Hubert Peres, « Les élections générales du 23 juillet 2023 (23J) en Espagne », Pôle Sud, Pôle Sud, 2024, n°60, pp. 185-202
Hubert Peres, « Les élections autonomiques et municipales du 28 mai 2023 (28M) en Espagne », Pôle Sud, Pôle Sud, 2024, n°59, pp. 107-124
Hubert Peres, « Les élections législatives espagnoles du 28 avril et du 10 novembre 2019 », Pôle Sud, Pôle Sud, 2019, n°51, pp. 135-149
Hubert Peres, « La monarchie espagnole, miroir du succès et des fractures de la démocratie », Diplomatie : affaires stratégiques et relations internationales, Areion Group, 2019, n°98, pp. 66-69
Hubert Peres, « Les élections catalanes du 21 décembre 2017 (21-D) », Pôle Sud, Pôle Sud, 2018, n°49, pp. 91-106
Hubert Peres, « Les élections catalanes du 21 décembre 2017 (21-D) », Pôle Sud - Revue de science politique de l'Europe méridionale, Centre d’Etudes Politiques Et sociaLes, 2018, n°2
Hubert Peres, « Crise catalane : qu’attendre des élections de décembre 2017 ? », Diplomatie : affaires stratégiques et relations internationales, Areion Group, 2018, n°90, pp. 24-28
Hubert Peres, « Les élections législatives espagnoles du 20 décembre 2015 et du 26 juin 2016 », Pôle Sud, Pôle Sud, 2017, n°45, pp. 137-154
Hubert Peres, « L’Espagne, sur un fil… », Diplomatie : affaires stratégiques et relations internationales, Areion Group, 2017, pp. 19-23
Hubert Peres, « Les élections législatives espagnoles du 20 décembre 2015 et du 26 juin 2016 », Pôle Sud - Revue de science politique de l'Europe méridionale, Centre d’Etudes Politiques Et sociaLes, 2016, n°2
Hubert Peres, « Victor Pereira, La dictature de Salazar face à l’émigration. L’État portugais et ses migrants en France (1957-1974), Paris, Presses de Sciences Po, coll. Académique , 2012 », Pôle Sud, Pôle Sud, 2015, n°42, pp. 183-185
Hubert Peres, « L'identité », Les Cahiers de Science & vie , Reworld Media Magazines SAS, 2014, n°149, pp. 96-98
Hubert Peres, « Genèse et contexte d'une invention : le questionnaire de Juan Linz entre identité subjective et prétentions nationalistes », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2008, n°14, pp. 515-530
RésuméLe questionnaire appelé « Question Moreno » a été en réalité inventé par Juan Linz dans le contexte de la transition démocratique espagnole. À rebours des injonctions des mouvements nationalistes obligeant à une alternative identitaire (vous êtes ceci ou cela, complètement ou pas du tout), l’idée de Linz a consisté à proposer aux individus de se positionner vis-à-vis des deux appartenances qui font l’objet d’un conflit politique. Appartenances qu’ils peuvent non seulement accepter ou délaisser mais combiner en précisant l’intensité de cette combinaison dans un questionnaire dont l’intérêt et la simplicité ont assuré le succès bien au-delà du cas espagnol.
Hubert Peres, « La France vue d'Espagne avant la présidence de l'Union européenne Paradoxes et limites d'une entente plus cordiale que jamais », Revue internationale et stratégique, Revue internationale et stratégique, 2008, n°69, pp. 107-116
Résumé
La satisfaction à l'égard de la France et de sa politique européenne qui a actuellement cours en Espagne prend le contre-pied de la dégradation de l'image de la France depuis le début de la décennie. Il faut insister sur le fait que cette dégradation a été en grande partie déterminée par des turbulences internes qui ont mis fin au consensus sur la signification de l'appartenance européenne et sur la place de l'Espagne dans l'Union. Le changement politique provoqué par les dernières élections présidentielles françaises renverse la donne, mais la perception devenue positive de la France masque des ambiguïtés qui pourraient hypothéquer des relations aujourd'hui quasi-idylliques lorsque la France assumera à son tour la présidence de l'Union.
Hubert Peres, « Genèse et contexte d'une invention: le questionnaire de Juan Linz entre identité subjective et prétentions nationalistes », Revue internationale de politique comparée, De Boeck, 2007, n°4
Hubert Peres, « L'Espagne fonceuse », Alternatives Internationales, Alternatives Internationales, 2006, n°32, pp. 55-55
Hubert Peres, « Thomas Lacroix, Les réseaux marocains du développement Géographie du transnational et politiques du territorial Paris, Presses de la FNSP, 2005 », Pôle Sud, Pôle Sud, 2006, n°25, pp. 177-184
Hubert Peres, « Pierre Birnbaum, Géographie de l’espoir. L’exil, les Lumières, la désassimilation, Paris, Gallimard, 2004. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2005, n°55, p. -
Hubert Peres, « La Turquie face à l'Europe : Une introduction », Pôle Sud, Pôle Sud, 2005, n°23, pp. 3-8
Hubert Peres, Carlos de Cueto, Marion Réau, « La Turquie et l'internationalisation du conflit ethnique de Chypre », Pôle Sud, Pôle Sud, 2005, n°23, pp. 95-112
RésuméLe conflit inter-communautaire entre Gréco et Turco-chypriotes transcende les frontières de la République insulaire. Parallèlement aux impasses constitutionnelles et à l’inimitié régnant entre les deux communautés chypriotes, le problème est grandement façonné par l’implication de plusieurs parties extérieures au conflit. La question chypriote reste un exemple classique d’interaction entre conflits nationaux et rivalités internationales. L’aptitude des Nations Unies à rétablir la paix a été sérieusement sapée par les attitudes et les actions entreprises par chacun des adversaires ainsi que par les autres parties extérieures, ce qui explique largement l’incapacité, et la mauvaise volonté, des Gréco et Turco-chypriotes à conclure un accord au travers du dialogue inter-communautaire.
Hubert Peres, « La Turquie face à l'Europe. Une introduction », Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES) et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2005, pp. 3-8
Pérés Hubert. La Turquie face à l'Europe. Une introduction. In: Pôle Sud, n°23, 2005. pp. 3-8.
Hubert Peres, Carlos de Cueto, Marion Réau, « La Turquie et l'internationalisation du conflit ethnique de Chypre », Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES) et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2005, pp. 95-112
Le conflit inter-communautaire entre Gréco et Turco-chypriotes transcende les frontières de la République insulaire. Parallèlement aux impasses constitutionnelles et à l'inimitié régnant entre les deux communautés chypriotes, le problème est grandement façonné par l'implication de plusieurs parties extérieures au conflit. La question chypriote reste un exemple classique d'interaction entre conflits nationaux et rivalités internationales. L'aptitude des Nations Unies à rétablir la paix a été sérieusement sapée par les attitudes et les actions entreprises par chacun des adversaires ainsi que par les autres parties extérieures, ce qui explique largement l'incapacité, et la mauvaise volonté, des Gréco et Turco-chypriotes à conclure un accord au travers du dialogue inter-communautaire.
Hubert Peres, « Un autre regard sur les dynamiques de l’identité nationale en France et en Espagne », Hommes et sociétés, Hommes et sociétés, 2005, pp. 0290-6600
Hubert Peres, Pierangelo Isernia, « Changement et continuité dans la culture politique italienne », Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES) et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 131-153
Un certain nombre de travaux de sciences sociales ont tôt mis en évidence un paradigme "familaliste-paroissial-localiste" pour caractériser la culture politique italienne. Ce paradigme a été soumis à la critique dans les années 90. Cet article se propose de le tester empiriquement sur la base des sondages disponibles. Il en ressort que le sentiment d'identité nationale italien n'est faible que si l'on le considère sous son aspect strictement civique ; si l'on inclut l'idée de faire partie d'une communauté culturelle, alors celui-ci se révèle nettement plus consistant, et l'Italie apparaît comme une nation moins "anormale" qu'il n'y paraît.
Hubert Peres, Simona Piattoni, Anne-Marie Motard, « Le clientélisme revisité. La politique clientéliste et le développement économique dans l'Italie de l'après-guerre », Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES) et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2003, pp. 155-174
En interprétant le clientélisme comme stratégie politique pouvant être adoptée rationnellement, cet article propose une alternative à l'approche culturaliste. Ainsi, en se focalisant sur les choix opérés par les clients et les patrons dans certaines configurations du pouvoir local, sont identifiés quatre types de clientélisme ayant fonctionné dans le sud de l'Italie après la deuxième guerre mondiale, ainsi que les conséquences économiques de chacun d'entre eux.
Hubert Peres, Ramón Cotarelo, « Nouveau regard sur une ancienne dictature : l'Espagne peut-elle être un modèle ? », Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES) et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2002, pp. 49-64
Le livre de Nicos Poulantzas sur la chute des dictatures du sud de l'Europe est à l'origine d'une sous-discipline, la "transitologie", qui a souvent considéré le cas espagnol comme un modèle exemplaire de transition démocratique. Or, cette quête d'exemplarité s'avère rapidement vaine lorsqu'on tente de lui donner un contenu précis. En fait, la singularité du système politique espagnol est irréductible, ce qui contredit toute prétention de l'ériger en modèle. La spécificité espagnole réside fondamentalement dans une carence de légitimité qui peut conduire au démembrement de l'État. Mais l'hypothèque qui pèse sur son arrangement interne fait de l'Espagne le plus européen (et en ce sens le plus exemplaire) des membres d'une Europe qui connaît elle-même un processus permanent de réorganisation politico-territoriale.
Hubert Peres, Carlos de Cueto, « L'élargissement oriental de l'Union européenne : un processus inachevé de révision institutionnelle », Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES) et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2002, pp. 143-156
Les difficultés multiples qui sont apparues de manière récurrente à chaque fois qu'un sommet européen ou une conférence intergouvernementale a essayé d'avancer sur la voie de la réforme institutionnelle doivent être interprétées soit comme une stratégie visant à retarder l'élargissement à l'Est, soit comme une tentative de profiter des circonstances pour modifier un équilibre des pouvoirs que l'on n'avait pas mis en cause jusque-là parce que les pays membres étaient plus ou moins homogènes. Ces réformes traduisent le souci de préserver les acquis de l'Union et d'éviter que l'élargissement ne dilapide l'héritage communautaire. Ce faisant, on s'est comporté comme si TUE était une forteresse assiégée imaginant des stratégies dilatoires face au défi de nouvelles adhésions, sans parvenir pour autant à surmonter la vieille carence communautaire en matière de légitimité démocratique.
Hubert Peres, « 15. Entre désenchantement et réenchantement : chasser en Chalosse », Recherches internationales, Recherches internationales, 2002
Hubert Peres, « Identité nationale et sociologie de la connaissance. Notes pour une comparaison de la construction identitaire en France et en Espagne », Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES) et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 57-71
La comparaison des modalités de la construction identitaire en France et en Espagne est généralement appréhendée au travers d'une grille d'interprétation plus ou moins consciemment influencée par les revendications nationalistes. En posant la question dans les termes de la sociologie de la connaissance, on rend pourtant mieux compte de la multiplicité des appartenances qui nourrissent la formation de l'identité individuelle. Le processus historique de création de l'identité nationale dans ces deux pays peut échapper aux apories des explications étatiste ou ethniciste pour être envisagé sous l'angle de la projection des individus dans l'espace et le temps. Les deux trajectoires identitaires apparaissent alors à la fois convergentes et divergentes, et mobilisent une pluralité de variables dont l'étude mérite l'ouverture d'un véritable chantier.
Hubert Peres, « L'Europe commence à Gibraltar : le dilemme espagnol face à l''immigration », Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES), Montpellier : Observatoire des Politiques Publiques en Europe du Sud (OPPES) et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1999, pp. 8-23
L'Espagne se transforme en pays d'immigration au moment où elle prend place dans l'Europe communautaire et accomplit sa mue démocratique. La conscience de ce basculement s'est imposée lentement dans la société ibérique. Pendant quelques années, la politique de l'immigration des gouvernements espagnols, très tôt ralliée aux normes restrictives européennes, n'a guère été discutée. Le débat public se concentrant d'abord sur la mise à l'épreuve des représentations de la nouvelle Espagne par une tentation xénophobe qui ne trouve pas d'écho politique significatif. Grâce à l'action du milieu associatif, l'émergence de la figure de l'immigré victime finit par installer l'immigration au cœur de l'espace public. Le large consensus politique qui se dégage aujourd'hui tente de concilier les deux faces, humaniste et répressive, d'un ancrage européen qui contraint l'Espagne au rôle de gendarme honteux du détroit de Gibraltar.
Hubert Peres, « Entre désenchantement et réenchantement : chasser en Chalosse », Éditions de l 'École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris : Éditions de l 'École des Hautes Études en Sciences Sociales et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1998, pp. 99-113
Une enquête effectuée en Chalosse (Landes) suggère que l'acte de chasse, soumis à une très forte normalisation bureaucratique assortie d'un discours moralisateur sous la pression écologiste, en sort profondément transformé. Accentué par la désaffection des jeunes générations, le « désenchantement» de la pratique s'inverse dès lors que l'on s'interroge sur ce qui se trame non plus dans mais au travers de la chasse. Car celle-ci contribue à une sociabilité festive et à la cristallisation d'une expérience sensible du territoire communal. Enfin, l'aitifîcialité gestionnaire de la chasse ouvre de multiples opportunités d'éprouver les délices d'une transgression qui, à son tour, participe au « réenchantement » de la quotidienneté.