Hélène Poujade, « Nouvel assaut dans la forteresse des associés : l'article L. 626-3 du code de commerce reçoit l'onction constitutionnelle », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2025, n°02, p. 503
Hélène Poujade, « Nouvel assaut dans la forteresse des associés : l’article L. 626-3 du Code de commerce reçoit l’onction constitutionnelle (sous: Cass Com. QPC 10/07/2024 n°24-11.071, F-D, Sté Sélima c/ Sté FCL Distri - Cass. com. QPC 11/09/2024, n°24-12.371, F-D, Sté Selima c/ Sté Sovalvip) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2025, n°2, pp. 503-506
Lorsque l’intérêt de l’entreprise l’exige, l'article L. 626-3 du Code de commerce autorise le tribunal à s’affranchir des règles statutaires pour autoriser la modification des statuts « à la majorité des voix dont disposent les associés ou actionnaires présents ou représentés dès lors que ceux-ci possèdent au moins la moitié des parts ou actions ayant le droit de vote ». Neutralisant tout mécanisme de blocage statutaire, le franchiseur tenta alors de faire censurer ce texte au moyen de deux questions prioritaires de constitutionnalité. Toutefois, cette tentative fut vaine : la Cour de cassation refusa de les transmettre au Conseil constitutionnel, considérant que les atteintes portées par ce dispositif à l’exercice du droit de propriété, à la liberté d’entreprendre et à la liberté contractuelle des associés minoritaires, étaient justifiées par « la réalisation des objectifs d’intérêt général poursuivis par un plan de sauvegarde que sont la réorganisation de l’entreprise en vue de poursuivre l’activité, maintenir l’emploi et apurer le passif » . Ce refus de transmission équivaut, en creux, à une validation implicite du dispositif contesté.
Hélène Poujade, « Plan de sauvegarde d'une société franchisée : minorité de blocage et droit de recours du franchiseur (sous Cass. com., 26 mars 2025, no 24-12371, F–D et Cass. com., 26 mars 2025, no 24-11071, F–D) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2025, n°3, pp. 13-16
Dans le premier arrêt, la Cour de cassation limite la possibilité pour le franchiseur opposant de contester la décision préparatoire au projet de plan qui, adoptée sur le fondement de l’article L. 626-3 du Code de commerce, permet de convoquer une assemblée générale extraordinaire afin de modifier l’objet social d’une société franchisée pour soutenir son redressement sous une autre enseigne. Seule la tierce opposition formée à l’encontre la décision arrêtant le plan est recevable (Cass. com., 26 mars 2025, n° 24-12.371). Encore faut-il alors que cette voie de recours soit fondée. Dans le second arrêt, la Cour de cassation juge que tel n’est pas le cas de la tierce opposition formée à l’encontre du jugement qui homologue le plan de sauvegarde prévoyant la modification des statuts en vue d’un changement d’enseigne tout en reportant sa réalisation effective. Elle valide la décision ayant abaissé la majorité requise pour le vote de la modification statutaire à la majorité simple, neutralisant ainsi la minorité de blocage de l’associé tiers opposant (Cass. com., 26 mars 2025, n° 24-11.071).
Hélène Poujade, « La compétence du tribunal de la procédure s'étend à la violation d'un protocole transactionnel intégré au plan modifié », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2024, n°03, p. 757
Hélène Poujade, « Sécurisation de la bonne exécution du plan : requalification d'une garantie autonome en cautionnement », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2024, n°03, p. 759
Hélène Poujade, « Pas de résolution du plan malgré l'irrespect de l'interdiction d'aliéner un bien indispensable à la poursuite de l'activité », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2024, n°03, p. 760
Hélène Poujade, « La compétence du tribunal de la procédure s'étend à la violation d'un protocole transactionnel intégré au plan modifié (note sous Com. 22 nov. 2023, n° 22-18.356, F-D) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2024, n°3, p. 757
Relève de la compétence exclusive du tribunal de la procédure collective toute contestation qui exerce une influence sur cette dernière. Tel est le cas de l'action fondée sur la violation d'un protocole d'accord transactionnel en raison de la modification d'un plan de sauvegarde.
Hélène Poujade, « Sécurisation de la bonne exécution du plan : requalification d'une garantie autonome en cautionnement (note sous: Com. 13 mars 2024, n° 22-15.438, F-B) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2024, n°3, pp. 759-760
Aux termes de l'article 2321 du code civil, la garantie autonome est l'engagement par lequel le garant s'oblige, en considération d'une obligation souscrite par un tiers, à verser une somme soit à première demande, soit suivant les modalités convenues. Il en résulte que le garant s'oblige à payer la dette d'un tiers de manière autonome au regard du contrat de base et que son obligation a un objet distinct de celle du débiteur principal. Tel n'est pas le cas de l'engagement se référant au respect par le débiteur redressé du paiement des échéances du plan.
Hélène Poujade, « Pas de résolution du plan malgré l'irrespect de l'interdiction d'aliéner un bien indispensable à la poursuite de l'activité (note sous: Com. 2 mai 2024, n° 22-22.968, FS-B) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2024, n°3, p. 760
La violation de l'interdiction d'aliéner les biens que le tribunal a estimé indispensables à la continuité de l'entreprise dans le jugement arrêtant un plan de sauvegarde (C. com., art. L. 626-14) est sanctionnée par la nullité de l'acte et non par la résolution du plan qui la contient.
Hélène Poujade, « Sanction de la violation de l'interdiction d'aliéner un bien indispensable à la poursuite de l'activité : la nullité de la vente plutôt que la résolution du plan de continuation (sous Cass. com., 2 mai 2024, no 22-22968, FS–B) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2024, n°4, pp. 9-12
La violation de l’interdiction d’aliéner les biens que le tribunal a estimés indispensables à la continuité de l’entreprise dans le jugement arrêtant un plan de sauvegarde (C. com., art. L. 626-14) est sanctionnée par la nullité de l’acte et non par la résolution du plan qui la contient.
Hélène Poujade, « Procédure de liquidation d'une entreprise d'assurance danoise et instances en cours en France ou lorsque la petite sirène décline sa compétence », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Éditions Joly, 2024, n°1, p. 34
Dérogeant à la compétence de principe de la lex fori concursus, la loi française est appelée à déterminer les effets de la procédure de liquidation judiciaire d’une entreprise d’assurance ouverte dans un autre État membre (Danemark) sur une instance en cours ayant pour objet une demande d’indemnité d’assurance au titre de dommages supportés en France.
Hélène Poujade, « Propos introductifs - Les plans de sauvegarde et de redressement », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2024, n°1, p. 39
Les plans de sauvegarde et de redressement sont au cœur des dispositifs de sauvetage des entreprises en difficulté. Placées sous les feux croisés du droit européen et du droit national, leurs modalités d’élaboration et d’exécution sont essentielles pour un législateur soucieux de préserver l’activité des entreprises et d’assurer le maintien des emplois, y compris en période post-crise. Alors que le nombre des procédures collectives revient à son plus haut niveau, de nombreux dossiers emblématiques dont la presse se fait largement l’écho retiennent toute l’attention. L’objectif est clair : il faut encourager l’adoption des plans et en faciliter la mise en œuvre. Loin du moratoire des paiements auquel il se réduisait lors de sa création en 1985, cet instrument se caractérise désormais par sa grande technicité et sa particulière complexité. Assurément, les récentes règles entrées en vigueur au 1er octobre 2021 renforcent ce constat. Ce colloque annuel de l’AJDE, organisé en partenariat avec le Centre de droit des affaires de l’université de Toulouse Capitole (CREDIF), propose, grâce à l’expertise d’universitaires et de praticiens, de passer au crible les récentes innovations et les derniers concepts mis en place afin d’améliorer le corps de règles existant tout en révélant en quoi cet instrument se nourrit autant des mutations de la discipline qu’il les inspire.
Hélène Poujade, « Dossier : Les plans de sauvegarde et de redressement », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2024, n°1, pp. 38-43
Publication des Actes du Colloque AJDE - Association des Juristes de la Défaillance des Entreprises - Université Toulouse Capitole - 13 octobre 2023
Hélène Poujade, « Ô privilège de procédure, suspends ton vol ! (note sous Cass. com., 6 mars 2024, no 22-23993, F–B) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2024, n°4, pp. 38-41
Conformément à l’article L. 622-17, I et II, du Code de commerce, les créances nées régulièrement après le jugement d’ouverture en contrepartie d’une prestation fournie au débiteur pendant la période d’observation bénéficient d’un privilège sur les autres créances, sauf exceptions limitativement énumérées. À l’inverse, les créances nées après l’adoption d’un plan de redressement qui met fin à la période d’observation ne peuvent pas bénéficier de ce privilège lorsqu’elles sont déclarées et admises à la nouvelle procédure collective ouverte après la résolution du plan.
Hélène Poujade, « Lorsque la résolution d'un plan de redressement résiste à la liquidation ! (sous Cass. com., 14 juin 2023, no 21-21540, F–D) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2023, n°6, p. 18
Le tribunal ne peut pas prononcer la résolution du plan de redressement et la liquidation judiciaire concomitante du débiteur sans caractériser son état de cessation des paiements.
Hélène Poujade, « Échappe à la résolution automatique du plan le débiteur redressé qui en honore les échéances grâce à un prêt d'ami. », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2023, n°01, p. 223
Hélène Poujade, « Une fois le plan de redressement adopté, la créance de restitution née d'un arrêt de cassation prononcé après l'adoption du plan doit être payée conformément au droit commun », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2023, n°01, p. 225
Hélène Poujade, « Échappe à la résolution automatique du plan le débiteur redressé qui en honore les échéances grâce à un prêt d’ami (Cass. com. 14 déc. 2022, n° 21-17.706, F-D, Inédit) », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2023, n°1, pp. 223-224
L'arrêt rapporté est une nouvelle preuve du pragmatisme du droit des entreprises en difficulté lorsque la question du financement des plans en cours d'exécution est posée. Mais cette fois-ci, la solution retenue n'impose pas pour autant de sacrifier des préceptes classiques pour assurer la survie de l'entreprise en plan ! Puisqu'après avoir fermé les yeux sur l'origine des fonds ayant permis à un débiteur redressé d’en contourner les difficultés d'exécution en l'autorisant à se prévaloir des sommes irrégulièrement empruntées auprès de l'une des sociétés qu'il gérait, voilà qu'un prêt amical permet de faire obstacle à la caractérisation de la cessation des paiements. Partant, l'ombre de la résolution qui planait sur le plan de redressement adopté au profit d'un viticulteur se dissipe .
Hélène Poujade, « Une fois le plan de redressement adopté, la créance de restitution née d'un arrêt de cassation prononcé après l'adoption du plan doit être payée conformément au droit commun (Com. 26 oct. 2022, no 21-13.474, F-B) », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz, 2023, n°1, pp. 225-226
L'arrêt rapporté illustre combien un plan de continuation fraîchement adopté reste fragile. Outre des facteurs économiques et financiers, son exécution peut également être contrariée par « les aléas du temps judiciaire » . Il en est notamment ainsi lorsqu'une société créancière de dommages-intérêts se retrouve quelques années plus tard, en raison de l'annulation du jugement de condamnation, débitrice d'une créance de restitution.
Hélène Poujade, « Pas d'enrichissement des créanciers en marge du plan de continuation », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2022, n°04, p. 869
Hélène Poujade, « La cessation de l'activité n'emporte pas systématiquement la résolution du plan de continuation », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2022, n°04, p. 871
Hélène Poujade, « La cessation de l’activité n’emporte pas systématiquement la résolution du plan de continuation (note sous Com. 2 févr. 2022, n°20-20.199) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2022, n°4, p. 871
Après avoir admis « que la cessation d’activité d’une personne physique ne fait pas obstacle à l’adoption d’un plan de redressement ayant pour seul objet l’apurement de son passif », la Cour de cassation juge dans l’arrêt rapporté qu’il peut également en être de même lors de sa mise en œuvre. Sans détour, elle affirme ainsi que la disparition du fonds de commerce d'un débiteur, qui entraîne la cessation de son activité de pharmacie, « ne fait pas nécessairement obstacle à l'exécution du plan ».
Hélène Poujade, « Irrecevabilité de la tierce opposition formée à l’encontre du jugement constatant le bon achèvement du plan de continuation (note s/s Cass. com., 14 sept. 2022, n° 21-11937, F-B) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2022, n°6, p. 12
Est irrecevable, car dépourvue d’intérêt, la tierce opposition formée à l’encontre du jugement constatant la bonne exécution du plan par le créancier dont la créance déclarée, mais contestée, n’a pas été inscrite au plan. Ce dernier recouvre en effet son droit de poursuite individuelle.
Hélène Poujade, « Pas d’enrichissement des créanciers en marge du plan de continuation (note sous: Cass. com., 18 mai 2022, n° 19-25.796) », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz, 2022, pp. 869-871
Cet arrêt est une nouvelle illustration du contentieux que soulève la combinaison des articles L.621-76 et L.621-79 du code de commerce, dans leur rédaction antérieure à la loi n° 2005-845 du 26 juillet 2005 de sauvegarde des entreprises.
Dans la droite ligne des récentes décisions intervenues à l’appui de ces textes, l’arrêt sous commentaire a pour mérite de préciser l’étendue du volet financier du plan qu’il a, de tout temps, été délicat de définir au jour où le tribunal est appelé à l’homologuer.
Hélène Poujade, « Plan de continuation et apurement du passif public : épilogue d'une relation contrastée », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2022, n°02, p. 382
Hélène Poujade, « Résolution du plan de continuation commun et jonction des procédures de liquidations judiciaires subséquentes en raison de la confusion des patrimoines », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2022, n°02, p. 384
Hélène Poujade, « Clap de fin pour la radiation écourtée des mentions portées au RCS en raison de la bonne exécution du plan », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2022, n°02, p. 386
Soucieux de faciliter le rebond des débiteurs en phase d'exécution du plan, notamment lorsque l'obtention d'un financement supplémentaire s'avère nécessaire pour en assurer la bonne exécution, divers dispositifs sont intervenus à la suite pour estomper, sinon effacer, le marquage au fer rouge porté dans leurs extraits Kbis.
Hélène Poujade, « Plan de continuation et apurement du passif public : épilogue d'une relation contrastée (Décr. n° 2021-1218 du 23 sept. 2021 portant modification du livre VI du code de commerce) », revue trimestrielle de droit commercial, Sirey, 2022, n°2, pp. 382-383
Le décret n°2021-1216 du 23 septembre, pris en application de l’ordonnance de réforme du 15 septembre 2021 s’inscrit dans le sens de l’histoire consistant à placer les créanciers au cœur du dispositif des difficultés des entreprises.
Il procède à l’allongement des délais de saisine de la CCSF. Pour les procédures ouvertes à compter du 1er octobre 2021, cette commission pourra être saisie dans le délai de 5 mois en conciliation, porté à 6 mois dans le cadre des procédures de sauvegarde et redressement judiciaires susceptibles d’accueillir l’élaboration d’un plan de continuation.
Ce texte offre une nouvelle opportunité aux créanciers publics de contribuer au redressement des entreprises en difficulté, même si elle n’efface pas les autres verrous.
Hélène Poujade, « Résolution du plan de continuation commun et jonction des procédures de liquidations judiciaires subséquentes en raison de la confusion des patrimoines
(Com. 8 déc. 2021, n° 20-17.766, FS-B) », Revue trimestrielle de droit commercial, Sirey, 2022, n°2, pp. 384-385
Lorsqu'une procédure de redressement judiciaire a été étendue à d'autres débiteurs en application de l'article L. 621-2, alinéa 2, du code de commerce, et qu'un même plan a été arrêté en faveur des débiteurs soumis à la procédure unique, l'extension de procédure cesse lorsque ce plan est résolu. Si la jonction des procédures de liquidation judiciaire ouvertes après la résolution du plan peut être prononcée, c'est à la condition de caractériser l'existence d'une confusion des patrimoines par des faits postérieurs au jugement arrêtant le plan.
Hélène Poujade, « Plan de traitement de sortie de crise, nouvelle figure de la planification du traitement de la défaillance des entreprises », Revue de jurisprudence commerciale. Ancien journal des agréés, Revue de jurisprudence commerciale - SEJEFFE - Transactive - Éditions juridiques Lexbase , 2022, n°3, pp. 186-190
Nouvelle figure de la planification introduite par la Loi n° 2021-689 du 31 mai 2021 relative à la gestion de la sortie de crise sanitaire (art. 13), le plan de « traitement de sortie de crise » se déploie dans une procédure éponyme afin de répondre, de façon temporaire, aux conséquences de la pandémie. Il s’agit d’offrir « aux entreprises les plus touchées d’être accompagnées au mieux, de manière simple et rapide, et de pouvoir in fine poursuivre leur activité avec un échéancier de dette plus soutenable » .
Hélène Poujade, « Plan de continuation et substitution de garanties : qu'importe la garantie, pourvu qu'on ait un avantage équivalent à la garantie substituée ! », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2022, n°01, p. 152
Hélène Poujade, « Limitation de la qualité à agir du commissaire à l'exécution du plan en l'absence de relais », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2022, n°01, p. 154
Hélène Poujade, « Le bâton du commissaire à l'exécution du plan pour recouvrer les dividendes non versés », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2022, n°01, p. 157
Hélène Poujade, « La valeur du silence du créancier informé d’une modification du plan de continuation (note sous Cass. com., 29 sept. 2021, n°H 20-10.436 : FS+B) », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2022, n°1, p. 21
Contrairement à la solution retenue lors de l’élaboration du plan, aucune disposition légale ou réglementaire ne déduit de l'absence d'observations adressées au commissaire à l'exécution du plan l'acceptation par le créancier de la modification proposée.
Hélène Poujade, « Rejet de la tierce-opposition formée à l’encontre du jugement arrêtant un plan de sauvegarde (obs. sous Cass. com., 20 oct. 2021, n° 20-15299, F-D) », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2022, n°1, p. 28
Le créancier n’est recevable à former tierce opposition contre le jugement arrêtant le plan de sauvegarde de son débiteur que si le jugement a été rendu en fraude de ses droits ou s’il invoque un moyen qui lui est propre.
Hélène Poujade, « La réforme des plans de restructuration », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2021, n°04, pp. 929-941
La réforme des plans de continuation, dénommés plans de « restructuration » sous la plume du législateur européen, qu'ils soient de sauvegarde ou de redressement, est au coeur de la directive (UE) 2019/1023 du 20 juin 2019 du Parlement européen et du Conseil dite « Restructuration et insolvabilité ». Son chapitre 3, qui y est consacré, invite les États membres à revoir tant leurs modalités d'élaboration que celles de leur adoption.
Or, il est à noter que face à ces orientations très précises et générales, l'article 196 de la loi PACTE n° 2019-486 du 22 mai 2019, qui a habilité le Gouvernement à adopter des mesures visant à rendre compatibles les dispositions du livre VI du code de commerce avec cette directive, a retenu un domaine plus étroit. Cette transposition a minima est en effet centrée sur les procédures - et notamment la sauvegarde accélérée - comportant des comités de créanciers, lesquels sont remplacés par le système des classes de créanciers et, plus généralement, par les classes « de parties affectées ». À suivre le rapport au président de la République sur l'ordonnance de réforme n° 2021-1193 du 15 septembre 2021, face à la diversité des procédures préventives et curatives offertes par le Livre VI du code de commerce, « il n'est donc pas apparu nécessaire de remettre en cause son architecture générale, mais plutôt de garantir la lisibilité du droit en conservant, dans la mesure du possible, les dispositions dont la modification n'est pas utile à la transposition ».
En effet, sous réserve de quelques différences, l'adoption des plans de redressement continue d'obéir au même régime que les plans de sauvegarde de sorte que le vrai clivage dans la construction des plans de restructuration tient à la constitution ou pas des « classes de parties affectées", laquelle a été uniformément étendue à l'ensemble des procédures afin d'éviter que la coexistence des deux systèmes soit « source de confusion ».
Même si « l'enjeu est de taille », l'instauration des classes va donc demeurer assez rare, car, d'une part, la procédure de sauvegarde accélérée ne peut être ouverte que si une procédure de conciliation est en cours et, d'autre part, pour ce qui concerne la sauvegarde non accélérée, les seuils retenus sont très élevés et ne seront atteints que par un nombre limité d'entreprises. Le déploiement de ce procédé d'adoption du plan dépendra, en fait, du comportement des chefs d'entreprise et des professionnels, comme de leur volonté d'en saisir le juge-commissaire.
Aussi, bien que l'ordonnance n° 2021-1193 du 15 septembre 2021, prise en application de la loi d'habilitation, et son décret d'application n° 2021-1218 du 23 septembre 2021, comportent surtout des innovations lorsque le plan de restructuration est voté par les classes de parties affectées, leur intérêt ne se limite cependant pas à cet aspect de la réforme. En dehors de cette hypothèse, ces textes pérennisent aussi certaines des dispositions qui avaient été adoptées à titre temporaire dans le cadre de la lutte contre la crise sanitaire et consacrent ou infirment certaines positions de la jurisprudence.
Dans « un cadre imposé par la double contrainte de l'habilitation et de la transposition d'une directive riche en options », mais également troublé par un contexte économique encore incertain, l'ordonnance de réforme assoit ainsi, tout en l'améliorant, le socle existant (I), avant de s'ouvrir aux nouveaux concepts et innovations qui découlent du changement de paradigme qu'opère l'introduction des classes de parties affectées (II).
Hélène Poujade, Corinne Saint-Alary-Houin, « L’amélioration du régime des plans de restructuration (sans considération de l’existence de classes) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2021, n°6, p. 38
En marge de la « révolution » qu’opère l’introduction des classes de parties affectées à la construction des plans de restructuration, l’ordonnance de réforme n° 2021-1193 du 15 septembre 2021 continue de façonner l’élaboration, le financement ainsi que la mise en œuvre des plans construits sans égard pour leur présence. Qu’il s’agisse de renforcer les droits des créanciers ou de favoriser le redressement de l’entreprise, une amélioration du droit positif se dessine.
Hélène Poujade, Corinne Saint-Alary-Houin, « L'instauration des classes de parties affectées », Revue des procédures collectives civiles et commerciales, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2021, n°6, pp. 1-6
Prévues par la directive (UE) 2019/1023 et inspirées du droit allemand, les classes de parties affectées, qui viennent se substituer aux anciens comités de créanciers, constituent une des innovations majeures de la réforme issue de l'ordonnance n° 2021-1193 du 15 septembre 2021. L'ordonnance en précise les modes de constitution et la mise en œuvre. Obligatoires en sauvegarde accélérée, elles sont facultatives dans les procédures de sauvegarde non accélérée et de redressement judiciaire. Lorsqu'elles sont constituées, les règles d'adoption des plans sont profondément remaniées.
Hélène Poujade, « Résolution du plan de redressement: le défaut de paiement des échéances du plan ne traduit pas forcément un état de cessation des paiements (Note sous Cass. com., 2 juin 2021, no 20-14101, F–D) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Lextenso, 2021, n°5, p. 8
Lorsque la cessation des paiements du débiteur est constatée au cours de l’exécution d’un plan de redressement, le tribunal qui a arrêté celui-ci décide, après avis du ministère public, sa résolution et ouvre une procédure de liquidation judiciaire. Or, cette circonstance ne peut se déduire de l’irrespect des échéances du plan en l’absence de toute analyse, même sommaire, de l’actif disponible à la date de sa décision.
Hélène Poujade, « Plan de sauvegarde et sûretés : Opposabilité du plan par les cautions dont l'engagement est antérieur à l'entrée en vigueur de la loi de sauvegarde de 2005 », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2021, n°02, p. 437
Hélène Poujade, « Plan de redressement et voies de recours : Recevabilité de la tierce opposition de l'associé évincé par le plan », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2021, n°02, p. 439
Hélène Poujade, « La procédure en rectification d'erreur matérielle ne peut pas conduire à modifier la date de versement du premier dividende du plan de continuation, (Note sous Com. 25 nov. 2020, no 19-20.446) », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2021, n°1, pp. 201-204
Sous la justification d'une prétendue erreur matérielle, le tribunal qui a arrêté le plan de continuation ne peut pas en rectifier le contenu et modifier la date de versement du premier dividende au motif que celle portée au jugement ne correspondrait pas à la jurisprudence constante du tribunal et ne serait que le fruit d'un « copier-coller » des conclusions du débiteur.
Hélène Poujade, « La procédure en rectification d'erreur matérielle ne peut pas conduire à modifier la date de versement du premier dividende du plan de continuation », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2021, n°01, p. 201
Hélène Poujade, « Irrecevabilité de la tierce-opposition formée à l'encontre du jugement adoptant un plan de sauvegarde en méconnaissance de la règle consistant à y porter l'ensemble des créances déclarées, y compris celles contestées », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2021, n°01, p. 205
Hélène Poujade, « Irrecevabilité de la tierce-opposition formée à l'encontre du jugement adoptant un plan de sauvegarde en méconnaissance de la règle consistant à y porter l'ensemble des créances déclarées, y compris celles contestées (Note sous Com. 21 oct. 2020, no 18-23.749) », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2021, n°1, pp. 205-206
Le créancier n'est recevable à former tierce opposition contre le jugement arrêtant le plan de sauvegarde de son débiteur que s'il invoque un moyen qui lui est propre. Tel n'est pas le cas de celui qui se prévaut de la méconnaissance de la règle consistant à porter au plan l'ensemble des créances déclarées, y compris celles contestées.
Hélène Poujade, « Résolution du plan de continuation : l'admission de plein droit de la créance privilégiée n'exempte pas d'avoir à renouveler la sûreté qui la grève (Note sous Com. 17 février 2021, 19-20.738) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2021, n°3, pp. 26-29
La créance admise au passif de la procédure de sauvegarde, doit, en l'absence de toute modification, être admise de plein droit au passif de la liquidation judiciaire sous la seule déduction des sommes déjà perçues.
Hélène Poujade, « Triste sort du créancier impayé à l’issue d’un plan de continuation non résolu: note sous Com. 6 janvier 2021, n°19-21830. », Revue de jurisprudence commerciale. Ancien journal des agréés, Revue de jurisprudence commerciale - SEJEFFE - Transactive - Éditions juridiques Lexbase , 2021, n°3, pp. 289-291
Lorsque le plan de continuation est arrivé à son terme sans avoir fait l'objet d'une décision de résolution, le créancier, dont la créance admise n'a pas été totalement réglée, recouvre son droit de poursuite individuelle contre le débiteur et, en l'absence de résolution du plan, seules les sommes dues en vertu de ce plan ou des accords auxquels il se réfère peuvent être réclamées.
Hélène Poujade, « Plan de sauvegarde et sûretés: Opposabilité du plan par les cautions dont l'engagement est antérieur à l'entrée en vigueur de la loi de sauvegarde de 2005 (Note sous Com. 10mars 2021, n°19-16.816 et 19-17.154) », Revue Trimestrielle de Droit commercial, Dalloz, 2021, n°2, pp. 437-439
Le jugement qui arrête le plan de sauvegarde d’un débiteur en rend les dispositions opposables à tous. À l’exception des personnes morales, les cautions de ce débiteur peuvent s’en prévaloir, même si leur engagement est antérieur à l’entrée en vigueur de la loi no 2005-845 du 26 juillet 2005 qui a introduit ce dispositif protecteur, dès lors que la procédure a été ouverte postérieurement.
Hélène Poujade, « Plan de redressement et voies de recours: Recevabilité de la tierce opposition de l'associé évincé par le plan (Note sous Com. 31 mars 2021, n°19-14.839) », Revue Trimestrielle de Droit commercial, Dalloz, 2021, n°2, pp. 439-442
Si l’associé est, en principe, représenté par le représentant légal de la société dans les litiges opposant la société à des tiers, il est néanmoins recevable à former tierce-opposition contre un jugement auquel celle-ci a été partie s’il invoque une fraude à ses droits ou un moyen qui lui est propre. Tel est le cas de celui qui prétend que le plan de redressement ayant prévu son éviction
portait atteinte à sa qualité d’associé et à son droit préférentiel de souscription, peu important que chacun des autres associés ait disposé d’un droit préféren- tiel de souscription
Hélène Poujade, « Seule la résolution du plan permettra au créancier forclos de recouvrer son droit de poursuite non prescrit en raison de l'effet suspensif du jugement d'ouverture », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2021, n°04, p. 955
Hélène Poujade, « Tierce opposition au jugement arrêtant un plan de redressement au mépris de la saisie-attribution pratiquée par un créancier », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2021, n°04, p. 957
Hélène Poujade, « La valeur du silence du créancier informé d’une modification du plan de continuation », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2021, n°1, p. 21
Contrairement à la solution retenue lors de l’élaboration du plan, aucune disposition légale ou réglementaire ne déduit de l’absence d’observations adressées au commissaire à l’exécution du plan l’acceptation par le créancier de la modification proposée.
Hélène Poujade, « La correcte exécution d'un plan de continuation n'empêche pas de prendre une mesure conservatoire à l'encontre de l'associé de la société redressée », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°03, p. 714
Hélène Poujade, « Covid-19 et plans de cession : libéralisation sous contrôle de la cession d’entreprise. », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°03, pp. 715-719
Analyse de l'Ordonnance n°2020-596 du 20 mai 2020 portant adaptation des règles relatives aux difficultés des entreprises et des exploitations agricoles aux conséquences de l’épidémie de Covid-19, art. 7.
Hélène Poujade, « Plan de cession et promesse de porte-fort de vendre pour payer », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°03, p. 723
Hélène Poujade, « Seule la résolution du plan permettra au créancier forclos de recouvrer son droit de poursuite non prescrit en raison de l’effet suspensif du jugement d’ouverture », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°4
Hélène Poujade, « Tierce opposition au jugement arrêtant un plan de redressement au mépris de la saisie-attribution pratiquée par un créancier: (note sous Cass. com. 7 oct. 2020, n°19-14.126 : F-D) », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°4, pp. 957-958
La saisie-attribution emportant attribution immédiate au profit du saisissant de la créance saisie, ce dernier a un droit propre lui permettant de former tierce-opposition à l’encontre du jugement ayant adopté un plan de continuation au mépris de ses droits.
Hélène Poujade, « Seule la résolution du plan permettra au créancier forclos de recouvrer son droit de poursuite non prescrit en raison de l’effet suspensif du jugement d’ouverture,(note sous Cass. com., 9 sept. 2020, n°19-10.206 : FS-P+B) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2020, n°4, pp. 955-957
Le créancier forclos est sans intérêt à demander qu'il soit statué par anticipation, au cours de l'exécution du plan de continuation, sur le principe et le montant de sa créance de dommages-intérêts. Il n’a en effet pas à craindre la prescription de son action, la suspension de la prescription étant acquise du seul fait du jugement d’ouverture de la procédure de redressement judiciaire.
Hélène Poujade, « Covid-19 et plans de continuation : Vade-mecum de la prolongation de la durée des plans », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°02, pp. 474-482
Les dispositions du livre VI du code de commerce ainsi que celles du chapitre Ier du titre V du livre III du code rural et de la pêche maritime ont d’abord été modulées par l’ordonnance n° 2020-341 du 27 mars 2020 portant adaptation des règles relatives aux difficultés des entreprises et des exploitations agricoles à l’urgence sanitaire, avant d’être retouchées par l’ordonnance quasi éponyme n°2020-596 du 20 mai 2020 relative aux conséquences de l’épidémie de covid-19.
Tandis que la première ordonnance instaurait un dispositif d’exception, d’application temporaire, apportant une première réponse aux difficultés immédiates rencontrées par les entreprises et exploitations agricoles, la seconde opte pour une solution mixte puisque certaines pourront être pérennisées.
Les deux ordonnances commentées intéressent tout spécifiquement l’issue des procédures collectives, en ce qu’elles visent à faciliter l’adoption comme la bonne exécution des plans. Assurément, les plans sont au cœur du dispositif. Il s’agit ainsi d’éviter que la période correspondant à la mise en œuvre des mesures de police administrative, ainsi que celle suivant de peu, ne compromette les espoirs placés dans tout plan de continuation, qu’il soit de sauvegarde ou de redressement. Au cœur de ces mesures, la durée des plans reste l’une des principales variables d’ajustement. Cette étude propose d'identifier les différentes mesures d’allongement de la durée des plans afin d’en distinguer les effets.
Hélène Poujade, « Irrecevabilité de l'appel formé par les membres de l'AUO à l'encontre du jugement homologuant le plan de sauvegarde : Clap de fin pour l'affaire CGG ! », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°02, pp. 483-485
Voilà plus de deux ans que le plan de sauvegarde homologué par le tribunal de commerce de Paris au 1er décembre 2017 dans le dossier CGG s'achevait sur une parfaite exécution au 21 février 2018. Cette affaire, qui avait entre autres permis de révéler l'ingéniosité des praticiens face aux problématiques inédites qu'elle soulevait, que ce soit notamment quant à l'ampleur et à la consistance du passif à apurer, mais aussi en raison de sa dimension transfrontalière, se couronnait ainsi par un franc succès révélant les mérites de l'articulation des procédures amiables et judiciaires de traitement des difficultés. Ce plan avait en effet été bâti dans l'antichambre d'un mandat ad hoc, avant d'emporter un assentiment quasi unanime de la part des créanciers réunis en comités lors d'une procédure de sauvegarde dont les règles avaient, pour l'occasion, été largement éprouvées. Mais il restait encore à se prononcer sur la recevabilité du recours qui avait été formé par certains créanciers obligataires membres de l'assemblée unique des obligataires (AUO) sur le fondement de l'article L. 626-34-1 du code de commerce. Fallait-il admettre que ces derniers, minoritaires au sein de ladite assemblée, puissent condamner un plan ayant pourtant été adopté à la majorité ? Dans l'arrêt rapporté, qui marque l'épilogue de cette affaire, la Cour de cassation s'y refuse.
Hélène Poujade, « Commissaire à l'exécution du plan de continuation : étendue des pouvoirs limitée dans le temps », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°02, p. 486
Depuis qu'il est devenu classique de mettre en cause la responsabilité du commissaire à l'exécution du plan pour ne pas avoir satisfait aux pouvoirs qui lui sont confiés, la consistance de sa mission nourrit un abondant contentieux auquel la matière sociale n'échappe pas. L'espèce rapportée illustre une nouvelle fois la difficulté consistant à tracer une ligne de partage entre les pouvoirs susceptibles d'être confiés à cet organe et ceux d'un débiteur redevenu in bonis du fait de l'adoption d'un plan de continuation. Le commissaire à l'exécution du plan doit-il être appelé à la procédure prud'homale portant sur la contestation d'un licenciement pour faute grave d'un agent d'accueil et pour laquelle la société débitrice a été condamnée à payer au salarié une indemnité en raison de l’irrégularité de la procédure ? C'est en ces termes que la chambre sociale de la Cour de cassation a consulté sa chambre commerciale, par application des dispositions de l'article 1015-1 du code de procédure civile.
Hélène Poujade, « Modification d'un plan de redressement et voies de recours : défaut d'intérêt à agir du tiers-opposant », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°02, p. 487
Il résulte de la combinaison des articles L. 661-3 du code de commerce et 583, alinéa 2, du code de procédure civile que si tout créancier invoquant des moyens qui lui sont propres ou démontrant que le jugement a été rendu en fraude de ses droits a qualité pour former tierce opposition du jugement modifiant le plan de sauvegarde, a fortiori celui ayant prorogé les modalités d'apurement de son passif nonobstant son refus, il doit en outre justifier d'un intérêt personnel à exercer cette voie de recours.
Hélène Poujade, « Résolution du plan : l'intervention volontaire d'un créancier dont la créance est contestée est irrecevable », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°02, pp. 488-490
Le droit d'action en résolution est limitativement attribué par l'article L. 626-27, II du code de commerce. Encore faut-il que celui qui saisit le tribunal en constatation de la cessation des paiements advenue au cours de l'exécution du plan de sauvegarde et en résolution dudit plan soit admis à agir. Tel est l'enjeu de cette affaire.
Hélène Poujade, « Les plans après l'ordonnance du 20 mai 2020 », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Joly éditions, 2020, n°4
Si l’ordonnance du 27 mars 2020 avait principalement aménagé, dans l’urgence de la crise du COVID 19, les délais prévus dans le livre VI pour les plans, la suivante du 20 mai 2020 porte des mesures plus importantes qui pourraient bien être ensuite pérennisées, comme le suggère l’article 10.
Hélène Poujade, « La correcte exécution d’un plan de continuation n’empêche pas de prendre une mesure conservatoire à l’encontre de l’associé de la société redressée (Note sous Com. 25 mars 2020, no 18-17.924 FS-P+B) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2020, n°3, pp. 714-715
Si l’utilité d’une mesure conservatoire en cas de procédure collective est évidente, comme en témoigne l’abondant contentieux relatif à la faculté pour un créancier de prendre de telles dispositions sur le patrimoine du garant d’une société débitrice en plan, son régime méritait encore d’être précisé à l’endroit des associés d’une société civile immobilière. Tel est l’objet de l’arrêt rapporté.
Hélène Poujade, « Plan de cession et promesse de porte-fort de vendre pour payer (Note sous Com. 18 mars 2020, no 18-19.939) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2020, n°3, pp. 723-724
Si les clauses de porte-fort sont usuelles dans la pratique sociétaire, elles se ren- contrent moins fréquemment dans les opérations de cession d’entreprise se déroulant dans le contexte d’une procé- dure collective. Rares, en effet, sont les décisions relatives à ces promesses qui, régies aux articles 1203 et 1204 du code civil (C. civ., anc. art. 1120), portent un engagement personnel autonome d’une personne qui promet à son cocontractant d’obtenir l’engagement d’un tiers à son égard. Il est donc tout à fait intéressant de se pencher sur l’arrêt rapporté.
Hélène Poujade, « Plan de continuation et irrégularité de la consultation des créanciers : le silence ne vaut pas acception (note sous Com. 14 novembre 2019, n° 18-20.408, FS-PBI) », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°1, p. 179
La notification au créancier d'une lettre de consultation à laquelle n'est pas joint l'un des documents exigés par l'article R. 626-7, II du code de commerce, ne fait pas courir le délai de réponse prévu par l'article L. 626-5, alinéa 2, du même code". Le délai de 30 jours au-delà duquel le silence vaut acceptation de la proposition formulée n'a pas commencé à courir.
Hélène Poujade, « Plan de continuation et irrégularité de la consultation des créanciers : le silence ne vaut pas acceptation », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°01, p. 179
Hélène Poujade, « Voie de recours : pas d'inconstitutionnalité de l'éviction du repreneur de la voie de l'appel », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°01, p. 185
Hélène Poujade, « Voie de recours : Pas d’inconstitutionnalité de l’éviction du repreneur de la voie de l’appel (note sous : Com. 24 octobre 2019, n°19-13160). », Revue Trimestrielle de Droit commercial, Dalloz, 2020, n°1, p. 185
"Mais attendu (...) que la question posée ne présente pas un caractère sérieux dès lors que la limitation du droit d'appel du jugement statuant sur le plan de cession à certaines parties énumérées par l'article L. 661-6 III du code de commerce répond à des impératifs d'efficacité et de célérité de la procédure collective, ainsi que de sécurisation du plan de cession ; que l'émission d'une offre de reprise d'une entreprise en procédure collective ne confère pas au candidat repreneur la qualité de partie devant le tribunal chargé de statuer sur le plan de cession et que, n'ayant aucune prétention à faire valoir au sens des articles 4 et 31 du code de procédure civile, l'auteur d'une telle offre non retenue ne se trouve pas dans une situation équivalente à celle des parties exclues par le texte critiqué du droit d'appel-réformation (...) admises à former un appel-nullité en cas d'excès de pouvoir du tribunal ; qu'il en résulte que l'article L. 661-6 III du code de commerce (...) ne porte pas une atteinte disproportionnée aux articles 6 et 16 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen"
Hélène Poujade, « Tierce-opposition et défaut d’intérêt à agir de celui auquel la qualité de créancier n’a pas été retenue »: note sous Cass. com. 22 janvier 2020, n° 16-25926, Revue de jurisprudence commerciale. Ancien journal des agréés, Revue de jurisprudence commerciale - SEJEFFE - Transactive - Éditions juridiques Lexbase , 2020, n°3, pp. 270-273
Il résulte de la combinaison des articles L. 661-3 du code de commerce et 583, alinéa 2, du code de procédure civile que si tout créancier invoquant des moyens qui lui sont propres ou démontrant que le jugement a été rendu en fraude de ses droits a qualité pour former tierce opposition du jugement modifiant le plan de sauvegarde, il doit en outre justifier d’un intérêt personnel à exercer cette voie de recours. Tel n’est pas le cas de celui dont la qualité de créancier n’a pas été retenue après que la cession de créances dont il tenait ses droits ait été résolue. N’étant plus créancier de la société débitrice, il devient sans intérêt à critiquer le plan modifié.
Hélène Poujade, « Délit d'initié : le non-paiement d'un dividende du plan de continuation est une information privilégiée », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°04, p. 1001
Hélène Poujade, « Voies de recours : irrecevabilité de l'appel formé à l'encontre du jugement arrêtant le plan de cession », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°04, p. 1007
Hélène Poujade, « Affaire Tapie : À propos d'un plan de sauvegarde bien peu sérieux ! », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2019, n°6, p. 13
Les sociétés débitrices ne disposant pas de liquidités disponibles significatives, ni d'un prévisionnel pertinent attestant de rentrées de fonds compatibles avec le délai de mise en œuvre du plan et suffisantes pour en assurer l'exécution sur la durée, leur projet de plan souffre d'un défaut de financement. Il s’ensuit que la probabilité d'exécution du plan n'apparaît pas sérieuse, ce d’autant que les garanties proposées ne rendent en rien plus certaine sa mise en œuvre dans les délais impartis.
Hélène Poujade, « Plan et groupes de sociétés : mérites d'une approche globale », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2019, n°02, p. 492
Hélène Poujade, « Plan de redressement et sort des créances contestées : conversion en liquidation judiciaire », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2019, n°02, p. 493
Hélène Poujade, « Plan de redressement et manque de sérieux : Conversion en liquidation judiciaire », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2019, n°02, p. 493
Hélène Poujade, « Commissaire à l'exécution du plan de sauvegarde : irrecevabilité de l'action en recouvrement d'une créance », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2019, n°02, p. 495
Hélène Poujade, « Plan de sauvegarde et caution personne morale : obligation de payer la dette cautionnée », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2019, n°02, p. 498
Hélène Poujade, « Résolution du plan et opportunité d'une nouvelle déclaration de créances », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2019, n°02, p. 499
Hélène Poujade, « Commissaire à l'exécution du plan de sauvegarde: irrecevabilité de l'action en recouvrement d'une créance (comm. sous Com. 17 oct. 2018, n°17-10.522) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2019, n°2, pp. 495-497
Quoique doté d’une mission judiciaire, les attributions du commissaire à l'exécution du plan ne lui permettent pas, cependant, d’empiéter sur les pouvoirs du débiteur rétabli dans ses fonctions par l’effet du plan de continuation. Or, tel était l’enjeu de l’espèce que de déterminer qui, du commissaire au plan ou du débiteur in bonis, est habilité à exercer une action tendant à obtenir le remboursement d’une créance relative à une surfacturation sur des livraisons accomplies dans le cadre d’un contrat de franchise postérieurement à l'adoption d'un plan de sauvegarde, ainsi qu'à l'indemnisation du préjudice découlant de cette sursaturation.
Hélène Poujade, « La détermination du sort de l'entreprise en difficulté indifférente à l'ampleur du passif contesté : conversion en liquidation judiciaire (comm. sous Cass. com., 20 mars 2019, n° 17-27527) », Bulletin Joly Entreprises en difficulté, Lextenso, 2019, n°4, p. 21
C’est en vain que la société débitrice et son dirigeant font grief à l’arrêt déféré d’avoir converti le redressement en liquidation judiciaire sans avoir attendu que les contestations relatives aux créances déclarées ne soient tranchées. Le plan devant prévoir l’apurement de l’entier passif déclaré, le tribunal n’a pas à surseoir à statuer jusqu’à ce que le juge-commissaire l’ait vérifié. Ainsi, le sort de l’entreprise débitrice peut être fixé sans que la consistance du passif n’ait été définitivement sondée.
Hélène Poujade, « L'opacité du groupe de sociétés soluble dans la fixation du sort de ses membres. Comm. sous Com. 19 déc. 2018, n°17-27.947 », Revue de jurisprudence commerciale (RJC), Librairie du Journal des notaires et des avocats, 2019, n°3, pp. 280-281
Après avoir ouvert un re- dressement judiciaire à l’encontre des sociétés membres d’un groupe, le tribunal a arrêté un plan de redressement au bénéfice de la société mère, la société Stirca, et, par un jugement ren- du le même jour, converti en liquidation judiciaire les procédures ouvertes à l'encontre de certaines filiales du groupe, dont la SCI Les Sources. C’est en vain que ces cinq sociétés ont formé appel de ces jugements de conversion et, par suite, un pourvoi en cassation. En l’espèce, la SCI Les Sources, reprochait à la cour d’appel d’avoir analysé l’impossibilité manifeste de re- dressement au regard de sa situation individuelle alors que, dans le cadre d'un groupe, les chances de redressement de chacune des sociétés auraient dû être appréciées en te- nant compte, non seulement de leurs propres capacités, mais aussi des chances de redresse- ment du groupe dans son ensemble. Ce faisant, la cour d'appel aurait violé les articles L. 631-1 et L. 631-15, II, du code de commerce. Dans un arrêt en date du 19 décembre 2018, la chambre commerciale de la Cour de cassation rejette le pourvoi tout en se montrant sensible à l'argu- mentation du demandeur. Elle retient que « si c'est à tort que la cour d'appel a énoncé le con- traire, la cassation n'est cependant pas encourue dès lors que, sous le couvert d'une approche glo- bale de la situation des sociétés du groupe, les conclusions de la SCI ne tendaient qu'à favoriser le redressement de la seule [société mère] »
Hélène Poujade, « Plan et groupes de sociétés: mérites d'une approche globale (note sous Com. 19 déc. 2018, n°17-27.947 FS-P+I Les sources c/ Gautier). », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2019, n°2, p. 492
Dans l'arrêt rapporté, la Cour de cassation se montre sensible à une approche globale de l'issue retenue à l'encontre d'une société membre d'un groupe.
Hélène Poujade, « Plan de redressement et sort des créances contestées: conversion en liquidation judiciaire (note sous Com. 20 mars 2019, n°17-27.527) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2019, n°2, p. 493
Seul le juge-commissaire est compétent pour prendre position sur le bien-fondé d'une contestation de créance. Le tribunal n'a pas à surseoir à statuer.
Hélène Poujade, « Plan de redressement et manque de sérieux: Conversion en liquidation judiciaire (note sous Com. 19 janv. 2019, n°17-25.696) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2019, n°2, pp. 493-494
Appréciation circonstanciée d'une possibilité sérieuse pour l'entreprise d'être sauvée.
Hélène Poujade, « Plan de sauvegarde et caution personne morale : obligation de payer la dette cautionnée (note sous Com. 30 janv. 2019, n°16-18.468) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2019, n°2, p. 498
Conformément à l’article L. 626-11, alinéa 2, du code de commerce, la Cour de cassation rappelle dans l'arrêt rapporté que « la caution personne morale ne peut se prévaloir des dispositions du plan de sauvegarde ».
Hélène Poujade, « Résolution du plan et opportunité d'une nouvelle déclaration de créances (note sous Com. 30 janv. 2019, n°17-31.060 et Com. 6 mars 2019, n°17-27.607). », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2019, n°2, pp. 499-500
Précisions sur le régime des effets qu'emporte la résolution du plan sur les droits des créanciers.
Hélène Poujade, « Voie de recours. Tierce-opposition formée à l'encontre du jugement arrêtant un plan de sauvegarde », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2019, n°04, p. 1024
Hélène Poujade, « Résolution du plan de continuation. Inexécution d'un engagement. Pouvoir d'opportunité. Appréciation souveraine des juges du fond », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2019, n°04, p. 1024
Hélène Poujade, « Voies de recours : irrecevabilité de l’appel formé à l’encontre du jugement arrêtant le plan de cession - Note sous: Com. 29 mai 2019, no 18-16.545, inédit Com. 23 oct. 2019, no 18-21.125, FS-P+B+I, Irrecevabilité de l’appel du débiteur en l’absence d’intérêt à agir. », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2019, n°4, pp. 23-24
Voies de recours : irrecevabilité de l’appel formé à l’encontre du jugement arrêtant le plan de cession
Hélène Poujade, « Délit d’initié : le non-paiement d’un dividende du plan de continuation est une information privilégiée, note sous: AMF/CDS 17 avr. 2019, SAN-2019-04 », Revue Trimestrielle de Droit commercial, , 2019, n°4, pp. 17-19
Délit d’initié : le non-paiement d’un dividende du plan de continuation est une « information privilégiée »
Hélène Poujade, « Voie de recours. Tierce-opposition formée à l'encontre du jugement arrêtant un plan de sauvegarde (note sous Com. 15 Nov. 2017, n°16-14.630) », Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2018, n°4, p. 1024
Cet arrêt est l'occasion pour la Cour de cassation de préciser les conditions de recevabilité de la tierce-opposition formée par une société, représentée par son liquidateur judiciaire, à l'encontre du jugement arrêtant un plan de sauvegarde au profit d'une société dont elle est créancière.
Hélène Poujade, « Exécution du plan. Irrecevabilité du recours contre les cautions en cas d'exécution du plan de sauvegarde », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2018, n°01, p. 201
Hélène Poujade, « Durée du plan : le bénéfice d'un plan d'une durée de quinze ans est réservé aux agriculteurs personnes physiques », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2018, n°01, p. 203
Hélène Poujade, « Contenu du plan. Sort des intérêts continués d'un compte courant d'associé », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2018, n°01, p. 205
Hélène Poujade, « Exécution du plan. Irrecevabilité du recours contre les cautions en cas d'exécution du plan de sauvegarde »: Obs. sous Com. 22 juin 2017, n°16-20.027, Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2018, n°1, p. 201
Exécution du plan. Irrecevabilité du recours contre les cautions en cas d'exécution du plan de sauvegarde.
Chron. Entreprises en difficulté
Hélène Poujade, « Durée du plan : le bénéfice d'un plan d'une durée de quinze ans est réservé aux agriculteurs personnes physiques »: Obs. sous Com. 29 nov. 2017, n°16-21.032, Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2018, n°1, p. 203
Durée du plan : le bénéfice d'un plan d'une durée de quinze ans est réservé aux agriculteurs personnes physiques.
Chron. Entreprises en difficulté
Hélène Poujade, « Contenu du plan. Sort des intérêts continués d'un compte-courant d'associé »: Obs. sous Com. 27 sept. 2017, n°16-19-394,, Revue trimestrielle de droit commercial (RTD com.), Dalloz, 2018, n°1, p. 205
Contenu du plan. Sort des intérêts continués d'un compte-courant d'associé.
Chron. Entreprises en difficulté
Hélène Poujade, « Indifférence de l’origine des fonds destinés à faire face au paiement des dividendes du plan et du nouveau passif (note sous: Cass. com., 13 décembre 2017, n°16-21.159) », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2018, n°2, p. 90
En cas de résolution du plan de redressement fondée sur la cessation des paiements du débiteur, le tribunal résout le plan et ouvre concomitamment une liquidation judiciaire. Or, tel n’est pas le cas du débiteur qui peut se prévaloir de réserves de crédit, fussent-elles illicites, pour faire face au paiement des dividendes du plan et du nouveau passif.
Hélène Poujade, « L'autorité de la chose jugée s'attache à la décision du juge du fond ordonnant la fixation d'une créance au passif d'un débiteur en redressement judiciaire, note sous Cass. com., 15 nov. 2017 (n°16-20820) », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2018, n°1, p. 45
L'autorité de la chose jugée s'attache à la décision du juge du fond ordonnant la fixation d'une créance au passif d'un débiteur en redressement judiciaire
Hélène Poujade, « Lecture stricte des conditions de recevabilité de la tierce-opposition formée à l'encontre du jugement adoptant un plan de sauvegarde, note sous Cass. com., 15 nov. 2017 (n°16-14630) », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2018, n°1, p. 43
La procédure de consultation sur le projet de plan de sauvegarde n’opère pas la purge des contestations pouvant, par la suite, fonder la tierce opposition formée à l’encontre du jugement qui arrête le plan.
Hélène Poujade, « Traitement différencié des créanciers obligataires et irrecevabilité de l’appel formé à l’encontre du plan de sauvegarde »: Obs. sous Cour d’appel de Paris, Pôle 5 – Ch. 9, 17 mai 2018, RG n°17/22760., Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2018, n°5, p. 345
Interprétation stricte de l’objet de la contestation qui, visée à l’article L. 626-34-1 du Code de commerce, crée indirectement une voie de recours à l’encontre du plan de sauvegarde ou de redressement en application de l’article L. 661-1, I, 6°, du même code. Il s’en induit l’irrecevabilité de l’appel formé par les créanciers obligataires à l’encontre du plan de sauvegarde prévoyant un traitement différencié à leur endroit.
Hélène Poujade, « Résolution du plan de continuation. Inexécution d'un engagement. Pouvoir d'opportunité. Appréciation souveraine des juges du fond. Note sous Com. 28 févr. 2018, n°17-10.289 », RTDCom., Dalloz, 2018, n°4, p. 1024
La Cour de cassation profite de cet arrêt pour cantonner la résolution du plan de continuation dans un rôle subsidiaire et facultatif.
Hélène Poujade, « Résurrection mesurée du droit de poursuite du créancier impayé au terme d'un plan non résolu »: note sous Cass. com., 13 sept. 2017 (n°15-23044), Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2017, n°6, p. 424
Lorsque le plan de continuation est arrivé à son terme sans avoir fait l'objet d'une décision de résolution, le créancier, dont la créance admise n'a pas été totalement réglée, recouvre son droit de poursuite individuelle contre le débiteur. Cependant, en l'absence de résolution du plan, seules les sommes dues en vertu de ce plan ou des accords auxquels il se réfère peuvent être réclamées.
Hélène Poujade, « Admission du plan de redressement réduit à une fonction de paiement »: note sous Cass. com. 4 mai 2017 (n°15-25046), Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2017, n°4, p. 258
La cessation d’activité d’une personne physique ne fait pas obstacle à l’adoption d’un plan de redressement ayant pour seul objet l’apurement de son passif.
Hélène Poujade, « Absence de prévisionnels réalistes et suffisants: conversion en liquidation judiciaire »: obs. sous Cass. com. 4 mai 2017 (n°15-21912), Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2017, n°4, p. 260
Faute pour le débiteur de justifier de capacités financières suffisantes à permettre la poursuite de son activité, la liquidation judiciaire doit être confirmée.
Hélène Poujade, Sébastien Vigreux, « Le montage des plans », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2017, n°1, p. 78
Loin de la simplicité du plan de redressement qui, tel que conçu par les rédacteurs de la loi de 1985, s’apparentait à un moratoire des paiements, « le montage des plans » se pare d’une toute autre ambition en faisant intervenir l’ensemble des parties prenantes à l’acte portant projection de l’avenir de l’entreprise quitte, pour ce faire, à décloisonner l'architecture traditionnelle des procédures
Hélène Poujade, « La valeur du silence du créancier consulté sur une proposition alternative de dividendes (note sous Cass. com., 15 déc. 2015, n°14‐20588, inédit) », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2016, n°2
Le législateur ayant éliminé nombre des chausse-trapes tendues aux créanciers lors de la déclaration de leurs créances, la Cour de cassation poursuit la même ambition au stade de leur consultation. C’est à l’occasion d’un contrôle de dénaturation qu’elle referme le piège consistant à déduire de leur silence l’acceptation de l’option de dividendes assortie d’une forte remise dès lors qu’existe un doute sur leur intention.
Hélène Poujade, « Une pincée d’éthique dans la modification d’un plan de continuation. (Note sous Tribunal de commerce de Valenciennes, 2ème Ch., 23 nov. 2015. RG : 2015003150) », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2016, n°2
Doit être rejetée la demande de modification d’un plan de continuation tendant à un sacrifice supplémentaire, alors que le débiteur dispose de fonds suffisants pour payer en une échéance unique l’intégralité du passif restant dû.
Hélène Poujade, « Contenu du droit à l’information pré-contractuelle du franchisé (Obs. sous sous CA Toulouse 2° Ch., 9 mars 2016) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2016, n°1
Hélène Poujade, « Exercice légitime du droit de rétractation par le bailleur pour refuser le renouvellement du bail commercial sans indemnité d'éviction (Obs. sous C.A. Toulouse, 1° Ch. I, 17 mai 2016) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2016
Hélène Poujade, « Libre exercice par le franchiseur du droit de rompre les pourparlers (Obs. sous C.A. Toulouse, 1° Ch. I, 14 déc. 2015) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2016, n°1
Hélène Poujade, « Plan de redressement et refus de renouvellement du contrat de bail rural. (Note sous Cass. com. 19 mai 2015, n°14-10366, F-P+B) », Bulletin Joly entreprises en difficulté, Lextenso, 2015
L’exécution d'un plan de continuation ne permet pas de faire échec à la faculté, pour le bailleur rural, de donner congé au preneur retraité en application de l'article L. 411-64 du Code rural.
Hélène Poujade, « La nullité d’ordre public du contrat de démarchage ferme au prestataire l’action de in rem verso (Obs. sous CA Toulouse, 2° Ch. II, 14 janv. 2015) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2015, n°1
Hélène Poujade, « Préjudice moral subi par une personne morale en raison de la violation d’une clause de non-concurrence (Obs. sous sous C.A. Toulouse, 2° Ch. I, 18 mars 2015) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2015, n°2, pp. 339-340
Hélène Poujade, « Nullité de la clause de non-concurrence disproportionnée (Obs. sous CA Toulouse, 4° Ch. soc., 30 avril 2015) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2015, n°2, p. 342
Hélène Poujade, « L’épuisement du contentieux relatif à l’inconstitutionnalité de la saisine d’office. (Note sous C.A. Toulouse, 2° Ch. II, 4 févr. 2014. SARL PYRENEES SERVICES c/ O. BENOIT ès qual.) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2014, n°2
À l’occasion d’un contrôle a posteriori, le Conseil constitutionnel peut moduler dans le temps les effets de sa décision et, le cas échant fixer à une date ultérieure la date d’abrogation de la disposition législative déclarée inconstitutionnelle (Const., Art. 62). C’est de ce pouvoir dont ont usé les sages en prenant soin de préciser que la déclaration d’inconstitutionnalité de la saisine d’office figurant au premier alinéa de l’article L. 631-5 du Code de commerce pour ouvrir une procédure de redressement judiciaire ne prend effet qu’« à compter de la publication de la présente décision dans les conditions fixées par son considérant 8 » (Cons. const., 7 déc. 2012, déc. n° 2012-286 QPC, Art. 2). La décision ayant été publiée au Journal Officiel du 8 Décembre 2012 et le considérant 8 ainsi rédigé : « cette déclaration (…) est applicable à tous les jugements d'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire rendus postérieurement à cette date », il s’en déduit qu’elle ne peut s’appliquer qu’aux jugements d'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire rendus postérieurement à cette date. La conséquence en est que la requérante n’a pas à bénéficier du succès de la QPC qu’elle a elle-même provoquée. La déclaration d’inconstitutionnalité ne vaut que pour l’avenir
Hélène Poujade, « L’indemnité d'occupation doit être minorée par un abattement de 10% pour tenir compte de la précarité de la situation du locataire maintenu (Obs. sous CA Toulouse, 2° Ch. I, 8 janvier 2014) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2014, n°1, pp. 119-120
Hélène Poujade, « L’irrespect du formalisme de la déclaration de créance à la procédure collective empêche la banque de se prévaloir des intérêts restant à courir sur le capital (Obs. sous CA Toulouse, 2° Ch. II, 4 févr. 2014) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2014, n°2, pp. 304-305
Hélène Poujade, « Conversion de la procédure de redressement en liquidation judiciaire (Obs. sous CA Toulouse, 3° Ch. II, 15 sept. 2014) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2014, n°3
Hélène Poujade, « Opposabilité de l’exception de compensation au factor subrogé dans un contrat d’affacturage (Obs. sous CA Toulouse, 2° Ch. II, 7 janvier 2014) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2014, n°1, pp. 122-123
Hélène Poujade, « La déclaration d’inconstitutionnalité de la saisine d’office ne rétroagit pas aux instances en cours (0bs. sous CA Toulouse, 2° Ch. II, 18 mars 2014, Samer R.) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2014, n°2, pp. 305-306
Hélène Poujade, « Compétence spéciale et exclusive du TGI de Paris en matière de brevet, pp.149-151 (Obs. sous CA Toulouse, 2° Ch. I, 13 févr. 2013) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2013, n°1, pp. 149-151
Hélène Poujade, « La qualité de caution avertie exclut le devoir de mise en garde de la banque (Obs. sous C.A. Toulouse, 2° Ch. I, 25 sept. 2013) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2013, n°3, pp. 562-563
Hélène Poujade, « Le paraphe ne vaut pas signature de la caution,
(Obs. sous CA Toulouse, 22 mai 2012) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2012, n°2, pp. 346-347
Hélène Poujade, « Application des dispositions relatives au crédit à la consommation à des concours bancaires : action prescrite (Obs. C.A. Toulouse, 3° Ch. I, 10 avril 2012) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2012, n°2, pp. 353-356
Hélène Poujade, « Défaut de mention de la contrepartie financière dans la clause de non concurrence (Obs. sous CA Toulouse, 4° Ch. II, 10 févr. 2012) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2012, n°1, pp. 167-168
Hélène Poujade, « Délimitation du champ d’application de la réglementation du démarchage à domicile (Obs. sous CA Toulouse, 2° Ch. I, 30 nov. 2011) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2012, n°1, pp. 169-170
Hélène Poujade, « Considération de la marge nette perdue pour caractériser le préjudice subi par l’entreprise victime d’une rupture brutale de relation commerciale établie (obs. sous CA Toulouse, 2° Ch. I, 12 sept. 2012) », Cahiers de jurisprudence d'Aquitaine et Midi-Pyrénées, Centre de recherche pour l'utilisation de l'informatique juridique/Association informatique juridique de Toulouse-Midi-Pyr�n�es/Observatoire de jurisprudence du Centre de recherche et d'analyse juridique, 2012, n°3, pp. 580-582