Bernard Bruneteau, Figures de l'antitotalitarisme: penser l'âge totalitaire, le Cavalier bleu Éditions, 2025, 235 p.
Désignant à l'origine le pouvoir « total » du parti de Mussolini, le qualificatif de totalitarisme s'élargit en concept avec la comparaison fascisme/bolchevisme puis nazisme. Mais c'est au cours de la guerre froide que l'analyse en termes de totalitarisme s'impose dans un contexte où le containment oppose communisme totalitaire et « monde libre ». Après la chute du mur de Berlin et la victoire de la démocratie libérale perçue comme une « fin de l'histoire », on aurait pu croire que le concept allait perdre de sa pertinence. C'était sans compter sur l'apparition de l'islamisme politique volontiers qualifié de « troisième totalitarisme ». Ainsi le totalitarisme reste-t-il au cœur de notre univers mental à l'heure où se développe également un totalitarisme high tech en Chine. Les vingt figures de l'antitotalitarisme intellectuel réunies ici par Bernard Bruneteau interrogent et interprètent ce phénomène partie intégrante du XXe et du XXIe siècle. Bernard BRUNETEAU est professeur émérite de science politique à l'université Rennes 1. Ses travaux portent sur l'histoire des idées et des théories politiques, ainsi que sur les questions de politique internationale
Bernard Bruneteau, François Hourmant, L’Europe et le totalitarisme: Bernard Bruneteau, un parcours en histoire des représentations politiques, Presses universitaires de Rennes, 2025, Histoire
Bernard Bruneteau, Stéphane Courtois, Les gauches antisémites, Fondapol, 2025, 62 p.
Bernard Bruneteau, Figures de l'antitotalitarisme , 2024
Désignant à l’origine le pouvoir « total » du parti de Mussolini, le qualificatif de totalitarisme s’élargit en concept avec la comparaison fascisme/bolchevisme puis nazisme. Mais c’est au cours de la guerre froide que l’analyse en termes de totalitarisme s’impose dans un contexte où le containment oppose communisme totalitaire et « monde libre ». Après la chute du mur de Berlin et la victoire de la démocratie libérale perçue comme une « fin de l’histoire », on aurait pu croire que le concept allait perdre de sa pertinence. C’était sans compter sur l’apparition de l’islamisme politique volontiers qualifié de « troisième totalitarisme ». Ainsi le totalitarisme reste-t-il au cœur de notre univers mental à l’heure où se développe également un totalitarisme high tech en Chine.
Les vingt figures de l’antitotalitarisme intellectuel réunies ici par Bernard Bruneteau interrogent et interprètent ce phénomène partie intégrante du XXe et du XXIe siècle.
Bernard BRUNETEAU est professeur émérite de science politique à l’université Rennes 1. Ses travaux portent sur l’histoire des idées et des théories politiques, ainsi que sur les questions de politique internationale.
Sommaire : Pages de début (p. 2-8)| Introduction (p. 9-15)| Présentation (p. 17-18)| Luigi Sturzo (1871-1959) (p. 19-26)| Hans Kohn (1891-1971) (p. 27-35)| Boris Souvarine (1895-1984) (p. 37-46)| Élie Halévy (1870-1937) (p. 47-55)| Pie Xi (1857-1939) (p. 57-67)| Carlton J. H. Hayes (1882-1964) (p. 69-75)| Présentation (p. 77-78)| George Orwell (1903-1950) (p. 79-88)| Hannah Arendt (1906-1975) (p. 89-98)| Jacob L. Talmon (1916-1980) (p. 99-109)| Isaac Deutscher (1907-1967) (p. 111-120)| Carl J. Friedrich (1901-1984) (p. 121-128)| Raymond Aron (1905-1984) (p. 129-138)| Herbert J. Spiro (1924-2010) (p. 139-145)| Présentation (p. 147-148)| Juan Linz (1926-2013) (p. 149-157)| Vassili Grossman (1905-1964) (p. 159-168)| Claude Lefort (1924-2010) (p. 169-177)| Ernst Nolte (1923-2016) (p. 179-190)| François Furet (1927-1997) (p. 191-199)| Sheila Fitzpatrick (née en 1941) (p. 201-208)| Daniel Pipes (né en 1949) (p. 209-219)| Conclusion (p. 221-222)| Bibliographie (p. 223-228)| Index (p. 229-235)| Pages de fin (p. 237-239).
Bernard Bruneteau, François Hourmant (dir.), Le vestiaire des totalitarismes, CNRS éditions, 2024, 285 p.
Camicera nera des fascistes italiens ou chemises brunes des nazis, veste Mao ou béret étoilé du Che, foulard rouge des Komsomols en URSS ou bleu des Pionniers en RDA, krâma cambodgien : tous ces vêtements sont emblématiques des totalitarismes du XXe siècle. Symboles politiques, ils ont convoqué des imaginaires et véhiculé des idéologies. L'attention souvent scrupuleuse portée par les différents régimes - fascistes ou communistes - à la codification et à l'uniformisation des apparences invite à explorer toutes les facettes de ce langage du pouvoir. Témoin et instrument d'une volonté prométhéenne d'emprise et de contrôle, signe d'appartenance et de solidarité mais aussi de hiérarchie et de soumission, d'assujettissement et d'exclusion, le vestiaire a permis d'encadrer toutes les sphères de la vie sociale, d'exalter les valeurs et idéaux politiques, de donner à voir une communauté unie derrière son chef. Comment les populations ont-elles vécu l'obligation de porter telle ou telle pièce d'étoffe ? Quels furent les effets réels du port de ces vêtements ? Autant de questions permettant de comprendre davantage les processus d'embrigadement et d'oppression des populations, ainsi que leurs limites
Bernard Bruneteau, François Hourmant, Le vestiaire des totalitarismes, 2022
Camicera nera des fascistes italiens ou chemises brunes des nazis, veste Mao ou béret étoilé du Che, foulard rouge des Komsomols en URSS ou bleu des Pionniers en RDA, krâma cambodgien : tous ces vêtements sont emblématiques des totalitarismes du XXe siècle. Symboles politiques, ils ont convoqué des imaginaires et véhiculé des idéologies.
L’attention souvent scrupuleuse portée par les différents régimes – fascistes ou communistes – à la codification et à l’uniformisation des apparences invite à explorer toutes les facettes de ce langage du pouvoir.
Témoin et instrument d’une volonté prométhéenne d’emprise et de contrôle, signe d’appartenance et de solidarité mais aussi de hiérarchie et de soumission, d’assujettissement et d’exclusion, le vestiaire a permis d’encadrer toutes les sphères de la vie sociale, d’exalter les valeurs et idéaux politiques, de donner à voir une communauté unie derrière son chef.
Comment les populations ont-elles vécu l’obligation de porter telle ou telle pièce d’étoffe ? Quels furent les effets réels du port de ces vêtements ? Autant de questions permettant de comprendre davantage les processus d’embrigadement et d’oppression des populations, ainsi que leurs limites.Sommaire : Pages de début (p. 3-8)| Préface (p. 9-14)| Grammaire, esthétique et circulation idéologiques (p. 17-56)| Notes sur un prototype : la chemise noire fasciste (p. 59-79)| L’uniforme de la Section féminine de la Phalange espagnole (p. 81-104)| Étendards ou linceuls ? (p. 105-128)| Le béret étoilé du Che au secours du totalitarisme cubain (p. 129-143)| L’uniforme fasciste en Europe : un bilan transversal (p. 145-180)| La mode communiste : une tenue utopique ? (p. 183-198)| L’uniforme de l’homme socialiste nouveau en RDA (p. 199-217)| Le vestiaire nord-coréen : uniformes, costumes et guenilles (p. 219-236)| Qipao / Veste Mao (p. 237-259)| Le « krâma bleu » dans le régime khmer rouge : un indice génocidaire ? (p. 261-278)| Les auteurs (p. 279-281)| Table des illustrations (p. 283-286).
Bernard Bruneteau, Un siècle de génocides: des Hereros au Darfour (1904-2004), Armand Colin, 2022, 349 p.
Le XXe siècle restera celui de l'épouvante. Il a commencé avec l'éradication des Hereros en 1904 et s'est terminé avec les massacres du Darfour en 2004. Entre ces deux moments, le monde aura été le témoin des grands massacres de l'ère stalinienne, de l'immense tragédie de la Shoah, de la disparition d'une partie du peuple cambodgien.Cet essai met en perspective les entreprises exterminatrices les plus marquantes du XXe siècle. Leur histoire montre que le crime de génocide se fonde sur le ciblage stigmatisant d'un groupe à partir de la définition aussi arbitraire que délirante qu'en donne le perpétrateur. Aussi l'auteur s'attache-t-il en permanence à répondre à deux questions : qu'est-ce qui détermine l'intention ultime du génocide ? qu'est-ce qui autorise le génocide à se présenter comme une "solution" ?
Bernard Bruneteau, Le bonheur totalitaire: la Russie stalinienne et l'Allemagne hitlérienne en miroir, les Éditions du Cerf, 2022, 385 p.
Les totalitarismes, dont Hannah Arendt a dévoilé la logique de terreur, auraient-ils inventé une forme de bonheur ? L'audace de cet ouvrage est d'oser cette question. Qu'ils aient été combinés au mécanisme de l'illusion et nourris par une propagande promettant un avenir radieux ne suffit pas à expliquer la fascination, l'enthousiasme et l'obéissance qu'ont suscités les régimes hitlérien et stalinien. Quel est en effet le plus grand paradoxe que présentent la terreur nazie ou communiste ? Que prévaut en parallèle un modèle social de promotion scolaire ou professionnelle. Qu'abondent les mécanismes de reconnaissance et de gratification. Que se déploie la protection d'un État-parti "providentiel". Que s'éprouve au quotidien la joie d'une communauté nouvelle. Autrement dit que la terreur promet le bonheur, celui du Volk ou du Prolétariat. Bénéficiant de la crise des années 1930, les totalitarismes ont réalisé certaines des promesses non tenues de la démocratie libérale, même si le "bonheur totalitaire" profite d'abord aux inclus de ces systèmes qui vouaient conjointement à l'enfer tous les exclus de la race ou de la classe élue. Un essai brillant qui vient bousculer beaucoup d'idées reçues. Historien des idées, professeur émérite de science politique à l'université de Rennes-I, Bernard Bruneteau est l'auteur de divers ouvrages remarqués sur les totalitarismes dont il est un spécialiste reconnu.
Bernard Bruneteau, Philippe Portier, Gwendal Châton (dir.), L'aventure démocratique: Cheminements en compagnie de Jean Baudouin, Presses Universitaires de Rennes, 2022, 319 p.
La 4e de couverture de l'édition imprimée indique : « Ce livre est un hommage à Jean Baudouin, professeur émérite de science politique qui achève sa carrière après quatre décennies d'enseignement et de recherche à l'université Rennes 1. Après une introduction qui présente son itinéraire et son apport à la science politique française, ses collègues, amis et élèves abordent les grands domaines et les principales thématiques qui ont occupé sa pensée. Les contributions de ce volume s'organisent autour de trois parties. La première, qui porte sur les radicalités politiques, explore principalement le phénomène communiste, envisagé dans ses dimensions nationale et mondiale, tout en offrant également de nouvelles perspectives sur les évolutions récentes de l'extrême gauche et l'engagement frontiste. La deuxième partie, centrée sur la question de la démocratie libérale, associe l'étude d'auteurs classiques à un questionnement conceptuel qui vient éclairer l'actualité la plus brûlante concernant la démocratie, la place du religieux ou encore la situation de l'Union européenne. La troisième parie vient enfin contribuer à l'étude de l'engagement des intellectuels en politique, en attirant l'attention sur des figures aussi différentes que Charles Fourier, Louis Aragon, Francis Delaisi, Emmanuel Mounier, Michel Foucault ou les intellectuels maoïstes. L'ensemble se clôt sur la reprise d'un article important de Jean Baudouin, datant de 1997 et devenu aujourd'hui introuvable, précisant la conception du politique défendue par ce professeur au positionnement singulier. Cet ouvrage entend ainsi offrir au lecteur une vue panoramique sur un courant dynamique de la science politique française - la théorie politique - dont il a été l'un des principaux animateurs et dont il reste l'un des plus éminents représentants. »
Bernard Bruneteau, Yves Santamaria, Extrémismes européens et mondes arabo-musulmans: rapprochements stratégiques et convergences idéologiques, SPM, 2021, Enjeux internationaux, 363 p.
Bernard Bruneteau, Kevin Alleno (dir.), Philippe Séguin, un intellectuel en politique ?, Presses Universitaires de Nancy, 2021, 218 p.
Bernard Bruneteau, L'âge totalitaire: idées reçues sur le totalitarisme, Le Cavalier bleu, 2020, Idées reçues, 180 p.
Bernard Bruneteau, Génocides: usages et mésusages d'un concept, CNRS éditions, 2019, 221 p.
Bernard Bruneteau, Isabelle Sommier, Claire Andrieu, Christian Le Bart, Pierre-Yves Baudot [et alii], Les dimensions émotionnelles du politique: chemins de traverse avec Philippe Braud, Presses universitaires de Rennes, 2019
Bernard Bruneteau, Combattre l'Europe: de Lénine à Marine Le Pen, CNRS Éditions, 2018, 303 p.
Bernard Bruneteau, L’Âge totalitaire , 2017
Parfois présenté comme inhérent à la nature humaine, le totalitarisme est encore assimilé à sa représentation orwellienne : contrôle absolu, terreur, mensonge d’État, Homme nouveau… La notion a en outre longtemps pâti du mythe communiste comme de la diabolisation du fascisme. Pour une part notable de l’intelligentsia, la mémoire du totalitarisme reste donc sélective, donnant ainsi lieu à de nombreuses querelles d’interprétations… Ce qui relèvera de l’idée reçue pour les uns, sera vérité pour les autres.
Toutefois, que le totalitarisme soit singulier ou pluriel, Bernard Bruneteau nous montre ici l’importance de la comparaison historique pour appréhender au plus juste cet âge totalitaire qui marqua profondément le XXe siècle et continue, en ce début de XXIe siècle, d’apposer son empreinte avec le totalitarisme islamiste.
Bernard Bruneteau est professeur de science politique à l’université Rennes I. Ses travaux portent sur l’histoire des idées et des théories politiques, ainsi que sur les relations internationales du XXe siècle.Sommaire : Pages de début (p. 1-6)| Définition (p. 7-10)| Introduction (p. 11-14)| « Le totalitarisme est une vieille tentation de l’humanité. » (p. 15-22)| « Le totalitarisme est un concept de guerre froide. » (p. 23-30)| « Le totalitarisme n’a rien à voir avec la démocratie. » (p. 31-37)| « Le totalitarisme représente l’avènement de l’homme-masse. » (p. 39-45)| « Le totalitarisme, c’est la dictature de l’État total. » (p. 47-52)| Présentation (p. 53-55)| « L’Italie fasciste n’est pas vraiment totalitaire. » (p. 57-63)| « C’est Staline qui a rendu l’URSS totalitaire. » (p. 65-71)| « La politique de Staline a plus de rationalité que celle de Hitler. » (p. 73-81)| « Le communisme a souvent séduit les intellectuels alors que le fascisme et le nazisme les ont surtout réprimés. » (p. 83-89)| Présentation (p. 91-92)| « L’ordre règne dans un système totalitaire. » (p. 93-99)| « Aucune résistance n’est possible sous une domination totalitaire. » (p. 101-107)| « Le régime soviétique est une idéocratie. » (p. 109-116)| « L’Homme nouveau des fascismes est un simple objet de propagande. » (p. 117-123)| « Les crimes du communisme valent bien ceux du nazisme. » (p. 125-134)| « Le pacte germano-soviétique résulte d’une connivence totalitaire. » (p. 135-142)| « Les travaux d’histoire sociale ont rendu obsolète la notion de totalitarisme. » (p. 143-148)| « Nazisme et communisme ont des idéologies trop différentes pour pouvoir être comparés. » (p. 149-155)| « Le libéralisme globalisé est une autre forme de totalitarisme. » (p. 157-162)| Conclusion (p. 163-164)| Glossaire (p. 165-174)| Pour aller plus loin… (p. 175-180)| Pages de fin (p. 181-185).
Bernard Bruneteau, L'âge totalitaire: idées reçues sur le totalitarisme, le Cavalier bleu, 2017, 180 p.
Parfois présenté comme inhérent à la nature humaine, le totalitarisme est encore assimilé à sa représentation orwellienne : contrôle absolu, terreur, mensonge d'État, Homme nouveau... La notion a en outre longtemps pâti du mythe communiste comme de la diabolisation du fascisme. Pour une part notable de l'intelligentsia, la mémoire du totalitarisme reste donc sélective, donnant ainsi lieu à de nombreuses querelles d'interprétations... Ce qui relèvera de l'idée reçue pour les uns, sera vérité pour les autres. Toutefois, que le totalitarisme soit singulier ou pluriel, Bernard Bruneteau nous montre ici l'importance de la comparaison historique pour appréhender au plus juste cet âge totalitaire qui marqua profondément le XXe siècle et continue, en ce début de XXIe siècle, d'apposer son empreinte avec le totalitarisme islamiste. Bernard Bruneteau est professeur de science politique à l'université Rennes I. Ses travaux portent sur l'histoire des idées et des théories politiques, ainsi que sur les relations internationales du XXe siècle
Bernard Bruneteau, Un siècle de génocides , 2016
Le XXe siècle restera celui de l'épouvante. Il a commencé avec l'éradication des Hereros en 1904 et s'est terminé avec les massacres du Darfour en 2004. Entre ces deux moments, le monde aura été le témoin des grands massacres de l'ère stalinienne, de l'immense tragédie de la Shoah, de la disparition d'une partie du peuple cambodgien.Cet essai met en perspective les entreprises exterminatrices les plus marquantes du XXe siècle. Leur histoire montre que le crime de génocide se fonde sur le ciblage stigmatisant d'un groupe à partir de la définition aussi arbitraire que délirante qu'en donne le perpétrateur. Aussi l'auteur s'attache-t-il en permanence à répondre à deux questions : qu'est-ce qui détermine l'intention ultime du génocide ? qu'est-ce qui autorise le génocide à se présenter comme une "solution" ?Sommaire : Pages de début (p. 1-3)| Introduction (p. 4-34)| 1. Aux racines du comportement génocidaire contemporain (p. 35-72)| 2. Arménie, 1915 : l’inauguration du génocide moderne (p. 73-105)| 3. Politiques génocidaires en Russie soviétique (p. 106-148)| 4. Le génocide extrême : l’extermination des Juifs d’Europe (p. 149-200)| 5. Le génocide longtemps effacé du Cambodge (p. 201-251)| 6. L’ethnisme génocidaire de l’après-guerre froide et la naissance d’une juridiction internationale permanente (p. 252-307)| Conclusion. Pourquoi le XXe siècle est-il un siècle de génocides ? (p. 308-323)| Annexes (p. 324-325)| Notes (p. 326-330)| Bibliographie (p. 331-347)| Pages de fin (p. 348-350).
Bernard Bruneteau, Histoire de l'idée européenne au second XXe siècle à travers les textes, Armand Colin, 2016, Collection U (Histoire contemporaine), 303 p.
Succédant à un premier ouvrage consacré aux plans et projets européens formulés au premier XXe siècle, cet ouvrage restitue la teneur des principaux débats qui ont accompagné cinq décennies de construction européenne. À travers 165 textes présentés et remis en contexte, il montre comment l'« Europe » s'est progressivement inscrite au cœur de notre espace public contemporain. À partir de la déclaration Schuman et du lancement de l'intégration économique et institutionnelle de l'Europe, l'idée européenne se transforme en effet. S'inscrivant désormais dans la réalité issue des traités (CECA, CEE, Acte unique, Maastricht, Amsterdam...), elle perd son caractère de mythe mobilisateur, hormis dans quelques cercles fédéralistes. Inversement, l'idée européenne s'impose dans des milieux plus diversifiés (économiques, politiques, sociaux) soucieux de l'acclimater à leurs intérêts (Europe du libre-échange, Europe organisée). Par ailleurs, le déroulement même de la construction européenne permet la cristallisation de débats où s'expriment les différentes formes d'européisme et d'euroscepticisme. Enfin, l'Europe émergente s'inscrivant dans les relations internationales, l'idée européenne est affectée par les divergences de vue en matière de rapport de la Communauté au monde (Europe atlantique, Europe européenne, Eurafrique). Bernard BRUNETEAU est professeur d'histoire contemporaine à l'université Pierre Mendès France-Grenoble II. Ses travaux portent sur l'histoire des idées et les questions de politique internationale du XXe siècle. Il a publié de nombreux articles et ouvrages, notamment : Histoire de l'unification européenne (Armand Colin, 1996), Les Totalitarismes (Armand Colin, 1999), L' «Europe nouvelle de Hitler» (Le Rocher, 2003), Le siècle des génocides (Armand Colin, 2004), Histoire de l'idée européenne au premier XXe siècle (Armand Colin, 2006)
Bernard Bruneteau, Les collabos de l'Europe nouvelle, CNRS Éditions, 2016, Biblis, 468 p.
Bernard Bruneteau, Jean Baudouin (dir.), Le totalitarisme: un concept et ses usages [colloque, Presses universitaires de Rennes, 2014, Essais, 212 p.
Bernard Bruneteau, Les totalitarismes, 2014
Forgé et développé dès l’entre-deux-guerres, le concept de totalitarisme a servi à qualifier les régimes politiques inédits qui, en Russie, en Italie puis en Allemagne, ont allié système de parti unique, idéologie globalisante et terreur. Utilisé de façon polémique au temps de la guerre froide, il reste toujours controversé pour certains historiens qui critiquent son caractère réducteur et par trop descriptif. Il apparaît pourtant difficile à remplacer comme instrument d’intelligibilité du tragique XXe siècle.
Établissant la généalogie du concept, l’ouvrage montre le poids des circonstances dans son élaboration progressive et précise les perspectives méthodologiques de son utilisation. Il étudie ensuite les conditions de possibilité historique du phénomène totalitaire en passant en revue ses ressorts intellectuels, sociaux et politiques. Il décrit enfin des totalitarismes réels à partir des pratiques, tout à la fois différenciées et convergentes, de l’Italie fasciste, de l’Allemagne nazie et de l’URSS stalinienne.
Cette édition revue et augmentée d’un ouvrage devenu un « classique » sur le sujet rend compte des débats historiographiques les plus vifs et les plus récents.Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Introduction (p. 5-14)| Chapitre 1 - Une conceptualisation contingente (p. 15-43)| Chapitre 2 - Une conceptualisation incertaine (p. 44-68)| Chapitre 3 - Une conceptualisation nécessaire (p. 69-104)| Chapitre 4 - La matrice intellectuelle (p. 105-129)| Chapitre 5 - La matrice sociale (p. 130-160)| Chapitre 6 - La matrice politique (p. 161-184)| Chapitre 7 - La voie italienne au totalitarisme (p. 185-217)| Chapitre 8 - Les singularités du régime national-socialiste (p. 218-258)| Chapitre 9 - Le chantier du totalitarisme stalinien (p. 259-296)| Conclusion générale (p. 297-298)| Orientation bibliographique (p. 299-304)| Index nominum (p. 305-312)| Pages de fin (p. 313-320).
Bernard Bruneteau, Les totalitarismes, Armand Colin, 2014, Collection U (Histoire contemporaine), 317 p.
Forgé et développé dès l'entre-deux-guerres, le concept de totalitarisme a servi à qualifier les régimes politiques inédits qui, en Russie, en Italie puis en Allemagne, ont allié système de parti unique, idéologie globalisante et terreur. Utilisé de façon polémique au temps de la guerre froide, il reste toujours controversé pour certains historiens qui critiquent son caractère réducteur et par trop descriptif. Il apparaît pourtant difficile à remplacer comme instrument d'intelligibilité du tragique XXe siècle. Établissant la généalogie du concept, l'ouvrage montre le poids des circonstances dans son élaboration progressive et précise les perspectives méthodologiques de son utilisation. Il étudie ensuite les conditions de possibilité historique du phénomène totalitaire en passant en revue ses ressorts intellectuels, sociaux et politiques. Il décrit enfin des totalitarismes réels à partir des pratiques, tout à la fois différenciées et convergentes, de l'Italie fasciste, de l'Allemagne nazie et de l'URSS stalinienne. Cette édition revue et augmentée d'un ouvrage devenu un « classique » sur le sujet rend compte des débats historiographiques les plus vifs et les plus récents
Bernard Bruneteau (dir.), Le totalitarisme: origines d'un concept, genèse d'un débat 1930-1942, les Éd. du Cerf, 2010, Cerf politique, démocratie ou totalitarisme, 491 p.
Bernard Bruneteau, Le siècle des génocides: violences, massacres et processus génocidaires de l'Arménie au Rwanda, Armand Colin, 2009, L'histoire au présent, 253 p.
Bernard Bruneteau, Histoire de l'idée européenne au premier XXe siècle à travers les textes, Armand Colin, 2009, Collection U (Histoire contemporaine), 283 p.
Si l' « idée d'Europe » fondée sur le constat d'une unité de civilisation s'enracinant dans la Christianitas médiévale et le Siècle des Lumières est ancienne, l'« idée européenne » est quant à elle récente. Elle naît dans le premier XXe siècle du refus de la distorsion entre une Europe culturelle vécue, voire fantasmée, et l'histoire politique d'un continent déchiré par les guerres et les affrontements idéologiques. Associée aux idéaux de paix internationale et sociale, illustrée par des projets volontaristes d'unité économique et politique, l'idée européenne fut volontiers présentée par ceux qui s'en firent les porteurs comme une idée politique moderne destinée à rénover ou dépasser les concepts issus du XIXe siècle - la nation, l'État, le marché. Avec le démarrage de la construction européenne qui suit la Déclaration Schuman de 1950, l'« idée » devait s'inscrire tant bien que mal dans les faits, laissant alors la place au débat sur telle ou telle « politique » européenne. Cet ouvrage met en scène les projets européens formulés et débattus entre 1900 et 1950. Il rassemble et introduit 145 textes qui reflètent les sensibilités politiques de leurs auteurs, les intérêts des milieux dont ceuxci sont issus et les circonstances qu'ils sont amenés à traverser. Au fur et à mesure des années, ces textes révèlent des degrés différents de conscience européenne, traduisent des attentes concrètes, expriment des visions globales, esquissent des solutions techniques. Ainsi, par-delà leur historicité, les questions qui traversent l'Union européenne actuelle avaient déjà été posées : le rapport à la mondialisation, le lien transatlantique, l'identité « européenne », les « deux Europes », l'unité de régime politique, les limites de l'Europe... Bernard BRUNETEAU est professeur d'histoire contemporaine à l'université Pierre Mendès France-Grenoble II. Ses travaux portent sur les questions de politique internationale du XXe siècle. Il a publié plusieurs ouvrages, notamment : Histoire de l'unification européenne (Armand Colin, 1996), L'« Europe nouvelle » de Hitler (Le Rocher, 2003), Le Siècle des génocides (Armand Colin, 2004)
Bernard Bruneteau, Histoire de l'idée européenne au second XXe siècle à travers les textes, 2008
Succédant à un premier ouvrage consacré aux plans et projets européens formulés au premier XXe siècle, cet ouvrage restitue la teneur des principaux débats qui ont accompagné cinq décennies de construction européenne. À travers 165 textes présentés et remis en contexte, il montre comment l’« Europe » s’est progressivement inscrite au cœur de notre espace public contemporain.
À partir de la déclaration Schuman et du lancement de l’intégration économique et institutionnelle de l’Europe, l’idée européenne se transforme en effet.
S’inscrivant désormais dans la réalité issue des traités (CECA, CEE, Acte unique, Maastricht, Amsterdam…), elle perd son caractère de mythe mobilisateur, hormis dans quelques cercles fédéralistes. Inversement, l’idée européenne s’impose dans des milieux plus diversifiés (économiques, politiques, sociaux) soucieux de l’acclimater à leurs intérêts (Europe du libre-échange, Europe organisée).
Par ailleurs, le déroulement même de la construction européenne permet la cristallisation de débats où s’expriment les différentes formes d’européisme et d’euroscepticisme.
Enfin, l’Europe émergente s’inscrivant dans les relations internationales, l’idée européenne est affectée par les divergences de vue en matière de rapport de la Communauté au monde (Europe atlantique, Europe européenne, Eurafrique).
Bernard BRUNETEAU est professeur d’histoire contemporaine à l’université Pierre Mendès France-Grenoble II. Ses travaux portent sur l’histoire des idées et les questions de politique internationale du XXe siècle. Il a publié de nombreux articles et ouvrages, notamment : Histoire de l’unification européenne (Armand Colin, 1996), Les Totalitarismes (Armand Colin, 1999), L’ «Europe nouvelle de Hitler» (Le Rocher, 2003), Le siècle des génocides (Armand Colin, 2004), Histoire de l’idée européenne au premier XXe siècle (Armand Colin, 2006).Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Introduction (p. 5-22)| Présentation (p. 23-25)| Chapitre 1 - La CECA : un pas vers l'Europe supranationale (p. 26-37)| Chapitre 2 - Pour une définition antitotalitaire de l'Europe (p. 38-53)| Chapitre 3 - Communauté européenne, communauté atlantique ? (p. 54-62)| Chapitre 4 - Une Constitution pour l'Europe ? (p. 63-76)| Chapitre 5 - Vie et mort de la CED (p. 77-96)| Présentation (p. 97-99)| Chapitre 6 - Les conditions de la relance européenne (p. 100-113)| Chapitre 7 - Des positions diverses sur le futur Marché commun (p. 114-123)| Chapitre 8 - Espoirs et craintes des milieux économiques et sociaux (p. 124-129)| Chapitre 9 - Juger et interpréter l'unification européenne en cours (p. 130-140)| Présentation (p. 141-143)| Chapitre 10 - Une « certaine idée de l'Europe » (p. 144-153)| Chapitre 11 - L'Europe du Général en question (p. 154-166)| Chapitre 12 - Le temps du Marché commun (p. 167-185)| Chapitre 13 - Les deux Europes (p. 186-196)| Présentation (p. 197-199)| Chapitre 14 - La Grande-Bretagne dans l'Europe (p. 200-210)| Chapitre 15 - Une monnaie pour l'Europe ? (p. 211-216)| Chapitre 16 - En quête d'identité européenne internationale (p. 217-228)| Chapitre 17 - Les tentatives d'approfondissement institutionnel (p. 229-242)| Présentation (p. 243-244)| Chapitre 18 - Le défi du grand marché intérieur (p. 245-255)| Chapitre 19 - Le retour de l'« autre Europe » (p. 256-264)| Chapitre 20 - Comment repenser l'Europe politique ? (p. 265-276)| Chapitre 21 - L'Europe peut-elle être une puissance ? (p. 277-282)| Bibliographie (p. 283-288)| Références (p. 289-296)| Pages de fin (p. 297-304).
Bernard Bruneteau, Youssef Cassis (dir.), L'Europe communautaire au défi de la hiérarchie: [colloque, septembre 2004, Grenoble, PIE-P. Lang, 2007, Euroclio (Études et documents), 243 p.
Bernard Bruneteau, Les paysans dans l'Etat: le gaullisme et le syndicalisme agricole sous la Ve République, Ed. l'Harmattan, 2006
Bernard Bruneteau, Alessandra Flores d'Arcais, Il secolo dei genocidi, Il Mulino, 2005, Storica paperbacks, 299 p.
Bernard Bruneteau, L'Europe nouvelle de Hitler: une illusion des intellectuels de la France de Vichy, Editions du Rocher, 2003, Démocratie ou totalitarisme, 435 p.
Bernard Bruneteau, Une illusion européiste: les représentations de l'Europe chez les intellectuels de la France de Vichy,, 2001, 348 p.
Bernard Bruneteau, Les totalitarismes, Armand Colin, 1999, Collection U (Histoire contemporaine), 240 p.
Bernard Bruneteau, Histoire de l'unification européenne, Armand Colin, 1996, Prépas (Histoire), 235 p.
Bernard Bruneteau, Les paysans dans l'Etat: le gaullisme et le syndicalisme agricole sous la Ve République, Ed. l'Harmattan, 1994, Alternatives rurales, 282 p.
Bernard Bruneteau, Philippe Braud, Le gaullisme et les agriculteurs: les acteurs et leurs discours face à la modernité (1958-1974), 1991, 485 p.
Cette thèse vise à faire de la révolution rurale des années 60 le révélateur qui donne une part de sa dynamique a un rassemblement gaulliste hétérogène. En faisant notre le concept de "conservatisme par le changement" par lequel Jean Baudrillard définit l'idéologie de la modernité. Nous avons souhaité montrer que le discours du gaullisme, et partant, l'originalité du phénomène, ne se dissocie pas du contexte d'une transition sociale historique ou la figure du paysan entrepreneur, produit de l'héritage jaciste, tient une place centrale grâce à son aptitude à faire de la modernité, le recours de la tradition. La mise en modernité de la société française est éclairante pour comprendre l'enracinement de la légitimité des gaullistes et des agriculteurs techniciens dans les campagnes. Promouvoir la thématique du jeune syndicaliste agricole, c'est, pour des gaullistes en mal d'identité, une manière d'exister dans la société rurale au seuil des années 60 (1ere partie). Gaullistes et nouveaux agriculteurs vont, de concert, légitimer l'option participation de la nouvelle politique agricole en s'emparant de la rhétorique moderne des "forces vives" (2e partie). Contestés comme notables après 1968, gaullistes et dirigeants agricoles confient la dépense de la cogestion officialisée aux ressources du vieil agrarisme (3e partie). Telle qu'elle est gérée par le gaullisme, la "fin des paysans" peut rentrer dans le cadre conceptuel de la situation modernisatrice conservatrice.
Bernard Bruneteau, Les néo-gaullistes: attitudes politiques et dynamiques sociales étude de la Fédération RPR du Finistère, 1985-1986, s.n, 1986
Bernard Bruneteau, Jacqueline Sainclivier, De la nation à l'Europe à l'âge totalitaire: parcours en histoire des représentations rapport de synthèse, 53 p.
Bernard Bruneteau, « Fraternité totalitaire », Inflexions, Inflexions, 2024, n°58, pp. 105-112
Bernard Bruneteau, « Qualifier les crimes de masse : genèse et enjeux », Le Droit de Vivre, Le Droit de Vivre, 2023, n°690, pp. 40-43
Bernard Bruneteau, « Les permanences de l’antisémitisme antimondialiste (fin XIXe-début XXIe siècle) », Revue d’histoire moderne & contemporaine, Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2015, n°62-2/3, pp. 225-244
Mettant en doute le concept de « nouvel antisémitisme », l’histoire des idées privilégie les éléments de continuité dans les thématiques centrales de l’antisémitisme. La stigmatisation du mondialisme apparaît ainsi consubstantielle à l’idéologie antisémite dès le dernier tiers du XIXe siècle. Cette permanence s’illustre dans le va-et-vient entre références anciennes et tableau apocalyptique de la mondialisation caractérisant de nos jours les écrits d’Alain Soral et de son groupe. Cette réactualisation idéologique engage donc à revenir sur les ressorts de la cristallisation antimondialiste au sein du dispositif antisémite élaboré à l’époque de Gougenot des Mousseaux, Drumont, Ford et Rosenberg. C’est dans le cadre d’émergence d’un clivage socio-culturel entre intégration et démarcation que doit s’interpréter cet antisémitisme qui associe le monde juif aux grandes prophéties de la modernité économique et politique.
Bernard Bruneteau, « Antonin Cohen, De Vichy à la Communauté européenne, Paris, Puf, 2012, 446 p. », Relations internationales, Relations internationales, 2013, n°152, pp. 111-114
Bernard Bruneteau, « L'identité européenne contre l'identité républicaine ? », Relations internationales, Relations internationales, 2010, n°140, pp. 73-81
L’identité européenne contre l’identité « républicaine » ?L’euroscepticisme français des années 1990-2000 s’est souvent opposé à la politique de l’UE au nom d’une incompatibilité avec les valeurs « républicaines ». Loin d’être seulement tactique ou circonstanciel, ce discours renvoie à la question d’une contradiction identitaire entre culture politique nationale et culture politique communautaire. Repérable dès la signature des traités de Rome, la résistance théorique à l’Europe se réfère à un idéal-type républicain puisant ses sources dans une longue tradition politico-intellectuelle (mythe de 1789, théorie républicaine de l’État, philosophie sociale du CNR, modèle de politiques publiques des années 1950). Le caractère de plus en plus inédit de la « gouvernance » européenne a pu entretenir alors une critique tout à la fois « nationale » et démocratique « se renforçant mutuellement.
Bernard Bruneteau, « La mémoire de l'anti-européisme, des années 1950 à 2005 », Les cahiers Irice, Les cahiers Irice, 2009, n°4, pp. 147-156
Bernard Bruneteau, « Le mythe de Grenoble des années 1960 et 1970 un usage politique de la modernité », Centre National du Livre, Paris : Presses de Sciences Po et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1998, pp. 111-126
The "Grenoble Myth" in the 1960s. A Political Use of Modernity, Bernard Bruneteau.
In the 1960s, the city of Grenoble was set up as the symbol of modernity. A model of expansion, it was also the symbol of municipal management based on the control of urban development, citizen participation and the centrality of the new middle classes. Through its success, Grenoble became a myth that structured French political life and was able to nourish the Mendesian as well as the Gaullist Systems of reference.
Bernard Bruneteau, « De la violence paysanne à l'organisation agricole. Les manifestations de juin 1961 en pays bigouden », Presses Universitaires de Rennes, Rennes : Université de Haute-Bretagne et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1993, pp. 217-232
Pour s'être imposés à l'actualité un jour de juin 1961, les paysans bigoudens « brûleurs d'urnes » donnent à l'historien du très contemporain une preuve supplémentaire de l'intérêt de l'événement dans la mise en évidence des lignes de force d'une société. Intimement lié à un contexte politique (l'abaissement du pouvoir parlementaire), économique (les désillusions de la seconde révolution agricole) et social (la mutation du syndicalisme agricole), le comportement des agriculteurs bigoudens révèle en effet les tensions contradictoires qui affectent, au début de la Cinquième république, les modes d'insertion de la paysannerie dans la société globale. Cette action collective est, tout d'abord, représentative de la double mise en scène d'un groupe d'intérêt : la stratégie inédite des acteurs locaux à l'égard du pouvoir et le discours des organisations politiques et professionnelles sur la place et la fonction des « forces vives » dans le nouveau système institutionnel. Elle précise, en second lieu, l'ambivalence profonde de la violence paysanne des années 1960 qui met au service d'une stratégie globale de négociation avec le pouvoir d'État, les ressources de la vieille logique d'affrontement corporatiste. L '« émotion » paysanne de Pont-Labbé ne manque donc pas d'éprouver la validité du paradigme « néo »-corporatiste.
Bernard Bruneteau, « La participation paysanne : un héritage gaulliste », Association française de science politique, Paris : Fondation nationale des sciences politiques (France), Paris : Association française de science politique et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1992, pp. 964-980
Dans l'histoire des relations entre l'Etat et les agriculteurs, les alliances entre une couche agricole spécifique et une force politique ont toujours dépassé le simple souci d'organisation économique ou le clientélisme électoral et ont révélé des choix de société. L'alliance du gaullisme et des agriculteurs techniciens des années 1960, décidée sous Michel Debré et Edgard Pisani, reconduite et approfondie par Georges Pompidou et Jacques Chirac, n'échappe pas à ce schéma. Elle s'enracine, d'abord, dans un contexte économique, social et politique (l'« expansion », l'économie concertée, les résistances notabiliaires) qui, entre 1962 et 1968, rapproche les protagonistes. Elle s'illustre, ensuite, dans les composantes de l'image que, conformément à son identité modernisatrice-conservatrice, le gaullisme veut offrir des jeunes agriculteurs. Elle se concrétise, enfin, dans les fonctions stratégique, politique et idéologique que ces agriculteurs assument dans l'univers gaulliste, particulièrement lors du référendum de 1969. Illustration du changement tolérable pour le gaullisme tout autant que support pour son ambition de dépolitisation du social, la « participation » paysanne a nourri, au-delà du contexte historique de sa naissance, l'identification du RPR au modèle de développement agricole français.
Bernard Bruneteau, « Jean Monnet et Robert Schuman, visions et méthodes pour l’Europe d’hier et de demain », le 13 mars 2025
Colloque organisé par l'Institut Jean Monnet, l’Institut d’études européennes de l’Université Paris 8 et la Maison Robert Schuman de Scy-Chazelles - Conseil départemental de Moselle
Bernard Bruneteau, « L'Europe en récit(s) », le 15 février 2023
Avec les Rendez-vous d’Europe 2023, venez découvrir comment les œuvres audiovisuelles et littéraires, les représentations culturelles et le droit participent à l’élaboration des récits européens.
Bernard Bruneteau, « Le concept de totalitarisme à l’épreuve des sciences sociales », le 16 janvier 2023
Organisée par l'IDPSP, Université de Rennes
Bernard Bruneteau, « Combattre l’Europe, les résistances à l’intégration européenne », le 22 mars 2019
Organisée par le LARJ, Université du Littoral-Côte d'Opale
Bernard Bruneteau, « Insurgées contre la Tyrannie », le 20 mars 2019
Colloque dirigé par Marc Crapez avec le soutien de la Fondation de la France libre, de l’Université Versailles St-Quentin et de l’Institut Cervantes
Bernard Bruneteau, « Philippe Séguin : un intellectuel en politique », le 01 mars 2019
Colloque organisé par Bernard Bruneteau et Kevin Alleno
Bernard Bruneteau, « Le vestiaire du totalitarisme », le 19 octobre 2018
Organisé sous la responsabilité de M. François Hourmant, Pr. Science Politique, Univ. Angers, et M. Bernard Bruneteau, Pr. Science politique à l'Univ. Rennes 1
Bernard Bruneteau, « Les dix ans de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 », le 15 mars 2018
Bernard Bruneteau, « L’Europe incomprise ? », le 01 septembre 2018
Bernard Bruneteau, Jean-Marc Ferry, Martine Buron, Gérard Bossuat, Anne-Sophie Lamblin-Gourdin, « Table ronde Quelle citoyenneté pour quelle Europe ? », L’Europe des citoyens et la citoyenneté européenne. Evolutions, limites et perspectives, Nantes, le 01 janvier 2016
Bernard Bruneteau, « Aujourd'hui l'Empire. Héritage et nouveauté », le 07 avril 2015
Journée d'études transdisciplinaires organisée par les doctorant de l'association Réseau Pyrallis.
Bernard Bruneteau, « L’islamisme est-il un nouveau totalitarisme ? », le 24 novembre 2015
Bernard Bruneteau, « Du totalitarisme à la réinvention de la démocratie », le 01 juin 2011