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Les contraintes internationales sur le pouvoir constituant national

Les contraintes internationales sur le pouvoir constituant national

Auteur(s) : 7860

Édition : 2022

ISBN: 978-2-370-32372-9

Présentation de l'éditeur

Les principes d’autodétermination des peuples et d’autonomie constitutionnelle supposent une compétence exclusive du peuple, émergeant comme corps politique de l’État, à adopter une Constitution en vertu de son pouvoir constituant originaire. L’exercice de cette compétence par le peuple peut intervenir à l’issue d’une situation intéressant le droit international, à l’instar des guerres interétatiques, de la décolonisation ou des conflits infra-étatiques constituant une menace pour la paix et la sécurité régionale ou internationale. Dans ces hypothèses, l’exercice du pouvoir constituant par le peuple est encadré par un acteur extérieur agissant sur le fondement de règles de droit international. Cet acteur extérieur peut, dans certains cas, se substituer au peuple dans l’adoption de l’acte constituant, oblitérant ainsi le pouvoir constituant populaire. Également, l’exercice du pouvoir, non plus d’adopter, mais de réviser la Constitution subit des injonctions dans le cadre de la participation de l’État à la vie internationale. En effet, l’adhésion à une organisation internationale, l’instauration de relations commerciales ou encore la sollicitation d’une aide internationale sont désormais conditionnées par des exigences relatives à la structure constitutionnelle de l’État. Cette conditionnalité est double : positive par l’exigence de modifications constitutionnelles, négative par l’interdiction des changements anticonstitutionnels. L’étude de ces règles internationales et de la pratique subséquente nécessite de s’interroger sur leur compatibilité avec les principes d’autodétermination et d’autonomie constitutionnelle. L’issue de cette interrogation invite à repenser la portée de ces principes et d’ainsi mesurer l’impact de cette pratique sur le droit international.

Droit constitutionnel Science politique Etat Sécurité Pouvoirs Droit public Sciences politiques Régimes politiques
La responsabilité juridique à l'épreuve de la gestion

La responsabilité juridique à l'épreuve de la gestion

Un enjeu pour les finances publiques locales

Emma Chenillat

Édition : 2022

ISBN: 978-2-275-10844-5

Présentation de l'éditeur

Liée directement aux préoccupations renforcées de maîtrise des finances publiques au sein de l’Union européenne, l’intégration de nouvelles contraintes en droit interne questionne le sens de la responsabilité financière des institutions et des décideurs publics, particulièrement dans le secteur local, objet de la recherche. Classiquement, la responsabilité financière est une responsabilité juridique fondée sur le bon emploi des deniers publics, c’est-à-dire leur emploi régulier. Elle sanctionne juridictionnellement le non-respect du droit public financier établi dans l’intérêt général. Cette mécanique est de plus en plus régulièrement mise en cause : à la régularité s’ajoutent des impératifs d’efficacité et d’efficience, principaux indicateurs de la performance publique. Partant des tensions liées à la cohabitation de ces deux cadres, notre recherche pose la question de la capacité du droit à sanctionner selon ces nouveaux critères.

L’analyse démontre que, malgré les obstacles juridiques à la réforme des régimes de responsabilité, de vrais changements s’opèrent, le plus souvent en marge du droit. Un nouveau modèle de responsabilité se met en place à tous les niveaux du secteur public. Fondé sur les notions de performance et d’autonomie asymétrique, il impose à l’ensemble des acteurs publics locaux de s’engager à atteindre des « objectifs » préalablement fixés dont les résultats sont « évalués » en termes d’efficience et d’efficacité, et parfois sanctionnés. Donc plutôt que de réformer la responsabilité juridique, le choix semble fait d’adopter une vision extensive de la responsabilité financière : une responsabilité gestionnaire, à côté de la responsabilité juridique. Mais, cette juxtaposition de deux logiques d’essence différente, voire contradictoire, interroge sur les conditions de leur coexistence, dans un État de droit.

Emma Chenillat est docteure en droit public et fiscal.

Finances publiques Europe Performance Droit public Responsabilité
La notion de crime contre le patrimoine culturel en droit international

La notion de crime contre le patrimoine culturel en droit international

Alice Lopes Fabris

Édition : 2022

ISBN: 978-2-370-32366-8

Présentation de l'éditeur

Depuis la Haute Antiquité jusqu’à nos jours, les récits des conquêtes militaires et des guerres, les archives et les matériaux documentaires pour les conflits contemporains tracent une même histoire adossée à la violence des crimes et des génocides : celle de la prédation de la culture des peuples vaincus et de la destruction du patrimoine. C’est à la charnière des XIXe et XXe siècles qu’une communauté d’États s’accorde pour inscrire dans le droit international un principe d’immunité des monuments historiques et des œuvres d’art en temps de guerre. Ils renforcent et généralisent une pratique qui a été progressivement instituée dans leurs relations et lors des guerres au long du XIXe siècle. Mais ce n’est que depuis 1945 que le droit international relatif à la protection des biens culturels en cas de conflit armé s’est affermi. Le système de responsabilité des auteurs de destructions demeure toutefois secondaire, malgré des incriminations pénales établies par les statuts de juridictions internationales. En plus, certaines formes violentes d’effacement de la culture que la doctrine a qualifié de génocide culturel, échappent à toute reconnaissance par les juridictions pénales. L’obligation de réparation suit un parcours juridique sinueux, marqué par des ambivalences de la notion de préjudice et de celle de victime. Les ajustements de ces notions en fonction des contextes culturels et sociaux demeurent embryonnaires et imparfaits, générant des mesures qui, localement, peuvent se révéler inadaptées pour réparer les dommages découlant de ces crimes. Le système de responsabilité, articulé sur des normes de prévention, sur des règles d’imputabilité, sur des concepts renouvelés de préjudice et de victime, et sur des linéaments d’une obligation de réparation, questionne les figures plurielles de la notion de crime contre le patrimoine culturel en droit international. L’analyse critique de la notion et de ces évolutions, ainsi que de la pratique internationale, révèlent une dynamique du droit international pour préserver le patrimoine culturel commun et la diversité culturelle de l’humanité.

Docteure en Droit par l’ENS Paris-Saclay, l’Institut des Sciences sociales du Politique (UMR 7220) et diplômée en Droit de l’Universidade Federal de Minas Gerais (Brésil). Actuellement, Alice Lopes Fabris est avocate au Brésil.

Droit et culture Droit international Droit pénal et sciences criminelles Droit du patrimoine Patrimoine Protection Criminologie Violences Diversité Droit privé Droit public Histoire du droit Responsabilité Préjudice Réparation Génocide
La distinction public-privé aux États-Unis et la tradition doctrinale du legal process

La distinction public-privé aux États-Unis et la tradition doctrinale du legal process

Auteur(s) : 7820

Édition : 2022

ISBN: 978-2-370-32371-2

Présentation de l'éditeur

La pensée juridique américaine contemporaine comprend très largement le droit au travers de sa relation à la société. Le droit est un outil d’ordonnancement des rapports sociaux (social ordering), destiné à réaliser les aspirations de la communauté politique. Ces travaux portent sur les origines de cette perspective et sur la contribution majeure de la tradition doctrinale du legal process. Ils éclairent, en premier lieu, l’apport de cette dernière à la construction, par couches successives, de la manière de penser en juriste aux États-Unis. Au-delà de l’apparente discontinuité de la pensée juridique américaine, nos conclusions suggèrent que le XXe siècle est traversé par un projet doctrinal commun, marqué par la synthèse du libéralisme politique et du renforcement de l’action de l’État. L’angle d’étude choisi pour rendre compte de ces évolutions est la distinction public-privé. Cette analyse s’intéresse ainsi à la succession de figures doctrinales de l’État, qui est comprise à l’aide de l’examen de la définition du droit et des rapports évolutifs entre le droit privé et le droit public. Nos conclusions éclairent ainsi, dans un second temps, le passage du gouvernement à la gouvernance et le dépassement des enjeux traditionnels de la distinction public-privé. Ces éléments expliquent pourquoi la pensée juridique actuelle, influencée entre autres par le legal process, tend à définir la frontière entre l’action publique et la sphère privée de manière pragmatique, pour répondre efficacement aux objectifs sociaux.

Philosophie et théorie du droit Histoire des idées Gouvernance Droit privé Droit public Histoire du droit Sciences politiques Histoire de la pensée juridique libéralisme
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