Renaud Epstein, Vincent Béal, Thomas Kirszbaum, Max Rousseau (dir.), Politiques des territoires délaissés: dossier, La Découverte, 2025
Renaud Epstein, Hélène Reigner, Olivier Bouba-Olga, Monique Poulot, Rural mania: aménager les ruralités, entre transition écologique et justice sociale, Autrement, 2025, Les carnets de territoires, 117 p.
Renaud Epstein (dir.), Territoires et intervention publique, Caisse nationale des allocations familiales, 2023
Renaud Epstein, On est bien arrivés: Un tour de France des grands ensembles, Le Nouvel Attila, 2022, 133 p.
Renaud Epstein, Thomas Aguilera, Francesca Artioli, Lorenzo Barrault-Stella, Emmanuelle Hellier [et alii], Les cartes de l’action publique: Pouvoirs, territoires, résistances, Presses universitaires du Septentrion, 2021
Renaud Epstein, Dossier préparé en vue de l'obtention de l'habilitation à diriger des recherches en Science politique, 2021, 53 p.
Renaud Epstein, Du bidonville algérien de Nanterre à la jungle de Calais , 4e éd., Mouvements, 2017, 92, 4859 p.
Dans les années d’après-guerre, les Algériens de métropole ont fait l’objet d’une surveillance et de violences policières d’une intensité exceptionnelle. Cette police d’exception a suscité des réactions diverses, des manifestations aux émeutes, en passant par la construction d’une contre-société FLN dotée de ses propres organisations disciplinaires, ou par la structuration d’espaces de protection relative comme les bidonvilles. À l’heure où se multiplient, sous l’effet de l’action policière, des camps informels de migrants dans les villes européennes, Mouvements revient sur cette histoire française avec Emmanuel Blanchard, spécialiste de l’immigration algérienne et président de Migreurop (un réseau euro-africain d’associations, de militants et de chercheurs dont l’objectif est de lutter contre la généralisation de l’enfermement des étrangers et la criminalisation de l’émigration).
Renaud Epstein, Gilles Chantraine, Des quartiers relégués au contrôle des prisons , 4e éd., Mouvements, 2016, 88, 135149 p.
Jean-Marie Delarue a été contrôleur général des lieux de privation de liberté de 2008 à 2014. Premier titulaire du poste, il a permis à cette autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect des droits fondamentaux dans les lieux d’enfermement de trouver sa place dans le paysage administratif français. Son action a marqué le débat autour de la prison grâce à son indépendance et sa capacité à rendre visibles des problèmes et audibles des personnes qui étaient tenus à l’écart du débat public. Mouvements a souhaité interroger ce haut fonctionnaire atypique qui, par le courage de ses prises de position, a construit un parcours au service de l’Etat et des citoyen.ne.s trop rare dans les cercles de la décision publique. En revenant sur son itinéraire, de la faculté de Vincennes à l’ENA, de la Délégation interministérielle à la Ville au Contrôle général des lieux de privation de liberté en passant par la Direction des libertés publiques du ministère de l’Intérieur, Jean-Marie Delarue nous livre une réflexion critique sur l’exclusion et l’enfermement, mais aussi sur les transformations de l’État et la formation intellectuelle de ceux et celles qui le dirige.
Renaud Epstein, Marie-Hélène Bacqué, Samira Ouardi (dir.), Ma cité a craqué: dix ans après les révoltes urbaines de 2005, La Découverte, 2015, 176 p.
Renaud Epstein, Catherine Achin, Armelle Andro, Première mi-temps , 2e éd., Mouvements, 2014, 78, 117127 p.
Il existe encore des espaces dans lesquels le football demeure une pratique festive, un support de liens sociaux et de transformations sociales. Mais les acteurs et actrices de cet « autre football » sont confronté.e.s à des tensions permanentes, qui les interrogent dans leur ambition de faire de la pratique de ce sport un levier d’éducation populaire ou d’action politique. Pour essayer de saisir ce qui se passe dans ces autres lieux du football, Mouvements a réuni autour d’une table ronde Cécile Chartrain et Veronica Noseda, membres fondatrices de l’association « Les Dégommeuses », Marwan Mohammed, fondateur et ancien entraîneur d’un club de futsal et Nicolas Kssis-Markov, journaliste à So Foot et impliqué à la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT).Cette table ronde 1 est organisée, comme il se doit, en deux mi-temps : dans la première, les intervenant.e.s dressent un constat des discriminations rencontrées dans leur trajectoire de footeux.euse ; dans la seconde, ils et elles reviennent sur leur goût pour ce sport, leurs pratiques militantes et leurs dilemmes.
Renaud Epstein, Catherine Achin, Armelle Andro, Seconde mi-temps , 2e éd., Mouvements, 2014, 78, 133139 p.
Renaud Epstein, La rénovation urbaine: démolition - reconstruction de l'État, SciencesPo Les Presses, 2014, Domaine Gouvernances, 377 p.
Les politiques mises en oeuvre depuis le début des années 1980 dans les grands ensembles d'habitat social n'étant pas parvenues à les faire sortir de la spirale de la dévalorisation et de l'exclusion, leur démolition s'est imposée comme la solution au problème des banlieues. Le programme national de rénovation urbaine (PNRU) lancé par Jean-Louis Borloo en 2003 a transformé la France des grands ensembles en un vaste chantier. Des opérations de démolition-reconstruction ont été engagées dans près de 500 quartiers, mobilisant des moyens colossaux - 45 milliards d'euros au total - avec la double ambition de banaliser leur forme urbaine et d'en faire des lieux de mixité sociale. Alors que les premiers projets s'achèvent et que le mirage d'une dissolution des problèmes sociaux dans la transformation urbaine se dissipe, cet ouvrage revient sur la mise en oeuvre et les effets d'un programme qui, dès son lancement, a été présenté comme un succès mettant fin à des décennies d'échec. L'analyse du PNRU et sa mise en perspective historique renouvellent les débats sur la politique de la ville et apportent un éclairage inédit sur les effets territoriaux des réformes de l'État des années 2000. Car la rénovation urbaine résulte et participe d'un processus plus vaste de démolition-reconstruction de l'État, organisant dans un même mouvement son retrait des territoires et la restauration de sa capacité d'orientation, à distance, des politiques qui y sont menées.
Renaud Epstein, Jérôme Aust, Cécile Crespy, Hélène Reigner (dir.), L'état et ses territoires, Presses universitaires du Mirail, 2014, 163 p.
Renaud Epstein, Armelle Andro, Philippe Marlière (dir.), Peut-on être de gauche et aimer le football ?, La Découverte, 2014, 175 p.
Renaud Epstein, Jérôme Aust, Cécile Crespy, Hélène Reigner (dir.), L'Etat et ses territoires, Presses universitaires du Mirail, 2014
Renaud Epstein, Un nouveau Grand Paris ? , 2e éd., Mouvements, 2013, 74, 6376 p.
Initié par Nicolas Sarkozy en 2007, le projet du Grand Paris visait à « permettre à la France de tenir son rang dans la compétition des territoires, en faisant de sa capitale une “ville monde” ouverte, dynamique, attractive, créatrice de richesses et d’emplois1 ». À cette fin, diverses démarches ont été entreprises, visant à élaborer une vision prospective du devenir de la métropole francilienne, à réformer son organisation institutionnelle et à construire le Grand Paris Express, réseau de transport public reliant les principaux pôles économiques de la région, les aéroports, les gares TGV et le centre de Paris. Au lendemain du discours de Jean-Marc Ayrault sur le « nouveau Grand Paris », Mouvements a souhaité revenir sur ce projet, ses orientations et son processus d’élaboration, en invitant deux élus et un universitaire : Patrick Braouezec (Front de gauche), président de la communauté d’agglomération Plaine commune, Emmanuelle Cosse (Europe Ecologie – Les Verts) Vice-présidente du Conseil régional Ile-de-France, chargée du logement, de l’habitat, du renouvellement urbain et de l’action foncière, et Daniel Béhar, géographe, professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris.
Renaud Epstein, La Rénovation urbaine, 2013
Les politiques mises en œuvre depuis le début des années 1980 dans les grands ensembles d'habitat social n'étant pas parvenues à les faire sortir de la spirale de la dévalorisation et de l'exclusion, leur démolition s'est imposée comme la solution au problème des banlieues.
Le programme national de rénovation urbaine (PNRU) lancé par Jean-Louis Borloo en 2003 a transformé la France des grands ensembles en un vaste chantier. Des opérations de démolition-reconstruction ont été engagées dans près de 500 quartiers, mobilisant des moyens colossaux– 45 milliards d'euros au total – avec la double ambition de banaliser leur forme urbaine et d'en faire des lieux de mixité sociale.
Alors que les premiers projets s'achèvent et que le mirage d’une dissolution des problèmes sociaux dans la transformation urbaine se dissipe, cet ouvrage revient sur la mise en œuvre et les effets d’un programme qui, dès son lancement, a été présenté comme un succès mettant fin à des décennies d’échec.
L’analyse du PNRU et sa mise en perspective historique renouvellent les débats sur la politique de la ville et apportent un éclairage inédit sur les effets territoriaux des réformes de l’État des années 2000. Car la rénovation urbaine résulte et participe d’un processus plus vaste de démolition-reconstruction de l’État, organisant dans un même mouvement son retrait des territoires et la restauration de sa capacité d’orientation, à distance, des politiques qui y sont menées.Sommaire : Pages de début (p. 1-8)| Introduction (p. 9-26)| Présentation (p. 27-32)| Chapitre 1. Les échecs de la politique de la ville (p. 33-66)| Chapitre 2. Conjurer l'impuissance : la rénovation urbaine (p. 67-136)| Chapitre 3. Le PNRU : « Un succès incontestable » ? (p. 137-206)| Présentation (p. 207-214)| Chapitre 4. La réforme de l'État vue du bas (p. 215-256)| Chapitre 5. La gestion territoriale en modèles (p. 257-334)| Conclusion (p. 335-340)| Bibliographie (p. 348-378)| Pages de fin (p. 341-342).
Renaud Epstein, Xavier Desjardins, Villes, violence et dépendance sociale: les politiques de cohésion en Europe, La Documentation française, 2008, 292 p.
Renaud Epstein, Vers une révolution bureaucratique ? , 4e éd., Mouvements, 2007, 52, 115131 p.
RésuméPrécurseur et emblème de la dérive néo-libérale de la social-démocratie européenne pour une large partie de la gauche française, Tony Blair fait désormais partie des figures de référence de la majorité sarkozyste. Mais connaît-on vraiment le blairisme ? Le bilan des réformes conduites au cours des dix dernières années en Grande-Bretagne que propose Patrick Le Galès, sociologue et politiste, permet de mieux en comprendre la nature et les effets. Il invite à s’interroger, par un jeu d’aller-retour transmanche, sur les transformations de la droite française et sur ce qu’elles annoncent pour l’État et la société.
Renaud Epstein, Michel Kokoreff, Jade Lindgaard, Pierre Tévanian, Dossier. La new droite. , 4e éd., Mouvements, 2007, 52, 711 p.
Renaud Epstein, Astrid Fontaine, Aller en rave: un voyage aux marges de la ville, Plan urbanisme construction architecture, 2006, Recherche, 154 p.
Renaud Epstein, Jacques Donzelot, Daniel Mothé, Forces et faiblesses de la participation, Esprit, 2006, 229 p.
Renaud Epstein, Astrid Fontaine, De l'utilité des raves , 5e éd., Mouvements, 2005, 42, 1121 p.
Renaud Epstein, Patricia Osganian, Techno , 5e éd., Mouvements, 2005, 42, 2231 p.
Renaud Epstein, Jean Gaudillière, Irène Jami, Patricia Osganian, Techno, une histoire de corps et de machines, 5e éd., Mouvements, 2005, 42, 58 p.
Renaud Epstein, Les raves ou la mise à l'épreuve underground de la centralité parisienne, 1e éd., Mouvements, 2001, 13, 7380 p.
Renaud Epstein, L'évaluation de la politique de la ville: synthèse critique des analyses disponibles, Caisse nationale des allocations familiales, 1999, Dossiers d'études. Allocations familiales, 68 p.
Renaud Epstein, « Retour sur une remise en circulation », in Magali Nachtergael, Anne Reverseau (dir.), Un monde en cartes postales - Cultures en circulation, Le Mot et le Reste, 2022
Renaud Epstein, « La politique ne peut plus rien ? », in Frederic Gilli, Aurelien Delpirou (dir.), 50 cartes à voir avant d'aller voter, ed. Autrement, 2022
Renaud Epstein, Gilles Pinson, « De l’État fort aux régimes de gouvernementalité multiples », in Thomas Frinault, Christian Le Bart, Erik Neveu (dir.), Nouvelle sociologie politique de la France, Armand Colin, 2021, pp. 21-32
Renaud Epstein, Laure Bereni, Manon Torres, « Colour-blind Diversity. How the Diversity Label Reshaped Anti-discrimination Policies in Three French Local Governments », in Karen Schönwälder (dir.), Diversity in Local Political Practice, Routlege, 2021
Renaud Epstein, « Sociologia da ação publica local: governança territoraial e gestão remota », in Osmane Porto de Oliveira, Patrick Hassenteufel (dir.), Sociologia Politica da Ação Pública : Teorias, abordagens e conceitos, Escola Nacional de Administração Pública, 2021
Renaud Epstein, « Chapitre 12. Un quart de siècle de rhétorique réactionnaire : l’effet pervers de la géographie prioritaire », Les cartes de l'action publique, Presses universitaires du Septentrion, 2021
Renaud Epstein, « Fragmentation socio-spatiale et fragmentation communale : la politique de la ville dans la métropole parisienne », Gouverner la métropole parisienne 2020, Presses de Sciences Po, 2021
Renaud Epstein, Jacques de Maillard, « Ville (politique de la ville) », in Romain Pasquier, Sebastien Guigner, Alistair Cole (dir.), Dictionnaire des politiques territoriales, Presses de Sciences Po, 2020
Renaud Epstein, « Seine-Saint-Denis : la politique de la ville à l'épreuve de son emblème », Banlieues populaires. Territoires, sociétés, politiques, Éditions de l'Aube, 2018
Renaud Epstein, Thierry Delpeuch, Jacqueline Ross, « The joint production of intelligence in local security partnerships: French initiatives in local risk management », in Thierry Delpeuch, Jacqueline Ross (dir.), Comparing the Democratic Governance of Police Intelligence: New Models of Participation and Expertise in the United States and Europe, Edward Elgar Publishing, 2016, pp. 27-42
Renaud Epstein, « La rénovation urbaine est-elle évaluable ? », in Agnès Deboulet et Christine Lelévrier (dir.), Rénovations urbaines en Europe, Presses Universitaires de Rennes, 2014
Renaud Epstein, « (Dé)politisation d'une politique de peuplement : la rénovation urbaine du XIXe au XXIe siècle », in Fabien Desage, Christelle Morel-Journel, Valérie Sala Pala (dir.), Le peuplement comme politiques, Presses universitaires de Rennes, 2014
Renaud Epstein, « L'Etat local, de la résistance à la résidualisation »: Les services extérieurs à l'épreuve des réformes administratives, in Jean-Michel Eymeri-Douzans, Geert Bouckaert (dir.), La France et ses administrations : un état des savoirs, Bruylant, 2013
Renaud Epstein, « Politique de la ville, rénovation urbaine, égalité territoriale : quelle est la nature du problème ? », in Centre d'Analyse Stratégique (dir.), Politique de la ville. Perspectives françaises et ouvertures internationales, Documentation française, 2012, pp. 33-49
Renaud Epstein, « ANRU : Mission accomplie ? », A quoi sert la rénovation urbaine ?, PUF, 2012, pp. 43-97
Renaud Epstein, « De la différenciation territoriale à la libre conformation », in Anne-Cécile Douillet, Alain Faure, Charlotte Halpern, Jean-Philippe Leresche (dir.), L'action publique locale dans tous ses états. La démocratie à l'épreuve de la différenciation, Paris, L'Harmattan, 2012
Renaud Epstein, « Du futur faisons table rase. Le développement urbain durable au prisme de la rénovation urbaine », in Vincent Beal ; Mario Gauthier ; Gilles Pinson (dir.), Le développement durable changera-t-il la ville ? Le regard des sciences sociales, Presses Universitaires de Saint-Étienne, 2011, pp. 59-75
Renaud Epstein, « Des contractualisations territoriales aux appels à projets », in Jean-Claude Némery (dir.), Les pôles de compétitivité dans le système français et européen : Approches sur les partenariats institutionnels, L'Harmattan, 2007, pp. 197
Renaud Epstein, « L'évaluation en développement ? »: Retour sur vingt ans d'évaluation de la politique de la ville, in Brigitte BOUQUET, Marcel JAEGER, Ivan SAINSAULIEU (dir.), Les défis de l'évaluation en action sociale et médico-sociale, Dunod, 2006, pp. 75-94
Renaud Epstein, « Notice " Politique de la ville " », in Jean-Yves BARREYRE, Brigitte BOUQUET (dir.), Nouveau dictionnaire critique d'action sociale, Bayard, 2006, pp. 427
Renaud Epstein, Astrid Fontaine, « Aller en rave : un voyage dans les marges de la ville », in Michel BONNET, Patrice AUBERTEL (dir.), La ville aux limites de la mobilité, PUF, 2006
Renaud Epstein, Astrid Fontaine, « La ville des raves », in André BRUSTON (dir.), Des cultures et des villes, mémoires au futur, éditions de l'Aube, 2005
Renaud Epstein, Thomas Frinault, Gilles Pinson, « Décentralisation et métropolisation en France. Chronique d’un découplage dans la gouvernance multi-niveaux dans la gouvernance multi-niveaux », Action publique. Recherche et pratiques, IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique), 2025, n°24, pp. 39-52
Renaud Epstein, Thomas Frinault, Gilles Pinson, « Décentralisation et métropolisation en France. Chronique d’un découplage dans la gouvernance multi-niveaux », Action publique. Recherche et pratiques, Action publique. Recherche et pratiques, 2025, n°24, pp. 39-52
Renaud Epstein, « Politique de la ville : changements de cap et absence de perspectives », Les Cahiers du DSU, Centre de ressources et d'échanges sur le développement social & urbain (CRDSU), 2024, n°1, pp. 12-14
Renaud Epstein, Marion Guenot, Fabien Jobard, « Émeutes urbaines, sciences sociales et action publique », Zilsel : science, technique, société, Editions du Croquant, 2024, n°2, pp. 11-22
Renaud Epstein, « Politique de la ville : changements de cap et absence de perspectives », Les Cahiers du Développement Social Urbain, Les Cahiers du Développement Social Urbain, 2024, n°80, pp. 12-14
Fait inédit dans l’histoire croisée des émeutes et de la politique de la ville, le soulèvement de centaines de quartiers après la mort de Nahel Merzouk, tué par un policier à Nanterre lors d’un contrôle routier le 27 juin 2023, n’a été suivi d’aucune annonce en faveur de cette politique. Venant parachever une dynamique d’effacement des banlieues de l’agenda politique, ce mutisme gouvernemental témoigne de la disparition du caractère réactif de la politique de la ville mais aussi, en creux, de la persistance de sa dimension symbolique. C’est l’analyse que nous propose Renaud Epstein, professeur de sociologie à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye / CESDIP.
Renaud Epstein, Marion Guenot, Fabien Jobard, « Émeutes urbaines, sciences sociales et action publique : Mouvements et stagnations dans la politique de la ville et les politiques de sécurité », Zilsel, Zilsel, 2024, n°13, pp. 11-22
Renaud Epstein, Fabien Jobard, Marion Guenot, « Emeutes urbaines, sciences sociales et action publique »: Mouvements et stagnations dans la politique de la ville et les politiques de sécurité, Zilsel : science, technique, société, Editions du Croquant, 2024, n°13, pp. 11-22
Renaud Epstein, Vincent Béal, Thomas Kirszbaum, Max Rousseau, « Politiques des territoires délaissés », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2024, n°118, p. 160
Renaud Epstein, « L’instrumentation des interventions territoriales de l’État », Informations sociales, CNAF, 2023, n°5, pp. 54-62
Renaud Epstein, « Territoires et intervention publique : Introduction », Informations sociales, CNAF, 2023, n°5, pp. 6-9
Renaud Epstein, Thomas Frinault, « Elections régionales et départementales : le crépuscule de l’autonomie locale », Analyse Opinion Critique, Société AOC, 2021
Renaud Epstein, Arnaud Alessandrin, Johanna Dagorn, Sylvie Thomas, « Discriminations territoriales : interview de Renaud Epstein », Cahiers de la LCD, Cahiers de la LCD, 2021, n°12, pp. 39-47
Renaud Epstein, « Discriminations territoriales », Les Cahiers de la LCD, L'Harmattan, 2021, n°1
Renaud Epstein, « Esthétique et stigmates des grands ensembles », Exercice – Revue bien urbaine, Exercice, 2021, n°1
Renaud Epstein, Thomas Kirszbaum, « Épidémie virale et panique morale : les quartiers populaires au temps du Covid-19 », Analyse Opinion Critique, Société AOC, 2020
Renaud Epstein, Laure Bereni, Manon Torres, « Colour-blind diversity: how the “Diversity Label” reshaped anti-discrimination policies in three French local governments », Ethnic and Racial Studies, Taylor & Francis (Routledge), 2020, n°11
Renaud Epstein, Thomas Kirszbaum, « Ces quartiers dont on préfère ne plus parler : les métamorphoses de la politique de la ville (1977-2018) », Parlement, Revue d'histoire politique, Parlement, Revue d'histoire politique, 2020, n°30, pp. 23-46
L’histoire de la politique de la ville est marquée par la succession de périodes de relative stabilité, ponctuées de rares et courtes périodes de changements radicaux. Une approche généalogique permet de mettre en lumière les ruptures survenues à trois moments charnières : la mise en place de la Commission nationale pour le développement social des quartiers en octobre 1981, la création d’un ministère de la Ville en décembre 1990 et l’adoption de la loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003 (dite loi Borloo). Ces tournants conduisent à distinguer trois grandes périodes qui correspondent chacune à une lecture particulière du « problème des banlieues » (et des solutions à lui apporter), résumée dans les trois figures du quartier, de la ville et de la zone. Depuis quelques années, les débats sur la politique de la ville portent sur la légitimité de son existence même, qu’on remette en cause son utilité ou la pertinence d’un traitement privilégié de ces espaces par rapport à d’autres. Après être revenu sur ces critiques dont les fondements s'avèrent, au mieux, fragiles, on s’interrogera sur l’invisibilisation en cours de la politique de la ville.
Renaud Epstein, « Un demi-siècle après Pierre Grémion : Ressaisir la centralisation à partir de la périphérie », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2020, n°70, pp. 101-117
RésuméRéférence obligée des travaux sur l’État et le local, Le pouvoir périphérique n’est généralement mobilisé qu’à titre historique pour prendre la mesure des transformations politico-institutionnelles qu’a connues la France depuis les années 1970. L’analyse de Pierre Grémion est évidemment obsolète dans ses bases empiriques, mais son approche demeure pertinente pour saisir les transformations contemporaines de l’administration et les effets de son désencastrement territorial sur les relations entre pouvoir central et pouvoirs locaux. Telle est la thèse défendue dans cet article qui invite à réopérer un détour par la base pour appréhender les formes renouvelées de la centralisation dans une France décentralisée, qui ne se fondent plus sur la tutelle et l’arrangement mais sur l’autonomie et la mise en concurrence des collectivités territoriales.
Renaud Epstein, Thomas Kirszbaum, « Ces quartiers dont on préfère ne plus parler. Les métamorphoses de la politique de la ville (1977-2018) », Parlement, Revue d'histoire politique, Presses universitaires de Rennes (2016-...), 2020, n°30, pp. 25-60
Renaud Epstein, « Un demi-siècle après Pierre Grémion », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2020, n°1, p. 101
Renaud Epstein, Thomas Kirszbaum, « Ces quartiers dont on préfère ne plus parler », Parlement, Revue d'histoire politique, Presses universitaires de Rennes (2016-...), 2019, n°30
Renaud Epstein, Vincent Beal, Gilles Pinson, « Networked cities and steering states: Urban policy circulations and the reshaping of State–cities relationships in France », Environment and Planning C: Politics and Space, SAGE Publishing, 2018, n°5
Renaud Epstein, « Une innovation : le ministère de la politique de la ville », Nanterre : Laboratoire de géographie urbaine et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2017, pp. 9-11
Epstein Renaud. Une innovation : le ministère de la politique de la ville. In: Villes en parallèle. Documents, n°5,2017. La ville dans le débat public. Séminaire Analyse et Politique de la Ville - année 2017-2018. pp. 9-11.
Renaud Epstein, Thomas Kirszbaum, « Territoires perdus versus territoires oubliés : les deux discours de la fracture », Urbanisme, Publications d'architecture et d'urbanisme, 2016, n°399, pp. 57-59
Renaud Epstein, « Le problème des banlieues après la désillusion de la rénovation », Métropolitiques, Métropolitiques, 2016
Renaud Epstein, « Urban and local governance: A state affair. The top-down dimension of horizontal coordination », L’Année sociologique, L’Année sociologique, 2015, n°65, pp. 457-482
Forgée dans les années 1990, la notion de gouvernance urbaine a permis de rendre compte de la transformation des enjeux et des modes de conduite des politiques urbaines dans un contexte de pluralisation des systèmes d’acteurs et de fragmentation des ressources. En y recourant, les politistes et sociologues ont insisté sur l’importance des relations horizontales entre les multiples acteurs, groupes sociaux et institutions intervenant dans les politiques urbaines, à rebours de leurs prédécesseurs qui se concentraient sur les relations verticales entre l’État et les villes. Ce changement d’axe analytique, de la coordination verticale à la coopération horizontale, a probablement été excessif, occultant le maintien d’une forme de centralité étatique et le rôle spécifique qu’a pu continuer à jouer l’État dans la fabrique des politiques territoriales après les lois de décentralisation. Il parait donc nécessaire de réintroduire l’État dans le chantier de recherche de la gouvernance urbaine, d’autant plus que les réformes néomanagériales des années 2000 ont profondément recomposé l’organisation et l’instrumentation étatique. En même temps qu’elles parachevaient l’autonomisation des villes vis-à-vis de l’État local, ces réformes ont doté le pouvoir central de nouveaux instruments d’intervention territoriale (appels à projets, indicateurs de performance, trophées et labels) qui lui permettent de piloter à distance l’action collective développée dans les villes.
Renaud Epstein, Vincent Béal, Gilles Pinson, « La circulation croisée : Modèles, labels et bonnes pratiques dans les rapports centre-périphérie », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2015, n°VOL. 4, pp. 103-127
Cet article s’intéresse aux circulations de modèles et autres « bonnes pratiques » de politique urbaine et à leur rôle dans la reconfiguration des rapports entre l’État et les villes. Il montre que l’intensification des circulations de pratiques, de savoirs et d’expériences dans les politiques urbaines ne peut être réduite à des dynamiques d’horizontalisation et de transnationalisation de l’action publique urbaine. Elle doit également être comprise au regard de la restructuration de l’État et de son intervention territoriale. En s’appuyant sur une analyse du Programme nationale de rénovation urbaine et du plan Ville durable, l’article souligne l’émergence d’un nouveau modèle de relations centre-périphérie fondé sur le repérage par l’État d’expériences locales « innovantes » ou « exemplaires », puis leur validation et promotion par la labellisation, l’inscription dans des répertoires de « bonnes pratiques » et autres formes de mise en visibilité. Ce modèle de circulation croisée permet à l’État de retrouver des capacités de mobilisation et d’orientation à distance des politiques menées localement, sans pour autant remettre en cause le mouvement de montée en puissance des villes.
Renaud Epstein, « La gouvernance territoriale : une affaire d’Etat »: La dimension verticale de la construction de l’action collective dans les territoires, L'Année Sociologique, Presses Universitaires de France, 2015, n°2
Renaud Epstein, Vincent Beal, Gilles Pinson, « La circulation croisée. Modèles, labels et bonnes pratiques dans les rapports centre-périphérie », Gouvernement & action publique, Presses de sciences po, 2015, n°3
Renaud Epstein, « Anne Clerval (2013), Paris sans le peuple, Paris, La Découverte », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2014, n°VOL. 3, pp. 127-149
Renaud Epstein, « Les trophées de la gouvernance urbaine », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, Institut de la décentralisation, 2013, n°97, p. 1318
Renaud Epstein, Jérôme Aust, Cécile Crespy, Hélène Reigner, « Réinvestir l'analyse des relations entre l'État et les territoires », Sciences de la société : Les cahiers du LERASS, Presses Universitaires de Toulouse, 2013, n°90, pp. 3-21
Renaud Epstein, Jérôme Aust, Cécile Crespy, Hélène Reigner, « L’État et ses territoires », Sciences de la société : Les cahiers du LERASS, Presses Universitaires de Toulouse, 2013
Renaud Epstein, « Politiques territoriales : ce que les appels à projets font aux démarches de projet », The Tocqueville Review/La revue Tocqueville, The Tocqueville Society / University of Toronto Press, 2013, n°2
Renaud Epstein, « Politique de la ville : bilan et (absence de) perspectives », Regards croisés sur l'économie, Association Regards Croisés sur l'Économie, 2011, n°9
Renaud Epstein, « Politiques de la ville : bilan et (absence de) perspectives », Regards croisés sur l'économie, Regards croisés sur l'économie, 2011, n°9, pp. 203-211
Renaud Epstein, « Des politiques publiques aux programmes : l'évaluation sauvée par la LOLF ? »: Les enseignements de la politique de la ville, Revue française des affaires sociales, La documentation française, 2010
Renaud Epstein, « Des politiques publiques aux programmes : l'évaluation sauvée par la LOLF ? : Les enseignements de la politique de la ville », Revue française des affaires sociales, Revue française des affaires sociales, 2010, pp. 227-250
Résumé
En faisant basculer les politiques de l’État dans une logique de programme et de gestion par la performance, la loi organique relative aux lois de finances du 1er août 2001 créerait les conditions d’un renouveau évaluatif, mettant fin aux errements de l’évaluation des politiques publiques des années 1990. L’entrée en application du texte organique est trop récente pour évaluer précisément ses effets en la matière. L’examen de la politique de la ville et de son évaluation conduit néanmoins à s’interroger sur la validité des discours néomanagériaux en vogue actuellement, qui présentent le passage à une logique de programme comme une avancée décisive pour l’évaluation et, au-delà, pour la performance publique. Non seulement parce qu’il ne suffit pas de créer les conditions de l’évaluabilité d’un programme pour que celui-ci soit évalué, mais aussi parce que les transformations institutionnelles conduites à cette fin s’avèrent fort peu favorables à l’émergence d’un débat pluraliste.
Renaud Epstein, « L'éphémère retour des villes »: L'autonomie locale a l'épreuve des recompositions de l'Etat, Revue Esprit, Editions Esprit, 2008
Renaud Epstein, « L'éphémère retour des villes. L'autonomie locale à l'épreuve des recompositions de l'État », Esprit, Esprit, 2008, n°Février, pp. 136-149
Dans un précédent article, Renaud Epstein parlait de la volonté de l’État de « gouverner à distance » en prenant l’exemple de l’ Anru (Agence nationale de la rénovation urbaine). Après avoir favorisé le gouvernement des villes et leur autonomie durant la première phase de la décentralisation, l’État revient en force : plutôt que d’énoncer des règles et des principes, son action consiste à évaluer les villes qu’il met en concurrence. Organiser la concurrence ? Cela définit une stratégie néolibérale, une des modalités de l’action sarkoziste.
Renaud Epstein, Patrick Le Galès, « Vers une révolution bureaucratique ? », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2007, n°52
Renaud Epstein, Jacques Donzelot, « Se la partecipazione è una scala di otto gradini »: Il differente coinvolgimento degli abitanti nelle politiche di rinnovo urbano, Animazione Sociale, Società Editoriale Periodi democratici s.p.a.; Edizioni Gruppo Abele, 2006, n°208, pp. 49-61
Renaud Epstein, « Gouverner à distance »: Quand l'Etat se retire des territoires, Revue Esprit, Editions Esprit, 2006, n°11
Renaud Epstein, Thomas Kirszbaum, « La mixité dans les politiques urbaines : formes et effets de l'action publique », Problèmes Politiques et Sociaux - Articles et Documents d'Actualité Mondiale, La Documentation française, 2006, n°929, pp. 35-38
Renaud Epstein, Jacques Donzelot, « Démocratie et participation. L'exemple de la rénovation urbaine », Revue Esprit, Editions Esprit, 2006, pp. 5-34
Renaud Epstein, Thomas Kirszbaum, « Après les émeutes, comment débattre de la politique de la ville ? », Regards sur l'actualité : mensuel de la vie publique en France , La Documentation Française, 2006, n°319, pp. 39-50
Renaud Epstein, Jacques Donzelot, « Démocratie et participation : l'exemple de la rénovation urbaine », Esprit, Esprit, 2006, n°Juillet, pp. 5-34
Les démolitions et reconstructions de logements sociaux en cours sous l’égide de la loi sur la rénovation urbaine sont censées être conduites avec la participation des habitants. Qu’en est-il exactement ? La description des dispositifs mis en œuvre à Montfermeil, Reims, Nantes et Dijon montre que la prise en compte des habitants demeure symbolique et ne parvient jamais à donner un pouvoir effectif aux populations concernées.
Renaud Epstein, Thomas Kirszbaum, Patrick Simon, « minoritaire & populaire : point aveugle », Vacarme, Vacarme, 2006, n°36, pp. 93-95
RésuméLes discriminations sont devenues un « problème public » en France, au cours des années 2000, mais leur reconnaissance continue de faire l’objet d’un déni persistant. L’impossibilité à concevoir l’existence à grande échelle de traitements inégalitaires sur la base de l’origine ethnique et raciale dans le cadre de l’universalisme républicain est en jeu.
Renaud Epstein, Patrick Simon, Thomas Kirszbaum, « Point aveugle », Vacarme, Association Vacarme, 2006, n°36, pp. 1-5
Renaud Epstein, Thomas Kirszbaum, Patrick Simon, « Minoritaire & populaire. Point aveugle », Vacarme, Association Vacarme, 2006, pp. 93-95
Renaud Epstein, Astrid Fontaine, « De l'utilité des raves : consommation de psychotropes et action publique », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2005, n°42, pp. 11-21
Renaud Epstein, « Acte II, scène première : la fin de la politique de la ville ? : Au crible de la loi Borloo », Informations sociales, Informations sociales, 2005, n°121, pp. 88-97
RésuméLa loi d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine (dite loi Borloo) manifeste indiscutablement une volonté de s’atteler de manière radicale aux problèmes des ZUS les plus massives et les plus dévalorisées, en dirigeant l’effort sur leur restructuration urbanistique. Le renforcement des moyens s’accompagne de transformations importantes dans l’instrumentation de la politique de la ville signant la fin de l’approche contractuelle, territoriale et expéri-mentale qui l’avait guidée avec une relative constance au cours des deux dernières décennies. En cela, la loi Borloo préfigure peut-être des nouveaux rapports qui vont se mettre en place entre pouvoir central et pouvoir local à la suite de l’acte II de la décentralisation.
Renaud Epstein, « Les politiques territoriales post-contractuelles : le cas de la rénovation urbaine », Politiques et Management public, Institut de Management Public, Paris : Institut de Management Public et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2005, n°3, pp. 127-143
Reprenant à son compte les objectifs de transfomnation durable des quartiers HLM les plus dévalorisés, d'amélioration des conditions de vie de leurs habitants et de redynamisation économique, la loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine du 1er août 2003 s'inscrit dans le prolongement de la politique de renouvellement urbain amorcée en 1999. Cette apparente continuité s'accompagne cependant de la mise en place de nouveaux instruments de pilotage qui transforment radicalement la politique de la ville, mettant fin à l'approche contractuelle, territoriale et expérimentale qui l'avait guidée avec une relative constance au cours des deux dernières décennies. Cette rupture semble en annoncer d'autres. Dans le contexte de la nouvelle étape de la décentralisation et de la mise en place de la loi organique relative aux lois de finances, la rénovation urbaine préfigure de nouvelles politiques territoriales post-contractuelles, marquées par des rapports transformés entre politique et administration.
Renaud Epstein, « Le concept de mixité sociale appliqué aux politiques urbaines », Raison présente, Union rationaliste , 2005, n°151, pp. 21-40
Renaud Epstein, « Villes défaites : l'étrange engouement des élus locaux pour la fête », Vacarme, Vacarme, 2004, n°28, pp. 15-19
Résumél’étrange engouement des élus locaux pour la fête
Renaud Epstein, « Le concept de mixité sociale appliqué aux politiques urbaines », Paris : Editions rationalistes et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2004, pp. 21-39
Epstein Renaud. Le concept de mixité sociale appliqué aux politiques urbaines. In: Raison présente, n°151, 3e trimestre 2004. Les politiques de la ville. pp. 21-39.
Renaud Epstein, « La loi Borloo : renforcement ou remplacement de la politique de la ville ? », RDSS. Revue de droit sanitaire et social, Sirey ; Dalloz , 2004, n°3
Renaud Epstein, « Après la territorialisation, la différenciation territoriale ? », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, Institut de la décentralisation, 2004, n°63, pp. 35-42
Renaud Epstein, « La loi Borloo : renforcement ou remplacement de la politique de la ville ? »: La loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine a été principalement présentée sous l'angle du renforcement des moyens. La réforme de la politique de la ville qu'elle opère est plus substantielle, renvoyant à la fois au diagnostic porté quant aux problèmes des quartiers populaires, à la nature des objectifs poursuivis et au niveau de leur énonciation., RDSS. Revue de droit sanitaire et social, Sirey ; Dalloz , 2004, n°3
Renaud Epstein, « Les leçons paradoxales de l'évaluation de la politique de la ville », Recherches et prévisions, Caisse Nationale des Allocations Familiales, Paris : Caisse Nationale des Allocations Familiales et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2000, n°62, pp. 33-41
Tenter l’exercice de synthèse des évaluations de la politique de la ville revient à se confronter à un double paradoxe. Paradoxe d’une politique dont les moyens sont dérisoires en regard de ses fins, à tel point que la mesure d’éventuels effets paraît bien aléatoire. Paradoxe de son évaluation ensuite, à la fois permanente et apparemment incapable de faire émerger un jugement fondé et partagé sur la politique menée. Un retour sur l’histoire de l’évaluation de la politique de la ville et ce qu’elle nous apprend des intentions de cette politique permet d’expliquer et de dépasser ces paradoxes. Il devient alors possible de tirer un bilan global de la politique de la ville et de ses effets, au risque d’aboutir à la conclusion elle-même paradoxale (eu égard à la persistance, voire à l’extension de son objet, l’exclusion sociale territorialisée) d’une politique qui a largement atteint les objectifs qu’elle s’était fixés.
Renaud Epstein, Philippe Estèbe, Daniel Béhar, « Les détours de l'égalité »: Remarques sur la territorialisation des politiques sociales en France, Revue française des affaires sociales, La documentation française, 1998, n°4, pp. 81-94