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L'Etat et la mort

L'Etat et la mort

Auteur(s) : 6912

Édition : 2016

ISBN: 978-2-275-05269-4

 

Présentation de l'éditeur

La mort est un prisme sous lequel se dévoile la construction de l'État tout en révélant les lacunes et les fragilités de l’État face au mystère de la condition humaine. Oscillant entre une conception de la mort perçue comme un néant et des projections individuelles et collectives conférant, malgré tout, une valeur à la personne et à la vie humaine avant et par-delà le décès, l’État tout en s'émancipant de la religion ne s'est pas déparé complètement de toute dimension « sacrée ». L’État, en répondant aux demandes sociales de respect de l’humanité et de transcendance, doit ainsi se confronter aux projections individuelles et collectives face à la mort. Ainsi se révèle l’expression de la souveraineté de l’État dans un domaine qui, relevant de l’intime et du sacré, semblait pourtant devoir lui échapper. Si l'on a assisté en l'espace de moins d'un siècle à un basculement d'un devoir de ne pas tuer à une obligation de protéger la vie à laquelle la norme juridique fait très largement écho, la nouvelle maîtrise de la vie humaine permise par les avancées scientifiques et médicales transforme l’expression souveraine de l'État. Renonçant progressivement à sa puissance publique comme pouvoir de mort, l’État se voit reconnaître un pouvoir de protection de la vie, et c'est désormais sur la condition biologique des individus elle-même que l’État étend ses ramifications.

 

Sommaire

PREMIÈRE PARTIE?: LA PROTECTION DES MORTS AU NOM DES VIVANTS

Titre I : Le respect des morts

Chapitre I. La prise en charge administrative des morts

Chapitre II. La construction d'un régime juridique de protection des morts

Titre II : La priorité donnée aux vivants

Chapitre I. L'accompagnement des vivants confrontés au décès

Chapitre II. Le sort des défunts tributaire des vivants

 

DEUXIÈME PARTIE?: LA PROTECTION DES VIVANTS FACE À LA MORT

Titre 1 : L'extension du devoir de préservation de la vie face à la mort

Chapitre I. Le devoir de ne pas tuer

Chapitre II. L'obligation de protéger

Titre II : L'inéluctable fragilité de la vie face à la mort

Chapitre I. La conservation par l'Etat de son pouvoir de mort

Chapitre II. L'impossibilité pour l'Etat de préserver la vie

 

TROISIÈME PARTIE?: LA CONFRONTATION DES VIVANTS A L'ENTRÉE DANS LA MORT

Titre 1?: L'encadrement du début et de la fin de vie

Chapitre I. Les contradictions du droit de la vie anténatale

Chapitre II. Les paradoxes du droit de la fin de vie

Titre I?: La reconnaissance de la dignité humaine face à la mort

Chapitre 1. L'émergence de la bioéthique

Chapitre Il. La valorisation du concept de dignité comme réponse aux avancées scientifiques et médicales

Manuel de droit international public

Manuel de droit international public

Tome 2

Auteur(s) : 5443

Édition : 2016

ISBN: 978-2-130-65350-9

Coll. Droit fondamental, 272 pages

ISBN : 978-2-13-065350-9

 

Présentation de l'éditeur

Second tome du Manuel de droit international public publié dans la même collection, cet ouvrage propose un aperçu clair et concis des règles du droit international encadrant l’action interne et internationale de l’Etat. La souveraineté de l’Etat fait en effet l’objet d’un encadrement international toujours plus étroit : si, traditionnellement, elle est restreinte à certains espaces – le territoire étatique – et à certaines personnes – les nationaux – elle est également, aujourd’hui, limitée en de nombreux domaines – allant du recours à la force à l’organisation politique étatique, en passant par les droits de l’Homme et des étrangers. C’est à l’exposé de ces règles du droit international général et régional (européen en particulier) qu’est consacré cet ouvrage, dont chacune des neuf leçons se conclut par une étude de cas tirée de l’actualité géopolitique internationale par laquelle les modalités d’application pratique de ces règles sont exposées et précisées. L’ouvrage intéressera ainsi spécifiquement les étudiants de L3, et de manière plus générale toute personne soucieuse de comprendre le phénomène d’internationalisation de l’action étatique.

Thibaut Fleury Graff est professeur à l’université Rennes 1. Il y enseigne notamment le droit international public et le droit constitutionnel, et y dirige le Master 2 « Politiques européennes ». Il est l’auteur d’ État et territoire en droit international. L’exemple de la construction du territoire des États-Unis (1789-1914) (Pedone, 2013) et a dirigé, avec Nathalie Wolff et Aude Zaradny, La fin du droit ? (Mare & Martin, 2016).

 

Sommaire

Leçon 1. Chefs, modes d’exercice et domaines de compétences en droit international public

Leçon 2. La souveraineté territoriale

Leçon 3. Le recours à la force

Leçon 4. L’organisation politique de l’État

Leçon 5. La condition de l’individu

Leçon 6. La protection de l’environnement

Leçon 7. Les compétences extraterritoriales et les espaces internationaux

Leçon 8. La compétence personnelle

Leçon 9. Vers une compétence universelle ?

L'Errance des normes

L'Errance des normes

Alain Boureau

Édition : 2016

ISBN: 978-2-251-38133-6

Coll. Histoire, 304 pages

ISBN : 978-2-251-38133-6

 

Présentation de l'éditeur

Ce livre, qui constitue le tome IV de la Raison scolastique, tente d'historiciser la notion de jugement moral. La pensée médiévale et scolastique du XIIIe siècle, en quête d'une éthique spécifique et immanente, s'est émancipée de lourds tabous et a travaillé à la délégation affectée à l’homme pour la production de normes morales. Ainsi, elle a pu associer au rêve d’une symphonie des actes, autour de Thomas d’Aquin, les chants de l’individu (Chiaro de Florence, Olivi, Astesano ou Ockham).

L’éthique de cette période tourne autour de la notion juridicomorale de responsabilité, qui demeure jusqu’à nos jours, et sans vraie résolution, une ligne de faîte de la vie éthique. Si le mot n’a pas été créé au Moyen Âge, la notion, sous le nom d’imputation et d’imputabilité, fut très fermement discutée. La situation de discussion restait ouverte, tant que cette notion n’était pas inscrite dans des codes. C’est une orchestration cohérente de l’éthique qui a subi le silence du formalisme scotiste, malgré un ultérieur intermède jésuite. Cette situation suscite des échos dans le monde contemporain occidental où le long cycle des jugements formels, conduisant à l’impératif catégorique (le Sollen) de Kant, fut suivi d’une réaction intense : l’éthique avait à juger singulièrement les actes humains. À ce mouvement, il faut associer la période 1860-1960 (Renouvier, Nietzsche, Freud, Arendt), à laquelle succède un nouveau formalisme. Certes, le droit est revenu absorber la morale, notamment avec une nouvelle prégnance de la responsabilité, qui réduit les conduites humaines au risque de faute. Mais l’histoire montre que d’autres retours sont possibles.

 

Sommaire

Chapitre 1. L'embarras du scandale
Chapitre 2. Le blasphème. Histoire d'une éclipse
Chapitre 3. La résistance scolastique à l'imputation
Chapitre 4. Poser et peser. L'appropriation institutionnelle du jugement des hommes
Chapitre 5. Vers une autonomie de l'action humaine
Chapitre 6. L’émergence de l’éthique casuistique
Chapitre 7. Fin d’un cycle : l’imputabilité, de Guillaume de la Mare à Duns Scot

L'Éducation du prince chrétien

L'Éducation du prince chrétien

Érasme

Édition : 2016

ISBN: 978-2-251-34610-6

Coll. Miroir des humanistes, 260 pages

ISBN : 978-2-251-34610-6

 

Présentation de l'éditeur

Erasme composa, voici cinq siècles exactement, ce court traité de politique à l'usage du jeune Charles-Quint, âgé de seize ans, qui s'apprêtait à devenir roi d'Espagne. Sa thèse est simple : le prince doit gouverner dans l'intérêt de tous et s'affranchir des désastreuses idéologies de conquête et d'honneur qui n'ont apporté que la ruine chez les peuples d'Europe. La guerre doit être évitée par tous les moyens possibles, et le prince doit consacrer toute son énergie aux « arts de la paix ». C'est l'antidote à la célèbre problématique de son contemporain Machiavel : « Comment prendre le pouvoir et comment le conserver ? »

Traduit du latin par Anne-Marie Greminger. Présenté par Jean-Christophe Saladin

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