pratiques » et d’expériences modèles dans les processus circulatoires étudiés conduit à mettre l’accent sur le rôle des réseaux professionnels et les usages stratégiques de l’international dans le cadre de la compétition entre les territoires.
Magali Nonjon, Jean-Robert Alcaras, Guillaume Marrel, Christèle Marchand, « La conversion managériale des hauts fonctionnaires : un mythe utile pour l’Etat Social local français ? », Revue Internationale des Sciences Administratives, Revue Internationale des Sciences Administratives, 2016, n°82, pp. 203-221
Le New Public Management s’est-il vraiment diffusé partout, d’une façon large et homogène ? A partir d’une recherche sur les discours et les pratiques d’une catégorie bien particulière de hauts fonctionnaires territoriaux en France (ceux qui sont responsables des politiques sociales décentralisées), cet article discute d’une façon critique cette hypothèse de la convergence vers le NPM. Derrière une convergence discursive, superficielle et partielle, on observe plutôt des appropriations hétérogènes et contextualisées des nouveaux référentiels du management public conduisant souvent au renouvellement des formes bureaucratiques. Dans un contexte qui les fragilise, les responsables publics semblent surtout se saisir du ‘management’ comme d’une ressource de légitimation professionnelle. En adoptant ainsi une posture managériale bien utile, ils contribuent eux-mêmes à entretenir le mythe de la convergence. Remarques à l’intention des praticiensNous présentons ici des résultats issus d’une étude approfondie sur les discours et les pratiques de direction du demi-millier de hauts fonctionnaires responsables des politiques sociales décentralisées dans les départements français. Quels rapports entretiennent-ils avec le vocabulaire managérial et les outils de gestion, alors même que leur secteur est marqué par des réactions contradictoires face aux logiques économiques et gestionnaires ? Le renouvellement du management public auquel ils contribuent ne saurait être assimilé à une importation des méthodes éprouvées dans le secteur privé : il semble surtout répondre aux nouveaux impératifs sur lesquels leur légitimité professionnelle doit aujourd’hui se construire.
Magali Nonjon, Jean-Robert Alcaras, Guillaume Marrel, Christèle Marchand, « La conversion managériale des hauts fonctionnaires : un mythe utile pour l’Etat Social local français ? », Revue internationale des sciences administratives, IISA (Institut international des sciences administratives), 2016, n°1, p. 203
Magali Nonjon, Guillaume Marrel, « Le progiciel socialisé : Usages des architectures informatiques dans l’aide et l’action sociales départementales », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2015, n°VOL. 4, pp. 129-156
Cet article s’intéresse au déploiement de progiciels de gestion intégrée (PGI) au sein de deux directions générales adjointes à la Solidarité (DGAS). Il vise à étudier la manière dont les équipes de direction des services d’aide et d’action sociales départementales (AAS) attribuent des finalités à ces dispositifs informatiques et les utilisent. L’enquête de terrain menée entre 2012 et 2013 souligne en première analyse que ces PGI accompagnent les réformes managériales portées par cette population encadrante. À ce titre, les traductions engagées par les directeurs auprès de leurs équipes épousent largement les fonctions de standardisation gestionnaire et de performance organisationnelle conçues et promues par les éditeurs privés et les directions des services informatiques (DSI). Néanmoins, l’extrême variété des appropriations tout comme les usages inattendus identifiés sur le terrain rappellent également l’ambivalence et la singularité des représentations et des pratiques de management des directeurs. Plus largement, cet article invite à réinscrire les appropriations plurielles de ces outils de gestion informatisée dans les trajectoires professionnelles des encadrants a priori déterminantes sur le secteur de l’aide et de l’action sociales.
Magali Nonjon, Guillaume Marrel, « Gouverner par les architectures informatiques : Logiciels et progiciels de gestion intégrée dans le secteur social », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2015, n°VOL. 4, pp. 9-24
Les progiciels et logiciels de gestion intégrée se diffusent aujourd’hui dans les secteurs d’action publique où le service direct à l’usager comporte une dimension « sociale ». Comme d’autres instruments de gestion, ces technologies informatiques sont conçues pour prévoir, organiser, commander, coordonner, contrôler et, in fine, assurer la performance organisationnelle. Ils incorporent des prescriptions gestionnaires qui peuvent cadrer les appropriations, imposer des représentations des activités, du tissu social et des relations entre les acteurs. Analysées par certains auteurs comme des « technologies invisibles », ces logiciels et progiciels de gestion intégrée sont ici appréhendés comme des architectures informatiques tangibles dont certains acteurs s’emparent pour en faire espaces de luttes de statuts et de prérogatives. L’article s’appuie sur les résultats des cinq enquêtes de terrain consacrées au déploiement de ces architectures informatiques dans le secteur de la mise à l’emploi, de l’aide et l’action sociales, du handicap, de la santé et du socio-judiciaire, réalisées par des politistes et des sociologues et présentées dans ce numéro. Il invite à ne pas réduire ces technologies informatiques à de simples outils de standardisation gestionnaire pour les appréhender comme des instruments relationnels.
Magali Nonjon, Alice Mazeaud, « De la cause au marché de la démocratie participative », Agone, Agone, 2015, n°56, pp. 135-152
Tous les dispositifs participatifs reposent sur le même postulat d'une demande de participation, comme si cette demande allait de soi. Pour exister et faire fructifier leur position, les professionnels de la participation doivent faire vivre une « demande sociale de papier » et devenir des intermédiaires entre les citoyens et les élus. Il s'agit pour eux d'administrer la preuve du succès participatif en déployant des techniques et des procédures qui relèvent aujourd'hui moins de l'espace militant que de celui des communicants et des experts en marketing.
Magali Nonjon, Pierre-Yves Baudot, Guillaume Marrel, « Encore une révolution informatique ? Open et big data dans les organisations administratives », Informations sociales, CNAF, 2015, n°191
Magali Nonjon, Guillaume Marrel, « Innovation technologique ou innovation sociale ? Usages et valorisation d'un outil informatisé de gestion dans l'IAE », Innovations, Innovations, 2012, n°38, pp. 151-166
RésuméL’équipement numérique de l’accompagnement à l’emploi est incontestablement une innovation technologique et organisationnelle au sein d’un Plan Local d’Insertion par l’Économique (PLIE). L’article interroge la qualification « sociale » de cette innovation par les acteurs et promoteurs du logiciel de suivi des parcours d’insertion en question, à partir d’une enquête monographique, et au regard des propositions de consolidation théorique de l’« innovation sociale ». Une « innovation sociale de compétition » ? Les écarts observés entre justification des pratiques et catégorisations académiques, autour de la polysémie du « social », plaident pour une sociologie approfondie des usages de la qualification de l’innovation.Codes JEL : H75, I3, J2, J68, J78, L38, O17, O33, O38, R58
Magali Nonjon, Jean-Robert Alcaras, Christèle Marchand, Guillaume Marrel, « La performance sociale comme horizon ? Les directeurs départementaux de l'aide et de l'action sociales et leurs perceptions de la managérialisation », Revue française d'administration publique, Revue française d'administration publique, 2012, n°140, pp. 757-771
Dans un contexte d’exigence de « performance publique », l’usage rhétorique de la notion de « performance sociale » s’est très largement banalisé dans le secteur social. Comment les acteurs de l’État social perçoivent‑ils ces évolutions ? Si au sommet, les « élites du Welfare » ou, à la base, les travailleurs sociaux, ont déjà fait l’objet d’études, on sait peu de choses, à un niveau intermédiaire, des directeurs départementaux de l’aide et de l’action sociales. Pourtant, ce sont bien ces derniers qui pilotent, au sein des conseils généraux, des politiques sociales largement décentralisées. Cet article analyse leurs perceptions de la managérialisation au prisme de la « performance sociale », à partir de données recueillies lors d’une enquête nationale réalisée en 2011.
Magali Nonjon, Julia Bonaccorsi, « La participation en kit : l’horizon funèbre de l’idéal participatif ? », Quaderni, Éditions de la Maison des Sciences de l'Homme, 2012, n°79, pp. 29-44
Magali Nonjon, « Professionnels de la participation : savoir gérer son image militante », Politix, Politix, 2005, n°70, pp. 89-112
Depuis ces dernières années, les dispositifs de concertation – atelier de travaux urbains,
budget participatif, évaluation participative, débat public, conférence de consensus, sondage délibératif, etc. – se sont multipliés en France. D’abord principalement portés et animés par des acteurs au profil militant – ceux des premiers chefs de projet politique de la ville, des travailleurs sociaux, des
mouvements d’éducation populaire –, ces dispositifs attirent aujourd’hui des professionnels issus
d’autres univers comme ceux de l’architecture, de l’urbanisme, du consulting, du marketing et de la
communication. Face à cette ouverture progressive du milieu de la participation, les militants d’origine
ont été poussés à reconvertir leurs ressources militantes en véritable savoir-faire professionnel, notamment par la valorisation d’un militantisme d’expertise. Cependant cette reconversion, loin de leur assurer le monopole, semble au contraire avoir accéléré et facilité la captation de ce marché par les
nouveaux entrants. Dans un contexte de concurrence accrue, tout se passe comme si la question de
« l’authenticité » des origines – et donc du rapport au militantisme – re-surgissait chez les militants et
devenait une stratégie de démarcation.
Magali Nonjon, Camille Floderer, « Action publique éducative et socialisations politiques en tensions : la construction des rapports au politique des publics de l’ouverture sociale », ST « Gouverner (par) les publics. La mise à contribution des administré·es dans la production de l’action publique », / Congrès de l'AFSP 2024, Grenoble, le 02 juillet 2024
Magali Nonjon, Camille Floderer, Emily Lopez Puyol, Ariane Richard-Bossez, « Gouverner les associations pour gouverner la jeunesse ? Le secteur associatif et la fabrique des ‘bons publics’ de l’action éducative dans les quartiers populaires », Le gouvernement associatif des publics vulnérables, Fontainebleau, le 22 mars 2024
Journée d'études organisée par l'UPEC avec le soutien du LIPHA EA7373 et du Mesopolhis UMR 7064 sous la responsabilité scientifique de Lucas Faure, Sciences Po Aix, AMU, CNRS, Mesopolhis UMR 7064 et Raphaëlle Parizet, IEP Fontainebleau-UPEC, LIPHA EA7373
Magali Nonjon, Ariane Richard-Bossez, Camille Floderer, Gaël Marsaud, « Les publics des Cités éducatives : une désignation par délégation ? », JE Publics et problèmes en éducation, Créteil, le 12 octobre 2023
Magali Nonjon, Camille Floderer, Ariane Richard-Bossez, « La circulation des logiques éducatives dans les politiques partenariales. L'exemple des cités éducatives », 10ème Congrès de l'Association française de sociologie, Lyon, le 04 juillet 2023
Magali Nonjon, Ariane Richard-Bossez, Camille Floderer, « À la recherche des publics des Cités éducatives marseillaises : des enfants et des jeunes en arrière-plan », Colloque Penser l’éducation territorialisée, Bordeaux, le 01 décembre 2022
Magali Nonjon, « L’opinion publique aujourd’hui », le 21 octobre 2020
4e Université d’automne de l’Institut Louis Favoreu, UMR DICE.
Magali Nonjon, « Le tirage au sort en politique. Etat des lieux et perspectives contemporaines », le 10 octobre 2019
Magali Nonjon, « Ce dont la gouvernance est le nom », le 11 février 2016
Quels changements dans le gouvernement des sociétés ? Instruments, rhétoriques et techniques du pouvoir aujourd’hui. Colloque organisé par le CHERPA (EA4261, Sciences Po Aix) avec la participation du CERIC (UMR 7318 DICE, CNRS - AMU) et du GIS « Démocrati
Magali Nonjon, Julia Bonaccorsi, « Pour une culture de la participation (Une expérience singulière de qualification : la Formation à l’Animation d’Espaces Publics Urbains) », Démocratie participative en Europe. Lerass/Sciences de la Société, Toulouse, le 01 juin 2006