Johann Michel, Lire les images: herméneutique de l'art, Presses universitaires de France, 2026
Johann Michel, Lire les images: herméneutique de l'art, Presses universitaires de France, 2025, 335 p.
Comment comprendre une oeuvre d'art ? Peut-on lire une image en art comme on lit un texte ? Qu'est-ce qui distingue une image artistique des autres catégories d'images ? L'herméneutique méthodologique, centrée sur l'interprétation des textes (littéraires, religieux, juridiques), est restée relativement silencieuse sur la compréhension des arts visuels. C'est pour combler ce vide relatif qu'est né le projet de ce livre. Il s'agit en somme d'interroger la textualité des images en art. La confrontation entre le texte et l'image n'a rien de gratuit quand on sait l'importance des textes classiques, placés en position d'autorité, dans la production de tout un pan de l'art occidental. La confrontation n'a rien d'inutile quand on sait que poésie et peinture ont longtemps été rassemblées comme des "arts frères" . L'enjeu qui traverse cette réflexion est toutefois de savoir si l'image peut se réduire à sa seule lisibilité, au risque de perdre sa visibilité.
Johann Michel, Denis Thouard, Christian Berner, Jean-Claude Gens (dir.), L'interprétation. Dictionnaire des auteurs: dictionnaire des auteurs, Librairie philosophique J. Vrin, 2025, 424 p.
Après L’interprétation, Un dictionnaire philosophique, consacré aux notions (Vrin, 2015), ce volume propose une vaste revue des auteurs (ou écoles) qui ont marqué la réflexion herméneutique. L’originalité de cet ensemble tient au rassemblement de plusieurs champs disciplinaires, dont la philosophie, la philologie, l’histoire de l’art, la théologie, l’anthropologie, le droit, la psychanalyse et les sciences sociales, mais aussi au vaste spectre de traditions savantes convoquées. La patristique grecque et la théologie chrétienne, catholique et protestante, le judaïsme et l’islam sont ainsi représentés, y compris dans leurs états contemporains. Plus de 50 spécialistes ont rédigé les notices afin de dresser un panorama, non exhaustif, mais représentatif, des auteurs les plus significatifs ayant contribué à une pensée de l’interprétation
Johann Michel, Homo interpretans, Hermann, 2025, 400 p.
Le propre de l'Homme est d'avoir la capacité de donner du sens au monde dans lequel il évolue et de lui attribuer des symboles. Cependant, dans son existence quotidienne, l'être humain n'interprète pas constamment : il ne le fait que lorsque la situation lui semble confuse, lorsqu'il est confronté à un sens trouble ou problématique. Mais qu'est-ce que l'interprétation révèle de l'être humain ? À partir de cette question, Johann Michel renouvelle de manière inédite le champ de l'herméneutique, en frayant la voie à une anthropologie interprétative. Avant d'être un ensemble de technologies savantes appliquées à des champs spécifiques (textes, symboles, actions...), l'herméneutique prend sa source dans des techniques ordinaires d'interprétation (explicitation, clarification, dévoilement...). Pour surmonter la « relativité des interprétations », l'ouvrage prend en même temps le parti de montrer les apports d'une herméneutique critique, notamment aux sciences médicales, à la psychanalyse, aux sciences de la nature et aux sciences sociales. La perspective ainsi ouverte par Johann Michel lève l'interdit anthropologique qui pèse sur l'herméneutique depuis Heidegger et permet de refonder la théorie de la connaissance
Johann Michel, Le devoir de mémoire, Que sais-je ? - Humensis, 2024, Que sais-je ? (Histoire), 127 p.
Alimentant régulièrement le débat public depuis les années 1990, la notion de "devoir de mémoire" est toujours prête à s'inviter dans l'espace public dès que surgit une nouvelle controverse sur le passé. Le devoir de mémoire est-il d'une invention aussi récente qu'on le croit ? Faut-il le justifier au nom d'une exigence de justice à l'égard des victimes ? Faut-il le contester au nom de la concurrence des mémoires ? Johann Michel dégage les justifications et les limites d'un impératif qui, dans son usage politique, ne peut avoir une pleine légitimité que s'il est adossé à la fois à un travail de mémoire et à un devoir d'histoire.
Johann Michel, Qu'est-ce que l'herméneutique ?, Presses Universitaires de France - Humensis, 2024, Hors collection, 384 p.
Qu'est-ce que comprendre ??? Comment interpréter une œuvre d'art ??? Peut-on déchiffrer la nature ??? Comment s'orienter dans l'espace ??? Autant de questions que le spécialiste comme le grand public ne manquent pas de se poser et auxquelles Johann Michel tente d'apporter des lumières nouvelles. Longtemps cantonnée à un champ restreint de disciplines tendues vers la compréhension des discours, l'herméneutique a connu un mouvement d'extension sans précédent, sous l'impulsion de Heidegger, Gadamer et Ricœur. Elle quitte alors le refuge de l'érudition pour devenir un nouveau champ d'exploration philosophique centré désormais sur la vie de l'esprit, sur les modes d'existence et sur les traditions. Tout en poursuivant cet élargissement, cet ouvrage propose en même temps un renouvellement en profondeur de l'herméneutique à la faveur d'un dialogue serré avec la sémiotique, le pragmatisme et les sciences sociales. Dans cette perspective, trois idées directrices parcourent l'ensemble de ces études. La première, anthropologique, fait de l'interprétation une activité fondamentale de l'humain dans ses activités ordinaires, avant d'en faire un ensemble de techniques au service de la connaissance scientifique. La seconde, pragmatiste, réserve l'interprétation à une compréhension réflexive confrontée à des significations problématiques. La troisième, épistémologique, étend le domaine d'investigation de l'herméneutique au-delà du texte (la nature, autrui, l'espace, l'œuvre d'art, le monde social...)
Johann Michel, Catherine Colliot-Thélène, Alexandre Escudier, François Euvé, Pierre Gisel [et alii], Le sacré en questions: lectures et mises en perspective de Hans Joas, Labor & Fides, 2023, Le Champ éthique, 286 p.
Johann Michel, Qu'est-ce que l’herméneutique ?, 2023
Qu’est-ce que comprendre ??? Comment interpréter une œuvre d’art ??? Peut-on déchiffrer la nature ??? Comment s’orienter dans l’espace ??? Autant de questions que le spécialiste comme le grand public ne manquent pas de se poser et auxquelles Johann Michel tente d’apporter des lumières nouvelles. Longtemps cantonnée à un champ restreint de disciplines tendues vers la compréhension des discours, l’herméneutique a connu un mouvement d’extension sans précédent, sous l’impulsion de Heidegger, Gadamer et Ricœur. Elle quitte alors le refuge de l’érudition pour devenir un nouveau champ d’exploration philosophique centré désormais sur la vie de l’esprit, sur les modes d’existence et sur les traditions. Tout en poursuivant cet élargissement, cet ouvrage propose en même temps un renouvellement en profondeur de l’herméneutique à la faveur d’un dialogue serré avec la sémiotique, le pragmatisme et les sciences sociales. Dans cette perspective, trois idées directrices parcourent l’ensemble de ces études. La première, anthropologique, fait de l’interprétation une activité fondamentale de l’humain dans ses activités ordinaires, avant d’en faire un ensemble de techniques au service de la connaissance scientifique. La seconde, pragmatiste, réserve l’interprétation à une compréhension réflexive confrontée à des significations problématiques. La troisième, épistémologique, étend le domaine d’investigation de l’herméneutique au-delà du texte (la nature, autrui, l’espace, l’œuvre d’art, le monde social…).Sommaire : Pages de début (p. 3-7)| Préface (p. 9-15)| Introduction (p. 17-28)| Chapitre 1. Saisir un signe (p. 29-66)| Chapitre 2. Déchiffrer la nature (p. 67-97)| Chapitre 3. Comprendre quelque chose (p. 99-136)| Chapitre 4. Faire une expérience (p. 137-172)| Chapitre 5. S’orienter dans l’espace (p. 173-217)| Chapitre 6. Interpréter une œuvre d’art (p. 219-266)| Chapitre 7. Répondre à l’étrangeté (p. 267-285)| Chapitre 8. Lire le social (p. 287-313)| Chapitre 9. Adresser une critique (p. 315-354)| Épilogue (p. 355-363)| Bibliographie (p. 365-371)| Index (p. 373-375)| Pages de fin (p. 377-381).
Johann Michel, Nicolas Carter, The Reparable and the Irreparable : being human in the age of vulnerability, Lexington Books, 2023, 233 p.
Johann Michel, L'humain au temps du vulnérable: l'humain au temps du vulnérable, Hermann, 2023, 361 p.
Les sociétés occidentales connaissent un accroissement inédit des revendications en faveur des réparations. Les catastrophes historiques qui ont bouleversé le siècle dernier en sont l'origine immédiate et le paradigme fondateur. Le pari de cet ouvrage est de prendre à sa juste mesure l'historicité contemporaine de la réparation tout en la saisissant dans sa profondeur anthropologique. La réparation est un phénomène global qui ne se présente pas de manière unifiée : réparer un objet, réparer une lésion, réparer une offense, réparer un crime... Que révèle la réparation de l'être humain ? Sa vulnérabilité (naturelle), sa faillibilité (morale), son incomplétude (sociale), mais aussi l'ensemble des capacités qu'il met en œuvre pour en conjurer les effets, jusqu'à une certaine limite. L'irréparable du temps et l'irréparable de la dette hantent toute politique de réparation. Autant de défis qui se posent à une philosophie de la réparation construite dans un dialogue renouvelé avec les sciences sociales
Johann Michel, Hugo Barros, Homo interpretans, Lema d’Origem, 2022, 442 p.
Johann Michel, Gilles Marmasse, Christian Berner, Roberta Picardi, Aurore Dumont [et alii], Ricœur et la pensée allemande: De Kant à Dilthey, CNRS Éditions, 2022
Paul Ricœur a toujours entretenu un rapport passionné avec la philosophie allemande, jusqu'à entreprendre la traduction des Idées directrices de Husserl en captivité dans un stalag. S'il est connu pour son rôle clé dans l'acclimatation de la phénoménologie husserlienne en France, sa lecture de la philosophie allemande antérieure à Husserl a été non moins intense et influente. Lui-même a parfois défini sa position comme un « kantisme post-hégélien ». Mais il a su également mobiliser les pensées de Marx, de Nietzsche et de Freud comme des moments critiques indispensables à son projet intellectuel. Enfin, il a reconnu toute l'importance de Schleiermacher et de Dilthey en tant que fondateurs de la philosophie herméneutique. Le présent ouvrage se propose d'examiner comment Ricœur s'approprie l'héritage de la philosophie allemande du XVIIIe et du XIXe siècle, et comment, à travers elle, il crée une œuvre extraordinairement originale. Quelles sont les règles implicites auxquelles ses lectures obéissent ? En quoi lui permettent-elles d'explorer ses propres intuitions ? Qu'ont changé ces lectures dans la réception de la philosophie allemande en milieu francophone ? Telles sont les questions auxquelles cet ouvrage entend répondre
Johann Michel, Carla Canullo (dir.), Renouveler l’herméneutique , 11e éd., InSchibboleth, 2021, 290 p.
Johann Michel, Le réparable et l'irréparable , 2021
Les sociétés occidentales connaissent un accroissement inédit des revendications en faveur des réparations. Les catastrophes historiques qui ont bouleversé le siècle dernier en sont l’origine immédiate et le paradigme fondateur. Le pari de cet ouvrage est de prendre à sa juste mesure l’historicité contemporaine de la réparation tout en la saisissant dans sa profondeur anthropologique. La réparation est un phénomène global qui ne se présente pas de manière unifiée : réparer un objet, réparer une lésion, réparer une offense, réparer un crime… Que révèle la réparation de l’être humain ? Sa vulnérabilité (naturelle), sa faillibilité (morale), son incomplétude (sociale), mais aussi l’ensemble des capacités qu’il met en œuvre pour en conjurer les effets, jusqu’à une certaine limite. L’irréparable du temps et l’irréparable de la dette hantent toute politique de réparation. Autant de défis qui se posent à une philosophie de la réparation construite dans un dialogue renouvelé avec les sciences sociales.Sommaire : Pages de début (p. 1-5)| Introduction (p. 7-15)| I. Le vivant vulnérable (p. 17-85)| II. L’esprit morcelé (p. 87-153)| III. La faute et l’offense (p. 155-209)| IV. La mesure du dommage (p. 211-281)| V. L’Histoire en dette (p. 283-338)| Conclusion (p. 339-343)| Bibliographie (p. 345-354)| Remerciements (p. 357)| Pages de fin (p. 355-361).
Johann Michel, La fabrique des sciences sociales : d'Auguste Comte à Michel Foucault, Presses universitaires de France - Humensis, 2021, Une histoire personnelle de la philosophie, 206 p.
Johann Michel, Louis Carré, Thomas Bedorf, Fabio Bruschi, Philippe Chanial [et alii], Donner, reconnaître, dominer: Trois modèles en philosophie sociale, Presses universitaires du Septentrion, 2020, Philosophie
Johann Michel, Carla Canullo (dir.), Il rinnovamento dell'ermeneutica: con e oltre Paul Ricoeur, Quodlibet, 2020, 279 p.
Johann Michel, David Pellauer, Homo Interpretans: Toward a Transformation of Hermeneutics, Rowman & Littlefield, 2019, 316 p.
Johann Michel, Sociologie du soi: essai d'herméneutique appliquée, Presses universitaires de Rennes, 2019, 212 p.
L'ouvrage de Johann Michel, au carrefour de la philosophie et des sciences sociales, vise à élaborer une sociologie du soi à partir de l'herméneutique de Paul Ricœur. La première partie de l'ouvrage se présente comme un essai théorique qui s'intéresse aux catégories particulières de techniques d'interprétations de sujets d'emblée engagés dans une histoire de vie. Le reste de l'ouvrage doit se lire comme une mise à l'épreuve empirique de ce projet théorique. Chaque chapitre compose le « roman vrai » d'une trajectoire biographique au cours de laquelle sont analysés les mises en intrigue de soi et les imaginaires sociaux, culturels et politiques. Les récits de vie portent plus précisément sur l'héritage de la guerre d'Algérie et de la migration algérienne en France. La thèse de l'ouvrage consiste à montrer que cet héritage ne cesse d'être transformé et reconfiguré au cours de l'existence, à la faveur de dispositifs actifs de réappropriation par les nouvelles générations. Les technologies de soi relèvent de cette part active de recomposition qui témoigne de la créativité et de l'inventivité de subjectivations ordinaires confrontées à des injonctions familiales et sociales parfois contradictoires, au « problème » de la « double culture », aux discriminations et aux stigmatisations sociales, au poids d'une guerre qui peine parfois à dire son nom
Johann Michel, Devenir descendant d'esclave: enquête sur les régimes mémoriels, Presses universitaires de Rennes, 2019, 288 p.
Johann Michel, Le devoir de mémoire, Que sais-je ? - Humensis, 2018, Que sais-je ? (Histoire), 126 p.
Johann Michel, La fabrique des sciences sociales , 2018
Alors que la philosophie s’est longtemps pensée comme « mère de toutes les sciences », les nouveaux champs de savoirs de l’époque moderne, soucieux désormais d’assurer leur autonomie scientifique, n’ont eu de cesse de contester cette position. C’est encore vrai à l’époque contemporaine où les sciences sociales ont cherché à ravir la place jadis occupée par la philosophie.
Tel est le conflit que Johann Michel explore dans cet ouvrage à la fois original et novateur, dont tout l’enjeu est de mettre en lumière la manière dont, d’une part, les sciences sociales dérivent de courants fondateurs de la philosophie (positivisme, pragmatisme, phénoménologie…) et, d’autre part, les sciences sociales opposent leurs méthodes et leurs objets à ceux de la philosophie. Enfin, il s’agit d’éclairer la manière dont les sciences sociales et la philosophie peuvent chercher, sous certaines conditions, à se féconder mutuellement.Sommaire : Pages de début (p. 1-5)| Introduction générale (p. 7-13)| Introduction (p. 15-19)| Chapitre I. La source positiviste et l'École française de sociologie (p. 21-42)| Chapitre II. La filiation herméneutique (p. 43-62)| Chapitre III. La source phénoménologique et la source pragmatiste (p. 63-81)| Chapitre IV. La source marxiste (p. 83-101)| Conclusion (p. 103-104)| Introduction (p. 105-107)| Chapitre I. Les controverses sur les objets (p. 109-133)| Chapitre II. Les controverses sur les méthodes (p. 135-152)| Chapitre III. Épistémologie et réflexivité (p. 153-175)| Chapitre IV. Diagnostic, clinique et critique sociale (p. 177-192)| Conclusion (p. 193-195)| Bibliographie (p. 197-200)| Index (p. 201-202)| Pages de fin (p. 203-213).
Johann Michel, Abdoulaye Gueye (dir.), A Stain on our Past, Africa World Press, 2017, 376 p.
Johann Michel, Ricoeur et ses contemporains: Bourdieu, Derrida, Deleuze, Foucault, Castoriadis, Presses universitaires de France, 2017, Hors collection, 179 p.
Johann Michel, Philosophie et sciences sociales: quand la sociologie, l'anthropologie et l'ethnologie s'émancipent de la philosophie Comte, Durkheim, Mauss..., Frémeaux & associés, 2017
Johann Michel, Homo interpretans, 2017
Le propre de l’Homme est d’avoir la capacité de donner du sens au monde dans lequel il évolue et de lui attribuer des symboles. Cependant, dans son existence quotidienne, l’être humain n’interprète pas constamment : il ne le fait que lorsque la situation lui semble confuse, lorsqu’il est confronté à un sens trouble ou problématique. Mais qu’est-ce que l’interprétation révèle de l’être humain ? À partir de cette question, Johann Michel renouvelle de manière inédite le champ de l’herméneutique, en frayant la voie à une anthropologie interprétative. Avant d’être un ensemble de technologies savantes appliquées à des champs spécifiques (textes, symboles, actions…), l’herméneutique prend sa source dans des techniques ordinaires d’interprétation (explicitation, clarification, dévoilement…). Pour surmonter la « relativité des interprétations », l’ouvrage prend en même temps le parti de montrer les apports d’une herméneutique critique, notamment aux sciences médicales, à la psychanalyse, aux sciences de la nature et aux sciences sociales. La perspective ainsi ouverte par Johann Michel lève l’interdit anthropologique qui pèse sur l’herméneutique depuis Heidegger et permet de refonder la théorie de la connaissance.Sommaire : Pages de début (p. 1-5)| Introduction (p. 7-14)| Présentation (p. 15-17)| I. La problématicité du sens et l’ouverture au monde (p. 19-61)| II. Le münde de la vie et le miroir du sens (p. 63-99)| III. La production du sens et la transformation du monde (p. 101-166)| Présentation (p. 167-170)| IV. L’infini et le relatif (p. 171-220)| V. L’être et la méthode (p. 221-270)| VI. Le texte et l’action (p. 271-361)| Épilogue (p. 363-377)| Bibliographie (p. 379-392)| Index des noms (p. 393-397)| Remerciements (p. 402)| Pages de fin (p. 399-400).
Johann Michel, Jérôme Porée (dir.), Anthropologie philosophique, Éditions du Seuil, 2016, Écrits et conférences, 462 p.
Comment les hommes deviennent-ils humains ? Cette interrogation anime les « sciences humaines ». Mais celles-ci, remarque Ricœur, se dispersent dans de multiples disciplines et tendent à l'homme un miroir brisé. D'où l'« urgence » à ses yeux d'une anthropologie philosophique, qui a une histoire plus ancienne mais qu'il croit riche encore de ressources inemployées. Cela ne l'empêche pas de dialoguer avec la psychanalyse, l'histoire, la sociologie, l'ethnologie ou les sciences du langage, et de déployer ainsi une réflexion parfaitement actuelle et ouverte. Car il n'y a décidément pas de réponse simple à la question : qu'est-ce que l'homme ? « Volontaire » et « involontaire », « agir » et « souffrir », « autonomie » et « vulnérabilité », « capacité » et « fragilité », « identité » et « altérité » : c'est par ces tensions que Ricœur, pour sa part, exprime une telle complexité. Les textes ici réunis offrent ainsi une vue d'ensemble de sa propre philosophie, depuis sa conférence sur « l'attention », prononcée en 1939, jusqu'à son discours de réception du prix Kluge sur les « capacités personnelles » et la « reconnaissance mutuelle », rédigé en 2004 quelques mois avant sa mort.
Johann Michel (dir.), Dialogue sur l'histoire et l'imaginaire social, Éditions EHESS, 2016, Audiographie, 76 p.
En 1985, Paul Ricoeur invite Cornelius Castoriadis dans l'émission "Le bon plaisir" (France Culture), pour un entretien autour du rôle de l'imaginaire social dans les transformations historiques. Tout semble opposer Castoriadis et Ricœur : deux tempéraments, deux styles, deux voix. Le désaccord porte avant tout sur les possibilités de l'agir humain dans des circonstances données : à la thèse de la création historique défendue par Castoriadis, Ricoeur oppose une dialectique de l'innovation et de la sédimentation.
Johann Michel, Paulo Renato Cardoso de Jesus, Gonçalo Marcelo (dir.), Du moi au soi: variations phénoménologiques et herméneutiques, PUR, Presses universitaires de Rennes, 2016, Philosophica, 250 p.
Johann Michel, Jérôme Porée (dir.), Philosophical anthropology, Polity Press, 2016, 308 p.
Johann Michel, Gouverner les mémoires: les politiques mémorielles en France, Presses universitaires de France, 2015, 207 p.
L'ouvrage de Johann Michel se veut une synthèse inédite portant sur les politiques de la mémoire dans la France contemporaine. Ce travail offre des clés indispensables pour comprendre les controverses mémorielles qui agitent notre scène sociale et politique. À la croisée de l'histoire et de la science politique, la thèse de l'ouvrage consiste à montrer comment nous sommes passés d'un régime mémoriel dans lequel prédomine l'imaginaire de l'unité nationale à une pluralité de régimes mémoriels (régime mémoriel de la Shoah, de l'esclavage...) dans lesquels prime la reconnaissance de victimes jadis délaissées par le récit national officiel. Les laissé(e)s-pour-compte de l'histoire et de la mémoire d'hier revendiquent aujourd'hui une nouvelle place symbolique dans le nouveau récit collectif
Johann Michel, Quand le social vient au sens: philosophie des sciences historiques et sociales, P.I.E-Peter Lang S.A., Éditions Scientifiques Internationales, 2015, Anthropologie et philosophie sociale, 181 p.
Johann Michel, Ricœur et ses contemporains , 2013
Si l’on connaît aujourd’hui le dialogue fructueux que Paul Ricœur a noué avec les penseurs structuralistes, on ignore largement son positionnement face à la mouvance post-structuraliste. Faut-il opposerla philosophie de Ricœur au post-structuralisme à la française ou faut-il au contraire montrer qu’elle en est une variante singulière ? Au terme de son étude, Johann Michel défend la seconde option. Certes,l’auteur met en garde le lecteur contre toute tentative de réification du post-structuralisme dès lors qu’il ne s’agit pas d’une école de pensée mais d’une reconstruction qui relève de l’histoire de la philosophie. Le plus petit dénominateur philosophique commun qui permet de donner un sens à cette reconstruction tient dans le projet d’intégrer des prérequis du structuralisme assorti d’une ambition de dépassement. Dans la mesure où la négociation de cette traversée etles horizons de dépassement ont été construits de manière chaque fois particulière par chaque penseur, l’auteur plaide pour parler de post-structuralismes au pluriel. C’est la raison pour laquelle J. Michel propose des confrontations dyadiques entre Ricœur et certains de ses contemporains (Deleuze, Derrida, Foucault, Bourdieu…) que l’on regroupent habituellement dans cette mouvance.Sommaire : Pages de début (p. I)| Introduction (p. 1-14)| Chapitre I - L’habitus, le récit et la promesse (p. 15-44)| Chapitre II - Le sens de la démesure. Un hégélianisme avec réserve (p. 45-86)| Chapitre III - Le hors-sujet et le devenir-sujet (p. 87-114)| Chapitre IV - Le souci de soi et le souci des autres (p. 115-138)| Chapitre V - Imaginaires et institutions (p. 139-162)| Conclusion (p. 163-166)| Origine des textes (p. 167-168)| Bibliographie (p. 169-174)| Index (p. 175-178)| Pages de fin (p. 179-181).
Johann Michel, Antoine Courmont, De la controverse au compromis: le Musée de la Mémoire du conflit interne péruvien mis à l'épreuve, 2011, 139 p.
Johann Michel, Gouverner les mémoires , 2010
L’ouvrage de Johann Michel se veut une synthèse inédite portant sur les politiques de la mémoire dans la France contemporaine. Ce travail offre des clés indispensables pour comprendre les controverses mémorielles qui agitent notre scène sociale et politique.À la croisée de l’histoire et de la science politique, la thèse de l’ouvrage consiste à montrer comment nous sommes passés d’un régime mémoriel dans lequel prédomine l’imaginaire de l’unité nationale à une pluralité de régimes mémoriels (régime mémoriel de la Shoah, de l’esclavage…) dans lesquels prime la reconnaissance de victimes jadis délaissées par le récit national officiel. Les laissé(e)s-pour-compte de l’histoire et de la mémoire d’hier revendiquent aujourd’hui une nouvelle place symbolique dans le nouveau récit collectif.Sommaire : Pages de début (p. I)| « Juste mémoire » ou raisonnable oubli (p. IX)| Qu’est-ce qu’une politique mémorielle ? (p. 1-18)| Chapitre I. Le régime mémoriel d’unité nationale (p. 19-68)| Chapitre II. Le régime victimo-mémoriel de la Shoah (p. 69-118)| Chapitre III. Les régimes mémoriels de l’esclavage (p. 119-134)| Chapitre IV. Les régimes mémoriels colonialistes (p. 135-167)| Chapitre V. Les nouveaux visages de la gouvernance mémorielle (p. 169-188)| Conclusion (p. 189-196)| Annexe. Chronologie sélective (p. 197-198)| Bibliographie (p. 199-206)| Pages de fin (p. 207-208).
Johann Michel, Paul Ricoeur: une philosophie de l'agir humain, Ed. du Cerf, 2006, Passages, 500 p.
Johann Michel, Les humides, Encres vives, 2006, Collection Encres blanches, 16 p.
Johann Michel (dir.), Mémoires et histoires: des identités personnelles aux politiques de reconnaissance, Presses universitaires de Rennes, 2005, 283 p.
Johann Michel, Olivier Nay, Antoine Roger, Dictionnaire de la pensée politique : idées, doctrines et philosophes, Armand Colin, 2005, [Dictionnaire], 228 p.
Johann Michel, Pierre Bouretz, Paul Ricoeur et les paradoxes de la raison pratique,, 2001, 577 p.
Johann Michel, « L'inscription du devoir de mémoire dans l'espace public », Les Cahiers de la justice, Dalloz , 2024, n°4, p. 661
Johann Michel, « Qu'est-ce que réparer ? Une anthropologie de la réparation », Les Cahiers de la justice, Dalloz , 2024, n°3, p. 395
Johann Michel, « L’inscription du devoir de mémoire dans l’espace public », Les Cahiers de la Justice, Les Cahiers de la Justice, 2024, n°4, pp. 121-133
Johann Michel, « Janine Barbot and Nicolas Dodier, Des victimes en procès. Essai sur la réparation, Paris, Presses des Mines, 2023, 384 p. : [Victims in court proceedings: An essay on reparation] », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 736-737
Johann Michel, « Barbot (Janine), Dodier (Nicolas) - Des victimes en procès. Essai sur la réparation. - Paris, Presses des Mines, 2023 (Sciences sociales). 384 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 736-737
Johann Michel, « Qu'est-ce que réparer ? Une anthropologie de la réparation », Les Cahiers de la Justice, Les Cahiers de la Justice, 2024, n°3, pp. 395-405
L'objet de notre contribution porte sur le phénomène de la réparation, envisagé du point de vue d'une anthropologie philosophique, enrichie des « savoirs positifs ». La réparation est une disposition fondamentale (comme un ensemble de réponses à l'expérience d'une perte), de la condition humaine qui ne se présente pas de manière unifiée, mais de manière multidimensionnelle (biologique, psychologique, morale, religieuse, juridique, politique). Si chacune de ces dimensions dispose de sa logique, de ses instruments, de ses techniques propres, elle est susceptible d'affecter celle des autres. Il en va ainsi de la transformation du modèle juridique de réparation par le modèle psychologique (soulagement de la douleur). Il en va encore de l'usage politique de la réparation morale et religieuse (demande de pardon ou d'expiation).
Johann Michel, « Le délit de non-assistance à personne en péril appliqué aux agents chargés d'une mission de service public de secours », Actualité juridique Pénal, Dalloz , 2023, n°05, p. 223
Johann Michel, « Description mince et description épaisse d’une œuvre d’art », Philosophie, Philosophie, 2023, n°157, pp. 23-41
“Thin description and thick description of a work of art” is at the crossroads of analytical philosophy and iconology. The author Johann Michel questions the demarcation between the description and the interpretation of a work of art. Rather than opposing them, the article seeks to put them in dialectic, starting from the distinction proposed by Ryle between “thin description” and “thick description”. Refusing the principle of a pure and neutral description of a work of art, the contribution pleads in favor of the “integral relativism” defended by J. Margolis which is based on the principle of tolerance of incompatible interpretations, as long as they remain plausible.
Johann Michel, « Herméneutique et théorie critique de la société », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2022, n°3
Johann Michel, « Le phénomène de réparation, sous le signe de l’analogue », Raison Publique, : Presses universitaires de Rennes, 2022, n°2
Johann Michel, Vinicio Busacchi, Anna Nieddu, « Introduction to Experience, Interpretation and Meaning: A Dialogue between Hermeneutics and Pragmatism », European Journal of Pragmatism and American Philosophy, Associazione Culturale Pragma, 2022, n°1
Johann Michel, « Meaning and Experience », European Journal of Pragmatism and American Philosophy, Associazione Culturale Pragma, 2022, n°1
Johann Michel, « Herméneutique et théorie critique de la société », Raisons politiques, Raisons politiques, 2022, n°87, pp. 121-133
RésuméL’herméneutique philosophique et la théorie critique sont deux courants majeurs de la pensée contemporaine qui n’ont pas cessé de s’opposer frontalement. La première, venant de Hans-Georg Gadamer, refuse toute posture critique au nom de notre appartenance fondamentalement aux traditions du sens. La seconde, venant notamment de Jürgen Habermas, justifie l’impératif moral et politique de la critique en raison des distorsions dans les rapports de travail et de pouvoir. L’objectif de l’article est de dépasser cet antagonisme en ouvrant la voie à une herméneutique critique. Une herméneutique critique est possible si l’on refuse l’existence d’une raison désincarnée tout en revendiquant l’exigence d’une critique tant interne qu’externe des valeurs instituées, au nom d’idéaux régulateurs orientés vers l’émancipation des sociétés humaines.
Johann Michel, « Le phénomène de réparation, sous le signe de l’analogue », Raison publique, Raison publique, 2022, n°25, pp. 119-133
Johann Michel, « Recension : Magali Bessone, Faire justice de l’irréparable. Esclavage colonial et responsabilité contemporaine (Paris : Vrin, 2020) », Journal of French and Francophone Philosophy, , 2021, n°12
Johann Michel, « Pragmatism of Understanding and Interpretation », American Sociologist, Springer Verlag, 2021, n°4
Johann Michel, « L’oubli peut-il être réparateur ? », Sens-Dessous, Edition de l'Association Paroles, 2021, n°2, pp. 39-50
Johann Michel, « Art et interprétation », Nouvelle Revue d'Esthétique, Presses Universitaires de France, 2021, n°1
Johann Michel, « Qu’est-ce que la compréhension ? », Revue philosophique de la France et de l'étranger, Presses Universitaires de France, 2021, n°2
Johann Michel, « L’oubli peut-il être réparateur ? », Sens-Dessous, Sens-Dessous, 2021, n°28, pp. 39-50
Si réparation par l’oubli il devait y avoir, elle ne serait point retour à la situation initiale, comme si rien ne s’était passé. La réparation laisse toujours une part d’irréparable qui est la marque du temps. Que la dette soit en partie levée ne signifie pas que les traces soient effacées sur le visage du temps…
Johann Michel, « Art et interprétation », Nouvelle revue d’esthétique, Nouvelle revue d’esthétique, 2021, n°27, pp. 99-109
L’objet de l’article est d’interroger le statut d’une œuvre d’art à partir du problème de l’interprétation posé initialement par Arthur Danto. Une œuvre d’art demande-t-elle nécessairement à être interprétée ? L’argumentation se déploie à une double échelle. À une échelle ontologique, l’enjeu est de savoir sous quelles conditions un objet appartient à la classe des œuvres d’art. À une échelle dénotative, l’enjeu est de savoir si toute représentation artistique requiert un travail interprétatif. L’auteur défend une théorie de l’interprétation restreinte, d’inspiration pragmatiste, en vertu de laquelle l’interprétation, comme activité suspensive et réflexive, n’intervient que lorsque le rapport au sens est troublé, confus, problématique. Ainsi une œuvre d’art n’est soumise à interprétation que lorsque son statut ontologique ne va pas de soi et lorsque son potentiel de dénotation contrarie notre rapport familier au sens.
Johann Michel, « Qu’est-ce que la compréhension ? », Revue philosophique de la France et de l'étranger, Revue philosophique de la France et de l'étranger, 2021, n°146, pp. 163-182
On se propose d’analyser en profondeur la compréhension comme activité synthétique de saisie de la signification d’un signe et de l’articulation signifiante d’une série de signes, en la distinguant de notions connexes ou oppositives. Il s’agit, d’une part, de montrer que, si l’interprétation est une compréhension (médiate et réflexive), toute compréhension, lorsqu’elle est spontanée, n’est pas une interprétation. Il s’agit, d’autre part, de dépasser l’antagonisme épistémologique entre l’explication et la compréhension en élargissant leur spectre au-delà du modèle psychologique et du modèle nomologique-déductif.
Johann Michel, « Signe, sens et symbole », Critical hermeneutics, UNICA Press , 2020, n°2
Johann Michel, « Grand résumé de l’ouvrage Homo interpretans, Paris, Éditons Hermann, 2017 », SociologieS, Toulouse : Association internationale des sociologues de langue française, 2020
Johann Michel, « L’interprétation et le problème de l’espace », Methodos : savoirs et textes, Savoirs textes langage - UMR 8163, 2020, n°20
Johann Michel, « Le devoir de mémoire », Sciences humaines, Sciences Humaines, 2019, n°6, pp. 19-19
Johann Michel, « Répondre à l'étrangeté de l'autre », Le Cercle herméneutique : herméneutique générale, anthropologie phénoménologique, phénoménologique psychiatrique, Daseinsanalyse, Le Cercle herméneutique, 2019, n°3233
Johann Michel, « Herméneutique et économie. Le valorisé, le valorisant, le valorisable », Revue de Philosophie Economique / Review of Economic Philosophy, Vrin ; De Boeck, 2019, n°2
Johann Michel, « Le devoir de mémoire », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2019, n°315, pp. 19-19
Johann Michel, « Herméneutique et économie. Le valorisé, le valorisant, le valorisable », Revue de philosophie économique, Revue de philosophie économique, 2019, n°19, pp. 131-156
L’objectif de la présente contribution est de dégager les conditions de possibilités (et les limites) de l’extension du paradigme herméneutique à la science économique. La discussion porte sur le projet épistémologique qui cherche dans les sciences textuelles une matrice susceptible de contrer les prétentions positivistes des économistes néo-classiques. Plutôt que d’expliquer les mécanismes du marché sur le modèle des sciences naturelles pour en dégager des lois propres, il s’agit d’en comprendre le sens sur le modèle d’un texte à interpréter. Le prix à payer de cette extension épistémologique est de sacrifier la part explicative de la science économique et la place des institutions.
Johann Michel, « Le rôle des associations antillaises et du Parti communiste français dans la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité », Cahiers d'études africaines, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 2018, n°229
Johann Michel, « Anthropology of Homo Interpretans », Études Ricœuriennes / Ricœur Studies, University of Pittsburgh, 2018, n°2, pp. 9-21
Johann Michel, Nicolas Carter, « Narrative as a Common Technique of Self-Interpretation », Philosophica: International Journal for the History of Philosophy, Department of Philosophy and the Centre of Philosophy, University of Lisbon, 2018, n°51, pp. 65-79
Johann Michel, « Gadamer lecteur de Dilthey », Philosophiques, Editions Bellarmin, 2018, n°1, pp. 21-38
Johann Michel, « Esclavage et réparations. Construction d’un problème public (1998-2001) », Politique africaine, Politique africaine, 2017, n°146, pp. 143-164
La présente contribution vise à analyser les conditions qui ont rendu possible la construction, entre 1998 et 2001, en France métropolitaine et ultramarine, du problème public des réparations de l’esclavage. Les commémorations du 150e anniversaire de l’abolition offrent une opportunité inédite à des entrepreneurs de mémoire pour problématiser et publiciser autrement la mémoire de l’esclavage et de la traite africaine et transatlantique. Il ne s’agit plus de glorifier la grandeur de la République française qui a libéré les esclaves de leurs chaînes. Il s’agit désormais de penser les conditions qui permettront de réparer les préjudices subis par les victimes de l’esclavage et par leurs descendants. L’article s’attarde à la fois sur les acteurs collectifs à l’initiative de ce processus, sur les espaces de certification et de labélisation, sur les instruments mobilisés qui ont contribué à construire le problème public des réparations.
Johann Michel, « Esclavage et réparations. Construction d’un problème public (1998-2001) », Politique africaine, Karthala, 2017, n°2, p. 143
Johann Michel, « La réforme de la prescription pénale : le débat parlementaire », Les Cahiers de la justice, Dalloz , 2016, n°04, p. 629
Johann Michel, « La réforme de la prescription pénale : le débat parlementaire », Les Cahiers de la Justice, Les Cahiers de la Justice, 2016, n°4, pp. 629-638
La proposition de loi portant réforme de la prescription en matière pénale est issue d'un rapport parlementaire du 2 mars 2016 dirigé par Messieurs les députés Alain Tourret et Georges Fenech. Malgré une très large concertation qui a engagé de nombreux acteurs du monde universitaire et de la société civile, cette proposition est de nouveau à l'étude devant la commission des lois du Sénat faute d'accord entre les chambres sur les principes fondant le régime de cette institution du droit pénal français1.
Johann Michel, « Le vulnérable et le tiers narrant », Jusqu’à la mort accompagner la vie, Jusqu’à la mort accompagner la vie, 2016, n°126, pp. 13-24
Johann Michel, « D’une phénoménologie de la volonté à une philosophie du co-agir », Revue des sciences philosophiques et théologiques, Revue des sciences philosophiques et théologiques, 2016, n°99, pp. 641-660
L’objet de la présente contribution vise moins à analyser tel aspect de la Philosophie de la volonté élaboré par Ricœur que de repérer, dans son œuvre ultérieure, les structures de transition (et le sens de leur articulation) entre une phénoménologie d’abord centrée sur l’ eidos d’une volonté bien solitaire à une philosophie du co-agir qui débouche sur le souci de l’autre et des institutions. On peut ainsi, dans une perspective très panoramique, pointer trois structures de transition complémentaires venant initialement de traditions philosophiques hétérogènes, d’une part, la socio-phénoménologie couplée avec la philosophie hégélienne de la Sittlichkeit, d’autre part, la tradition chrétienne du socius et du prochain couplée avec une philosophie politique néo-aristotélicienne, enfin une sémantique de l’action issue des courants analytiques.
Johann Michel, « Le consensus équivoque de la loi du 30 juin 1983 relative à la commémoration de l’abolition de l’esclavage : Analyse des grammaires de justifications dans les arènes parlementaires », Pôle Sud, Pôle Sud, 2015, n°43, pp. 115-135
L’objectif de cette contribution consiste à analyser les controverses politiques qui se font jour au début des années 1980 à propos de la mémoire de l’esclavage. Ces controverses qui opposent dans les DOM les nationalistes et les départementalistes s’invitent dans les assemblées parlementaires au moment de l’arrivée de la Gauche au pouvoir et dans le contexte du vote de la première loi sur la décentralisation. En s’appuyant empiriquement sur l’étude de comptes rendus de débats parlementaires et en mobilisant conceptuellement des outils issus de la Frame analysis et de la sociologie pragmatique, l’ambition de cet article vise à montrer comment la loi du 30 juin 1983 est le produit d’un consensus équivoque qui consiste à agréger des acteurs antagonistes et des intérêts contradictoires.
Johann Michel, « Voie longue contre voie courte : l’herméneutique en débat », Critique, Critique, 2015, n°817-818, pp. 492-501
Johann Michel, « Ricœur et la Rückfrage », Louvain : Société Philosophique de Louvain et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2015, pp. 145-162
L’article prend pour cible la trajectoire phénoménologique et épistémologique de la Rückfrage dans l’œuvre de Paul Ricœur à partir de son site husserlien. Sous l’impulsion initiale d’une exposition des paradoxes de la dérivation husserlienne des idéalités physico-mathématiques du monde de la vie, l’objectif de Ricœur vise ensuite à transférer la méthode du questionnement en retour aux champs des sciences historiques. Loin d’être cependant une simple application de la démarche husserlienne, Ricœur invente en fait un nouveau mode de questionnement en retour en introduisant la notion de «dérivation indirecte». Ainsi c’est seulement à la faveur de médiations et de relais spécifiques
Johann Michel, « Lecture critique de Bruno Karsenti, D'une philosophie à l'autre. Les sciences sociales et la politique des modernes (Paris, Gallimard, 2013) », Raisons politiques, Raisons politiques, 2014, n°54, pp. 160-169
Johann Michel, « Le paradoxe de l’origine des institutions », Raison publique, Raison publique, 2014, n°18, pp. 185-198
Johann Michel, « Lordon (Frédéric) – La société des affects. Pour un structuralisme des passions. – Paris, Seuil, 2013 (L’ordre philosophique). 284 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°63, p. -
Johann Michel, « Durand-Gasselin (Jean-Marc) – L’École de Francfort. – Paris, Gallimard, 2012 (Tel. 389). 574 p. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°63, p. -
Johann Michel, « L’évolution des politiques mémorielles : l’état et les nouveaux acteurs », Migrations Société, Migrations Société, 2011, n°138, pp. 59-70
Johann Michel, « Règle d'or et logique d'équivalence », Raisons politiques, Raisons politiques, 2011, n°40, pp. 115-133
Résumé
Issue originellement du testament judéo-chrétien, la Règle d'or (« Ne pas faire à autrui ce que l'on ne voudrait pas que l'on nous fasse ») s'est sécularisée dans la culture morale occidentale au point de tenir lieu fréquemment de maxime de nos interactions quotidiennes. L'objectif de cet article consiste à se demander si cette règle peut fonder des principes de morale et de justice. Si l'on se place dans le cadre déontologique d'une philosophie procédurale, la règle d'or est considérée comme un stade inférieure de normativité dans la mesure où il s'agit d'une maxime tirée d'une éthique narrative particulière impropre à s'élever au rang de principes. Si l'on suit au contraire l'herméneutique critique que propose Paul Ricœur, la Règle d'or s'élève au rang de maxime suprême de la normativité présupposée par toute entreprise de fondation procédurale des principes de morale et de justice. La thèse défendue par Johann Michel cherche à montrer que c'est moins la Règle d'or que la logique d'équivalence qui est à même de jouer cette fonction principielle, la première n'étant qu'une expression particulière de la prétention à l'universalité de la seconde.
Johann Michel, « Le libéralisme politique de Paul Ricœur à l'épreuve des totalitarismes », Cités, Cités, 2008, n°33, pp. 17-30
Johann Michel, « Le modernisme paradoxal de Paul Ricœur », Archives de philosophie, Archives de philosophie, 2004, n°67, pp. 643-657
Le rapport de l'œuvre de Paul Ricœur à la modernité ne va pas de soi. Imprégnée
profondément par le testament judéo-chrétien, méfiante à l'égard des ruptures brutales,
soucieuse d'incarner le cogito dans l'existence, sa philosophie pourrait aisément s'inscrire
dans une tendance néo-traditionaliste. Cette dimension anti-moderne se renforce en raison de la place majeure que la pensée de Ricœur accorde aux mouvances post-modernes,
qu'elles soient d'inspiration vitaliste, structuraliste ou post-structuraliste. Pourtant, jamais
le philosophe n'a abandonné ni le projet émancipateur, ni la conquête réflexive du cogito
portés par la modernité. La dialectique subtile et originale dans son œuvre de ces trois
paradigmes philosophiques se traduit donc sous la forme d'un modernisme paradoxal qui
se comprend mieux lorsqu'on le replace dans le cadre d'un réformisme moral et politique,
à l'opposé aussi bien d'un éloge de la tradition que des emportements révolutionnaires.
Johann Michel, « Le paradoxe de l'idéologie revisité par Paul Ricœur », Raisons politiques, Raisons politiques, 2003, n°11, pp. 149-172
Résumé
En réhabilitant le concept d’idéologie, Paul Ricœur s’emploie à résoudre son paradoxe sous-jacent, mis en évidence par K. Mannheim. Tout se passe en effet comme si toute critique de l’idéologie était soupçonnée elle-même d’appartenir à une idéologie. Pour sortir de ce cercle vicieux, P. Ricœur ne suit ni la voie engagée par la « science » marxiste ni la voie inspirée par la sociologie de la connaissance dont il montre respectivement le caractère aporétique. La contribution originale de l’herméneute consiste à résoudre le paradoxe de l’idéologie en puisant dans les ressources d’une philosophie politique. À l’opposition inopérante science/idéologie, Ricœur préfère mettre en œuvre une dialectique subtile entre utopie et idéologie. En d’autres termes, une critique de l’idéologie n’est concevable que sur la base d’un discours utopique qui met à distance l’ordre social en proposant un horizon émancipateur.