Philippe Ségur

Professeur
Droit public.
Faculté de Droit et des sciences économiques

Centre de droit économique et du développement Yves Serra
  • THESE

    Recherches sur les relations du pouvoir politique et du temps, soutenue en 1993 à Toulouse 1 sous la direction de Jean-Pierre Marichy 

  • Philippe Ségur, Apologie de l'amour foudre: roman, Buchet-Chastel, 2024, 310 p.  

    Philippe Ségur, Stéphane Caporal, Pierre Esplugas-Labatut, Sylvie Torcol, Droit constitutionnel - 2e édition, Ellipses, 2023, 415 p.    

    Ce manuel de droit constitutionnel a pour ambition de satisfaire au double critère de la pédagogie et de l'excellence. Reprenant la structure classique du plan de cours, cet ouvrage s'attache à donner aux lecteurs des clés de compréhension de la matière par une démarche méthodique et guidée qui n'exclut ni l'exhaustivité ni la rigueur du propos. Pour ce faire, des rubriques systématiques scandent le cours et des exercices corrigés sont proposés en fin de chapitres.Ce manuel est, avant tout, destiné aux étudiants de Licence en Droit et AES de 1re année en abordant la "Théorie du droit constitutionnel" et "l'Histoire constitutionnelle française" généralement traités au 1er semestre ainsi que le "Droit constitutionnel de la Ve République" étudié au 2e semestre. Néanmoins, il est aussi susceptible d'intéresser des étudiants plus confirmés, des doctorants ou des spécialistes de la discipline avec des parties moins habituelles relatives aux " Droits constitutionnels comparés " et à des " Eléments de droit constitutionnel européen ". 

    Philippe Ségur, Stéphane Caporal, Pierre Esplugas-Labatut, Sylvie Torcol, Droit constitutionnel (3e édition), Ellipses, 2022, Spécial droit, 448 p.    

    Le présent ouvrage de droit constitutionnel est écrit par quatre auteurs dans un style direct, simple et détaillé. Il est tout d'abord destiné aux étudiants de Licence en Droit et AES 1re année en abordant la "Théorie du droit constitutionnel" et "l'histoire constitutionnelle française" généralement traités au 1er semestre ainsi que le "Droit constitutionnel de la Ve République" étudié au 2e semestre. Il est aussi susceptible d'intéresser des étudiants plus confirmés, des doctorants ou des spécialistes de la discipline avec des parties moins habituelles relatives aux "Droits constitutionnels comparés" et à des "Éléments de droit constitutionnel européen".

    Philippe Ségur, Le gang du biberon, Buchet-Chastel, 2022, 219 p. 

    Philippe Ségur, Tristan Savrimoutou, La validité de la notion d’identité sexuelle dans les sociétés contemporaines, 2022    

    La naissance d’un nouveau-né est conditionnée par la reconnaissance de son sexe soit masculin, soit féminin. Or, il arrive que la nature veuille déroger à ce principe de binarité. Ainsi, le droit est-il en capacité d’être réformé de manière à inclure ses variations biologiques ? Comment doit-il considérer les hommes transgenres pouvant enfanter ou encore l’inclusion des personnes se considérant de genre neutre ou non-binaire ? En effet, ces questions encore sans réponse doivent être traitées afin de garantir l’identité de chaque individu dans une société. Si la CEDH et l’ONU se montrent ouvertes à l’utilisation du terme identité de genre à défaut de l’identité sexuelle, les Etats dans leur droit interne sont-ils en capacité de valider cette intégration ?

    Philippe Ségur, La nuit nous sauvera, Buchet Chastel, 2022, 58 p.  

    Philippe Ségur, Stéphane Caporal-Greco, Pierre Esplugas-Labatut, Sylvie Torcol, Droit constitutionnel, 2019   

    Ce manuel de droit constitutionnel a pour ambition de satisfaire au double critère de la pédagogie et de l’excellence.Reprenant la structure classique du plan de cours, cet ouvrage s’attache à donner aux lecteurs des clés de compréhension de la matière par une démarche méthodique et guidée qui n’exclut ni l’exhaustivité ni la rigueur du propos. Pour ce faire, des rubriques systématiques scandent le cours et des exercices corrigés sont proposés en fin de chapitres.Ce manuelest, avant tout, destiné aux étudiants de Licence en Droit et AES de 1re année en abordant la «Théorie du droit constitutionnel» et «l’Histoire constitutionnelle française»généralement traités au 1er semestre ainsi que le «Droit constitutionnel de la Ve République» étudié au 2e semestre. Néanmoins, il est aussi susceptible d’intéresser des étudiants plus confirmés, des doctorants ou des spécialistes de la discipline avec des parties moins habituelles relatives aux «Droits constitutionnels comparés» et à des «Eléments de droit constitutionnel européen».Sommaire : Pages de début (p. 1-4)| Présentation (p. 5-6)| Chapitre 1. L’État (p. 7-28)| Chapitre 2. Le pouvoir dans l’État (p. 29-54)| Présentation (p. 55-56)| Chapitre 1. Le constitutionnalisme occidental (p. 57-97)| Chapitre 2. La diffusion du constitutionnalisme (p. 99-115)| Présentation (p. 117)| Chapitre 1. Le premier cycle constitutionnel (1789-1848) (p. 119-138)| Chapitre 2. Le deuxième cycle constitutionnel (1848-1958) (p. 139-167)| Présentation (p. 169)| Présentation (p. 171)| Présentation (p. 171a)| Chapitre 1. La suprématie formelle de la Constitution de 1958 (p. 173-182)| Chapitre 2. La suprématie matérielle de la Constitution de 1958 (p. 183-188)| Présentation (p. 189)| Chapitre 1. Les actes internes institués par la Constitution de 1958 (p. 189a-203)| Chapitre 2. L’articulation entre la Constitution de 1958 et les engagements internationaux (p. 205-211)| Présentation (p. 213)| Chapitre 1. La légitimité des acteurs : le suffrage (p. 215-230)| Chapitre 2. La restauration de l’autorité du pouvoir exécutif (p. 231-254)| Chapitre 3. L’encadrement du Parlement (p. 255-275)| Chapitre 4. L’organe de contrôle : le Conseil constitutionnel (p. 277-314)| Chapitre 5. L’avènement de nouveaux pouvoirs : justice et collectivités territoriales (p. 315-331)| Conclusion. Va-t-on vers une VIe République ? (p. 333-338)| Présentation (p. 339)| Chapitre 1. La formation historique d’un droit constitutionnel pour l’Europe (p. 341-352)| Chapitre 2. Les prérequis du droit constitutionnel européen (p. 353-379)| Chapitre 3. Les défis du droit constitutionnel européen (p. 381-400)| Bibliographie générale (p. 401-403)| Index (p. 405-407)| Pages de fin (p. 409-415).

    Philippe Ségur, Le chien rouge: roman, Impr. Floch, 2018, 231 p.  

    Philippe Ségur, Stéphane Caporal, Pierre Esplugas-Labatut, Sylvie Torcol, Droit constitutionnel, Ellipses, 2017, Spécial droit, 397 p.  

    Le présent ouvrage de droit constitutionnel est écrit par quatre auteurs dans un style direct, simple et détaillé. Il est tout d'abord destiné aux étudiants de Licence en Droit et AES 1ère année en abordant la « Théorie du droit constitutionnel» et « l'Histoire constitutionnelle française » généralement traités au lei semestre ainsi que le « Droit constitutionnel de la Ve République » étudié au 2e semestre.Il est aussi susceptible d'intéresser des étudiants plus confirmés, des doctorants ou des spécialistes de la discipline avec des parties moins habituelles relatives aux « Droits constitutionnels comparés » et à des « Eléments de droit constitutionnel européen »

    Philippe Ségur, Sarah Périé-Frey (dir.), L'internet & la démocratie numérique, Presses universitaires de Perpignan, 2017, Collection Études, 219 p.   

    Philippe Ségur, Extermination des cloportes, Buchet/Chastel, 2017, 285 p. 

    Philippe Ségur, Jacobo Ríos Rodríguez (dir.), Cinéma, droit et politique, Editions Charles Corlet, 2016, 207 p. 

    Philippe Ségur, C'était la démocratie: anthologie commentée de textes sur la démocratie antique, ses réussites et ses dérives, Editions L'Harmattan, 2014, Logiques juridiques, 134 p.  

    Philippe Ségur, Noir est mon double: roman, Belfond, 2014, 258 p. 

    Philippe Ségur, Jean-François Calmette, Jacobo Ríos Rodríguez (dir.), François Féral: les transformations du droit de l'action publique, Presses universitaires de Perpignan, 2013, Collection Études, 224 p. 

    Philippe Ségur, La Ve République, Ellipses, 2013, Mise au point, 207 p. 

    Philippe Ségur, Le rêve de l'homme lucide: roman, Buchet Chastel, 2012, 389 p. 

    Philippe Ségur, Émilie Labrot (dir.), Un monde sous surveillance ?, Presses universitaires de Perpignan, 2011, Collection Etudes, 252 p. 

    Philippe Ségur, Vacance au pays perdu: roman, Librairie générale française, 2010, Le livre de poche, 216 p.  

    Philippe Ségur, Le pouvoir monstrueux: essai, Buchet-Chastel, 2010, 146 p.  

    Philippe Ségur, Vacance au pays perdu: roman, Buchet-Chastel, 2008, 240 p.  

    Philippe Ségur, Écrivain, en 10 leçons: roman, Points, 2008, Points, 189 p.  

    Philippe Ségur, Seulement l'amour: roman, Points, 2007, Points, 346 p. 

    Philippe Ségur (dir.), La protection des pouvoirs constitués: chef de l'État, ministres, parlementaires, juges, Bruylant, 2007, 314 p. 

    Philippe Ségur, Messal, N & B, 2007, Poésie, 57 p.  

    Philippe Ségur, Journal d'un chercheur de vérité, Editions L'Harmattan, 2007 

    Philippe Ségur, Seulement l'amour: roman, Buchet-Chastel, 2006, 387 p.  

    Philippe Ségur, Poétique de l'égorgeur: roman, Seuil, 2006, Points, 229 p.  

    Philippe Ségur, Écrivain, en 10 leçons: roman, Buchet-Chastel, 2006, 188 p.  

    Philippe Ségur, Introduction à la pensée politique classique: droit public, institutions politiques, Ellipses, 2004, Mise au point, 143 p. 

    Philippe Ségur, Poétique de l'égorgeur: roman, Buchet/Chastel, 2004, 238 p. 

    Philippe Ségur, Autoportrait à l'ouvre-boîte: roman, Seuil, 2004, Points, 164 p.  

    Philippe Ségur, Métaphysique du chien: Roman,, 2003, Points, 233 p. 

    Philippe Ségur, Autoportrait à l'ouvre-boîte: roman, Buchet-Chastel, 2003, 174 p.  

    Philippe Ségur (dir.), Religion et politique: le cas de l'Islam et du Bouddhisme, Presses Universitaires de Perpignan, 2002, 225 p. 

    Philippe Ségur, Métaphysique du chien: roman, Buchet Chastel, 2002, 254 p. 

    Philippe Ségur, Stéphane Mouton (dir.), Ecrits politiques et constitutionnels , Presses de l'Université des sciences sociales de Toulouse, 2002, 275 p. 

    Philippe Ségur (dir.), Gouvernants : quelle responsabilité ?, l' Harmattan, 2001, Logiques juridiques, 314 p.   

    Philippe Ségur, Jean-Pierre Henry (dir.), L'avenir de la loi montagne: évolution des conditions d'application, Presses Universitaires de Perpignan, 1999, 159 p.  

    Philippe Ségur, La Ve République, Ellipses, 1999, Mise au point, 159 p.  

    Philippe Ségur, Journal d'un chercheur de vérité, l'Harmattan, 1999, Histoire de vie  

    Philippe Ségur, La responsabilité politique, Presses universitaires de France, 1998, Que sais-je ?, 127 p.  

    Philippe Ségur, La crise du droit d'asile, Presses universitaires de France, 1998, Politique d'aujourd'hui, 181 p.  

    Philippe Ségur, Le politique, Ellipses, 1996, 127 p.  

    Philippe Ségur, Le pouvoir et le temps: essai sur le déclin du sacré, Albin Michel, 1996, 232 p. 

    Philippe Ségur, Jean-Pierre Marichy, Recherches sur les relations du pouvoir politique et du temps, Université des sciences sociales, 1993, 432 p.  

    CETTE RECHERCHE PART DE L'IDEE QUE LE POUVOIR POLITIQUE EST A COMPRENDRE COMME UN EFFORT POUR DURER. LES FONCTIONS TRADITIONNELLEMENT DEVOLUES A L'ETAT PEUVENT S'ANALYSER COMME UNE FONCTION DE PERPETUATION D'UN ORDRE DONNE. IL S'AGIT TOUJOURS DE REPRODUIRE AUSSI LONGTEMPS QUE POSSIBLE UNE SITUATION PARTICULIERE PAR LE BIAIS DE REGLES ET DE PROCEDURES VISANT A CONTROLER LE TEMPS DE LA COLLECTIVITE (MESURE DU TEMPS, MISE EN PLACE DE CALENDRIERS, CENTRALISATION DE L'HEURE, REGLEMENTATION DU TEMPS DE TRAVAIL, ETC). LA DIFFERENCIATION DU POUVOIR POLITIQUE S'EST REALISEE AUTOUR DE CET ENJEU FONDAMENTAL. LE PROCESSUS HISTORIQUE EST CELUI D'UN DESSAISISSEMENT DES AUTORITES RELIGIEUSES AU PROFIT D'INSTANCES SECULARISEES QUI, BENEFICIANT DES INNOVATIONS TECHNIQUES ET DU MOUVEMENT DES IDEES, ACCROISSENT CONTINUMENT LEUR DOMINATION SUR LE TEMPS DES HOMMES TOUT EN LE DESACRALISANT. A L'EPOQUE MODERNE, L'ORDRE POLITIQUE DU TEMPS SOCIAL A CONDUIT A SA RATIONALISATION ET A SON UNIFORMISATION AINSI QU'A LA SUPPRESSION DE TOUTE REFERENCE COLLECTIVE AU DIVIN. UNE CONCEPTION NEGATIVE DU TEMPS SE DEVELOPPE, ENTRAINANT UN CERTAIN NOMBRE D'EFFETS PERVERS : DESENGAGEMENT SOCIAL, BAISSE DE LA PARTICIPATION A LA VIE PUBLIQUE, INDIVIDUALISME, PERTE DE LEGITIMITE POUR LE POUVOIR, ETC. L'ORDRE POLITIQUE DU TEMPS SOCIAL ENGENDRE UN DESORDRE SOCIAL PAR DECONSTRUCTION DU SENS. POURTANT, AU-DELA DU PHENOMENE DE DESAGREGATION SOCIALE GENERALEMENT CONSTATE, IL SEMBLE BIEN QUE NOUS

    Philippe Ségur, Jiangyuan Jiang, Jean-Louis Gazzaniga, La loi du 3 janvier 1992 , Editions Techniques, 1993 

  • Philippe Ségur, « Du droit à la vie au droit de la vie. Une histoire d’embryon », Mélanges Jean-Louis Gazzaniga, Mare et Martin, 2024 

    Philippe Ségur, « La dimension historique des libertés et droits fondamentaux », in R. Cabrillac (dir.), Libertés et droits fondamentaux, Dalloz, 2023, pp. 7-21 

    Philippe Ségur, « La concurrence déloyale en matière électorale. Le cas de l’élection présidentielle américaine de 2020 », Mélanges offerts à Y. Picod, Dalloz, 2023 

    Philippe Ségur, « Le mirage de l’identité », in J. Rios, M. Doat (dir.), L’identité en droit. Approches juridiques, Mare et Martin, 2022 

    Philippe Ségur, « Jeter le surhomme au sous-sol. À propos de la folie de Nietzsche », in N. Bettio (dir.), Mélanges offerts au Professeur Christian Lavialle, Presses de l’Université de Toulouse 1 Capitole, 2021 

    Philippe Ségur, « Préface à R. Weisberg », La Parole défaillante. L’homme du droit au coeur du roman moderne, éd. L’Épitoge, 2019 

    Philippe Ségur, Stéphane Caporal-Gréco, Pierre Esplugas-Labatut, Sylvie Torcol, « Droits constitutionnels comparés », Droit constitutionnel, Ellipses, 2019 

  • Philippe Ségur, préface à Marie Albrich-Sales, La liberté de choix de l’identité de genre, l'Harmattan, 2024, Le Droit aujourd'hui, 130 p.    

    Depuis les années 2010, l’identité de genre suscite un intérêt croissant pour le juriste. Les droits international et européen des droits de l’Homme se sont saisi les premiers de ces demandes et ont progressivement établi de nouvelles normes sur l’identité de genre et l’orientation sexuelle. La spécialisation constante des demandes a mené à une évolution rapide de la vision juridique sur ces sujets. Afin de résoudre une tension entre demandes sociales croissantes et vide juridique, la jurisprudence de plusieurs Cours a impulsé de véritables changements dans les ordres juridiques internes. Graduellement, le droit international demande aux États de reconnaître une multiplicité d’identités de genre afin de garantir les droits fondamentaux des personnes. Cet ouvrage propose de déterminer les modalités de création d’un droit émergent. Il s’agit ensuite de tester le système juridique français en le confrontant à ce droit émergent afin d’analyser son degré de réceptivité ou de résistance à sa potentielle intégration. Enfin, il s’agit de déceler les indices d’une évolution du droit dans l’appréhension des identités de genre vers un potentiel désintérêt et un détachement de ce dernier dans la construction des identités sexuelles, autrement dit, la naissance d’un droit genderblind.

    Philippe Ségur, préface à Richard H. Weisberg, La parole défaillante: l'homme du droit au coeur du roman moderne (Dostoïevski, Flaubert, Camus, Melville), Éditions l'Épitoge, 2019, Collection L'unité du droit, 202 p. 

    Philippe Ségur, préface à Kaouther Adimi, Solène Baron-Follin, Yacine Benelhadj, Guy Chevalley, Arthur Dreyfus, Il déserte: et autres nouvelles prix du jeune écrivain 2009, Buchet-Chastel, 2009, 328 p.  

  • Philippe Ségur, « Le théâtre des opérations », Grief, Grief, 2022, n°9/2, pp. 17-31  

    Philippe Ségur, « Note juridique sur les vaccins contre le SARS-COV-2. Quel rapport bénéfice/risque ? », Les Cahiers du CEDIMES, Institut CEDIMES, 2022, n°1 

    Philippe Ségur, « Sur la licéité d’une obligation vaccinale anti-covid », Revue des droits et libertés fondamentaux, Centre de recherches juridiques de Grenoble , 2021, n°20 

    Philippe Ségur, « L’Évangile de Philippe »: traduit et commenté par J.-Y. Leloup, Mare Nostrum – Estudos Sobre o Mediterrâneo Antigo, Laboratório de Estudos Sobre o Império Romano e Mediterrâneo Antigo da Universidade de São Paulo (LEIR-MA/USP), 2021, n°282021  

    Philippe Ségur, « Réduit à rien. Les derniers jours de Maître Eckhart »: de Rémy Valléjo, Le Cerf, 2021, Mare Nostrum – Estudos Sobre o Mediterrâneo Antigo, Laboratório de Estudos Sobre o Império Romano e Mediterrâneo Antigo da Universidade de São Paulo (LEIR-MA/USP), 2021, n°162021  

    Philippe Ségur, « Thomas d’Aquin et le marché »: de M. Hirschfeld, Le Cerf, 2021, Mare Nostrum – Estudos Sobre o Mediterrâneo Antigo, Laboratório de Estudos Sobre o Império Romano e Mediterrâneo Antigo da Universidade de São Paulo (LEIR-MA/USP), 2021, n°212021  

    Philippe Ségur, « La religion de la laïcité, de J. W. Scott »: Éditions Climats, 2018, 318 p, Revue du droit des religions, Presses universitaires de Strasbourg (France) , 2019, n°8 

    Philippe Ségur, « État et religions », Revue du droit des religions, Presses universitaires de Strasbourg (France) , 2019, n°8, p. 268 

    Philippe Ségur, « L’État, l’argent et les cultes de 1958 à 1987, de J.-P. Moisset »: Presses Universitaires de Rennes, 2018, 361 p., Revue du droit des religions, Presses universitaires de Strasbourg (France) , 2019, n°8 

    Philippe Ségur, « Droit et littérature : Éléments pour la recherche », Revue Droit & Littérature, Revue Droit & Littérature, 2017, n°1, pp. 107-123  

    Philippe Ségur, « Le terrorisme et les libertés sur l'internet », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2015, n°03, p. 160  

    Philippe Ségur, « La désignation des gouvernants par tirage au sort », Revue française de droit constitutionnel, Revue française de droit constitutionnel, 2013, n°95, pp. 687-698  

    Philippe Ségur, « Confidentialité des données médicales », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2004, n°16, p. 858  

    Philippe Ségur, « Tout le droit », Ellipses, 2002  

    Philippe Ségur, « Les multiples visages du droit d'asile », Hommes & migrations, Paris : Hommes & migrations et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1996, pp. 7-12   

    Variant au gré de l'intensité des flux migratoires et de la volonté politique des pays d'accueil, la notion de droit d'asile est et a toujours été sujette à mutations. Son premier visage, dans l'Antiquité, est religieux : l'asile y est lié à un lieu sacré, il est donc territorial. Le christianisme en fait ensuite un devoir de charité avant qu'il devienne, au XXe siècle, sous l'influence des idéaux révolutionnaires, un droit de l'individu. Mais de plus en plus, à l'époque moderne, une conception contraire a pris le dessus : l'asile politique devient une prérogative de l'Etat...

    Philippe Ségur, « Le cas fortuit en droit administratif ou l'échec d'une construction doctrinale », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 1994, n°03, p. 171  

  • Philippe Ségur, « L’identité en droit », le 08 novembre 2019  

    Organisé le CDED, Université Via Domitia, Perpignan sous la direction de Mathieu Doat, Professeur de Droit public et Jacobo Ríos, Maître de conférences HDR en Droit public

    Philippe Ségur, « Una perspectiva jurídica francesa de la libertad de expresión », Jornada franco-española, “Cuestiones jurídicas actuales en la Sociedad europea”, Coruña Spain, le 01 janvier 2019 

    Philippe Ségur, « Quelle unité de l'Etat dans un système juridique pluriel ? », le 27 septembre 2018  

    Organisé par le CDED sous la direction de Mathieu Doat, Professeur de Droit public et Jacobo Ríos, Maître de conférences HDR en Droit public

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Olivier Saly-Rousset, La fiction en droit constitutionnel, thèse soutenue en 2021 à Perpignan présidée par Christophe Euzet, membres du jury : Éric Savarese (Rapp.), Stéphane Mouton (Rapp.), Jacobo Ríos Rodríguez      

    La présente thèse se propose de revenir sur la place de la fiction au sein du droit constitutionnel. Il sera ici question de considérer la fiction comme un outil employé par le juge constitutionnel, afin de répondre aux spécificités de la norme suprême. Bien que la fiction ne soit jamais invoquée par le juge, elle reste présente dans son raisonnement. Le travail de recherche qui a été rédigé, tente de revenir sur les rapports du constituant à l’égard de la fiction, laquelle permet au texte constitutionnel une certaine souplesse, nécessaire pour s’inscrire dans une logique de durabilité. La Constitution occupe une place particulière au sein de l’ordre juridique. Elle aurait une valeur telle, qu’elle en deviendrait inaltérable. Néanmoins, cette spécificité aurait une incidence sur sa pratique, notamment lorsque la norme suprême serait confrontée aux évolutions de la société. La fiction offrirait une alternative au juge constitutionnel pour appliquer les valeurs prévues par la norme, tout en lui permettant de s’affranchir de la rigidité imposée par l’écrit. Il n’est cependant pas question de proposer un catalogage de différentes fictions, qui seraient potentiellement employées. Il sera ici question d’observer les logiques, qui peuvent animer par exemple le juge constitutionnel, lorsqu’il utilise de façon consciente ou non, la fiction. La place de la fiction au sein de la norme suprême apparait comme étant révélatrice, de la nature même du droit. Une opposition se créerait ainsi, entre le droit qui est considéré comme la représentation du réel et la fiction, qui entraine le juge constitutionnel sur des terrains plus incertains. La fiction apparait cependant comme une nécessité puisqu’elle permet de retranscrire et d’appuyer les logiques du juge constitutionnel. Cette pensée devient intelligible afin de permettre une meilleure compréhension du droit constitutionnel.

    Candice Bordes, La transparence comme nouvel ordre moral en droit constitutionnel, thèse soutenue en 2020 à Perpignan présidée par Mathieu Doat, membres du jury : Elsa Forey (Rapp.), Jean-François Kerléo (Rapp.)   

    La revendication de transparence est récurrente dans des discours de différentes natures. En droit constitutionnel plus particulièrement, la transparence est souvent présentée comme une vertu garante de la moralisation de l’État. La volonté d'une moralisation par la transparence se manifeste tant dans le processus de construction de la norme constitutionnelle que dans la pratique du pouvoir. S’agissant de l'ensemble des règles juridiques qui structurent l'exercice du pouvoir politique et encadrent la compétition pour y accéder, il s’agira d’envisager ce pouvoir politique comme moyen d’action étatique. La transparence semble s'y inscrire comme la qualité du « bon gouvernement » et du « bon gouvernant ». Elle permettrait la réalisation des valeurs véhiculées par l’État de droit démocratique. La philosophie des Lumières était porteuse de cette démarche, une démarche également présente dans la morale utilitariste de Jeremy Bentham. Néanmoins, toute vertu possède ses vices. Non seulement la transparence n'est pas toujours réalisable mais plus encore, elle n'est pas toujours souhaitable.

    Pascaline Botte, La tradition constitutionnelle de la monarchie parlementaire en Europe, thèse soutenue en 2020 à Perpignan présidée par Jacobo Ríos Rodríguez, membres du jury : Pierre Esplugas-Labatut (Rapp.), Éric Savarese (Rapp.)   

    Cette thèse a pour objet d'étudier la tradition constitutionnelle de la monarchie parlementaire au sein de huit monarchies européennes actuelles (Belgique, Danemark, Espagne, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède).Sept d'entre elles sont parfois considérées par certains auteurs et quelques sources comme des monarchies parlementaires. La Suède est aussi considérée ainsi, avec de semblables nuances, jusqu'à la révision constitutionnelle de 1974.Avec les réserves du droit savant mais aussi le patrimoine européen, notre étude se propose la recherche de principes et de procédures constitutifs d'une tradition spécifique.Cette dernière peut contribuer à une définition de la monarchie parlementaire. Cette transmission de principes et procédures semble révéler ainsi les limites mais aussi l'importance d'une telle forme de régime en Europe.

    Marie-Pierre Poux, Recherches sur l'influence de la bioéthique sur le droit : le cas de la fin de vie, thèse soutenue en 2019 à Perpignan, membres du jury : Isabelle Poirot-Mazères (Rapp.), Éric Savarese (Rapp.), Mathieu Doat      

    Mon sujet concerne la biologie humaine et le droit : « Recherches sur les transformations du droit de la santé en matière de maîtrise de la vie.» - Face aux nouvelles avancées médicales en matière d’aide médicale à la procréation (don de gamètes, fécondation in vitro, gestation pour autrui…),d'interruption de grossesse et d'euthanasie de nouveaux enjeux et débats sont posés. Ce sujet de droit public, j'entends le mener avec le soutien du professeur Philippe SEGUR en tant que directeur de ma thèse.  L'objet de réflexion de mon sujet consiste à exposer comment le droit médical se transforme dans notre pays la France.  Le volet médical qui intéresse notre réflexion est relatif à l'assistance médicale à la procréation (insémination, mères de substitution, don de gamètes, diagnostic préimplantatoire ... ), à l'interruption de grossesses (volontaire ou médicale) et enfin à l'euthanasie (néonatale, fin de vie, passive ou active …) .Cette évolution du droit médical devra être démontrée au travers de différents aspects et aussi de ses influences diverses. Une réflexion en matière de droit comparé sera également menée en cours de démonstration.

    Nour-Eddine El harch, Recherche sur le principe de légitimité au sein de la monarchie marocaine, thèse soutenue en 2016 à Perpignan présidée par Christophe Euzet, membres du jury : Éric Savarese (Rapp.), Pierre Esplugas-Labatut (Rapp.)   

    Afin d'appréhender l'origine de la légitimité d'une monarchie arabe disposant d'une constitution, il a fallu orienter la recherche vers l'analyse de tous les processus de légitimation existants (temporel, spirituel, juridique et politique), et qui ont permis de facto à un modèle de gouvernement coercitif d'être accepté et rendu désirable par un peuple difficilement gouvernable par le Droit positif. Dans ce cadre, nous nous somme référés aux institutions (le khalifat et le sultanat), aux mécanismes (la Bay'â et la Shura) et aux acteurs (les califes bien guidés, les Oulémas, les jurisconsultes et les dynastiessuccessives) qui ont permis à cette légitimité de non seulement s'affirmer et être acceptée par les administrés, mais aussi de dominer et de supplanter toutes ses concurrentes en place. La méthode suivie a servi notre objectif qui entendait en principe, de mettre en exergue tous les soubassements de la légitimité en question, et cela pour que toute la lumière soit faite sur un pouvoir dont ses zones d'ombres forment un écran entre la réalité locale et l'image projetée par ceux qui l'ont institué.

    Marion Bouclier Précloux, Le réformisme constitutionnel d'origine parlementaire sous la cinquième république , thèse soutenue en 2003 à Perpignan 

    Christophe Bonnotte, Recherche sur la notion d'immunité en droit constitutionnel français, thèse soutenue en 2002 à Limoges  

    La notion d'immunité soulève la question de la conciliation entre la répression des actes délictueux commis par les autorités politiques et la nécessaire protection due à ces dernières afin qu'il ne soit pas porté atteinte à l'Etat. Il importe de rechercher l'existence d'une notion cohérente homogène alors même que la disparité des régimes de responsabilité pénale des gouvernants semble défier toute tentative en ce sens. Cette unité de la matière paraît toutefois remise en cause dans la pratique. Les altérations qui affectent les mécanismes immunitaires engendrent alors un processus de déconstruction de la notion.

    Thierry Del Moro, Contribution à l'étude des modalités d'interprétations concurrentes de la Constitution du 4 octobre 1958, thèse soutenue en 2002 à Toulouse 1  

    L' étude des modalités d' interprétations concurrentes de la Constitution du 4 octobre 1958 met en évidence l' existence d'un dédoublement constitutionnel. D' une part, une constitution-jurisprudentielle qui tend à souligner que l' unité d' interprétations est le résultat de normes-décisions imposées par des contraintes maximun ou minimum et, d' autre part, une constitution-acte juridique, qui traduit l' absence du Conseil constitutionnel dans la construction du sens de l' énoncé, laissant ainsi au Président de la République, en position dominante, la possibilité d'imposer son interprétation aux autres interprètes autorisés de la Constitution. Au final, la Constitution de 1958 apparaît comme un acte normatif composé de trois catégories de normes, celles qui fixent les compétences du Conseil constitutionnel, celles que celui-ci sanctionne, et celles qu'il ne sanctionne pas.

    Anne Freyssinier, Le droit de grâce du chef de l' État , thèse soutenue en 2001 à Toulouse 1  

    Prérogative personnelle du Chef de l' État qui lui permet de commuer, de dispenser totalement ou partiellement l' exécution d'une peine prononcée par une juridiction répressive, le droit de grâce est actuellement réservé au chef de l' État (article 17 de la Constitution du 4 octobre 1958). L' étude de la clémence au regard de la Ve République met en exergue les éléments de son fondement qui servent de base à sa consécration constitutionnelle. Légitimé et institutionnalisé par la notion juridique de puissance de l' État, le droit de grâce révèle une place privilégiée et une fonction régalienne du Président de la République au sein même des institutions, affirmant son autorité dans la sphère exécutive et dans la sphère pénitentiaire, puisque lui seul est juge de son opportunité et ne se laisse guider que par le souci du bien général.

    Franz Vayssières, Le rôle de l'O. F. P. R. A. Dans le système français de protection des réfugiés, thèse soutenue en 1998 à Perpignan 

  • Farid Belacel, La résolution des conflits de droits fondamentaux constitutionnels en France et en Espagne, thèse soutenue en 2017 à Perpignan sous la direction de Mathieu Doat, membres du jury : Jordane Arlettaz (Rapp.), Sylvie Torcol (Rapp.), Xavier Arbós Marín et Jacobo Ríos Rodríguez   

    Les différents droits et libertés garantis par la Constitution ont une même valeur juridique. Il s’agit, par ailleurs, de normes présentant des caractéristiques identiques : nature principielle, caractère indéterminé et même source textuelle. Cela explique pourquoi les conflits de droits fondamentaux constitutionnels sont des conflits de normes particuliers. Il est impossible d’utiliser les critères classiques de résolution des conflits de normes pour solutionner ceux qui opposent les libertés garanties par la Constitution. Pour harmoniser leur exercice simultané, on ne peut pas prioriser leur développement sur le plan hiérarchique, chronologique ou en tenant compte du niveau de précision des énoncés considérés. La similitude des droits fondamentaux constitutionnels implique de recourir à une méthode de résolution des conflits plus sophistiquée. Lorsque de telles normes imposent des directives contradictoires, il faut définir leurs limites respectives pour dépasser les situations de blocage. En France et en Espagne, seul le législateur est en mesure de pouvoir concilier ainsi l’exercice des droits garantis par la Constitution. Cette conciliation législative est réalisée sous le contrôle du juge constitutionnel, auquel il revient de s’assurer de la régularité des solutions apportées aux conflits de libertés. En d’autres termes, l’observation des expériences française et espagnole révèle que la résolution des conflits de droits fondamentaux constitutionnels est un processus complexe. Dans le cadre de celui-ci, c’est le législateur qui effectue des choix politiques pour prioriser l’exercice des libertés. Le juge constitutionnel, pour sa part, s’assure de la conformité de ces choix sur le plan juridique.

    Thomas M'Saidie, La place des pays et territoires d'outre-mer dans la politique de l'Union européenne, thèse soutenue en 2012 à Perpignan sous la direction de Marcel Sousse  

    Les Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM) ont été au cœur de discussions épineuses au début de la réalisation du Marché commun. Devant cette difficulté, la formule de l’association est apparue comme une solution adaptée à la situation particulière de ces territoires ultra-marins. Il convenait, en effet, pour les pères fondateurs, d’intégrer les PTOM dans le Marché commun à travers un régime spécial d’association, lequel leur octroie des avantages commerciaux asymétriques dont l’objectif est de répondre à leurs spécificités. La spécificité de ces territoires relevant de la souveraineté de la France, du Danemark, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, résultant en réalité d’une application partielle du traité, a été à l’origine d’une détermination très brouillée de leur place au sein même de l’Union. Ainsi, les PTOM sont-ils exclus du champ d’application territorial du droit de l’Union, en leur qualité de territoires non européens entretenant des relations particulières avec un État membre. Paradoxalement ils demeurent inclus dans le champ d’application personnel du droit de l’Union, puisque leurs ressortissants, au-delà de quelques nuances, jouissent du statut de la citoyenneté de l’Union. Ils héritent donc d’une situation ambivalente marquée par une intégration différenciée, voire spécifique, mais aussi par une assimilation de fait à des pays tiers. La situation des PTOM sur le plan de l’Union peut donc être résumée (ou représentée) d’une manière caricaturale avec les mots du Professeur Jacques Ziller, comme ayant « un pied dedans et un pied dehors ». Dès lors, la détermination de la place des PTOM dans la politique de l’Union invite, à l’aide d’une approche institutionnelle et constitutionnelle, à déterminer quel est l’aspect dominant, entre intégration et assimilation à des pays tiers. C’est dans cette perspective que s’inscrit la présente étude.

  • Léa Delepine, L'évolution du droit international de l'environnement : entre impulsion et régression, thèse soutenue en 2019 à Perpignan sous la direction de Jacobo Ríos Rodríguez, membres du jury : Guillaume Le Floch (Rapp.), Gabriela Alexandra Oanta (Rapp.)   

    La protection de l'environnement est entrée dans l'inconscient collectif et elle est devenue une priorité des sociétés contemporaines, encadrée par le droit international. C'est en ce sens que le droit international de l’environnement est conçu comme évolutif, afin de permettre sa protection. La notion d'évolution renvoie au concept de « transformation », qui peut être progressive et impulsive ou régressive. Bien que n'étant pas un terme juridique l'impulsion sous-entend l'action et le mouvement, et, s'agissant de l'évolution, elle emporte une transformation du droit international de l'environnement. Cette dernière peut être impulsive, car favorable à une protection accrue de l'environnement ou, au contraire, régressive, diminuant les garanties juridiques de la protection de l'environnement. Tandis que, a contrario, la notion d'involution est étroitement associée à l'idée d'une transformation régressive. Cette thèse a pour objet de s'interroger sur l'évolution du droit international de l'environnement. En la retraçant, il s’agira d’observer ses aspects évolutifs et impulsifs ou, involutifs et régressifs. Pour comprendre et analyser l'évolution du droit international de l'environnement, nous nous sommes concentrés sur les éléments et les domaines juridiques les plus significatifs du droit international public et du droit de l'Union européenne, afin de dégager les domaines juridiques les plus significatifs porteurs d' une standardisation, comme le droit de la lutte contre les changements climatiques ou encore le droit de la biodiversité, ainsi que les grands principes environnementaux. Pour cela, ce travail se divise en deux parties, la première concerne l'élaboration et l'intégration des préoccupations environnementales en droit international, et la seconde développe les systèmes de mise en œuvre de responsabilité ainsi que la portée normative des principes environnementaux, afin de dégager une rétrospective du droit international de l'environnement à travers une interprétation évolutive.

    Anne-Lise Madinier, L’Etat-nation face à la revendication autochtone : Essai sur les institutions juridiques kanakes en Nouvelle-Calédonie, thèse soutenue en 2018 à Perpignan sous la direction de François Féral et Ghislain Otis, membres du jury : Muriel Paradelle (Rapp.), Fabrice Hourquebie (Rapp.), Sophie Thériault   

    Depuis l’Accord de Nouméa de 1998 et la reconnaissance de l’identité kanake, le registre international des droits des peuples autochtones est apparu en Nouvelle-Calédonie. Si depuis l’Accord de Matignon de 1989, la réflexion de la doctrine se concentre sur la souveraineté de la Nouvelle-Calédonie, la question autochtone est désormais un nouvel aspect de la décolonisation kanake. Elle n’est pas directement revendiquée pour l’indépendance, mais pour obtenir des droits de peuple autochtone. Ce point de vue s’émancipe de la doctrine moniste classique de l’État nation, en considérant que d’autres entités puissent prétendre à l’autodétermination par la reconnaissance d’un système juridique propre. Une relecture de la Constitution de 1958 ainsi que l’analyse des pratiques administratives et juridictionnelles démontrent la capacité du droit français à prendre en considération les aspirations et les particularités de la société kanake. Au delà de l’Accord de Nouméa, une réflexion doctrinale alternative est donc proposée à partir du comparatisme avec le droit canadien.