William Gilles

Maître de conférences HDR
Droit public.
École de Droit de la Sorbonne

Institut de Recherches Juridiques de la Sorbonne
Spécialités :
Blockchain ; Citoyenneté ; Conflits ; Cybercriminalité ; Cybersécurité ; Démocratie ; Démocratie numérique ; Données personnelles ; Droit de l’internet ; Droit des communications ; Droit des données ; Droit et technologie ; Etat ; Gouvernance ; Intelligence artificielle ; Médiation ; Modes alternatifs de règlement des litiges ; Numérique ; TIC ; Vie publique.

Responsabilités administratives et scientifiques :

  • Président de l'IMODEV
  • THESE

    Les transformations du principe de l'unité budgétaire dans le système financier public contemporain, soutenue en 2005 à Paris 1, sous la direction de Michel Bouvier 

  • William Gilles, Irène Bouhadana, L'open data: droit d'accès et de réutilisation des informations publiques dans la société des données, LexisNexis, 2023, Actualité, 492 p.  

    À l'ère de la société des données et de l'intelligence artificielle, l'ouverture des données publiques, ou open data, est un axe majeur du marché unique des données que l'Union européenne entend déployer pour bâtir une économie numérique puissante et souveraine à partir de textes existants (directives Open data de 2003, 2013 et 2019, règlement d'exécution de 2022 sur les données à forte valeur, règlement sur les données non personnelles, règlement sur la gouvernance des données) et à venir (règlement sur les données ou Data act, règlement pour une Europe interopérable, règlement sur l'intelligence artificielle). Ce nouveau contexte a généré au plan interne un cadre juridique étoffé de l'open data dont l'ouvrage identifie l'effectivité et les résistances en revisitant, sous l'angle du service public des données, le régime de droit commun codifié et consacré comme garantie constitutionnelle pour le droit d’accès à l'information publique et, sous le prisme de leur diversité, pour les régimes spéciaux de l'open data (statistiques, justice, parlement, environnement, commande publique, culture, éducation, recherche…). Dès lors, l'ouvrage " L'Open Data " s'adresse à ceux qui s'intéressent à la gouvernance des données publiques : pour l'étudier comme universitaire, étudiant en droit et sciences politiques ou candidat aux concours administratifs ; pour la mettre en œuvre en tant que praticien des administrations étatiques et locales ou comme réutilisateur ; pour en comprendre les enjeux en tant que citoyen ou organismes de la société civile.

    William Gilles, Irène Bouhadana, Iris Nguyên-Duy (dir.), Parliaments in the open government era, Les éditions Imodev, 2016, 213 p.  

    La 4e de couverture indique : "« Open Government » is a doctrine requiring that governments commit to a high level of transparency and provide mechanisms for public scrutiny and supervision, so as to ensure public trust, governmental accountability and a better functioning democracy. Yet, white the idea of «open government" is slowly but surely spreading, inter alia in Europe, America and Oceania, much remains to be done. Indeed, even in Norway, whose commitment to open government is recognized worldwide, many aspects are stil in need of improvement. The collection of essays in this book explores these important issues and raises fundamental questions regarding the rote national parliaments play or ought to play - in promoting openness and transparency. Additionally it contains some reflections on the various ways they handle these challenges in a context of internationalization and europeanization. The book aims at contributing to an international and constructive dialogue towards more democratic participation and transparency worldwide, especially via or with the support of the parliamentary institutions."

    William Gilles, Irène Bouhadana, Russell L. Weaver (dir.), Transparency in the open government era, 2015, 285 p.   

    William Gilles, Irène Bouhadana (dir.), Droit et gouvernance des données publiques et privées à l'ère du numérique, les Éditions IMODEV, 2015, 255 p.    

    La 4e de couverture indique : "Qu'elles soient publiques ou privées, les données sont au coeur de la révolution numérique qui s'est développée ces dernières années et qui a transformé en profondeur notre société contemporaine. L'exploitation de ces données a favorisé la modernisation de l'ensemble des activités, que ce soit celles qui relèvent de la sphère publique ou du secteur privé. Cette évolution révèle de nombreux enjeux tant en ce qui concerne le droit que la gouvernance des données publiques et privées à l'ère du numérique, qu'il s'agisse par exemple de la protection des données, qu'elles soient privées (personnelles, entreprises) mais aussi publiques, ou encore de l'ouverture des données détenues par les administrations publiques afin de favoriser la transparence, de renforcer l'efficacité de l'action publique ou de permettre de proposer de nouveaux services grâce à la réutilisation des données collectées. D'ouvrage permet de dresser le cadre juridique de la collecte et de la réutilisation des données publiques et privées mais s'interroge aussi sur les modalités d'une bonne gouvernance de ces dernières à l'ère de la société de l'information. L'ouvrage s'adresse aux fonctionnaires et agents du secteur public (État, collectivités territoriales, etc), aux étudiants en droit et sciences politiques, aux candidats aux concours administratifs ainsi qu'aux citoyens et aux entreprises qui souhaitent mieux connaître le cadre juridique et les enjeux relatifs aux données publiques et privées à l'ère du numérique."

    William Gilles, Irène Bouhadana (dir.), Droit et gouvernance des administrations publiques à l'ère du numérique, Les éd. IMODEV, 2014, 227 p. 

    William Gilles, Irène Bouhadana (dir.), Cybercriminalité: cybermenaces & cyberfraudes, Imodev, 2012, 212 p. 

    William Gilles, Les principes budgétaires et comptables publics, LGDJ-Lextenso éditions, 2009, Systèmes, 248 p.   

    William Gilles, Les transformations du principe de l'unité budgétaire dans le système financier public contemporain, Dalloz, 2007, Bibliothèque parlementaire et constitutionnelle, 458 p.  

    La 4ème de couverture indique : "Forgé sous la Restauration, le principe de l'unité budgétaire avait alor un double objectif : vérifier si le budget est équilibré et assurer un meilleur contrôle des finances publiques. Depuis, les enjeux et la raison d'être de l'unité budgétaire n'ont rien perdu de leur importance. - En effet, la recherche de l'exhaustivité de la situation financière publique s'avère désormais déterminante pour appréhender la satellisation et la complexification des finances publiques contemporaines. Dans un tel contexte, l'unité budgétaire constitue, aujourd'hui comme hier, un principe indispensable au respect du droit des parlementaires, à la rénovation de leurs pouvoirs et à l'amélioration de l'information des citoyens. - Si l'unité budgétaire demeure un principe au service de la démocratie et de la maîtrise de la dette publique, sa conception a en revanche considérablement évolué. - Engagé dans une nouvelle configuration, le principe de l'unité budgétaire a pour objectif de se mettre en phase avec les contraintes du système financier public contemporain et oeuvrer ainsi en faveur de la bonne gouvernante financière. - Dans cette perspective et afin de redonner toute sa portée au principe de l'unité budgétaire, deux axes innovants ont été envisagés dans le cadre du présent travail de recherches : d'une part, l'élaboration de normes de présentation des budgets publics; d'autre part, la mise en oeuvre d'une présentation consolidée des budgets publics. - Thèse pour le doctorat en droit soutenue le 30 novembre 2005 à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris I) et honorée du prix de thèse 2006 de la Fondation Jacques Descours-Desacres."

  • William Gilles, Irène Bouhadana, « III. L'autonomie du pouvoir dépensier des collectivités territoriales : quelles contraintes pour quelle optimisation ? », 2011, pp. 75-85    

    Bouhadana Irène, Gilles William. III. L'autonomie du pouvoir dépensier des collectivités territoriales : quelles contraintes pour quelle optimisation ?. In: Droit et gestion des collectivités territoriales. Tome 31, 2011. L'enjeu de la dépense locale. pp. 75-85.

    William Gilles, Irène Bouhadana, « Revue de l'Institut du monde et du développement », 2011   

  • William Gilles, « Les enjeux juridiques de la blockchain », le 25 juin 2019  

    Organisé par l’IRJS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et l'Institut du Monde et du Développement pour la Bonne Gouvernance Publique (IMODEV)

Actualités Publications ENCADREMENT DOCTORAL
  • Dana Massoud, Les enjeux juridiques de l'intelligence artificielle appliquée aux données de santé, thèse en cours depuis 2023 

    Eva Abboudi, Les enjeux juridiques de la guerre à l'ère de l'intelligence artificielle, thèse en cours depuis 2023 

    Yue Wu, L'intelligence artificielle en chine , thèse en cours depuis 2023 

    Isa Babayev, Les algorithmes prédictifs appliqués à la justice , thèse en cours depuis 2022 

    S. Siavash Shahrjerdi, La régulation juridique de l'intelligence artificielle au sein de la justice : une étude comparative entre le droit de l'Union européenne et les lois fédérales des Etats-Unis, thèse soutenue en 2022 à Paris 1, membres du jury : Pierre Bourdon (Rapp.), Hélène Muscat (Rapp.), Serge Slama  

    Depuis plusieurs décennies, l'intelligence artificielle est omniprésente dans la vie des juristes et, de manière générale, dans l'écosystème classique du droit. Les progrès récents de cette technologie nous ont permis d'échanger les techniques classiques – purement statistiques - d’aide à la décision contre des systèmes plus sophistiqués - et potentiellement plus pertinentes tels que celui de la « modélisation du raisonnement juridique » et de la « reproduction des analyses et des décisions judiciaires ». Le recours à ces outils conduit les juristes à se soumettre aux nouveaux cadres rationnels et opérationnels mathématiques, alors qu’ils définissent les programmes informatiques et les cadres juridiques encadrant le fonctionnement des algorithmes. La mise œuvre massive, dans les environnements judiciaires, de ces systèmes est susceptible de produire un écosystème d'un genre nouveau, où l'interaction entre la machine et l'homme serait permanente. Cette interaction peut déboucher sur une sorte de compromis, ou point de milieu, où les machines imiteraient les traits humains et vice-versa. Ce serait l'aube de l’ère du « post-humanisme judiciaire ». La similitude des impacts que les algorithmes imposent aux juristes européens et américains peut aboutir à un rapprochement entre leurs méthodes de travail et leurs paradigmes. À long terme, cela peut même entraîner celui des évolutions jurisprudentielles et législatives des règles juridiques américaines et européennes.

    Paul Moussier, L'existence d'un droit administratif des données, thèse en cours depuis 2022 

    Georgiana Hriscu, Les transformations de la justice sous le prisme de l'intelligence artificielle , thèse en cours depuis 2022 

    Bokou Charles Mely, La régulation juridique de l'économie numérique par les états et les géants des nouvelles technologies , thèse en cours depuis 2020  

    Les normes édictées dans le cadre étatique se caractérisent par leur capacité à sanctionner les comportements contraires en adaptant constamment leur édiction à l’environnement et au contexte qui prévaut selon le secteur d’intervention ou de règlementation. L’ordre économique mondial depuis dix ans a vu l’ascension de forces économiques portées par la transformation numérique et la digitalisation de l’espace économique mondiale. La massification des interactions humaines produisant des données, pétrole annoncé du 3e millénaire, a permis à ces firmes de construire des empires économiques qui défient les Etats. Déjà, dès la fin des années 90, le juriste américain Lawrence Lessig alertait sur la suprématie du code informatique comme source du droit, source de la « lex electronica ». Déjà à cette époque, il proposait une reprise en main par les Etats pour une meilleure gouvernance de l’internet. Cette gouvernance a favorisé à l’émergence de puissances économiques. Aujourd’hui, des firmes comme Google, Facebook, Apple, Amazon, Microsoft regroupées au sein de l’acronyme GAFAM posent des difficultés énormes dans la régulation de l’Internet tant en ce qui concerne la fiscalité, le commerce international, la liberté d’expression, le droit d’auteur etc. Il en est de même pour toutes les firmes du numériques valorisées en bourse à travers le terme des « Licornes » Les Etats réfléchissent aujourd’hui à des mécanismes et des approches qui permettront de mieux aborder l’encadrement de ces mastodontes. Cependant, ces mastodontes, dans leur comportement économique s’émancipent très vite des normes qui existent déjà en raison de l’architecture de l’internet mondial et proposent une normativité nouvelle. Serait-ce la « lex electronica » qui reprend le pouvoir ? Les Etats résistent-ils à cette invasion de leur espace de souveraineté pour céder le terrain à une régulation de l’économie numérique par les acteurs ? L’autorégulation est-elle la voie idéale ? Au contraire, collaborent-ils avec les « Big Tech » pour produire des normes adéquates ? Les bouleversements tirés par les GAFAM d’une part et les grandes firmes Chinoises BATX d’autre part questionnent l’articulation de la régulation proposée par les Etats face à la normativité proposée par les acteurs. En effet, en marge de ces questions, des idées émergent et tendent à favoriser une collaboration entre les Etats et les acteurs pour la production de cadres de concertation avec un transfert parfois de certains contrôles à des corporations. C’est une variante de l’autorégulation. A partir de ce moment, la réflexion pour nous est de rechercher l’idéal de régulation des « Big Techs » dans une économie mondiale globalisée. Nous aborderons la question de l’utilité ou non des droits nationaux ou des droits transnationaux dans l’encadrement de l’économie numérique en interrogeant l’architecture du cyberespace, son économie et son environnement.

    Iryna Smachna, Les potentialités juridiques de la blockchain , thèse en cours depuis 2020 

    Juan pablo Nieto ramirez, La modernisation de la lutte contre la corruption en Colombie , thèse en cours depuis 2020 

    Névine Lahlou, L'accès au droit dans la société de l'information, thèse soutenue en 2020 à Paris 1, membres du jury : Pierre Bourdon (Rapp.), Pietro Falletta (Rapp.), Dominique Rousseau et Jean Lessi  

    Ces travaux ont pour objet l’étude de l’accès au droit impacté par les nouvelles technologies. Il s’agira d’étudier la composition classique de l’accès au droit, au travers de ses fondements juridiques et de différents phénomènes, historiques comme sociologiques. L’objectif sera ensuite d’observer les évolutions de cet accès, confronté au numérique. De nouveaux droits, mais aussi de nouveaux risques, ont modifié l’accès au droit en profondeur, que ce soit dans la manière de rechercher de l’information, comme de la concevoir. Ces différentes observations auront pour intérêt de déterminer les forces et faiblesses de l’accès au droit en France, au travers d’un état des lieux des pratiques et théories existantes sur le sujet. Il sera envisagé dans ce cadre des nouvelles méthodologies et des propositions d’évolution de l’accès au droit, afin de le renforcer et de le pérenniser.

    Olivier Grevin, Le régime juridique des systèmes algorithmiques d'aide à la décision publique, thèse en cours depuis 2019 

    Martine Philippe, La commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) , thèse en cours depuis 2019 

    Vincent Lemaire, Le droit public numérique à travers ses concepts : émergence et transformation d'une terminologie juridique, thèse soutenue en 2019 à Paris 1, membres du jury : Antoine Delblond (Rapp.), Pietro Falletta (Rapp.), Dominique Rousseau  

    Ces travaux portent sur la recomposition du droit public du fait du numérique. Il s’agit donc d’étudier la transformation des principaux concepts du droit public afin d’identifier ce qui résiste, ce qui se transforme et ce qui disparaît après que le numérique infléchisse les comportements et les activités. Ce sera l’occasion d’évoquer les objets nouveaux du numérique et voir leur compatibilité avec le droit public et le droit de manière globale. Également, l’opportunité sera donnée de réfléchir sur l’appropriation juridique des comportements et des formations réticulaires en vigueur dans les usages qui font appel aux technologiques numériques. Partant, il s’agira de réinsérer le droit public dans le paradigme du réseau numérique afin d’y dégager les moyens de repenser les moyens d’intervention de l’État sur les activités numériques et notamment les activités économiques numériques. De cette manière, il s’agit globalement de réfléchir sur la transformation conceptuelle du droit public face à la transition numérique de l’État face aux nouveaux impératifs que le numérique présente à lui.

    Shathil Nawaf Shathil, La Protection des données personnelles des passagers aériens. Une étude comparée entre les droits français Américains et Qatariens, thèse en cours depuis 2018 

    Jean Harivel, Libertés publiques, libertés individuelles, risques et enjeux de la société numérique, thèse soutenue en 2018 à Paris 1, membres du jury : Daniel Wunder Hachem (Rapp.), Antoine Delblond (Rapp.), Francisco Tortolero Cervantes et Jean-Jacques Lavenue  

    L'invasion de la technologie numérique a modifié la société civile et administrative depuis la fin du XXe siècle. Les libertés publiques et individuelles ont été affectées par cette technologie. Le droit commun s'est adapté pour défendre les libertés publiques. Une législation spéciale s'est mise en place pour protéger la vie privée au travers de la protection des données à caractère personnel. Les entreprises mercantiles collectent ces données, les échangent et les monnaient. Elles constituent ainsi une base de données contenant une masse d'information concernant chaque individu. L'État adapte les lois afin de permettre une surveillance des individus au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais la technologie permet aussi la diffusion des données administratives vers les citoyens et favorise une information neutre. Cette information ouvre la voie à une participation citoyenne. La France se refusant d'introduire directement dans la Constitution la protection de la vie privée, ce sont les cours européennes, CEDH et CJUE, qui depuis quelques années protègent effectivement cette vie privée. Cette protection repose également sur une meilleure formation des individus face aux dangers des réseaux sociaux et de l'Internet, formation qui reste à développer.

    Mayana Bunod, La réforme des administrations financières publiques au XXIème siècle, thèse soutenue en 2017 à Paris 1, membres du jury : Antoine Delblond (Rapp.), Grenfieth de Jesús Sierra Cadena (Rapp.)  

    Les administrations financières sont primordiales dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques, et d'autant plus dans les circonstances actuelles qui conduisent à diminuer les dépenses publiques. Elles sont aussi un facteur important dans la modernisation de l’État. Les lois de finances votées par le Parlement et élaborées par le gouvernement sont mises en œuvre principalement par les administrations financières publiques. Il est essentiel que celles-ci disposent des outils pour les exécuter. Ainsi au XXIe siècle, la structure administrative financière publique française se modernise, à la foi en empruntant des modes d’organisation et de gestion du secteur privé et en s’appuyant sur l’outil numérique pour fiabiliser l’information financière publique. Face aux contraintes budgétaires liés aux engagements européens, et à l’évolution sociétale qu’entraîne le numérique, ces entités doivent être des catalyseurs d’une maîtrise de la gestion des deniers publics.

    Gisele De oliveira soares, Les enjeux juridiques de la corruption à l'ère des gouvernements ouverts , thèse en cours depuis 2017 

    Kodjo Ndukuma Adjayi, Le droit de l'économie numérique en République Démocratique du Congo à la lumière des expériences européennes et Françaises, thèse soutenue en 2017 à Paris 1, membres du jury : Pablo O. Gallegos Fedriani (Rapp.), Jonas Shamuana Mabenga (Rapp.), Jean-Jacques Lavenue  

    L'expansion des télécoms et la numérisation sont à la base de la révolution numérique. Leurs aspects sociétaux constituent une véritable source matérielle du droit face au commerce en ligne et à l'économie informationnelle. Le premier axe d'analyse a construit le modèle d'encadrement juridique réalisé à travers le temps pour le commerce en ligne européen et français. La réglementation a suivi l'évolution des techniques de communication à distance : téléachat (1989), contrats à distance (1997), fourniture des services financiers à distance (2002). Mais, la voie électronique a révolutionné les services de la société de l'information, dont la directive 2000/31/CE réglemente les aspects dès 2000. (1) Le deuxième axe appréhende l'évolution des politiques législatives sur les télécoms et les communications électroniques en Europe et en France. Le droit international du commerce a transplanté en Afrique (RDC) les standards juridiques de l'Europe des télécoms, grâce à la mondialisation des marchés, à la diffusion technologique, à l'internationalisation des réseaux et à la multinationalisation. (II) Ainsi, l'ordre juridique congolais a suivi le modèle de dérégulation. L'ouverture des droits de l'accès aux télécoms, jadis monopolistiques, a engagé la transformation des services publics dans l'économie de marché. Partout, le droit de la régulation a suscité des défis nouveaux pour la séparation des fonctions de régulation, d'exploitation et de réglementation. Aussi, la concurrence soulève le défi de l'autorégulation du marché par les forces économiques. (III)Au fil des innovations, la législation telle que pensée au départ en RDC n'est pas en mesure de régir les contingences de la révolution numérique, notamment : les données personnelles et la cybercriminalité. Des travaux de lege ferenda sont en cours depuis avril 2017 au parlement congolais, précisant la prospective de refondation du droit de l'économie numérique en RDC au vu des expériences comparées. (IV).

    Zoarinandrasana Rasamoelina, Les transformations du contentieux fiscal à Madagascar, thèse soutenue en 2016 à Paris 1, membres du jury : Jacques Buisson (Rapp.), Thierry Lambert (Rapp.), Jean-Luc Pissaloux  

    Instrument juridique au bénéfice des parties, aussi bien pour les contribuables que pour l’administration fiscale, le contentieux fiscal constitue, en principe, un observatoire propice pour mesurer la répercussion, la portée et l’efficacité de la gestion publique de l’impôt. Il sert à éprouver, dans sa généralité, la politique fiscale. C’est en ces termes que sa conceptualisation en tant que mécanisme de régulation et de modélisation s’observe. Un tel concept est essentiellement basé sur le prisme de l’indépendance du juge, de la séparation des pouvoirs, de l’effectivité du contrôle juridictionnel et par déduction de la protection des droits et garanties des parties. Pourtant, la réalité demeure très éloignée de ces aspirations. En effet, le contentieux fiscal se caractérise par trois traits significatifs, à savoir : le comportement de suprématie de l’administration fiscale, le dessaisissement du juge et par la même occasion la dépossession de la Justice au bénéfice d’un système de contractualisation de l’impôt, et enfin le déclin du droit des contribuables. Aux nombreuses prérogatives de puissance publique, que la loi attribue à l’administration fiscale, s’ajoutent les pouvoirs discrétionnaires, conférant à cette dernière un statut quasi juridictionnel. Ainsi, sur fond d’un légicentrisme exacerbé et sur une mauvaise appréhension de la notion d’intérêt général et de celle du juge de l’impôt, s’institue un véritable système atrophié, marqué par le renoncement du juge à son pouvoir et par l’affermissement du pouvoir de l’administration. Nous assistons à un débordement du pouvoir judiciaire par d’autres instances régulatrices. Le contentieux échappe au juge en faveur de l’administration, et ce dans une indifférence anormale qui s’apparente davantage à une connivence latente. Il est plus que jamais indispensable de remettre en question ces évidences, qu’elles soient liées au droit substantiel ou au droit processuel, et d’en finir avec cette forme de doxa juridique qui suppose que les règles sont immuables. De surcroit, la fiscalité est soumise au mouvement de la conjoncture, le système contentieux se doit, lui aussi, d’être évolutif, afin d’apporter des solutions juridiquement cohérentes, économiquement logiques et équitables. L’évolution et la transformation du contentieux doivent ainsi s’inscrire dans une judiciarisation de toutes les phases de la procédure. Le but est de permettre un contrôle effectif, neutre et objectif, d’éviter les décisions arbitraires ou même inégalitaires et enfin d’équilibrer les droits du contribuable et les prérogatives de l’administration.

    Yves Delwaulle, Le droit du numérique et les entites stratégiques , thèse en cours depuis 2016 

    Eleanor baylor Mitch, Le droit à l’information à l’ère de la blockchain , thèse en cours depuis 2015 

    Pierre Belebenie, Les transformations de la fiscalité locale au Cameroun, thèse soutenue en 2015 à Paris 1, membres du jury : Thierry Lambert (Rapp.), Xavier Cabannes (Rapp.), Amavi Kouévi  

    Au Cameroun, les transformations de la fiscalité locale qui se sont opérées au fil du temps n'ont eu aucune incidence sur l'autonomie financière des collectivités territoriales ; celle-ci demeure comprimée. Quant à la bonne gouvernance, elle apparaît parfaite sur le papier -signe de la pression des bailleurs de fonds internationaux-mais inexistante dans la pratique. Alors que les tentatives internationales de lutte contre la pauvreté semblent montrer leurs limites dans ce pays, les recettes fiscales locales y restent quant à elles insuffisantes, en raison notamment de l'ampleur du secteur informel et de l'inefficacité de la politique fiscale. Il s'ensuit une crise de la fiscalité locale qui s'accompagne d'une crise des finances locales. Aussi, des réponses appropriées de financement des collectivités territoriales doivent-elles être trouvées si le Cameroun entend rester sur la voie du développement. La piste des recettes non fiscales et celle de la coopération entre collectivités territoriales ne devraient pas être négligées. Si ces pistes sont nécessaires, elles ne sont pour autant pas suffisantes : elles ne sont pas à même de générer des ressources à hauteur des besoins des collectivités territoriales. Dès lors, une réforme axée sur l'amélioration des modes de financement des collectivités territoriales semble inévitable, voire urgente. Ainsi, le modèle camerounais des dotations étatiques devrait-il être revisité pour plus d'efficacité. Par ailleurs, si la réforme de la fiscalité locale devrait prioritairement être tournée vers la simplicité, l'efficacité, l'efficience et l'équité, il est tout aussi important qu'elle soit tournée vers la pertinence institutionnelle, une démarche qui peut se révéler très efficace en matière de mobilisation des ressources -y compris fiscales -dans le contexte camerounais.

    Ingrid judit Obregon contreras, La neutralité du réseau de télécommunicatios à l'ère du gouvernement ouvert., thèse en cours depuis 2013 

    Thomas Honnet, De la res publica à l'E-republique , thèse en cours depuis 2013 

  • Serge B. Batonon, Les systèmes financiers publics des Etats de l'UEMOA à l'épreuve de la nouvelle gouvernance financière publique, thèse soutenue en 2016 à Paris 1 sous la direction de Amavi Kouévi, membres du jury : Jean-Pierre Duprat (Rapp.), Alioune Badara Fall (Rapp.)  

    L'examen des systèmes financiers publics des États de l'UEMOA a permis de constater que ces systèmes ont évolué dans le contexte contemporain de la nouvelle gouvernance financière publique. Le souci de la transparence, de la sincérité, de la responsabilité et de l'efficacité, principes cardinaux de la nouvelle gouvernance financière publique, a permis aux États de l'UEMOA sous l'égide de la Commission communautaire de renouveler les bases normatives et institutionnelles de leurs systèmes financiers publics. Les nouvelles normes introduisent une gestion financière publique axée sur les résultats avec une plus grande responsabilisation des acteurs. Elles confortent la suprématie budgétaire du Ministre des finances tout en investissant la direction du budget d'un rôle d'avant-gardiste programmatique en matière budgétaire et le contrôle financier d'une fonction d'évaluation de la dépense publique. Elles ont mis en perspective l'action du Parlement et des juridictions des comptes des États qui doivent mettre la veille à l'efficacité de la dépense publique au cœur de leurs actions. La mise en œuvre des nouvelles normes financières publiques change l'architecture et la méthode d'élaboration du budget qui passe d'une approche de moyen à une approche de résultat. Un ensemble de technicité et de rigueur entour désormais l'élaboration du budget dont les documents de programmation et les mécanismes de conception requièrent plus d'exigences. Les mécanismes et outils de pilotage de la gestion financière des États ont également changé. L'introduction de la responsabilité managériale a rendu nécessaire la mise en œuvre des outils de pilotage empruntés au secteur privé. Mais l'analyse des réalités sociologiques et des capacités internes des États révèle que la corruption, la non application délibérée des textes et l'insuffisance qualitative et quantitative des ressources humaines, matérielles et informationnelles constituent un blocage au bon fonctionnement des systèmes financiers publics. De même, au lieu d'être du "sur mesure" les nouvelles normes paraissent encore être du ''prêt à porter'' et ne tiennent pas toujours compte des réalités sociologiques des États. C'est pourquoi, la présente thèse propose de passer de l'imitation à l'innovation institutionnelle. Elle fait de la consolidation endogène des systèmes financiers publics une condition de réussite qui passe, entre autres, par l'instauration dans les États de la bisannualité budgétaire ; des profils des députés, du comité ordonnateur dans les ministères, de la responsabilisation solidaire du comptable et de l'ordonnateur et de l'instauration d'une responsabilité morale à travers l'implication de la chefferie traditionnelle et des confessions religieuses à la discipline financière.

    Koffi Rameaux Niangoran, Le financement des collectivités territoriales en Côte d'Ivoire : essai sur la gouvernance publique locale en Afrique, thèse soutenue en 2015 à Paris 1 sous la direction de Amavi Kouévi, membres du jury : Jacques Fialaire (Rapp.), Jean-Luc Pissaloux (Rapp.)  

    La décentralisation est l'innovation institutionnelle majeure que connaissent les pays africains depuis les années 1990. Si elle est irréversible, il n'en demeure pas moins que la capacité des collectivités territoriales à fournir des services publics locaux aux populations locales et à impulser le développement économique et social est contrainte par l'étroitesse des moyens juridique, financier, humain et matériel. Cette thèse de droit public porte sur le financement des collectivités territoriales en Côte d'Ivoire. L'objectif général de cette étude est de démontrer d'une part, les différentes politiques publiques locales financées par les institutions locales, et d'autre part, les moyens mis en œuvre pour les financer. Au bout d'une enquête qui aura utilisé plusieurs types de données (documents, entretiens, observations directes, etc.) il apparaît que les atouts de financement des collectivités territoriales en Côte d'Ivoire sont avérés, et peuvent faire état d'une réussite en matière de réalisation d'investissement local. Toutefois, les outils et dispositifs législatifs existants consacrés au développement local durable soulèvent des difficultés qui incitent à s'interroger sur l'efficacité même du système de financement de ces entités décentralisées. C'est dire que des dysfonctionnements existent à ce sujet, et entravent les initiatives des élus locaux. En s'appuyant sur une série d'études de cas africains et sur un grand nombre d'exemples dans d'autres parties du monde, cette thèse propose des pistes concrètes pour moderniser le système de financement des collectivités territoriales ivoiriennes. L'évolution du développement économique et social à l'échelle de la Côte d'Ivoire dépend largement de cette réforme juridique, institutionnelle et sociologique.

    Oussama Ghadir, Aspects financiers publics du partenariat euro-méditerranéen, thèse soutenue en 2014 à Paris 1 sous la direction de Amavi Kouévi, membres du jury : Xavier Cabannes (Rapp.), Francis Querol (Rapp.), Philippe Achilleas  

    Tenue à Barcelone les 27-28 novembre 1995, la Conférence euro-méditerranéenne des ministres des Affaires étrangères a marqué le début d’un Partenariat nouveau entre l’Union européenne, ses 15 Etats membres (désormais 27 Etats membres) et leurs 12 Partenaires Méditerranéens (désormais 10). Ce Partenariat comprend une coopération bilatérale (conclusion d’un accord d’association qui couvre les trois objectifs fixés par la Déclaration de Barcelone entre l’Union européenne et chaque pays partenaire), d’une part, une coopération régionale, d’autre part. Le Partenariat euro-méditerranéen repose sur la conviction commune qu’il est souhaitable de développer une politique globale axée sur l’association étroite, dans un large éventail de domaines présentant un intérêt commun, du fait de la proximité des deux régions. La Déclaration de Barcelone, adoptée lors de la Conférence de Barcelone, a établi les trois objectifs essentiels du Partenariat : 1- la définition d’un espace euro-méditerranéen de paix et de stabilité par le renforcement du dialogue politique et de sécurité (partenariat politique et de sécurité) ; 2- le rapprochement entre les peuples au moyen d’un partenariat social, culturel et humain qui vise à favoriser la compréhension des cultures et les échanges entre les sociétés civiles (partenariat social, culturel et humain) ; 3- la construction d’une zone de prospérité partagée et l’instauration d’une zone de libre-échange (partenariat économique et financier), fondée sur l’économie de marché et l’initiative privée dans le respect des règles de l’Organisation Mondiale du Commerce. La mise en place de la zone de libre-échange prévoit l’élimination des barrières douanières (et des taxes d’effet équivalent) et de toute entrave à la libre circulation des marchandises entre les pays de l’Union européenne et les pays du sud et de l’est de la Méditerranée. Or, dans le cadre du Partenariat euro-méditerranéen, les pays arabes partenaires sont confrontés à la nécessaire conciliation de deux impératifs majeurs : -d’une part, la demande sociale, liée à l’exigence du développement économique, entraîne un fort besoin de recettes publiques ; d’autre part, le désarmement tarifaire, résultant de l’instauration progressive de la zone de libre-échange euro-méditerranéenne, se traduit par une baisse significative de recettes douanières et entraîne de ce fait la nécessité de mobiliser plus largement la fiscalité interne. Dès lors, quid de la dimension économique et financière et des incidences financières publiques sous-jacentes du Partenariat ? Quels sont les défis auxquels les partenaires arabes méditerranéens sont désormais confrontés en matière de finances publiques ? Du Processus de Barcelone, découle une nécessaire prise de conscience par les Etats arabes méditerranéens de l’exigence d’une réforme de leurs finances publiques.

  • Bibi Zareen Chadee, Les entités offshore et leur encadrement : le cas de l'île Maurice, thèse soutenue en 2014 à Paris 5 sous la direction de Françoise Biotti-Mache, membres du jury : Alain Ayong Le Kama (Rapp.), Pierre Yves Lucas  

    Le terme offshore est communément utilisé pour désigner la mise en place d'une entité juridique dans un pays où celle-ci n'exerce aucune activité. Par cette implantation, cette entité pourra bénéficier de certains avantages fiscaux. Or ce mécanisme d'optimisation fiscale peut être contourné de manière illégale. De nombreuses juridictions offshore ont alors été pointées du doigt pour leur manque de transparence et jugées responsables de l'évasion fiscale. Parmi ces centres financiers offshore, Maurice se distingue des autres places financières dans la mesure où elle s'attache à respecter les normes internationales tout en continuant de développer son secteur offshore. Ainsi, l'intérêt de cette thèse est de présenter les caractéristiques de chaque entité offshore et leur fonctionnement afin de comprendre comment elles peuvent être détournées de leur objet initial. Cette présentation passe dans un premier temps par l’analyse des entités offshore et leur exploitation puis dans un second temps leur régulation. On constate alors que la juridiction mauricienne est injustement qualifiée de paradis fiscal et encourent les mêmes risques que les plus grandes places offshore. Maurice a su ainsi concilier ses intérêts en trouvant un équilibre entre l’exploitation économique de son secteur offshore et l’application rigoureuse des normes internationales.

  • Simon Caqué, Le régime juridique des données publiques numériques, thèse soutenue en 2020 à Rennes 1 sous la direction de Hélène Muscat, membres du jury : François Bodin, Lucie Cluzel-Métayer et Jean-Michel Bruguière  

    Les progrès des technologies du numérique favorisent de nombreuses transformations au sein de la société. D’aucunsévoquent la notion de révolution numérique. L’émergence du numérique dans l’activité administrative conduit à ce que les personnes publiques ainsi que les personnes privées chargées d’une mission de service public soient concernées par le traitement d’une quantité croissante de données. Dès lors se pose la question de savoir précisément quelles règles juridiquesencadrent ces traitements et si elles sont adaptées aux évolutions des techniques informatiques. L’objet de la présente étude est d’apporter une réponse à ces questions en partant de la donnée publique numérique comme objet et de l’hypothèse selon laquelle cet objet a un cycle de vie propre.

    Jonathan Keller, La notion d'auteur dans le monde des logiciels, thèse soutenue en 2017 à Paris 10 sous la direction de Sylvia Preuss-Laussinotte, membres du jury : Mélanie Clément-Fontaine (Rapp.), Franck Macrez (Rapp.), Geneviève Koubi et François Pellegrini    

    Le monde des logiciels doit être interprété de manière extensive à l’instar de la présence de l’outil informatique dans la société contemporaine. Le présent travail de recherche entend mettre en avant que la protection du logiciel par le droit d’auteur est davantage opportuniste que réfléchie. Cet opportunisme se ressentait par une volonté libérale de déléguer aux acteurs économiques la fixation des règles propres aux régimes juridiques applicables aux logiciels. Jusqu’à très récemment, la conjugaison du droit d’auteur et du droit des contrats ont entraîné à la fois accentué l’exclusivité sur son code fondée sur le droit d’auteur, ainsi qu’une immunité sur la qualité de son code fondée sur le droit des contrats. Une telle politique a engendré un mouvement contestataire du droit de la propriété intellectuelle, un accroissement des risques des utilisateurs et une protection perverse puisque la divulgation de l’œuvre est supposée être faite lorsque l’auteur l’estime être prête. Ce laissez faire normatif se retrouve également dans les données informatiques, informations, où l’absence de protection d’alors faisait l’objet de grands débats entre informaticiens (libéraux) et juristes (conservateurs). Or la présente étude prône pour l’établissement d’un patrimoine immatériel comme semble l’amorcer les mouvements législatifs et prétoriens actuels. Néanmoins ce patrimoine immatériel étant facilement duplicable en n’étant pas par défaut exclusif, les forces de l’ordre et renseignement peuvent s’en saisir également plus facilement grâce à l’aide des fournisseurs de service. Ceci facilite également l’établissement d’un panopticon intrusif.

    N'Da Brigitte Etien-Gnoan, L'encadrement juridique de la gestion électronique des données médicales, thèse soutenue en 2014 à Lille 2 sous la direction de Jean-Jacques Lavenue, membres du jury : Belén Maria Andreu Martínez (Rapp.), Pierre Trudel (Rapp.), Jacques Hardy    

    La gestion électronique des données médicales consiste autant dans le simple traitement automatisé des données personnelles que dans le partage et l'échange de données relatives à la santé. Son encadrement juridique est assuré, à la fois, par les règles communes au traitement automatisé de toutes les données personnelles et par celles spécifiques au traitement des données médicales. Cette gestion, même si elle constitue une source d'économie, engendre des problèmes de protection de la vie privée auxquels le gouvernement français tente de faire face en créant l'un des meilleurs cadres juridiques au monde, en la matière. Mais, de grands chantiers comme celui du dossier médical personnel attendent toujours d'être réalisés et le droit de la santé se voit devancer et entraîner par les progrès technologiques. Le développement de la télésanté bouleverse les relations au sein du colloque singulier entre le soignant et le soigné. L'extension des droits des patients, le partage de responsabilité, l'augmentation du nombre d'intervenants, le secret médical partagé constituent de nouveaux enjeux avec lesquels il faut, désormais compter. Une autre question cruciale est celle posée par le manque d'harmonisation des législations augmentant les risques en cas de partage transfrontalier de données médicales.