Marc Boninchi, Jean-Pierre Le Crom (dir.), La chicotte et le pécule: les travailleurs à l'épreuve du droit colonial français, XIXe-XXe siècles, Presses universitaires de Rennes, 2025, 332 p.
Entre l’abolition de l’esclavage, en 1848, et les indépendances, dans les années 1950-1960, une réglementation du travail s’est progressivement et très diversement implantée dans les colonies, qu’elles soient dites de plantation, d’exploitation ou de peuplement. Ce sujet méconnu a fait l’objet d’une recherche collective de plusieurs années ayant mobilisé de nombreux chercheurs et dont ce livre est issu. Il repose sur l’exploitation de milliers de documents d’archives, en très grande partie inédits, qui dessinent une situation ambiguë : d’un côté, une volonté de protection qui s’affirme de plus en plus nettement au fil du temps dans les textes ; de l’autre, la persistance de l’exploitation d’une main-d’œuvre « indigène » maltraitée, quelquefois jusqu’au pire et poussée à l’exaspération.Du Maroc à l’Indochine, du Cameroun aux Antilles, ce livre apporte une pierre inédite à l’histoire du colonialisme et à celle du droit social et lève un coin de voile sur le « mauvais sort » fait aux travailleurs de l’outre-mer qui n’est pas sans lien avec l’aspiration des peuples à l’indépendance
Marc Boninchi, Vichy et l'ordre moral, Presses universitaires de France, 2016, Hors collection, 318 p.
Marc Boninchi, Catherine Fillon, Arnaud Lecompte, Devenir juge: Modes de recrutement et crises des vocations de 1830 à nos jours, Presses universitaires de France, 2016, Droit et justice, 302 p.
Marc Boninchi, Philippe Auvergnon, Katia Barragan, Dominique Blonz-Colombo, Jean-Pierre Le Crom, Histoire du droit du travail dans les colonies françaises (1848-1960), Mission de recherche Droit & Justice, 2016, 229 p.
Marc Boninchi, Catherine Fillon, Arnaud Lecompte, Devenir juge , 2008
Pourquoi être juge ? Telle était la question posée par écrit en culture générale lors du concours d’entrée à l’ENM en 1977. Voulait-on «sélectionner» les candidats sur leurs intentions ? Cet ouvrage constitue une analyse historique du mode de recrutement des «magistrats», c’est-à-dire les juges proprement dits et des représentants du Parquet, augmentée d’une étude sur les motivations contemporaines des candidats et des recruteurs. On perçoit ainsi l’évolution des modes de sélection tentant derésoudre la crisedes vocations judiciaires en France, crise qui semble durablement règlée: le concours d’entrée à l’ENM ne souffre plus de contestation sérieuse aujourd’hui, ce qui n’est pas encore le cas dela formation à l’ENM.Sommaire : Pages de début (p. I)| Introduction générale (p. 1-12)| Chapitre I. L’impossible concours (1830-1908) (p. 13-79)| Chapitre II. La crise récurrente du recrutement, levier de la professionnalisation de la magistrature française (1908-1958) (p. 80-142)| Chapitre III. De l’importance de l’image du corps judiciaire sur les vocations (1959-1970) (p. 143-176)| Chapitre IV. La grande diversité des motivations de 1970 à nos jours (p. 177-224)| Chapitre V. L’existence de dénominateurs communs (p. 225-284)| Conclusion (p. 285-287)| Sources (p. 289-298)| Bibliographie (p. 299-302)| Pages de fin (p. 303-306).
Marc Boninchi, Catherine Fillon, Arnaud Lecompte (dir.), Devenir juge, pourquoi, comment ?: rapport final, GIP Mission de recherche Droit et Justice, 2006, 348 p.
Marc Boninchi, Christian Bruschi, La répression des infractions à l'ordre moral sous le régime de Vichy, 1940-1944, Atelier national de reproduction des thèses, Université de Lille III, 2005, Lille-thèses, 488 p.
Le régime de Vichy est traditionnellement associé à la notion d'ordre moral et présenté comme une période correspondant à un renforcement inédit de la répression de certains comportements liés à la protection de la famille ou à la préservation de la moralité publique (adultère, avortement, homosexualité, etc). S'il est difficile de nier la multiplicité des mesures adoptées en ces matières entre 1940 et 1944, on peut s'interroger sur le sens et la portée réelle de ces réformes. L'analyse des circonstances de genèse des textes de Vichy montre que les questions touchant à la famille ont largement été instrumentalisées par les gouvernements du Maréchal, qui cherchaient surtout à se singulariser et à se construire une identité politique originale. L'étude des effets concrets de ces réformes invite à méditer sur l'efficacité respective des techniques d'intervention du pouvoir en matière pénale, en soulignant l'échec des mécanismes fondés sur le principe d'exemplarité des peines
Marc Boninchi, Vichy et l'ordre moral, 2005
L’expression «ordre moral»revêt une connotation péjorative et estfréquemment utiliséepour éluder certains débats ou pour décrédibiliser des adversaires. Cette notionrenvoie àdes questions sensibles proches de l’intimité des personnes, provoquant souvent des réactions viscérales. Les réponses apportées par la société française évoluent en fonction des mentalités et des réalités sociales. En matière d’ordre moral, la période de l’Occupation apparaît à la fois comme un symbole et une période charnière: la multiplicité des mesures adoptées sur ces «questions sensibles»a imposé l’image d’un régime clérical et réactionnaire. Le régime de Vichy s’inscrivait pourtant dans une continuité de renforcements de la législation qui commença au milieu des années 1920 avec les premières lois visant à protéger la famille et à améliorer la natalité et se termina vers le début des années 80 avec la dépénalisation de l’avortement, de l’adultère et de l’homosexualité. Cet ouvrage est volontairement limité aux aspects familiaux et natalistes excluant les mesures répressives d’ordre politique vis-à-vis notamment des frans-maçons et des juifs. Cette restriction a permis des investigations détaillées dans certaines archives inédites du Ministère de la Justice qui renfermenr notammentles travaux préparatoires de ces différents textes de répression.Sommaire : Pages de début (p. I)| Préface (p. IX)| Avant-propos (p. 1-5)| Ordre moral et Révolution nationale (p. 7-70)| La répression de l’adultère (p. 71-111)| La répression de l’abandon de famille (p. 113-141)| La répression de l’homosexualité (p. 143-193)| La répression de la prostitution (p. 195-223)| La lutte contre l’alcoolisme (p. 225-270)| La lutte contre l’avortement (p. 271-296)| Conclusion (p. 297-303)| Sources manuscrites (p. 305-311)| Index des noms (p. 313-315)| Pages de fin (p. 317-321).
Marc Boninchi (dir.), Pouvoir et société en temps de crise: actes du colloque de Lyon, 18 et 19 décembre 2002, Perspectives juridiques, 2003, Collection Colloques, 369 p.
Marc Boninchi, « Scène(s) et portrait(s) », in Quentin Lohou, Marc Boninchi, Katia Barragan, Stève Desgré (dir.), Quelles histoires du droit social ?, Presses universitaires de Rennes, 2025
Marc Boninchi, « La genèse des règles de protection. Les dynamiques de la réforme sociale aux colonies », in Marc Boninchi, Jean-Pierre Le Crom (dir.), La chicotte et le pécule : les travailleurs à l'épreuve du droit colonial français (XIXe-XXe siècles), Presses universitaires de Rennes, 2021, pp. 21-71
Marc Boninchi, « Un code pour l'Inde. Le travail indigène et sa protection durant l'entre-deux-guerres », in Marc Boninchi, Jean-Pierre Le Crom (dir.), La chicotte et le pécule : les travailleurs à l'épreuve du droit colonial français (XIXe-XXe siècles), Presses universitaires de Rennes, 2021
Marc Boninchi, « Conclusion - Le sort des travailleurs dans les colonies françaises. Une révolution à refaire ? », in Marc Boninchi, Jean-Pierre Le Crom (dir.), La chicotte et le pécule : les travailleurs à l'épreuve du droit colonial français (XIXe-XXe siècles), Presses universitaires de Rennes, 2021
Marc Boninchi, « Les droits collectifs dans les Constitutions françaises », in Louis-Augustin Barrière, Philippe Delaigue, David Deroussin, Christian Lauranson-Rosaz (dir.), Mélanges en l'honneur du professeur Nicole Dockès (tome II), La Mémoire du Droit, 2018