Jérôme Ferrand, Jérôme Ferrand (dir.), Beccaria. Philosophie de la matière et philosophèmes matérialistes, Classiques Garnier Numérique, 2025, Classiques Garnier en ligne (Histoire du matérialisme), 211 p.
Le nom de Beccaria est familier aux férus de l'histoire de la justice criminelle moderne. Partout dans le monde, il est célébré comme le premier à avoir soulevé la clameur publique contre la peine de mort. Si sa notoriété est portée par Dei delitti e delle perte, ouvrage anonyme qui paraît en 1764, la face cachée de sa philosophie demeure méconnue. Contraint de dissimuler ses idées radicales dans ses écrits publics, son matérialisme se fait plus sensible dans ses manuscrits inédits. Mis aujourd'hui à la disposition du lecteur français, ces textes permettent de découvrir les fragments d'une pensée clandestine que Beccaria expose sans ambages dans Sulla materia, texte dont la philosophie de la matière préfigure l'éternel retour de Nietzsche.
Jérôme Ferrand, Olivier Razac, Fabien Gouriou, Éprouver le sens de la peine: expériences de vies condamnées, éditions du commun, 2022, 320 p.
Du travail d'intérêt général au bracelet électronique, en passant par la semi-liberté ou le sursis avec mise à l'épreuve, les peines de probation se sont multipliées ces dernières années. On les présente comme des "alternatives" à la prison, puisqu'elles se déroulent en milieu dit "ouvert". Elles permettraient non seulement de lutter contre la surpopulation carcérale, mais elles seraient également plus humaines, plus justes et plus efficientes. Cette vision de la probation, a priori positive au regard de l'enfermement, ne doit pourtant pas occulter une question essentielle : quelle est l'expérience vécue des probationnaires ? Voilà ce à quoi cet ouvrage tente de répondre en donnant toute sa place à la parole des premiers concernés, les personnes condamnés. À travers leurs discours, on comprend progressivement que la probation est bel et bien une épreuve, celle d'une emprise toute particulière dont les mécanismes produisent à la fois une reconfiguration pénale de l'existence, et une surcharge punitive. C'est donc, en définitive, le sens de la peine qui est soumis ici à un examen critique
Jérôme Ferrand, Xavier Pin, Damien Scalia (dir.), Les symboles du pénal. Entre perte de sens et recherche d’allégorie, 9e éd., L'Harmattan, 2022
Jérôme Ferrand, Jean-Christophe Gaven, Frédéric Audren, Maxime Arbet, Jacqueline Begliuti-Zonno [et alii], Les facultés de droit de province au XIXe et XXe siècles, Presses de l’Université Toulouse 1 Capitole, 2021, 460 p.
Les contributions qui composent cet ouvrage portent l'attention sur la vie deux fois séculaire des Facultés de droit de province, et plus précisément sur les efforts ou les choix qui ont contribué aux évolutions, aux adaptations de ces dernières. Elles pouvaient être étudiées comme des entités institutionnelles, un corps vivant - d'enseignants mais aussi d'enseignements - comme des lieux de dynamiques sociales et politiques ou comme espaces de production scientifique. Finalement c'est l'idée de conquêtes qui se dégage assez naturellement. Conquêtes universitaires, donc. Ou facultaires. Rien de martial dans ce mouvement. Rien d'uniforme non plus. Mais seulement la signification de réalités restituées par la diversité des sujets traités : jamais l'Université n'a cessé d'être un lieu de débat tourné vers ses objectifs, ses missions et ses méthodes. Jamais non plus, il ne semble qu'elle ait considéré une situation acquise comme indépassable, rendant douteuse l'image d'une institutio absolument hermétique et/ou prisonnière d'elle même. S'imposer parmi plusieurs territoires, administratifs ou symboliques ? Gagner le cœur des étudiants ou de leurs parents ? Etoffer les enseignements ? Adapter la recherche ? Les Facultés de droit semblent bien confrontées depuis leur rétablissement à ces questions vitales. Et si elles n'ont cessé de se réformer, malgré leurs résistances naturelles, elles l'ont fait en s'inscrivant à la fois dans le champ des objectifs assignés par l'autorité publique, extérieure, et dans celui de leur propre culture
Jérôme Ferrand, André Bendjebbar, Delphine Boesel, Pierre Delattre, La prison au-delà des murs: dossier, ENM, 2020, 156 p.
Jérôme Ferrand, Michel Porret, Philippe Audegean, Jean Bart, Diane Bernard [et alii], Cesare Beccaria: la controverse pénale, XVIIIe-XXIe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2019, Histoire
Jérôme Ferrand, Olivier Razac, Fabien Gouriou (dir.), Éprouver le sens de la peine: les probationnaires face à l'éclectisme pénal rapport final de recherche,, 2019, 187 p.
Jérôme Ferrand, Martin Andler, Maxime Legrand, Comment sauver le bac ?: quatre semestres pour certifier et orienter, Terra Nova, 2016
Jérôme Ferrand, Jean-Luc Chabot, Martial Mathieu (dir.), Les représentations de l'Antiquité, l'Harmattan, 2011, La librairie des humanités, 247 p.
Jérôme Ferrand (dir.), Juristes en utopie, l'Harmattan, 2010, La librairie des Humanités, 217 p.
Jérôme Ferrand, Hugues Petit (dir.), L'odyssée des droits de l'homme: tome 1[i.e tome 3] des actes du colloque international de Grenoble, octobre 2001, l'Harmattan, 2007
Jérôme Ferrand, Philippe Didier, Jean-Luc Chabot (dir.), Le Code civil et les droits de l'homme: actes du colloque international de Grenoble, 3 et 4 décembre 2003, Ancien Palais de justice de Grenoble et Musée de la Révolution française de Vizille, l'Harmattan, 2005, La librairie des humanités, 442 p.
Jérôme Ferrand, Hugues Petit (dir.), L'odyssée des droits de l'homme: tome 1 des actes du colloque international de Grenoble, octobre 2001, L'Harmattan, 2003, La librairie des humanités, 447 p.
Jérôme Ferrand, Hugues Petit (dir.), L'odyssée des droits de l'homme: tome 1[i.e. tome 2] des actes du colloque international de Grenoble, octobre 2001, l'Harmattan, 2003, La librairie des humanités, 308 p.
Jérôme Ferrand, De la magistrature paternelle à la magistrature judiciaire: le crépuscule d'une institution la puissance paternelle, 2000, 660 p.
Jérôme Ferrand, La jeunesse, nouveau Tiers Etat, R. Laffont, 1968, Contestation, 104 p.
Jérôme Ferrand, « La rhétorique politique de la folie en situation coloniale.Analyse du régime officiel de justification à partir du cas de BenoîtOgoula Iquaqua », in Silvia Falconieri (dir.), Fou et indigène. L'altérité au prisme du droit colonial en Afrique, Mare et Martin, 2025, pp. 67-97
Jérôme Ferrand, « Pérégrinations sur le sens-tiers de la peine.(Excès, Dette, Incommensurabilité) », in Diane Bernard, Kevin Ladd (dir.), Les sens de la peine, Presses universitaires Saint-Louis Bruxelles, 2019, pp. 516
Jérôme Ferrand, « "La nécessité, passager clandestin de l’abolitionnisme beccarien" », in P. Audegean, C. Del Vento, P. Musitelli, X. Tabet (dir.), Le bonheur du plus grand nombre. Beccaria et les Lumières, ENS éditions, 2017
Jérôme Ferrand, « La guerre des sexes n'aura pas lieu, ou des vertus de l'ironie »: Sylvain Maréchal et le projet d'une loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes, in Christian Lauranson-Rosaz, David Deroussin (dir.), Mélanges en l'honneur du professeur Nicole Dockès. [1], Éditions la Mémoire du droit, 2014
Jérôme Ferrand, « Réminiscences antiques et "je" des impressions dans la pensée politique de Servan »: quand le vitalisme mesmérien rejoint l'âme du monde des stoïciens..., in Jean-Luc Chabot, Jérôme Ferrand, Martial Mathieu (dir.), Les représentations de l'Antiquité, L'Harmattan, 2011
Jérôme Ferrand, « Contorsions logiques et poids des mots »: l’interprétation de l’article 1382 du code civil par les professeurs et jurisconsultes grenoblois dans le premier XIXe siècle, in Martial Mathieu (dir.), De l'école de droit à la faculté de droit de Grenoble (1806-2006) : héritage historique et enjeux contemporains : actes du colloque organisé pour le bicentenaire de la faculté de droit de Grenoble (Grenoble, 6 et 7 avril 2006), Presses universitaires de Grenoble, 2007
Jérôme Ferrand, Xavier Pin, Damien Scalia, « Ouverture », L'IRASCible : Revue de l'Institut Rhône-Alpin de sciences criminelles, L'Harmattan , 2022, n°9, pp. 13-18
Jérôme Ferrand, « Une révolution iconographique dévoyée : le frontispice des éditions italiennes des Délits et des Peines », L'IRASCible : Revue de l'Institut Rhône-Alpin de sciences criminelles, L'Harmattan , 2022, n°9
Jérôme Ferrand, « Le matérialisme en procès devant le Parlement de Flandres (16 juillet 1784) ou comment distiller une philosophie clandestine dans un journal provincial sous privilège royal », L'IRASCible : Revue de l'Institut Rhône-Alpin de sciences criminelles, L'Harmattan , 2021, n°8
Jérôme Ferrand, Fabien Gouriou, Olivier Razac, « L'épreuve de la probation », Les Cahiers de la justice, Dalloz , 2020, n°01, p. 21
Jérôme Ferrand, « Xavier Martin. Beccaria, Voltaire et Napoléon ou l’étrange humanisme pénal des Lumières (1760-1810). Poitiers, DMM, 2018, 304 p., ISBN 9782856523971, 26 €. », Annales historiques de la Révolution française, Annales historiques de la Révolution française, 2020, n°400, pp. 201-271
Jérôme Ferrand, Olivier Razac, Fabien Gouriou, « L'épreuve de la probation », Les Cahiers de la Justice, Les Cahiers de la Justice, 2020, n°1, pp. 21-31
L'article présente les principaux résultats d'une enquête réalisée en France auprès de personnes condamnées à des peines de probation. Partant du constat de la complexité du sens des peines, l'enquête cherche à saisir la forme spécifique de l'expérience vécue par les probationnaires. Celle-ci est éprouvée comme discordante et, si elle fonctionne malgré tout, elle induit une reconfiguration pénale de l'existence et une surcharge punitive. Les probationnaires font alors l'épreuve d'une situation fort paradoxale et sans commune mesure, dont le sens reste indexé à l'impératif d'en sortir.
Jérôme Ferrand, « Brèves intempestives sur le sens de la peine saisi dans une perspective historique », Rue Descartes, Rue Descartes, 2018, n°93, pp. 8-27
Jérôme Ferrand, Olivier Razac, « Après l'audience ? L'à venir du justicié, entre prison et probation. La probation », L'IRASCible : Revue de l'Institut Rhône-Alpin de sciences criminelles, L'Harmattan , 2018, n°7
Jérôme Ferrand, « Brèves intempestives sur le sens de la peine saisi dans une perspective historique », Rue Descartes, Presses Universitaires de France, 2018, n°93, pp. 8-27
Jérôme Ferrand, « La justice du peuple sous les fourches caudines du droit : le cas des tribunaux de famille (1790-1796) », Histoire de la justice, Histoire de la justice, 2014, n°24, pp. 153-166
Cet article a pour objectif, à travers l’examen des travaux consacrés aux tribunaux de famille, de mettre à jour les soubassements culturels qui déterminent le débat contemporain sur la justice populaire, quelle que soit sa forme. Il est remarquable de constater que les préventions qui courent à son sujet sont le produit d’une tradition historiographique qui s’enracine dans un discours corporatiste soutenu par une philosophie de l’histoire caractéristique de la Restauration et qui produit, encore aujourd’hui, des effets de sens dont les acteurs du monde politique et judiciaire n’ont pas nécessairement conscience.
Jérôme Ferrand, Xavier Pin, Damien Scalia, « Circulez, y a rien à voir », L'IRASCible : Revue de l'Institut Rhône-Alpin de sciences criminelles, L'Harmattan , 2013, n°4, pp. 9-35
Jérôme Ferrand, « Quand la forme emporte le fond : de l'incidence des formes processuelles sur la genèse de la théorie générale de l'infraction », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, 2013, n°3, pp. 505-516
Résumé
La théorie générale de l'infraction est souvent présentée comme le produit d'une construction doctrinale à mettre au crédit d'un progrès de la rationalité juridique française au XIXe siècle. La réalité est toutefois plus complexe.
Si l'ancien droit avait depuis longtemps célébré les noces du droit, de la morale et de la religion, un réformateur tel que Beccaria considérait en revanche que l'intention n'était pas un élément déterminant dans l'appréciation de la culpabilité. Bien que cette orientation de pensée se retrouve au coeur de l'organisation judiciaire promue par les constituants, elle est toutefois remise en cause par l'artifice technique de la qualification juridique.
Retrouvant son empire sur les faits, le tribunal de cassation participe ainsi, grâce au contrôle qu'il exerce désormais sur la décision des jurés, à la réhabilitation de l'élément intentionnel. Il rend de nouveau possible la prise en compte d'un élément subjectif qui constituera, quelques décennies plus tard, le coeur de la théorie générale de l'infraction.
Jérôme Ferrand, Denis Pryen, « L'IRASCible »: revue de l'Institut Rhône-Alpin de sciences criminelles, L'Harmattan, 2011, n°La librairie des humanités, p. -
Jérôme Ferrand, « La légitimation des infractions commises dans un but de résistance : l'exemple de la chambre de révision de Grenoble (décembre 1944–juin 1946) », Histoire de la justice, Histoire de la justice, 2008, n°18, pp. 91-119
RésuméÉtablies à la fin de 1944, les chambres de révision (au sein des cours d’appel) ont pour objectif de rétablir un ordre républicain en requalifiant les actes de résistance condamnés par Vichy. L’étude de la chambre de révision de la cour d’appel de Grenoble, créée en décembre 1944, montre que cette justice d’exception offre des garanties qui la rapprochent des tribunaux ordinaires.
Jérôme Ferrand, « Crimes français en Algérie : que dit le droit ? », le 09 juin 2022
Co-organisé par le CERCRID et l'équipe de recherche Louis Josserand, Université Lyon 3 sous la direction scientifique de Xavier Pin, Professeur, Centre de droit pénal, Université Lyon 3 ; Damien Scalia, Professeur, CRDP, Université Libre de Bruxelles et Djoheur Zerouki, Maîtresse de conférences HDR, CERCRID, Université de Saint-Etienne
Jérôme Ferrand, « Répondre de ses actes en situation coloniale. Spécificité et enjeux herméneutiques », Séminaire : Histoire juridique de la folie en situation coloniale, Aix en Provence (en ligne), le 29 avril 2022
Jérôme Ferrand, « Histoire juridique de la folie en situation coloniale », le 01 mars 2022
Organisé dans le cadre d'un programme ANR - AMIAF sous la direction de T. Collier, Post-Doctorant, CNRS-IMAF et S. Falconieri, CR, CNRS-IMAF
Jérôme Ferrand, « Approches épistémologiques et historiographiques du droit criminel », le 21 janvier 2022
Organisée par Alexandre Frambéry-Iacobone et Marine Vetter, Equipe CAHD de l’IRM, Université de Bordeaux
Jérôme Ferrand, « Origines et fondements de la souveraineté », le 07 février 2020
Organisé par Thomas Boccon-Gibod, Philosophie, IPHIG, Martine Kaluszynski, Sciences politiques, PACTE et Odile Tourneux, ENS Lyon, Triangle, pour la MSH-Alpes dans le cadre de Langages & Politiques, l'IPhiG et PACTE
Jérôme Ferrand, « Science du droit et sciences juridiques », le 17 janvier 2020
Présentation des Rencontres épistémologiques Grenoble-Aix, organisée par le CERDAP2, Université Grenoble-Alpes
Jérôme Ferrand, « (Re)lire une introduction critique au droit avec Michel Miaille », le 18 octobre 2019
Organisé par le Centre d'études et de recherche sur la diplomatie, l'administration publique et le politique – CERDAP2, Université Grenoble-Alpes
Jérôme Ferrand, Ugo Bellagamba, Marc Ortolani, « Peine et Utopie. Les représentations de la sanction dans les œuvres utopiques, des temps modernes jusqu'à la fin du XXe siècle », Peine et Utopie. Représentations de la sanction dans les oeuvres utopiques. Colloque international de Nice., Nice, le 07 décembre 2017
Organisé par le laboratoire ERMES
Jérôme Ferrand, « Les mythes fondateurs du droit », le 11 janvier 2018
Cycle de conférences dans le cadre du Master II
Jérôme Ferrand, « Les sens de la peine », le 16 novembre 2017
Organisé par l'Université Saint-Louis de Bruxelles avec le soutien du FNRS, du RIS, du GREPEC, du SIEJ et de la Mission de Recherche Droit & Justice sous la direction de D. Bernard et K. Ladd
Jérôme Ferrand, « Raymond Saleilles et au-delà », le 29 mars 2012
Jérôme Ferrand, « Réminiscences antiques et je des impressions dans la pensée politique de Servan », Les représentations de l’Antiquité dans la pensée européenne moderne et contemporaine, Grenoble, le 27 avril 2009
Jérôme Ferrand, « De l'Utopie au droit. Histoire des idées, droit privé, droit social, droit du travail, enseignement du droit », le 15 janvier 2010
From Utopia to Law. Political Ideologies, Private Law, Social Law, Law Schools In honor of Nicole Dockes