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Marie-Hélène Sa Vilas Boas

Maître de conférences, Science politique.

Université Côte d'Azur · Faculté de Droit et Science Politique Equipe de Recherche sur les Mutations de l'Europe et de ses Sociétés — ERMES
Université Côte d'AzurFaculté de Droit et Science PolitiqueEquipe de Recherche sur les Mutations de l'Europe et de ses Sociétés

Actualités scientifiques

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Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Du quartier à l'Etat : sociologie des publics des dispositifs participatifs brésiliens le cas des conférences municipales des femmes de Recife et de Londrina, soutenue en 2012 à AixMarseille sous la direction de Daniel Van Eeuwen, membres du jury : Camille Goirand (Rapp.), Érik Neveu (Rapp.), Jean-Pierre Gaudin et Dominique Vidal  

    Pourquoi certains dispositifs participatifs brésiliens réunissent-ils principalement des acteurs habituellement peu participants ? Cette thèse s'attache à analyser une participation « improbable » à partir de l'étude des conférences municipales des femmes de Recife et de Londrina. A la différence des analyses « institutionnelles » qui placent le design des dispositifs en facteur explicatif des pratiques de participation, notre approche vise à mettre en évidence leur ancrage social et l'intrication entre le jeu social et le « jeu participatif ». L'hypothèse développée est que la mobilisation des déshéritées dans les conférences des femmes dépend principalement des enjeux propres à l'espace des quartiers populaires et, plus précisément, des luttes pour la représentation en leur sein. Cette thèse repose sur la combinaison de plusieurs niveaux d'analyse : une approche micro-sociologique d'abord, centrée sur les trajectoires et les pratiques de participation des habitantes et une approche méso-sociologique ensuite, visant à rendre compte de l'émergence de la démocratie participative au Brésil. Ces deux niveaux permettent de montrer que la participation des plus démunis aux dispositifs participatifs est le résultat d'une histoire singulière, au cours de laquelle la notion de participation a été associée à un territoire, les quartiers populaires, et des dynamiques individuelles et collectives de construction de leurs porte-parole légitimes

  • Ouvrages

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Hélène Combes, Marie Laure Geoffray, Camille Goirand (dir.), Dictionnaire politique de l'Amérique latine, Éditions de l'IHEAL, 2024, Colectivo, 629 p.  

    Que dit l’Amérique latine aux sciences sociales ? Ce dictionnaire présente, de manière synthétique, des notions et des concepts qui sont communément utilisés pour rendre compte du politique en Amérique latine. Ce faisant, il revisite des thématiques majeures des sciences humaines et sociales à l’aune de travaux peu connus en dehors des cercles latino-américanistes et pourtant fondamentaux pour la compréhension de certains débats actuels. Rédigées par une large palette d’autrices et d’auteurs qui ont en commun une fine connaissance de terrain, les notices montrent que les savoirs scientifiques produits dans et autour des « Suds » sont tout aussi généralistes que ceux produits dans et autour des pays du Nord ; et qu’ils revêtent une fécondité certaine pour penser le politique en général. Ce Dictionnaire politique de l’Amérique latine s’adresse aux étudiant·es, aux enseignant·es et chercheur·es en sciences humaines et sociales et à tous les publics qui souhaitent saisir une large diversité d’approches dans une perspective comparative. Il est un outil qui nous aide à penser le politique et ses transformations les plus contemporaines, tant là-bas qu’ici ou ailleurs.

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Christophe Roux, Victor Pereira (dir.), Le Portugal depuis la révolution des Œillets. Dynamiques politiques et sociales: dynamiques politiques et sociales, L'Harmattan, 2022, Politique comparée, 316 p. 

    Quelles dynamiques politiques et sociales observe-t-on au Portugal depuis la révolution des OEillets ? Cet ouvrage, fruit d'une collaboration internationale réunissant quinze chercheurs, offre une synthèse des travaux en sciences sociales sur les principales évolutions institutionnelles, politiques et sociales qu'a connues le Portugal ces quarante dernières années. Destiné à toute personne désireuse de se familiariser avec la vie politique portugaise et son contexte, il constitue l'un des très rares ouvrages en français proposant d'aborder le politique dans le Portugal contemporain.

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Stéphanie Guyon (dir.), Relations sociales, relations ethno-raciales dans les trois Guyanes, IHEAL éditions, 2021, 224 p. 

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Daniel Van Eeuwen, Du quartier à l'Etat: sociologie des publics des dispositifs participatifs brésiliens le cas des conférences municipales des femmes de Recife et de Londrina, 2012, 493 p. 

  • Chapitres d'ouvrage

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Héloïse Prévost, « Genre et politique », in Marie-Hélène Sa Vilas Boas et al. (dir.), Dictionnaire politique de l’Amérique latine :, Éditions de l'IHEAL, 2024 

  • Articles

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, «  Nous sommes la majorité  : Produire des données pour contester la victoire de Lula au Brésil », Nomopolis, Nomopolis, 2024, n°2, pp. 59-75  

    Mon étude vise à mettre en évidence un certain nombre de critiques du nudging par rapport à diverses élucidations du droit, en particulier les concepts positivistes ainsi que le droit en tant que raisonnement pratique. Elle tente de démontrer que le nudging consiste à imposer un impact direct sur le comportement humain, du moins dans la mesure où ce type de réglementation agit instantanément sur le comportement humain ordinaire en profitant systématiquement de nos erreurs. Outre le nudging, le positivisme juridique normatif et réaliste affirment également cette méthode de régulation causale et directe. Ubi societas, ibi ius – le droit, en revanche, en tant que raisonnement pratique, consiste uniquement à influencer l’ensemble des individus par la persuasion. Je ne doute pas que certaines incitations qui fonctionnent comme des artifices rhétoriques soient les bienvenues dans l’empire du droit. Dans l’ensemble, cependant, l’autonomie des personnes ordinaires, imparfaites et raisonnables, exige que la vie sociale soit régulée par l’influence et la persuasion juridiques. Cette technique permet une régulation meilleure et plus juste que le nudging. Le nudging a bien sûr raison de rejeter le positivisme juridique, mais il reste inférieur au concept de droit en tant que raisonnement pratique.

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Un scrutin sans surprise ni électeurs ? L’élection présidentielle portugaise de janvier 2021 », Pôle sud, Editions du Pôle sud, 2021, n°2 

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Stéphanie Guyon, « Relations sociales, relations ethno-raciales dans les trois Guyanes », Cahiers des Amériques Latines, Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine (IHEAL / Université Paris 3), 2020, n°93 

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Irène dos Santos, Cyril Isnart, Victor Pereira, « Éditorial », Lusotopie, Brill Academic Publishers, 2018, n°1, pp. 1-3   

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Camille Goirand, « Rendre compte de la destitution de Dilma Rousseff : propositions pour un agenda scientifique », Lusotopie, Brill Academic Publishers, 2018, pp. 11-33   

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Federico Tarragoni, « Le concept de clientélisme résiste-t-il à la participation populaire ? Une comparaison Brésil-Venezuela », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2015, n°68 

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Des street level bureaucrats dans les quartiers : la participation aux conférences municipales des femmes à Recife », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2014, n°20, pp. 55-76  

    Pourquoi les citoyen(ne)s s’engagent-ils durablement dans les dispositifs participatifs brésiliens ? Cet article étudie les pratiques de participation d’habitantes des quartiers populaires dans les conférences municipales des femmes de Recife. Il montre que l’investissement dans ce dispositif s’inscrit dans la poursuite d’une carrière participative, qui confère aux acteurs des ressources symboliques et matérielles réinvesties dans leur quartier de résidence pour la construction d’une position de leadership.

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Alice Mazeaud, Karim Berthome, « Penser les effets de la participation sur l'action publique à partir de ses impensés. », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2012, n°1, pp. 5-29 

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Écrire la comparaison lorsque les données sont asymétriques. Une analyse de l'engagement dans les dispositifs participatifs brésiliens », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2012, n°19, pp. 61-74  

    RésuméLa méthode comparative suppose d’appliquer les mêmes techniques d’investigation aux cas étudiés afin de recueillir des données similaires. Toutefois, cette démarche n’est pas toujours heuristique ni même possible, selon le déroulement des enquêtes de terrain. Cet article aborde l’écriture de la comparaison en interrogeant, dans un premier temps, l’exigence de symétrie au cœur de l’approche comparative. L’on peut se demander en effet si l’asymétrie constitue un écueil ou un problème consubstantiel à la comparaison. Il analyse ensuite l’« acte » d’écriture dans le processus de recherche afin de comprendre l’influence de la rédaction sur la comparaison.

  • Notices / fascicules

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Camille Goirand, « Destitutions présidentielles », Dictionnaire politique de l'Amérique Latine, Éditions de l'IHEAL, 2024 

  • Communications

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Récuser l'élection, contester les élections », le 12 juin 2025 

    Colloque organisé par le Laboratoire ERMES, Université Nice Côte d'Azur et le CERAPS, Universitté de Lille sous la direction scientifique de Nicolas Bué, Université d'Artois, CDEP-CERAPS - Rémi Lefebvre, Université de Lille, CERAPS et Christine Pina, Université Côte d'Azur, ERMES

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « La pratique du pouvoir présidentiel sous la Ve République - Enjeux institutionnels et évolutions politiques », le 05 juin 2025 

    Colloque international organisé par les laboratoires ERMES et CERDACFF d'Université Côte d'Azur avec Sciences Po sous la direction scientifique de la Pr. Pauline Türk, Université Côte d’Azur (CERDACFF) et du Pr. Vincent Martigny, Université Côte d'Azur (ERMES)

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Défiance, doute, incertitude : Quelle place pour la confiance dans les sociétés modernes ? », le 22 mars 2019 

    Organisé par l’Université de Nice-Côte d’Azur, la Faculté de droit et de science politique (EUR Law@société) et l’Institut Fédératif de Recherche (IFR)

    Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Les catégorisations des publics minorisés en question », le 06 décembre 2018 

    Organisé pour le laboratoire ERMES par Soline Laplanche-Servigne (ERMES) et Marie-Hélène Sa Vilas Boas (ERMES)

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Eliana Galindo Betancourt, Penser l’offre publique de participation en Bolivie : analyse de l'émergence et des transformations de la décentralisation participative (1994-2013), soutenue en 2018 à Paris 8 sous la direction de Yves Sintomer, membres du jury : Denis Merklen (Rapp.), Catherine Neveu (Rapp.), Pablo Stefanoni et Sophie Jacquot  

    Cette thèse porte sur la construction intellectuelle qui irrigue la loi de Participationpopulaire adoptée en Bolivie en 1994. A partir de cet objet, elle analyse les logiques et lesraisonnements ayant dicté l’adoption d’une approche démocratique et participative face auxdysfonctionnements de l’action publique territoriale et à l’intégration précaire de lapopulation indigène et paysanne. Elle se propose d’offrir un éclairage sur le processusd’élaboration de la loi et sur l’agencement particulier des dispositifs participatifs proposés.Elle vise aussi à comprendre les effets de la participation sur les formes d’organisation desacteurs sociaux et, de manière plus générale, sur la démocratie en Bolivie. Pour cela, elles’appuie sur un programme d’entretiens avec divers acteurs ayant participé à différentesétapes de la conception et de la mise en oeuvre de la loi. L’étude des récits des opérateurs, desconcepteurs et des décideurs de la loi permet ainsi de révéler qu’au-delà des enjeux électorauxet de légitimation politique, les valeurs et les idées à propos de l’inclusion et du pluralismeont pesé dans la définition du cadre cognitif et normatif de la loi. La pertinence de ce dernierest testée à l’égard de l’acceptation et de l’appropriation des normes et des dispositifs par lesacteurs sociaux.