Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Nous sommes la majorité : Produire des données pour contester la victoire de Lula au Brésil », Nomopolis, Nomopolis, 2024, n°2, pp. 59-75
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Un scrutin sans surprise ni électeurs ? L’élection présidentielle portugaise de janvier 2021 », Pôle sud, Editions du Pôle sud, 2021, n°2
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Un scrutin sans surprise ni électeurs ? L’élection présidentielle portugaise de janvier 2021 », Pôle Sud, Pôle Sud, 2021, n°55, pp. 171-187
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Stéphanie Guyon, « Relations sociales, relations ethno-raciales dans les trois Guyanes », Cahiers des Amériques Latines, Université Paris 3, Institut des Hautes Etudes de l'Amérique Latine (IHEAL / Université Paris 3), 2020, n°93
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « L’exception portugaise ? Les élections législatives et européennes de 2019 », Pôle Sud, Pôle Sud, 2020, n°52, pp. 129-146
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Soline Laplanche-Servigne, « Introduction. Les catégorisations des publics minorisés en questions », Participations, Participations, 2019, n°25, pp. 5-31
Cet article a pour objectif de faire dialoguer les travaux relatifs à la démocratie participative et délibérative avec la sociologie de la catégorisation. Il se centre sur l’étude d’espaces participatifs réunissant des groupes minorisés sur la base du genre, de l’ethnicité, de la classe ou de la sexualité. Il examine d’abord la circulation des catégorisations de minorisés entre différentes scènes et leurs usages en situation dans les espaces participatifs. Il interroge ensuite les modalités de la représentation des minorisés induites par ces catégorisations de la participation. Il s’achève par l’évocation de la nature des revendications et des publics parvenant à émerger des expériences participatives des minorisés.
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Daloz (Jean-Pascal) – La représentation politique. – Paris, Armand Colin, 2017 (U). 180 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°67, p. -
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Irène dos Santos, Cyril Isnart, Victor Pereira, « Éditorial », Lusotopie, Brill Academic Publishers, 2018, n°1, pp. 1-3
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Camille Goirand, « Rendre compte de la destitution de Dilma Rousseff : propositions pour un agenda scientifique », Lusotopie, Brill Academic Publishers, 2018, pp. 11-33
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Htun (Mala) Inclusion without Representation in Latin America. Gender Quotas and Ethnic Reservations. New York, Cambridge University Press, 2016 (Cambridge Studies in Gender and Politics). XX + 226 p. Figures. Annexes. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2017, n°67, p. -
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « The social anchoring of representation : Becoming a spokesperson in municipal women’s conferences in Recife, Brazil », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, pp. 71-89
How do certain actors construct a position as a representative in Brazilian participatory models? Based on a study of the municipal women’s conferences in Recife, this article analyzes the social anchoring of representation in participatory institutions. It shows that the construction of a representative position rests, first, on the capacity to transform personalized relationships into a support group, and, second, on permanent mediation between local residents and public institutions.
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Politiser les différences : les rapports sociaux en débat au sein des conférences municipales des femmes de Recife », Participations, Participations, 2015, n°12, pp. 139-165
Les rapports sociaux de sexe, de classe ou de race peuvent-ils être neutralisés par les procédures participatives et délibératives ? Selon la critique féministe adressée aux théories délibératives, la reconnaissance des groupes sociaux et du caractère situé de tout point de vue devrait assurer une meilleure inclusion des acteurs habituellement minoritaires. Mais pour d’autres auteurs, une telle proposition est contradictoire avec les logiques de la délibération. Cet article se propose d’étudier la portée et les limites de la mise en débat des rapports sociaux à partir de l’analyse des conférences municipales des femmes de Recife, au Brésil. Il montre que si les rapports sociaux les plus reconnus dans le dispositif sont d’abord ceux qui ont fait l’objet d’une politisation au sein des milieux féministes, le dispositif représente également un espace de négociation des conceptions légitimes de la cause des femmes.
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Federico Tarragoni, « Le concept de clientélisme résiste-t-il à la participation populaire ? Une comparaison Brésil-Venezuela », Critique internationale, Critique internationale, 2015, n°68, pp. 103-124
Does the Concept of Clientelism Withstand Popular Participation? A Comparison of the Brazilian and Venezuelan Cases In recent work devoted to participative systems in Latin America, the notion of clientelism often plays a paradoxical role: it is not exactly known whether it is akin to a perverse new logic of these systems or whether it is a nearly timeless historical characteristic of Latin-American democracies. Whatever the case, it often interferes with explaining the political logics of participation, particularly among subaltern groups. The very diverse meanings assigned the concept of clientelism as it is used in sociological explanation in themselves call for clarification. The present article seeks to profit from the archeology of the concept already carried out in political science to render intelligible the causal ties (and its tropisms) between participative systems, popular politicization and “perverse effects” of a clientelist nature. A dual perspective informs my argument: on the one hand, many contemporary uses of the concept of clientelism posit an understanding of the wealth of forms of popular politicization entailed by participatory dynamics; on the other hand, the history of a collection of inextricably positive and normative judgments regarding Latin American history and, in particular, its democratic political modernity are hidden behind the tropisms that characterize the manner in which this concept is used. ■
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Des street level bureaucrats dans les quartiers : la participation aux conférences municipales des femmes à Recife », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2014, n°20, pp. 55-76
Pourquoi les citoyen(ne)s s’engagent-ils durablement dans les dispositifs participatifs brésiliens ? Cet article étudie les pratiques de participation d’habitantes des quartiers populaires dans les conférences municipales des femmes de Recife. Il montre que l’investissement dans ce dispositif s’inscrit dans la poursuite d’une carrière participative, qui confère aux acteurs des ressources symboliques et matérielles réinvesties dans leur quartier de résidence pour la construction d’une position de leadership.
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, Alice Mazeaud, Karim Berthome, « Penser les effets de la participation sur l'action publique à partir de ses impensés. », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2012, n°1, pp. 5-29
RésuméCet article propose un bilan critique de la littérature en science politique, sociologie et économie-gestion portant sur les effets des dispositifs participatifs sur la décision et l’action publiques. Il souligne combien la vision séquentielle, qui sous-tend les analyses sur les effets de la participation, explique les difficultés récurrentes à rendre compte de l’influence de la participation sur l’action publique. Ainsi, une vision renouvelée de l’action publique, et la clarification systématique de l’analyse conduite (liens de causalité étudiés, variables saisies, éléments de contexte distinctifs), apparaissent comme les conditions nécessaires pour repenser collectivement les liens entre participation et action publique.
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Écrire la comparaison lorsque les données sont asymétriques. Une analyse de l'engagement dans les dispositifs participatifs brésiliens », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2012, n°19, pp. 61-74
RésuméLa méthode comparative suppose d’appliquer les mêmes techniques d’investigation aux cas étudiés afin de recueillir des données similaires. Toutefois, cette démarche n’est pas toujours heuristique ni même possible, selon le déroulement des enquêtes de terrain. Cet article aborde l’écriture de la comparaison en interrogeant, dans un premier temps, l’exigence de symétrie au cœur de l’approche comparative. L’on peut se demander en effet si l’asymétrie constitue un écueil ou un problème consubstantiel à la comparaison. Il analyse ensuite l’« acte » d’écriture dans le processus de recherche afin de comprendre l’influence de la rédaction sur la comparaison.
Marie-Hélène Sa Vilas Boas, « Le Parti des travailleurs sous les gouvernements Lula : entre normalisation et réaffirmation de l'identité partisane », Problèmes d'Amérique latine, Problèmes d'Amérique latine, 2010, n°78, pp. 63-74
RésuméLes années de gouvernement Lula sont souvent associées à l’approfondissement des mutations du Parti des travailleurs (PT) et à l’abandon de ce qui fondait jusqu’alors sa singularité. À partir d’une analyse des reconfigurations intra-partisanes et des relations que ce parti entretient avec son environnement social, cet article vise à montrer que l’expérience du pouvoir fédéral a eu des conséquences contrastées sur le PT. Durant les mandats de Lula, l’organisation petista a, en effet, connu des processus concomitants de redéfinition de l’identité partisane et de réactivation de répertoires propres au parti.