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Delphine Deschaux-Dutard

Maître de conférences, Science politique.

Université Grenoble Alpes · Faculté de Droit de Grenoble Centre d'Études sur la Sécurité Internationale et les Coopérations Européennes — CESICE
Université Grenoble AlpesFaculté de Droit de GrenobleCentre d'Études sur la Sécurité Internationale et les Coopérations Européennes

Actualités scientifiques

Colloque
24 avr. 2026 · Saint-Martin-d'Hères
Colloque
10 déc. 2025 · Saint-Martin-d'Hères
Colloque
5 déc. 2024 · Saint-Martin-d'Hères
Colloque
14 déc. 2023 · Montpellier
Journée d'étude
29 sept. 2022 · Aix-en-Provence
Colloque
2 déc. 2021 · Saint Martin d'Hères
Parution
11 janv. 2021
Colloque
4 nov. 2020
Journée d'étude
20 mars 2020 · Saint-Martin-d'Hères

Responsabilités

Responsabilités administratives et scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    De l'Eurocorps à une armée européenne ? : pour une sociologie historique européenne de sécurité et de défense (1991-2007), soutenue en 2008 à Grenoble 2 sous la direction de Olivier Ihl 

    Cette thèse porte sur la construction, la pratique et les usages de la Politique Européenne de Sécurité et de Défense depuis les années 1990. L'enjeu est d'étudier cette politique en privilégiant un angle d'approche franco-allemand au départ, et en mettant en œuvre une démarche comparative entre les deux pays, afin de saisir les pratiques, les représentations mais également les points d'achoppement de cette politique de défense d'un type inédit. L'objet « Politique Européenne de Sécurité et de Défense » se situe à la croisée des relations internationales, de l'analyse des politiques publique, de la sociologie de l'action publique, des processus d'européanisation et peut donc faire l'objet d'approches très différentes selon les variables qu'on entend privilégier. Nous avons choisi de l'étudier autrement selon une démarche de sociologie historique et constructiviste qui nous conduit à privilégier certains concepts clés : sociologie des acteurs (trajectoires, habitus et ethos professionnels), configurations de relations entre acteurs structurant un nouvel espace social d’interactions, accent mis sur les processus de socialisation et d’apprentissage. D'un point de vue méthodologique, cette thèse s'appuie sur une démarche qualitative et privilégie l'usage de l’entretien semi-directif : le corpus se compose de 135 entretiens, complétés par la lecture de la presse, de la littérature spécialisée et grise sur le sujet. Elle se compose de trois parties, découpées en 9 chapitres totaux. Dans une première partie, la thèse se concentre sur la genèse de la politique européenne de défense en prenant en compte tant les facteurs conjoncturels que structurels, en l'occurrence le cadre de socialisation de la coopération militaire franco-allemande. Cela correspond à la phase d'émergence et de « mise à l’agenda » de cette politique. Cette partie précise le contexte géopolitique initial particulier qui a constitué une première fenêtre d’opportunité (fin de la guerre froide, réforme de l'OTAN) et souligne le rôle d'entrepreneurs politiques du président Mitterrand et du chancelier Kohl et de leur relation étroite. Elle revient ensuite sur la tentative avortée de constitution d’une Communauté européenne de défense (CED) au début des années 1950 afin de montrer que la Politique Européenne de Sécurité et de Défense ne naît pas ex nihilo, mais s'inscrit dans une longue tradition de réflexion et de tentatives en matière de défense de l'Europe. Enfin, cette partie précise le contexte et le jeu des différents acteurs à l'origine du développement progressif de cette politique aujourd'hui : rôle de l’expérience de l'éclatement de l'ex Yougoslavie, action déterminante des acteurs diplomatique qui prennent le relais des politiques, entrée plus tardive des acteurs militaires.

  • Ouvrages

    Delphine Deschaux-Dutard, Fabien Terpan (dir.), La guerre en Ukraine, facteur d'intégration ou de désintégration européenne et internationale ?: regards croisés pluridisciplinaires, Mare & Martin, 2025, Droit & science politique, 248 p. 

    La guerre en Ukraine qui a éclaté en février 2022 signe le retour d'un conflit armé conventionnel sur le continent européen. Enjeu de sécurité internationale autant qu'européenne, cette guerre invite les chercheurs en droit international et européen, en science politique et en économie à se pencher sur ses conséquences afin de saisir comment elle vient impacter leurs objets d'étude. Cet ouvrage à pour objectif de proposer une réflexion collective autour des effets intégrateurs et/ou désintégrateurs de la guerre en Ukraine sur l'Union Européenne et la communauté internationale. L'ouvrage propose ainsi une progression en partant des aspects les plus spécifiques que la guerre en Ukraine vient interroger en droit européen, pour aller vers les aspects les plus globaux appréhendés par le droit international, le droit privé, l'économie politique, la science politique et la sociologie. L'ouvrage a pour but de contribuer à la production de connaissances pluridisciplinaires sur la guerre en Ukraine en tant qu'événement social contemporain soulevant des questions tant juridiques, que politiques, économiques et sociologiques.

    Delphine Deschaux-Dutard, French-german military cooperation and european defence: from driving engine to divergence of interests ?, Routledge Taylor & Francis Group, 2025, Routledge studies in european security and strategy, 202 p. 

    Delphine Deschaux-Dutard, Claudia Senik, François Gèze, Jonathan Chibois, Aurélie Condevaux [et alii], Le travail à distance: défis, enjeux et limites, Éditions la Découverte, 2023, Recherches, 222 p. 

    L'un des principaux héritages de la pandémie de covid-19 est certainement l'extension des interactions fondées sur les technologies numériques de l'information, en particulier le travail à distance. Dans la plupart des pays, la situation a imposé un recours massif au télétravail pour tous ceux qui le pouvaient. Ce choc a accéléré une évolution ancienne, mais lente et inégale, alimentée par la numérisation de l'économie, permettant à certains de travailler en dehors des locaux de l'entreprise, à domicile ou ailleurs. Le télétravail, au moins partiel, est entré dans les mœurs et pourrait concerner aujourd'hui près de la moitié des emplois dans les pays développés.Après deux cents ans de séparation, le retour au domicile de l'activité économique soulève d'importants défis juridiques. Il est aussi porteur d'interrogations quant aux effets sur le bien-être des travailleurs : liberté accrue ou désocialisation, facteur d'innovation et de coopération renforcée ? Quelles sont les limites à l'extension du travail à distance ? A-t-il touché différemment les hommes et les femmes ? Les travaux réunis dans cet ouvrage, issus de différentes disciplines des sciences humaines et sociales, apportent des éclairages inédits sur ces questions.

    Delphine Deschaux-Dutard, Christian Lequesne (dir.), La politique étrangère européenne face au Brexit, L'Harmattan, 2021 

    Delphine Deschaux-Dutard (dir.), Research methods in defence studies: a multidisciplinary overview, Routledge, 2021, 223 p.  

    Delphine Deschaux-Dutard, Christian Lequesne (dir.), La politique étrangère européenne face au Brexit, L'Harmattan, 2020, 203 p. 

    Olivier Gohin, Xavier Latour, Annuaire du droit de la sécurité et de la défense, mare & martin, 2020, Droit de la sécurité et de la défense, 251 p. 

    Delphine Deschaux-Dutard, Philippe Gréciano, Véronique Molinari (dir.), L'Europe et le monde anglophone: une relation ambiguë ?, mare & martin, 2020, Horizons européens, 171 p.  

    Delphine Deschaux-Dutard, Introduction à la sécurité internationale, Presses universitaires de Grenoble, 2019, Politique en plus, 255 p.  

    Delphine Deschaux-Dutard, Sabine Lavorel (dir.), Puissances émergentes et sécurité internationale : une perspective pluridisciplinaire sur la puissance et l'émergence sur la scène internationale, P.I.E-Peter Lang S.A. et Éditions Scientifiques Internationales, 2017, Géopolitique et résolution des conflits / Geopolitics and Conflict Resolution, 307 p.   

    Delphine Deschaux-Dutard, Mathias Delori, Sabine Saurugger (dir.), Le choix rationnel en science politique: débats critiques, Presses universitaires de Rennes, 2015, 360 p.  

    Delphine Deschaux-Dutard, Delphine Deschaux-Dutard, André Dumoulin, André Dumoulin, Sylvain Paile, Sylvain Paile (dir.), Politiques de communication, médias et défense: L’OTAN et la PSDC : visibilité en Belgique et chez ses voisins, P.I.E-Peter Lang S.A. et Éditions Scientifiques Internationales, 2014, Non-Prolifération et Sécurité / Non-Proliferation and Security, 427 p.  

    Delphine Deschaux-Dutard, Alexandre Henry, La privatisation de la sécurité: logiques d'intrusion des sociétés militaires privées, l'Harmattan, 2011, Diplomatie et stratégie, 187 p.  

    Delphine Deschaux-Dutard, Olivier Ihl, De l'Eurocorps à une armée européenne ?: pour une sociologie historique européenne de sécurité et de défense (1991-2007),, 2009, 1195 p.  

    Cette thèse porte sur la construction, la pratique et les usages de la Politique Européenne de Sécurité et de Défense depuis les années 1990. L'enjeu est d'étudier cette politique en privilégiant un angle d'approche franco-allemand au départ, et en mettant en œuvre une démarche comparative entre les deux pays, afin de saisir les pratiques, les représentations mais également les points d'achoppement de cette politique de défense d'un type inédit. L'objet « Politique Européenne de Sécurité et de Défense » se situe à la croisée des relations internationales, de l'analyse des politiques publique, de la sociologie de l'action publique, des processus d'européanisation et peut donc faire l'objet d'approches très différentes selon les variables qu'on entend privilégier. Nous avons choisi de l'étudier autrement selon une démarche de sociologie historique et constructiviste qui nous conduit à privilégier certains concepts clés : sociologie des acteurs (trajectoires, habitus et ethos professionnels), configurations de relations entre acteurs structurant un nouvel espace social d’interactions, accent mis sur les processus de socialisation et d’apprentissage. D'un point de vue méthodologique, cette thèse s'appuie sur une démarche qualitative et privilégie l'usage de l’entretien semi-directif : le corpus se compose de 135 entretiens, complétés par la lecture de la presse, de la littérature spécialisée et grise sur le sujet. Elle se compose de trois parties, découpées en 9 chapitres totaux. Dans une première partie, la thèse se concentre sur la genèse de la politique européenne de défense en prenant en compte tant les facteurs conjoncturels que structurels, en l'occurrence le cadre de socialisation de la coopération militaire franco-allemande. Cela correspond à la phase d'émergence et de « mise à l’agenda » de cette politique. Cette partie précise le contexte géopolitique initial particulier qui a constitué une première fenêtre d’opportunité (fin de la guerre froide, réforme de l'OTAN) et souligne le rôle d'entrepreneurs politiques du président Mitterrand et du chancelier Kohl et de leur relation étroite. Elle revient ensuite sur la tentative avortée de constitution d’une Communauté européenne de défense (CED) au début des années 1950 afin de montrer que la Politique Européenne de Sécurité et de Défense ne naît pas ex nihilo, mais s'inscrit dans une longue tradition de réflexion et de tentatives en matière de défense de l'Europe. Enfin, cette partie précise le contexte et le jeu des différents acteurs à l'origine du développement progressif de cette politique aujourd'hui : rôle de l’expérience de l'éclatement de l'ex Yougoslavie, action déterminante des acteurs diplomatique qui prennent le relais des politiques, entrée plus tardive des acteurs militaires.

  • Articles

    Delphine Deschaux-Beaume, « Le couple franco-allemand et la PESD au quotidien : mythes et réalités », Villeneuve d'Ascq : Presses universitaires du Septentrion, Paris : Association pour la connaissance de l'Allemagne d'aujourd'hui et PERSÉE : CNRS & ENS de Lyon, 2010, pp. 50-60  

    Deschaux-Beaume Delphine. Le couple franco-allemand et la PESD au quotidien : mythes et réalités. In: Allemagne d'aujourd'hui, N°191, janvier-mars 2010. Débuts du nouveau gouvernement Merkel et politique étrangère de l'Allemagne / La mémoire de la RDA et sa représentation en images. pp. 50-60.

  • Comptes rendus

    Delphine Deschaux-Beaume, Schmitt Olivier, La R.F.A. et la Politique Européenne de Sécurité et de Défense, Paris, l'Harmattan, Coll. Allemagne d'hier et d'aujourd'hui, 2009, Villeneuve d'Ascq : Presses universitaires du Septentrion, Paris : Association pour la connaissance de l'Allemagne d'aujourd'hui et PERSÉE : CNRS & ENS de Lyon, 2010, pp. 209-211  

    Deschaux-Beaume Delphine. Schmitt Olivier, La R.F.A. et la Politique Européenne de Sécurité et de Défense, Paris, l'Harmattan, Coll. «Allemagne d'hier et d'aujourd'hui », 2009. In: Allemagne d'aujourd'hui, N°191, janvier-mars 2010. Débuts du nouveau gouvernement Merkel et politique étrangère de l'Allemagne / La mémoire de la RDA et sa représentation en images. pp. 209-211.

  • Communications

    Delphine Deschaux-Dutard, « Les garanties de sécurité de l'État en droit international public », prévue le 24 avril 2026 

    Colloque organisé par le CESICE, Sciences Po Grenoble, Université Grenoble-Alpes

    Delphine Deschaux-Dutard, « La digitalisation de l'ELSJ. Enjeux juridiques d'une transformation numérique à l'échelle européenne », le 10 décembre 2025 

    Colloque organisé par le CESICE, Sciences Po Grenoble, Université Grenoble-Alpes

    Delphine Deschaux-Dutard, « Penser au-delà des cadres : une nécessité pour la défense de l’Europe », le 10 octobre 2025 

    Journée d’étude DePERU – WP2 & WP4, Sciences Po Lille co-organisée par Elsa Bernard, CRDP et Sami Makki, CERAPS dans le cadre du CDP DePERU

    Delphine Deschaux-Dutard, « Le Conseil de l'Europe : 75 ans et après ? », le 05 décembre 2024 

    Colloque organisé par le CRJ, Université Grenoble-Alpes avec l'IUF sous la direction scientifique de Mihaela Anca Ailincai, Professeure de droit public, membre de l’Institut universitaire de France (IUF), Université Grenoble Alpes, France

    Delphine Deschaux-Dutard, « Le territoire dans tous ses états », le 14 décembre 2023 

    Colloque international organisé à l’occasion de ses 40 ans par le CEPEL - Centre d'Etudes Politiques et Sociales - Faculté de Droit et de Science politique, Université de Montpellier sous la direction de Alexandre Dézé, Nicolas Giraudeau, Emmanuel Négrier, Gilles Moutot, Damien Potier, Christophe Roux, Eric Savarèse, Maguelone Sié, Ludovic Sposito

    Delphine Deschaux-Dutard, « Démocraties et relations civilo-militaires », le 29 septembre 2022 

    Organisées par l’Institut Louis Favoreu et l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM) avec le soutien de l’Association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES)

    Delphine Deschaux-Dutard, « Les conséquences de l’invasion russe sur les politiques étrangères et de défense allemande : Berlin deviendra-t-il la première puissance militaire en Europe ? », le 09 mai 2022 

    Organisée par le département Europe du CESICE, Université Grenoble Alpes le Centre d'études allemandes et canadiennes de Montréal

    Delphine Deschaux-Dutard, « Innovation(s), guerre et paix », le 02 décembre 2021 

    Organisé par le CESICE, Université de Grenoble-Alpes à l’occasion du colloque annuel de l’Association des Etudes sur la Guerre et la Stratégie (AEGES)

    Delphine Deschaux-Dutard, « Assurer la sécurité de l'Europe : Pourquoi ? Comment ? », le 22 octobre 2021 

    Colloque organisé par le CESICE, Université Grenoble-Alpes

    Delphine Deschaux-Dutard, « Quelle(s) défense(s) en Europe ? », le 04 novembre 2020 

    Organisé dans le cadre d'un programme de recherche du département Droit et transformations sociales de l'Université de Bordeaux sous la direction scientifique de Julien Ancelin, Jean Belin, Sébastien-Yves Laurent et Anne-Marie Tournepiche.

    Delphine Deschaux-Dutard, « [Reporté] L’Europe et le monde anglophone. Une relation ambiguë ? », le 20 mars 2020 

    Organisé par L'ILCEA 4, la Chaire Jean Monnet sur les Relations franco-allemandes, l’intégration européenne et la mondialisation, en partenariat avec le CESICE

    Delphine Deschaux-Dutard, « Stéphane Hessel - Une vie au service des autres », le 14 janvier 2020 

    Organisée par l'ILCEA 4, la Chaire Jean Monnet et le CESICE

    Delphine Deschaux-Dutard, « Corps et guerre », le 19 décembre 2019 

    Colloque annuel de l'Association pour les Études sur la Guerre et la Stratégie - AEGES

    Delphine Deschaux-Dutard, « European Security Integration, Grand Strategy and the Transformation of EU-NATO Relations », le 09 décembre 2019 

    Organised by the Association pour les Études sur la Guerre et la Stratégie (AEGES) and the CESICE, Université Grenoble-Alpes ; Associate Professor Delphine Deschaux-Dutard, University Grenoble Alpes and Dr. Cornelia-Adriana Baciu, Johns Hopkins University

    Delphine Deschaux-Dutard, « Les apports du système du traité sur l'Antarctique au droit international », le 05 décembre 2019 

    Organisé à l’occasion des 60 ans du Traité sur l’Antarctique par le CRJ et le CESICE, Université Grenoble-Alpes

    Delphine Deschaux-Dutard, « L’Europe face au changement climatique », le 29 novembre 2019 

    Organisé par la Chaire Jean Monnet, le CESICE et l'ILCEA 4

    Delphine Deschaux-Dutard, « 7ème Colloque annuel de l'Association Française de Droit de la Sécurité et de la Défense », le 26 septembre 2019 

    Colloque organisé par le CESICE et le CRJ, Université Grenoble-Alpes

    Delphine Deschaux-Dutard, « Les relations franco-allemandes à l'épreuve de la mondialisation », le 21 mars 2019 

    Journée d'études pluridisciplinaires (droit, science po, langues) organisée par le CESICE, l'ILCEA 4 et la Chaire Jean Monnet

    Delphine Deschaux-Dutard, « Gagner la guerre ou gagner la paix ? », le 05 décembre 2018 

    Colloque organisé en association avec le C3RD de la Faculté de Droit de l’Université catholique de Lille et l’équipe d’accueil Histoire, Territoire, Mémoires (HisTeMé) de l’Université de Caen.

    Delphine Deschaux-Dutard, « Quelle relance pour la défense européenne ? », le 12 mars 2018 

    Table ronde internationale organisé par le CESICE

    Delphine Deschaux-Dutard, « Le soldat et le citoyen », le 13 décembre 2017 

    Organisé par le Centre Thucydide

  • Multimédia

    Delphine Deschaux-Dutard, Delphine Deschaux-Dutard, UPMF, (2012, 22 novembre), Aux confins du jus ad bellum et du jus in bello : 07. L’approche globale des missions de l’OTAN : le cas de l'Afghanistan, in Aux confins du jus ad bellum et du jus in bello : Retour sur les interventions autorisées par le Conseil de Sécurité du Kosovo et de l'Afghanistan à la Libye et au Mali, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/4mze-8q77, (Consultée le 26 octobre 2025).  

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Jean-Baptiste Welschinger, Entre Mars et Mercure : l'Union européenne et la dimension conflictuelle des relations internationales, soutenue en 2023 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Philippe Raynaud présidée par Jean-Vincent Holeindre, membres du jury : Gil Delannoi (Rapp.), Pauline Schnapper (Rapp.)   

    Le projet propose de traiter la manière dont l’Union européenne envisage le conflit et construit sa réflexion sur la défense. Il s’agit de comprendre comment le projet européen absorbe la question de la guerre et tente de domestiquer la violence. La première partie vise à retracer une généalogie de la guerre en Europe. C’est à l’aune de cette évolution de la guerre que nous appréhendons le projet de construction européenne. Dans une seconde partie, nous tentons d’illustrer à travers trois cas comment cette question de la guerre, au cœur de l’enjeu d’une Europe politique, se traduit concrètement pour les Européens : le terrorisme, la menace russe et la Somalie comme exemple d’opération extérieure de l’UE. A l’appui de ces trois cas d’étude nous constatons que la construction européenne souffre de l’absence d’une réflexion sur la guerre. Malgré les tentatives dans les années cinquante puis à la suite du traité de Maastricht de construire une pensée englobant les enjeux de défense, le dilemme géostratégique et le rapport à l’altérité qui en découle n’ont pas été surmontés. Nous pensons que ces difficultés ne peuvent se résoudre qu’en se constituant en une politie : régler le différend par la justice à l’intérieur de son espace et la possibilité de faire la guerre et la paix à l’extérieur de celui-ci. C’est la condition pour que l’Europe puisse continuer à participer à l’histoire et à ne pas en être spectatrice.

    Rachid Chaker, Les politiques de puissance au XXIe siècle : Le cas du golfe Persique, soutenue en 2022 à Université ParisPanthéonAssas sous la direction de Julian Fernandez et Jean-Vincent Holeindre présidée par Pascale Martin-Bidou, membres du jury : Frédéric Charillon (Rapp.), Nicolas Haupais (Rapp.)  

    La quête de puissance semble être une constante de la politique internationale. Les crises qui découlent des compétitions entre Etats pour la puissance sont nombreuses et l’époque contemporaine, marquée par l’essor de la démocratie et du droit international ne semble pas avoir remis en cause cet état de fait. Le golfe Persique et les huit Etats qui l’entourent sont depuis plusieurs siècles l’objet de convoitises de la part de puissances extérieures à la région, en rivalité permanente pour y accroitre leur influence. Ces compétitions connaissent cependant depuis le début du XXIe siècle une recrudescence de leur intensité. Les puissances extérieures traditionnelles et dominantes de la région, les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France y sont depuis peu confrontées à l’influence grandissante de nouveaux acteurs extérieurs. Parmi eux, se trouvent la Russie, la Chine, la Turquie, l’Inde et dans une moindre mesure Israël. Dans le même temps, plusieurs Etats du Golfe semblent avoir fait de l’accroissement de leurs forces une centralité de leur politique sur leur scène régionale, avec des déclinaisons multiples. L’objectif de cette étude est de déterminer les objectifs des politiques de puissance déployées dans le Golfe au XXIe siècle par les différents acteurs, de définir, par prolongation, les usages assignés à la puissance dans ce contexte, ainsi que les degrés de puissance convoités par les Etats.

    Camille Trotoux, Définissez “être aviateur” ? Identités professionnelles militaires et processus décisionnels : une analyse multiniveaux à partir du cas français, soutenue en 2021 à Paris 2 sous la direction de Jean-Vincent Holeindre et Christophe Pajon, membres du jury : Sébastien Jakubowski (Rapp.), Jean Joana (Rapp.), Nina Leonhard, Pascal Vennesson et Anne Muxel   

    La thèse examine l’influence des identités professionnelles sur les processus décisionnels dans la politique militaire, à partir d’une étude sur le personnel militaire de l’armée de l’air. Elle analyse la profession d’aviateur, a priori homogène, à partir d’un cadre théorique interactionniste. Celle-ci est traversée par des phénomènes de concurrence entre différents segments qui partagent une identité construite dont celui, dominant, des pilotes. De plus, au vu des multiples corps et spécialités, de la division du travail et de sa perception par les acteurs, la définition d’une identité professionnelle unique est complexe. Toutefois, des marqueurs communs peuvent être identifiés : rapports à la militarité, au milieu, aux systèmes d’armes, etc. Ensuite, la thèse s’appuie sur une approche institutionnaliste centrée sur les acteurs afin d’atteindre un double objectif. Il s’agit d’abord de compléter la démonstration avec une conversion des variables prédéfinies et de nouvelles composantes (normes, orientations et préférences des acteurs). Puis, de proposer une solution théorique multiscalaire qui fasse le lien entre les acteurs individuels et collectifs d’une politique publique. L’identité professionnelle, envisagée comme variable explicative « transcendantale » (Scharpf) à toutes les autres, devient un facteur influençant les processus décisionnels des acteurs. Toutefois, le poids de cette variable identitaire est fonction du contexte : bien que, au sein de l’armée de l’air, les pilotes occupent la plupart des postes à hautes responsabilités, leur influence semble se diluer dans l’espace interarmées.

    Emmanuel Al Miah, La prise en compte des conflits asymétriques au Moyen-Orient par le Conseil de Sécurité des Nations Unies au 21e siècle. Le cas de l'Irak, de la Syrie et de la Libye., soutenue en 2019 à Université Grenoble Alpes ComUE sous la direction de Thierry Garcia présidée par Louis Balmond, membres du jury : David Cumin (Rapp.)   

    Dans un contexte conflictuel marqué par une évolution de la pratique guerrière, le Conseil de Sécurité des Nations Unies peine à imposer la paix en Irak, Syrie et Libye. Le Moyen-Orient semble alors retracer les incompatibilités et inadaptations auxquelles le droit international fait face.Depuis près de deux décennies, l’instabilité chronique s’est graduellement emparée de nos trois cas d’analyse pour accoucher d’un terrorisme transnational difficilement saisissable. Son indéfinition relève de la complexité à englober les aspirations de chaque couche de la société, mais plus encore, de l’intrusion d’États tiers dans la pratique interne.Observer la déliquescence de l’Irak, de la Syrie et de la Libye revient à adopter un angle de vue large pour reconnaître la transition de ces États autrefois voyous vers l’avènement de leurs faillites. L’interventionnisme occidental y est consubstantiel, nous pouvons faire référence à l’intervention illégale de 2003 en Irak, mais d’autres facteurs protéiformes viennent accroître l’échec sécuritaire des États mentionnés.En effet, le recensement de la conflictualité en Irak, Syrie et Libye démontre une pratique asymétrique opposant naïvement le faible au fort. Cependant, l’asymétrie observée se noie dans les méandres d’une pratique régionale interventionniste et belliciste. En d’autres termes, la lutte par procuration des différents blocs régionaux et internationaux prend la forme d’une opposition asymétrique sans pour autant en reconnaître le fond. La conflictualité asymétrique en Irak, Syrie et Libye n’est que l’éloge de la Realpolitik moderne, où l’acteur non-étatique devient l’instrument d’une puissance régalienne.Dans ce monde où la dérive est coutume, où le système onusien semble fragmenté, il émerge une grille d’analyse névralgique à la pleine saisie des enjeux contemporains au Moyen-Orient : la nécessité de s’armer d’une approche politico-juridique.

    Mouna Frumence Pascal, Le conflit somalien et les Nations Unies, soutenue en 2018 à Université Grenoble Alpes ComUE sous la direction de Karine Bannelier-Christakis présidée par Mireille Couston, membres du jury : Philippe Lagrange (Rapp.), David Cumin   

    Le conflit somalien est probablement le seul conflit d’ordre interne qui a mis à rude épreuve le système de sécurité collective de la Charte des Nations Unies. Celui-ci éclate en 1991 à un moment clé de l’histoire politique des relations internationales. C’est la fin de la Guerre froide et pour l’Organisation universelle de l’ONU, longtemps paralysée par les vetos de deux Grands, c’est l’avènement d’une nouvelle ère pour la mise en oeuvre des principes énoncés dans la Charte des Nations Unies. Occupant le long de la façade maritime de la Corne d’Afrique, la Somalie de Siad Barré alignée sur l’idéologie soviétique ne survit pas à l’émiettement de ce bloc. S’ensuit un conflit civil, sanglant et fratricide presqu’à huit clos. Confrontée à la complexité du conflit somalien et à l’échec des premières tentatives de règlement pacifique, l’Organisation mondiale dégaine sa doctrine de maintien de la paix. Ainsi en l’espace de trois ans (1992-1995), le Conseil de sécurité autorise le déploiement de trois missions de l’ONU en Somalie : une opération classique de maintien de la paix (ONUSOM), une opération de maintien de la paix robuste (UNITAF) et une opération d’imposition de la paix (ONUSOM II). Toutes se soldent par un échec sans appel, obligeant les Casques bleus de l’ONU à opérer un repli sous protection armée alors que le conflit n’a toujours pas trouvé une quelconque issue. L’intérêt de cette étude est de mettre en lumière le paradigme de l’intervention des Nations Unies. Comment un simple conflit interétatique a-t-il pu mettre en échec les principes du droit international de la Charte des Nations Unies ? D’autant plus que les solutions proposées ont fait l’objet d’un traitement consensuel de la part de tous les membres du Conseil de sécurité qui ont entériné à l’unanimité les résolutions adoptées ? Il convient également de mettre l’accent sur l’engagement en dents de scie de l’Organisation des Nations Unies à compter de 1995. Un désengagement qui laisse le champ libre aux organismes régionaux de l’UA et de l’IGAD d’entreprendre des nouvelles tentatives de réconciliation nationale. L’explosion des actes de piraterie le long des côtes somaliennes donne l’occasion à l’ONU d’opérer un retour sur ce conflit aux relents lointains. Mais il s’agit d’un retour mesuré qui exclut derechef l’emploi de la coercition militaire. S’engageant désormais dans diverses activités de consolidation de la paix, l’ONU abandonne le terrain dangereux du maintien de la paix malgré le fait que le conflit somalien constitue toujours une menace pour la paix et la sécurité internationales. En vertu du principe de subsidiarité, l’AMISOM, l’opération de maintien de la paix de l’UA en Somalie présente depuis 2007 est la seule force habilitée à recourir à la force armée. Entre espoir et désillusions, la force de paix africaine, bien que sous-dimensionnée doit accomplir des missions de plus en plus élargies pour restaurer la paix et la sécurité dans le pays.

    Alice Durand, L'exploration et l'exploitation des hydrocarbures en mer et la protection de l'environnement, soutenue en 2014 à Grenoble sous la direction de Karine Bannelier-Christakis présidée par Mireille Couston, membres du jury : Iovane Massimo (Rapp.)   

    L’explosion de la plateforme de forage Deepwater Horizon qui s’est produite dans le Golfe du Mexique en 2010, à l’origine d’une catastrophe écologique sans précédent dans l’histoire des Etats-Unis, nous a conduit à nous interroger sur l’encadrement international de l’activité d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures en mer et la protection de l’environnement. Parce que cette activité qui est exercée sur le plateau continental des états, génère des pollutions opérationnelles et accidentelles, et parce que la pollution marine ne connait pas les frontières, l’encadrement international d’une telle activité est de rigueur. L’activité qui a débuté à la fin du XIXe siècle a connu un véritable essor vers les années 70. A ce moment là, les états prennent conscience de la nécessité de protéger l’environnement. Dans le même temps, un régime international encadrant l’activité se développe entre les années 70 et les années 90. Se distingue alors le régime de prévention du régime de réaction. Dans un premier temps l’activité doit répondre à des exigences de prévention. Il n’existe toutefois pas un instrument universel exclusivement dédié à cette activité, de telle sorte que l’on observe un éclatement du régime au travers d’instruments directement applicables à vocation universelle et régionale, complétés par des instruments indirectement applicables relatifs à la protection de l’environnement. Malgré cet éclatement il en ressort que les principaux aspects constituant le cycle de vie de l’activité, partant de la délivrance de permis d’exploration et d’exploitation au démantèlement des plateformes en passant par le contrôle de l’activité sont relativement bien encadrés. Mais malgré cet encadrement nous ne sommes pas à l’abri de la survenance d’une pollution contre laquelle il faudra lutter.Dans ce second temps les états ont donc développé un régime de réaction en réponse aux pollutions opérationnelles et accidentelles. Concernant les pollutions opérationnelles, l’on voit en marge des régimes de prévention déjà existants et imposant certains seuils, se dessiner une lutte empirique contre ces pollutions, essentiellement à l’échelle régionale. Les états prennent conscience que les seuils de pollutions opérationnelles doivent être indéniablement plus contraignants. Concernant la lutte contre les pollutions accidentelles, les états disposent d’un régime international relativement satisfaisant puisqu’une série d’instruments prévoit les mesures imposées aux états que ces derniers doivent prendre en cas de survenance d’une pollution mais surtout parce qu’un instrument universel est dédié à cette problématique. L’existence d’un tel régime ne signifie par pour autant que les états doivent s’en contenter et doivent de cette manière en permanence faire évoluer le droit en vue d’un meilleur encadrement, telle qu’a su le faire l’Union européenne en adoptant en 2013 sa directive sur les accidents majeurs.