Pierre Piazza, La Belle Époque du préfet Lépine ?: exposition... [Paris, Musée de la Préfecture de police] du 15 janvier au 6 juillet 2026, Musée de la préfecture de Police, 2026, 118 p.
Pierre Piazza, Meurtres à la une: le quotidien du crime à Paris en 1900, éditions de La Martinière, 2023, 247 p.
Pierre Piazza, Histoire de la carte nationale d'identité, Odile Jacob, 2021, Hors collection, 462 p.
Quand est apparue la carte d'identité ? Quelles logiques ont présidé à sa création et à ses évolutions ? Quels furent depuis le XIXe siècle les réactions, les débats et les multiples formes de résistance face aux entreprises d'encartement envisagées ou conduites par les pouvoirs publics ? Pierre Piazza, s'appuyant sur de nombreuses sources inédites, cerne, dans une perspective historique, les enjeux qui ont accompagné l'instauration de ce document aussi familier qu'essentiel et sa progressive généralisation en France. L'analyse accorde notamment une large place à la période 1940-1944 et révèle des aspects méconnus et troublants du régime de Vichy. Un regard inédit pour mieux comprendre nombre de problématiques au cœur des débats sur la citoyenneté, la sécurité
Pierre Piazza, Pierre-Antoine Chardel, Zygmunt Bauman, Annie Blandin, Hubert Bouchet [et alii], Politiques sécuritaires et surveillance numérique, CNRS Éditions, 2019, 215 p.
Les politiques sécuritaires sont aujourd'hui amplement privilégiées dans l'organisation de nos sociétés. Au nom de la lutte anti-terroriste, on voit se mettre en place des formes de surveillance de plus en plus sophistiquées. Par la traçabilité que les technologies numériques rendent possible (celle des puces RFID ou des multiples objets connectés), nous sommes susceptibles d'être surveillés dans la plupart des moments de notre vie. Le présent ouvrage interroge l'intensification des politiques sécuritaires dans les sociétés démocratiques en mettant en évidence le risque majeur qu'elle constitue pour nos équilibres politiques, sociaux et existentiels. Car si au nom de la sécurité, nous acceptons d'être de plus en plus surveillés, c'est en négligeant le fait que nous avons besoin de confiance, d'autonomie et de liberté pour nous inscrire solidement dans le monde. Pourquoi semblons-nous faire preuve si massivement d'une telle négligence ?
Pierre Piazza, Isabelle Sommier, Claire Andrieu, Christian Le Bart, Pierre-Yves Baudot [et alii], Les dimensions émotionnelles du politique: chemins de traverse avec Philippe Braud, Presses universitaires de Rennes, 2019
Pierre Piazza, Richard Marlet, La science à la poursuite du crime: d'Alphonse Bertilllon aux experts d'aujourd'hui, Éditions de La Martinière, 2019, 335 p.
À partir de la fin du XIXe siècle, sous les combles du palais de justice de Paris, Alphonse Bertillon – chef du service de l'identité judiciaire – pose les fondements d'une nouvelle logique policière à partir de l'exploitation méthodique d'indices infinitésimaux. Il vise ainsi à faire tomber de son trône la reine des preuves : les aveux. De l'identification des récidivistes au traitement de la scène de crime, ce pionnier oriente les forces de l'ordre vers la " modernité " et n'aura de cesse d'ouvrir de nouveaux champs d'investigation. Une très riche iconographie émanant notamment des archives de la préfecture de Police, de fonds privés et des laboratoires de la police et de la gendarmerie nationales illustre la guerre que n'a cessé depuis lors de mener " la science contre le crime ". Au fil des pages sont évoquées et illustrées de très nombreuses affaires qui ont fait la une des quotidiens : les attentats anarchistes de la Belle Époque, la bande à Bonnot, le procès d'Alfred Dreyfus, le crime de l'impasse Ronsin ou, plus près de nous, l'affaire Grégory, les tueurs en série Thierry Paulin, Denis Waxin et Guy Georges, la petite martyre de l'A10... Sous le regard croisé du chercheur en sciences sociales et du policier spécialiste de la police technique et scientifique, l'ouvrage montre comment, peu à peu, les " hommes en blanc " ont investi la scène de crime, ont appris à faire parler la matière en observant au-delà du visible et en pénétrant au cœur de la cellule.
Pierre Piazza (dir.), Aux origines de la police scientifique: Alphonse Bertillon, précurseur de la science du crime, Karthala, 2018, 383 p.
Pierre Piazza, Un œil sur le crime: naissance de la police scientifique Alphonse Bertillon de A à Z, OREP éditions, 2016, 79 p.
Pierre Piazza, Xavier Crettiez, Églantine Granier, Murs rebelles: iconographie nationaliste contestataire Corse, Pays basque, Irlande du Nord, Karthala, 2014, 179 p.
Pierre Piazza, Jean-Claude Vitran, Christian Aghroum, Michel Aleverganti, Laurent Bonelli, Ayşe Ceyhan, Vincent Denis, Vincent Dufief, Sébastien-Yves Laurent, Sylvia Preuss-Laussinotte, Thierry Rousselin, Jérôme Thorel, Anastassia Tsoukala (dir.), Identification et surveillance des individus, Éditions de la Bibliothèque publique d’information, 2014, Paroles en réseau
Pierre Piazza, Ayşe Ceyhan (dir.), L'identification biométrique: champs, acteurs, enjeux et controverses, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2013, Collection PraTICs, 454 p.
Pierre Piazza, Le temps des biomaîtres, les Films d'ici, 2013, 50 p.
Pierre Piazza, Aux origines de la police scientifique , 2011
Photographies face/profil, signalements descriptifs, fichiers, expertises, exploitation de marques, de traces et d'indices matériels les plus infimes... A partir de la fin du XIXe siècle, les forces de l'ordre commencent de plus en plus systématiquement à recourir à de nouvelles techniques et à la science afin de rendre plus efficaces leurs méthodes et leurs investigations. Alphonse Bertillon - qui deviendra le premier directeur du service de l'Identité judiciaire de la Préfecture de police de Paris - joue un rôle clef dans ce processus. Dix chapitres thématiques exposent et analysent ici le caractère capital de ses apports tant dans le développement de pratiques rationnelles d'identification des personnes qu'en matière de criminalistique. L'ouvrage éclaire aussi les multiples enjeux auxquels renvoie alors ce basculement décisif de la police vers la voie des applications scientifiques, notamment à travers la mise en valeur d'une riche iconographie composée de plus de 150 documents d'époque originaux.
Ont contribué à cet ouvrage : Pierre Piazza, Martine Kaluszynski, Stéphanie Sotteau Soualle, Stéphanie Solinas, Laurent Lόpez, Jean-Marc Berlière, Marc Renneville, Jean-Lucien Sanchez, Bruno Bertherat, Teresa Castro, Emmanuel Filhol, Ilsen About, Diego Galeano, Mercedes García Ferrarri, Yann Philippe, Roger Mansuy et Laurent Mazliak.Sommaire : Pages de début (p. 1-9)| Introduction générale (p. 10-23)| Chapitre 1. Les récidivistes en fiches (p. 24-29)| Alphonse Bertillon et l’anthropométrie judiciaire (p. 30-47)| Introduction (p. 48-53)| Ernest Appert (1831-1890), un précurseur d’Alphonse Bertillon en matière de photographie judiciaire ? (p. 54-69)| Comment la photographie a inventé l’identité (p. 70-87)| Introduction (p. 88-93)| Alphonse Bertillon dans l’ombre des récidivistes et le bertillonnage dans l’œil des forces de l’ordre de la Belle Époque (p. 94-113)| Introduction (p. 114-119)| Alphonse Bertillon et les empreintes digitales (p. 120-143)| Bertillon, la dactyloscopie et l’affaire Scheffer : un aller-retour du Capitole à la roche tarpéienne ? (p. 144-157)| Introduction (p. 158-167)| Le bertillonnage dans l’univers carcéral (p. 168-187)| L’anthropométrie avant et pendant la relégation au bagne (p. 188-201)| Introduction (p. 202-207)| L’identification sans Bertillon ? (p. 208-229)| Scènes du crime : la mobilisation de la photographie métrique par Alphonse Bertillon (p. 230-245)| Introduction (p. 246-251)| Le carnet anthropométrique des nomades (p. 252-273)| Introduction (p. 274-279)| Identités indigènes et police coloniale (p. 280-301)| Introduction (p. 302-307)| Cartographie du bertillonnage (p. 308-331)| Alphonse Bertillon à New York (p. 332-347)| Introduction (p. 348-353)| L’analyse graphologique controversée d’Alphonse Bertillon dans l’affaire Dreyfus (p. 354-371)| Bibliographie d’Alphonse Bertillon (p. 373-376)| Pages de fin (p. 377-384).
Pierre Piazza, Xavier Crettiez (dir.), Du papier à la biométrie: identifier les individus, Sciences po, les presses, 2006, Collection académique, 331 p.
Pierre Piazza, Jean-Louis Cros, Vos papiers SVP: enquête sur la carte d'identité, France 5, 2004, 52 p.
Pierre Piazza, Histoire de la carte nationale d'identité, 2004
Quand est apparue la carte d’identité ? Quelles logiques ont présidé à sa création et à ses évolutions ? Quels furent depuis le XIXe siècle les réactions, les débats et les multiples formes de résistance face aux entreprises d’encartement envisagées ou conduites par les pouvoirs publics ? Pierre Piazza, s’appuyant sur de nombreuses sources inédites, cerne, dans une perspective historique, les enjeux qui ont accompagné l’instauration de ce document aussi familier qu’essentiel et sa progressive généralisation en France. L’analyse accorde notamment une large place à la période 1940-1944 et révèle des aspects méconnus et troublants du régime de Vichy. Un regard inédit pour mieux comprendre nombre de problématiques au cœur des débats sur la citoyenneté, la sécurité.Sommaire : Pages de début (p. 3-6)| Introduction (p. 7-19)| Présentation (p. 21-22)| Chapitre premier. La « nouvelle donne » identitaire au dernier tiers du XIXe siècle (p. 23-61)| Chapitre II. D’une logique de surveillance à une logique de contrôle (p. 63-122)| Chapitre III. Vers un encartement rationnel généralisé des Français ? (p. 123-162)| Présentation (p. 163-166)| Chapitre I. Instaurer un État moderne et efficace (p. 167-216)| Chapitre II. Régénérer et épurer la nation (p. 217-244)| Chapitre III. Une entreprise de mise en carte inachevée (p. 245-270)| Présentation (p. 271-272)| Chapitre I. Que faire de Vichy ? (p. 273-303)| Chapitre II. L’informatisation de la carte nationale d’identité (p. 305-340)| Conclusion (p. 341-342)| Notes (p. 343-418)| Sources (p. 419-435)| Bibliographie sélective (p. 437-450)| Index (p. 451-460)| Pages de fin (p. 461-464).
Pierre Piazza, Philippe Braud, La carte nationale d'identité: enjeux étatiques et identitaires, 2002, 519 p.
Même si elle apparaît aujourd'hui comme un objet bénéficiant du poids de l'évidence, la carte nationale d'identité doit surtout être appréhendée comme un construit. Loin d'avoir, de tout temps, constitué un document à porter sur soi ayant le quasi-monopole de la désignation étatique de l'identité des nationaux, son émergence est liée à la mobilisation de savoirs et de savoir-faire à laquelle a activement contribué la police. Entreprendre de restituer les conditions de sa genèse, c'est essayer de comprendre, au travers des multiples enjeux et expériences dont il a pu faire l'objet depuis l'origine, comment ce type particulier de matérialisation de l'identité des Français a fini, au détriment d'autres possibilités, par être institué et perdurer comme un instrument favorisant l'apparition et la consolidation de réalités individuelle, sociale et nationale inédites. Une telle démarche permet de rompre avec certaines approches réductrices qui renforcent les effets de l'objectivation des outils dans lesquels s'incarne la puissance publique en refusant de prendre en compte le cheminement souvent complexe par lequel l'arbitraire étatique est parvenu à revêtir la forme du "naturel".
Pierre Piazza, « Biométrisation : les étrangers ciblés », Plein droit, Plein droit, 2010, n°85, pp. 16-19
La biométrie s’est récemment imposée parmi les acteurs publics en charge des questions de sécurité comme une technologie incontournable pour déterminer avec certitude l’identité des étrangers. L’Union européenne constitue actuellement une des plus grandes bases centralisées de données biométriques du monde. On ne peut que s’interroger sur la fiabilité de ce système et sur la légitimité de son utilisation dans un contexte où les données contenues sont susceptibles d’être détournées à des fins de surveillance et de répression policière, qui fait des étrangers des suspects idéaux.
Pierre Piazza, « L'extension des fichiers de sécurité publique », Hermès, La Revue, Hermès, La Revue, 2009, n°53, pp. 67-74
La mobilisation par les pouvoirs publics de fichiers contenant des informations à caractère personnel à des fins de sécurité s’ancre dans une histoire longue. Ces dernières décennies, on constate pourtant une évolution significative de ces fichiers du fait de l’extension de leur nombre, de leur ampleur et de leur champ d’application. Cet article s’intéresse à ce phénomène en analysant certains problèmes dont il est à l’origine. Tout d’abord, les dysfonctionnements que l’exploitation de ces fichiers occasionne. Ensuite, l’accroissement des pouvoirs de police résultant de la transformation de la finalité de certains de ces fichiers. Enfin, le caractère insatisfaisant de la protection des individus face à l’utilisation qui est faite de leurs données personnelles.
Pierre Piazza, « Edvige et les résistances au fichage policier », Hermès, La Revue, Hermès, La Revue, 2009, n°53, pp. 75-78
Pierre Piazza, « Les machines à sous en France : orientations étatiques et addiction au jeu », Psychotropes, Psychotropes, 2008, n°13, pp. 117-152
RésuméEn 1987, l’État a autorisé en France l’exploitation des machines à sous dans les casinos. Cette décision a modifié en profondeur le fonctionnement de ces établissements de jeux. Parallèlement, l’extension du parc de ces machines a favorisé l’essor du phénomène de l’addiction au jeu. Cet article s’intéresse aux enjeux sociaux, économiques, technologiques et politiques au cœur de l’ambiguïté qui caractérise l’évolution des choix des pouvoirs publics. Oscillant depuis la fin des années 1970 entre tolérance et prohibition, ils ont finalement conduit à accroître significativement l’offre de jeu légale sur le territoire, alors que la nature des réponses publiques tardives apportées au jeu compulsif met toujours actuellement en évidence l’inexistence d’un véritable traitement coordonné de ce problème à l’échelon gouvernemental.
Pierre Piazza, « 10. La biométrie : usages policiers et fantasmes technologiques », Sur le vif, Sur le vif, 2008, pp. 1291-9314
Pierre Piazza, « Septembre 1921 : la première carte d'identité de Français et ses enjeux », Genèses, Genèses, 2004, n°54, pp. 76-89
RésuméEn septembre 1921, le préfet de police Robert Leullier instaure une « carte d’identité de Français » dans le département de la Seine. Son initiative est saluée comme une étape décisive du processus de rationalisation et d’uniformisation des pratiques étatiques d’encartement des citoyens. Elle suscite aussi de nombreuses réactions d’hostilité dont la teneur et l’importance permettent de mieux comprendre certaines des « lacunes » que revêt encore ce nouveau dispositif policier d’identification à distance.