Laurent Bonelli, Annie Collovald (dir.), Ordre policier, ordre politique, Editions du croquant, 2021, 125 p.
Laurent Bonelli, Hervé Rayner, Bernard Voutat, Jean-Marc Berlière, Les mondes du renseignement: entre légitimation et contestation, L'Harmattan, 2020, 300 p.
Laurent Bonelli, Daniel Hermant, Didier Bigo (dir.), Sciences en danger, revues en lutte, L'Harmattan, 2020, 92 p.
Laurent Bonelli, Verena Aebischer, Maria-Cristina Aelenei, Constantina-Elena Badea, Christine Bonardi [et alii], Menaces sociales et environnementales: repenser la société des risques, Presses universitaires de Rennes, 2020
Laurent Bonelli, Didier Bigo, Fionnuala Ní Aoláin, Stéphanie Hennette-Vauchez, L'état d'urgence en permanence, L'Harmattan, 2019, 137 p.
Laurent Bonelli, La France a peur. Une histoire sociale de l'insécurité: Une histoire sociale de l'insécurité , 326e éd., La Découverte, 2019, La Découverte poche (Sciences humaines et sociales), 434 p.
Laurent Bonelli, Fabien Carrié, La fabrique de la radicalité. Une sociologie des jeunes djihadistes français: une sociologie des jeunes djihadistes français, Éditions du Seuil, 2018, 312 p.
Laurent Bonelli, Laurent Jeanpierre, Vincent Gayon, Frédéric Lebaron, Terrains économiques: savoirs, acteurs, méthodes, L'Harmattan, 2018, 160 p.
Laurent Bonelli, Didier Bigo, Emmanuel-Pierre Guittet, Francesco Ragazzi, Preventing and countering youth radicalisation in the EU, European Parliament, 2014, 41 p.
Laurent Bonelli, Jean-Claude Vitran, Christian Aghroum, Michel Aleverganti, Ayşe Ceyhan, Vincent Denis, Vincent Dufief, Sébastien-Yves Laurent, Pierre Piazza, Sylvia Preuss-Laussinotte, Thierry Rousselin, Jérôme Thorel, Anastassia Tsoukala (dir.), Identification et surveillance des individus, Éditions de la Bibliothèque publique d’information, 2014, Paroles en réseau
Laurent Bonelli, Vivre en dignité au XXIe siècle. Pauvreté et inégalité dans les sociétés de droits humains , Conseil de l'Europe, 2013, 245 p.
Laurent Bonelli, Penser critique: kit de survie éthique et politique pour situations de crise[s], Montparnasse, 2012, 24 p.
Laurent Bonelli, Les migrants et leurs descendants - Guide des politiques pour le bien-être de tous dans les sociétés plurielles, Conseil de l'Europe, 2011, 313 p.
Laurent Bonelli, Norbert Elias, Le passage par la violence en politique, l'Harmattan, 2011, 233 p.
Laurent Bonelli, Willy Pelletier (dir.), L'État démantelé. Enquête sur une révolution silencieuse: [enquête sur une révolution silencieuse], La Découverte, 2011, Cahiers libres, 324 p.
Laurent Bonelli, La France a peur , 2010
Zones de non-droit », « délinquants toujours plus jeunes et plus récidivistes », « flambée de la violence urbaine » : l’« insécurité » semble devenue l’un des principaux problèmes sociaux du début du XXIe siècle en France. Les responsables politiques, de droite comme de gauche, invoquent la « demande de sécurité » de leurs électeurs pour réclamer une action plus énergique de la police et de la justice et les gouvernements successifs ont rivalisé dans l’adoption de lois et de mesures nouvelles en la matière.
D’où vient une telle inflation du thème de la sécurité depuis le début des années 1980 ? Dans quelle mesure a-t-elle modifié la perception des milieux populaires et de leurs problèmes sociaux ? Cet ouvrage montre que l’émergence de l’« insécurité » est inséparablement liée aux formes de précarités qui se développent depuis la fin des Trente Glorieuses et au recul constant de l’État social. C’est à partir de l’ensemble de ses dimensions qu’il aborde cette question, des transformations des quartiers populaires à celles du jeu politique, du traitement médiatique de la « délinquance » aux savoirs et expertises en tout genre mobilisés pour l’interpréter, des politiques locales de sécurité jusqu’aux mutations profondes intervenues dans l’organisation et les missions de la police, de la justice et de l’école.
Avec la reformulation progressive de la question sociale en impératif d’« ordre dans la rue », c’est tout un pan des relations entre les citoyens et les institutions républicaines qui a changé de visage. Un livre somme qui permet de prendre la mesure d’un changement d’époque.Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Introduction (p. 5-14)| Présentation (p. 15-19)| 1. Les « grands ensembles » et leur histoire (p. 21-50)| 2. Disciplines et indisciplines des jeunesses populaires (p. 51-66)| Présentation (p. 67-71)| 3. Des Minguettes à Vaulx-en-Velin : vers une approche globale de la question urbaine ? (p. 73-89)| 4. De la question urbaine à la lutte contre l’« insécurité » (p. 90-119)| Présentation (p. 121-123)| 5. De la gestion locale de la sécurité à la gestion de la sécurité locale (p. 125-174)| 6. La sécurité comme investissement politique (p. 175-198)| Présentation (p. 199-205)| 7. L’« insécurité » télévisée (p. 207-220)| 8. Un cas d’école : « Vous avez demandé la police » (p. 221-246)| Présentation (p. 247-250)| 9. Police et délinquance, des recherches sous contrainte (p. 251-269)| 10. L’élaboration et la diffusion d’une doctrine : les contrats locaux de sécurité (p. 270-289)| Présentation (p. 291-294)| 11. Une confluence de perspectives et de préoccupations hétérogènes (p. 295-310)| 12. Quand la sécurité redéfinit les équilibres locaux (p. 311-344)| Présentation (p. 345-349)| 13. L’autonomie policière à l’épreuve des réformes (p. 351-384)| 14. Les Renseignements généraux à la découverte des quartiers : histoire et implications d’une conversion (p. 385-408)| Remerciements (p. 409)| Postface à l’édition de 2010 (p. 411-418)| Pages de fin (p. 419-422).
Laurent Bonelli, Didier Bigo, Thomas Deltombe (dir.), Au nom du 11 septembre. Les démocraties occidentales à l'épreuve de l'antiterrorisme: les démocraties à l'épreuve de l'antiterrorisme, La Découverte, 2010, Cahiers libres, 420 p.
Laurent Bonelli (dir.), La guerre des idées: à qui profite le savoir?, le Monde diplomatique, 2009, 98 p.
Laurent Bonelli, Le tournant sécuritaire: vu depuis les quartiers populaires, l'Autre association, 2009, 37 p.
Laurent Bonelli, La France a peur: une histoire sociale de l' insécurité, la Découverte, 2008, Cahiers libres, 418 p.
Laurent Bonelli, Braves gens n'ayez plus peur !, Collectif Panic !, 2008, 1 p.
Laurent Bonelli, Jeunesse dans les quartiers populaires. Guide à la réflexion méthodologique sur les politiques, Conseil de l'Europe, 2007, 249 p.
Laurent Bonelli, Bernard Lacroix, L'émergence d'une préoccupation publique pour la sécurité en France depuis le début des années 1980,, 2007, 606 p.
"L’insécurité" est devenue un sujet incontournable du débat politique, électoral et médiatique français. Depuis le milieu des années 1990, elle est même devenue l’une des principales priorités des différents gouvernements, qui y consacrent des moyens importants, matériels et législatifs. Pour comprendre l’inflation extraordinaire du thème de la sécurité dans notre société, cette thèse se propose d’analyser la configuration dans laquelle elle prend sens, c’est-à-dire de restituer l’ensemble des chaînes d’interdépendance qui relient entre eux de multiples agents sociaux appartenant à des milieux aussi différents que la politique, la presse, l’université, ou l’administration (police, justice, école). Elle entend revenir sur les transformations partiellement autonomes propres à chacun de ces univers durant cette période, en les reliant aux évolutions morphologiques et sociales des quartiers populaires français. La dégradation de l’équilibre établis / marginaux dans ces derniers bouleverse la formulation et les modes de régulation des indisciplines juvéniles antérieurs. Elle autorise et encourage des formes de restauration de l’ordre (public et symbolique) nouvelles. La part croissante prise par les élus dans cette restauration contribue largement à universaliser des préoccupations locales et localisées en "problème social". En retour ce mouvement bouleverse les rapports de forces entre institutions et au sein des institutions, contribuant de la sorte à une revalorisation inédite des impératifs policiers dans le traitement de la question sociale.
Laurent Bonelli, Gilles Sainati (dir.), La machine à punir: pratiques et discours sécuritaires collectif, l'Esprit frappeur, 2004, L'Esprit frappeur, 390 p.
Laurent Bonelli, Gilles Sainati (dir.), La Machine à punir: pratiques et discours sécuritaires, L'Esprit frappeur, 2000, L'Esprit frappeur, 293 p.
Laurent Bonelli, « Renseignement intérieur et antiterrorisme en France », Police et société en France., Presses de Sciences-Po, 2023
Laurent Bonelli, Fabien Carrié, « Conversion idéologique, resocialisation et actualisation de dispositions scolaires dans le djihadisme français », in Jean-Philippe Heurtin, Patrick Michel (dir.), La conversion et ses convertis. Production et énonciation du changement individuel dans le monde contemporain, 2021
Laurent Bonelli, Fabien Carrié, « Chapitre 7. Religiosité, rébellion et engagement. La "radicalité" juvénile à l'épreuve de l'enquête », Désirs d'Islam, Presses de Sciences Po, 2020
Laurent Bonelli, Didier Bigo, « Digital data and the transnational intelligence space », in Didier Bigo, Engin Isin, Evelyn Ruppert (dir.), Data Politics. Worlds, Subjects, Rights, Routledge, 2019
Laurent Bonelli, Willy Pelletier, « Les "mille" démantèlements de l’État », in Laurent Bonelli, Willy Pelletier (dir.), L’État démantelé. Enquête sur une révolution silencieuse, La Découverte, 2010, pp. 13-25
Laurent Bonelli, « Les modernisations contradictoires de la police nationale », in Laurent Bonelli, Willy Pelletier (dir.), L’État démantelé. Enquête sur une révolution silencieuse, La Découverte, 2010
Laurent Bonelli, « Les forces de police », in Antonin Cohen, Bernard Lacroix, Philippe Riutort (dir.), Nouveau manuel de science politique, La Découverte, 2009
Laurent Bonelli, « ¡Ya estábamos pisando a fondo desde 1995 !. La sorprendente estabilidad del antiterrorismo francés antes y después del 11S », La democracias occidentales frente al terrorismo global, Ariel, 2008
Laurent Bonelli, « Les caractéristiques de l'antiterrorisme français : Parer les coups plutôt que panser les plaies », in Laurent Bonelli, Didier Bigo, Thomas Deltombe (dir.), Au nom du 11 septembre. Les démocraties occidentales à l'épreuve de l'antiterrorisme, La Découverte, 2008
Laurent Bonelli, « "Hidden in Plain sight": intelligence, exception and suspicion after 11 September 2001” », in Didier Bigo, Anastassia Tsoukala (dir.), Terror, Insecurity and Liberty Illiberal Practices of Liberal Regimes after 9/11, Routledge, 2008
Laurent Bonelli, « Policing the youth : towards a redefinition of discipline and social control in French working-class neighbourhoods », in Sudhir Alladi Venkatesh, Ronald Kassimir (dir.), Youth, Globalization, and the Law, Stanford University Press, 2007
Laurent Bonelli, « Acción colectiva y suburbios. Reflexiones sobre el otoño francés de 2005 », in Roberto Bergalli, Iñaki Rivera Beiras (dir.), Emergencias urbanas, Anthropos, 2006
Laurent Bonelli, « The control of the enemy within ? Police intelligence in the French banlieues », in Didier Bigo, Elspeth Guild (dir.), Controlling Frontiers : Free Movement into and within Europe, Ashgate, 2005
Laurent Bonelli, « Obsesión securitaria e ilegalismos populares en Francia, desde principios de 1980 », in Roberto Bergalli, Iñaki Rivera Beiras (dir.), Política criminal de la guerra, Anthropos, 2005
Laurent Bonelli, « Policer l’ordre politique. Genèse et institutionnalisation d’un renseignement policier en France au xixe siècle », Cultures & Conflits, Cultures & Conflits, 2025, n°139-140, pp. 15-34
L’existence de services de renseignement intérieur (domestic intelligence) en charge de lutter contre les velléités de subversion de l’ordre social et politique apparaît comme une évidence dans la plupart des États contemporains. La violence collective, le séparatisme ou les ingérences étrangères semblent constituer des menaces suffisamment sérieuses pour justifier cette activité. Pour autant, celle-ci ne devient véritablement un « métier » qu’à partir de la seconde moitié du xixe siècle, lorsque se constituent des services spécialisés dans la surveillance politique et que leur action s’autonomise de celle, plus générale, de la police urbaine. Mais cette différenciation n’est pas linéaire ni planifiée. Elle s’opère par à-coups au gré des transformations politiques de la période et reste contrainte par l’éclatement des forces de l’ordre. En revisitant les écrits des ministres de l’Intérieur, des préfets de police ou des responsables policiers, cet article entend donc poser quelques jalons de cette institutionnalisation chaotique en la reliant aux processus de politisation qui amènent à la formation de l’État parlementaire. Les modèles didactiques de jeu que développe Norbert Elias offrent ici un précieux renfort pour articuler la surveillance politique et la clôture plus ou moins grande de l’exercice du pouvoir politique. Aussi longtemps que l’accès à ce dernier est monopolisé par une élite définie par le rang et le sang (ce qu’Elias qualifie de « jeu à deux étages de type oligarchique »), nul besoin de service policier spécialisé. La connaissance intime des joueurs et du jeu – renforcée par quelques informateurs stratégiquement placés – suffit à anticiper les éventuels coups des uns et des autres. En revanche, dès lors que les « différences de forces » diminuent entre le premier et le second niveau (dans des configurations « de type de démocratisation simplifié »), il devient plus difficile de conserver une image globale du jeu et de sa prévisibilité. Les joueurs du niveau supérieur doivent donc faire preuve d’une « vigilance inépuisable » et déployer un « réseau serré de mesures » afin de maintenir leur position. La mobilisation d’une police politique constitue l’une de ces mesures. En France, son institutionnalisation apparaît ainsi paradoxalement comme une conséquence de l’extension du droit de suffrage et l’avènement d’un État parlementaire, qui tend à circonscrire la conflictualité sociale et politique dans le cadre des normes et des règles qu’il a définies.
Laurent Bonelli, Arturo Zoffmann Rodríguez, Rubén Pérez Trujillano, « Les juges et les pistoleros. Violence sociale, violence politique et crise du régime de la Restauration en Espagne (1917-1923) », Cultures & Conflits, Cultures & Conflits, 2025, n°139-140, pp. 79-106
Les dernières années du régime de la Restauration en Espagne furent marquées par une intensification sans précédent de la violence syndicale et patronale,, phénomène connu sous le nom de pistolerismo. Les troubles de cette période culminèrent avec le coup d’État de Primo de Rivera en septembre 1923. Cet article examine un aspect peu exploré du pistolerismo : sa dimension judiciaire. La magistrature participa volontiers à la répression des syndicats, bien que son action ait été entravée par d’importantes limitations d’ordre légal et matériel. Dès lors, l’axe répressif se déplaça vers des formes extralégales : polices privées, terrorisme antisyndical et états d’exception. Loin de s’opposer à cette évolution, la magistrature établit une division du travail répressif avec ces forces, contribuant ainsi à saper les bases fragiles du régime libéral et à favoriser l’émergence de tendances autoritaires ayant préparé le terrain à la dictature militaire.
Laurent Bonelli, Alexandre Rios-Bordes, « Gouverner la menace intérieure : Éditorial », Cultures & Conflits, Cultures & Conflits, 2025, n°139-140, pp. 7-13
Laurent Bonelli, Howard S. Becker, Didier Bigo, Fabienne Brion, « Les criminologues n’ont jamais rien fait à propos du problème du crime : Entretien avec Howard S. Becker », Cultures & Conflits, Cultures & Conflits, 2025, n°135-136, pp. 147-162
Laurent Bonelli, « 1.2. Les forces de police », Repères, Repères, 2024, n°3e éd., pp. 0993-7625
Laurent Bonelli, Élodie Lemaire, Laurence Proteau, « Pour une sociologie du champ policier : introduction du dossier Frontières policières », Sociétés contemporaines, Presses de Sciences Po, 2021, n°2, pp. 5-24
Laurent Bonelli, Élodie Lemaire, Laurence Proteau, « Introduction. Pour une sociologie du champ policier », Sociétés contemporaines, Sociétés contemporaines, 2021, n°122, pp. 5-24
Laurent Bonelli, « La loi ou l’ordre ? Considérations sur la question policière », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2021, n°55, pp. 15-24
Laurent Bonelli, Fabien Carrié, « Jihadist radicalization in France. Between state categorization and diversity of practices »: La radicalizacion yihadista en Francia. Entre la categorizacion estatal y la diversidad de las practicas, Revista Crítica Penal y Poder, , 2020
Laurent Bonelli, Didier Bigo, « Nous ne sommes pas un Big Brother ! Autorité et stratégies de légitimation des services de renseignement dans la captation et l’usage des données numériques », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2019, n°114115
Laurent Bonelli, Hervé Rayner, Bernard Voutat, « Contestations et (re)légitimations du renseignement en démocratie », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2019, n°114115, pp. 7-28
Laurent Bonelli, Francesco Ragazzi, « La lutte contre la radicalisation . Genèse et expansion d’un nouveau lieu commun administratif en France et dans l’Union européenne », Archives de politique criminelle, A. Pedone, 2019
Laurent Bonelli, Didier Bigo, « Ni État de droit, ni État d’exception. L’état d’urgence comme dispositif spécifique ? Introduction », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2019, n°112, pp. 7-14
Laurent Bonelli, Francesco Ragazzi, « La lutte contre la radicalisation . Genèse et expansion d’un nouveau lieu commun administratif en France et dans l’Union européenne », Archives de politique criminelle, Archives de politique criminelle, 2019, n°41, pp. 119-145
Laurent Bonelli, Fabien Carrié, « La radicalité djihadiste, un regard sociologique », Le Genre humain, Le Genre humain, 2019, n°61, pp. 47-52
Laurent Bonelli, Serge Hefez, Isabelle Gravillon, « Les raisons de la séduction », L'école des parents, L'école des parents, 2019, n°632, pp. 56-59
Comment l’idéologie du groupe État islamique a-t-elle pu attirer tant de jeunes Français en Syrie ? Pourquoi d’autres applaudissent chaque attentat djihadiste ? Sociologie et psychologie sont ici convoquées pour analyser le phénomène dans toute sa complexité.
Laurent Bonelli, Fabien Carrié, « La radicalité djihadiste, un regard sociologique », Le Genre Humain, Le Seuil, 2019, n°2, p. 47
Laurent Bonelli, Laurent Jeanpierre, « L'économie, l'international et la sociologie : combinaisons et variations. Introduction », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2018, n°108, pp. 7-14
Laurent Bonelli, Thierry Baranger, Frédéric Pichaud, « La justice des mineurs et les affaires de terrorisme », Journal du droit des jeunes, Journal du droit des jeunes, 2017, n°364-365, pp. 253-264
RésuméLongtemps anecdotiques pour la justice des mineurs, les affaires de terrorisme occupent désormais une place plus importante dans son activité, notamment en raison du conflit en Syrie et en Irak. Au pénal, elle est saisie de dossiers de mineur(e)s s'étant rendu(e)s sur place (ou ayant souhaité le faire), voire qui ont planifié ou mené des attaques sur le territoire national. En assistance éducative, elle traite les situations d'enfants revenus de ces zones de guerre et dont les parents sont mis en examen (et souvent incarcérés). Dans un contexte marqué par l'inquiétude et la prégnance des logiques antiterroristes, elle a du mal à faire prévaloir ses spécificités et ses modes d'actions, qui pourtant constituent un atout essentiel pour appréhender et traiter ces questions.
Laurent Bonelli, « Codaccioni (Vanessa) – Justice d’exception. L’État face aux crimes politiques et terroristes. – Paris, CNRS Éditions, 2015. 320 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2017, n°67, p. -
Laurent Bonelli, Thierry Baranger, Frédéric Pichaud, « La justice des mineurs et les affaires de terrorisme », Les Cahiers de la justice, Dalloz , 2017, n°2
Laurent Bonelli, Didier Bigo, « Élites transnationales - réflexions méthodologiques », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2015, n°98, pp. 7-13
Laurent Bonelli, Didier Bigo, « Élites transnationales », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2015, p. 124
Laurent Bonelli, Didier Bigo, « Critique de la raison criminologique », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2015, p. 268
Laurent Bonelli, Howard S. Becker, Didier Bigo, Fabienne Brion, « Les criminologues n’ont jamais rien fait à propos du problème du crime », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2015, n°949596, pp. 27-41
Laurent Bonelli, Didier Bigo, « Critique de la raison criminologique », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2015, n°949596, pp. 7-26
Laurent Bonelli, Francesco Ragazzi, « Low-tech security: Files, notes, and memos as technologies of anticipation », Security Dialogue, SAGE Publications, 2014, n°5
Laurent Bonelli, Didier Bigo, « Introduction. Critique de la raison criminologique », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2014, n°949596, pp. 7-26
Laurent Bonelli, « Pour une approche relationnelle de la pauvreté », Tendances de la cohésion sociale / Trends in Social Cohesion, Editions du Conseil de l'Europe, 2012, n°25, pp. 61-84
Laurent Bonelli, « De l'usage de la violence en politique », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2011, n°8182, pp. 7-15
Laurent Bonelli, « Quand les consultants se saisissent de la sécurité urbaine », Savoir/Agir, Savoir/Agir, 2009, n°9, pp. 17-28
Laurent Bonelli, « Quand les consultants se saisissent de la sécurité urbaine », Savoir/Agir, Editions du Croquant [2003-...., 2009, pp. 17-28
Laurent Bonelli, « Quelle sécurité pour les migrants et leurs enfants ? Réflexions à partir de l'exemple Catalan », Tendances de la cohésion sociale / Trends in Social Cohesion, Editions du Conseil de l'Europe, 2008, n°19
Laurent Bonelli, « D'une configuration disciplinaire à l'autre ? », Carceral notebooks, Bernard E. Harcourt, 2008, pp. 7-22
Laurent Bonelli, « Un ennemi anonyme et sans visage Renseignement, exception et suspicion après le 11 septembre 2001 », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2005, n°58
Laurent Bonelli, « Evolutions et régulations des illégalismes populaires en France depuis le début des années 1980 », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2003, n°51, pp. 9-42
Laurent Bonelli, « Renseignements généraux et violences urbaines », Actes de la recherche en sciences sociales, Actes de la recherche en sciences sociales, 2001, n°136-137, pp. 95-103
RésuméL’intérêt des Renseignements généraux (RG) pour les « violences urbaines », qui se manifeste au tournant des années 1990 par la création d’une section spécialisée, « Villes et banlieues », n’allait pas de soi : les RG incarnent, en effet, une police traditionnellement tournée vers les questions politiques et n’accordaient jusque-là aucune importance à « la petite et moyenne délinquance ». Or, les relations routinières que les RG entretenaient avec le pouvoir politique se sont alors dégradées au point que leur dissolution est envisagée. La conversion des RG aux « violences urbaines » s’inscrit dans une logique de reconversion dont l’enjeu est l’existence même du service. Dans cette conjoncture de crise, ils mobilisent des savoir-faire bureaucratiques ordinaires pour mettre en circulation de nouvelles catégories de perception de phénomènes hétérogènes rassemblés sous le label de « violences urbaines qui entre en résonance avec les préoccupations du gouvernement et de nombreux élus locaux.Les RG ne sont évidemment pas les seuls auteurs de ce processus de labellisation réussi : le succès de leurs analyses doit également au travail de divulgation et de vulgarisation d’un certain nombre de journalistes, d’« experts », d’hommes politiques voire d’universitaires qui s’en saisissent dans le débat public. Mais les transformations propres à un espace du champ bureaucratique, avec leurs logiques, leur complexité, leur temporalité et leurs enjeux propres pèsent sur la mise en forme d’un problème d’État qui s’impose à tous, au point de donner naissance à de nombreuses « politiques publiques » et dispositifs pour y « répondre ».
Laurent Bonelli, « Renseignements généraux et violences urbaines », Actes de la Recherche en Sciences Sociales, Maison des sciences de l'homme, Paris : Maison des sciences de l'homme et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2001, n°136137, pp. 95-103
Renseignements généraux et violences urbaines.
L'intérêt des Renseignements généraux (RG) pour les « violences urbaines », qui se manifeste au tournant des années 1990 par la création d'une section spécialisée, « Villes et banlieues », n'allait pas de soi : les RG incarnent, en effet, une police traditionnellement tournée vers les questions politiques et n'accordaient jusque-là aucune importance à « la petite et moyenne délinquance ». Or, les relations routinières que les RG entretenaient avec le pouvoir politique se sont alors dégradées au point que leur dissolution est envisagée. La conversion des RG aux « violences urbaines » s'inscrit dans une logique de reconversion dont l'enjeu est l'existence même du service. Dans cette conjoncture de crise, ils mobilisent des savoir-faire bureaucratiques ordinaires pour mettre en circulation de nouvelles catégories de perception de phénomènes hétérogènes rassemblés sous le label de « violences urbaines qui entre en résonance avec les préoccupations du gouvernement et de nombreux élus locaux. Les RG ne sont évidemment pas les seuls auteurs de ce processus de labellisation réussi : le succès de leurs analyses doit également au travail de divulgation et de vulgarisation d'un certain nombre de journalistes, d'« experts », d'hommes politiques voire d'universitaires qui s'en saisissent dans le débat public. Mais les transformations propres à un espace du champ bureaucratique, avec leurs logiques, leur complexité, leur temporalité et leurs enjeux propres pèsent sur la mise en forme d'un problème d'État qui s'impose à tous, au point de donner naissance à de nombreuses « politiques publiques » et dispositifs pour y « répondre ».