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Pauline Vidal-Delplanque

Maître de conférences HDR, Droit public.

Université Lille · Institut Universitaire de Technologie C de Lille Centre de Recherche Droits et Perspectives du Droit — CRDP
Université de LilleInstitut Universitaire de Technologie C de LilleCentre de Recherche Droits et Perspectives du Droit

Actualités scientifiques

Parution
4 sept. 2025
Journée d'étude
13 oct. 2023 · Lille
Colloque
16 nov. 2022 · Paris

Publications scientifiques

  • Ouvrages

    Pauline Vidal-Delplanque, Les aumôneries en droit public français: entre principe de laïcité et droit fondamental, Les éditions du Cerf, 2025, 158 p. 

    Pauline Vidal-Delplanque, Eric Chancellier, Vassiliki-Piyi Christopolou, Édouard Jourdain, Bertrand Mazabraud [et alii], Libéralisme et bien commun, Institut catholique de Paris, 2016, Revue Transversalités, 132 p. 

  • Communications

    Pauline Vidal-Delplanque, « La Laïcité à l'épreuve du temps et des mutations », le 24 novembre 2025 

    Colloque organisé par le CRDP, le LERDP, l'IUT, la Faculté de droit, Université de Lille sous la direction scientifique de Pauline Vidal-Delplanque et Christophe Parent

    Pauline Vidal-Delplanque, « Regard juridique sur la religion en démocratie libérale », le 26 février 2024 

    Colloque franco-japonais coorganisé par l'Université Paris Cité et l'Université Kwansei Gakuin (Japon) sous la direction scientifique du Pr Thierry Rambaud, Université Paris Cité et du Pr Takeshi Inoue, Université Kwansei Gakuin

    Pauline Vidal-Delplanque, « Vigilance et diligence en droit public », le 13 octobre 2023 

    3ème Journée d'étude organisée par l'Équipe de recherche en Droit Public (L'ERDP) du Centre de recherche droits et perspectives du droit, Université de Lille sous la direction de Charlotte Beaucillon et Carole Gallo, Professeures à l'Université de Lille

    Pauline Vidal-Delplanque, « Res publica », le 16 novembre 2022 

    Colloque organisé par le Groupe Religions, Église et Politique (GREPO) de l’Institut Catholique de Paris

Encadrement doctoral

  • Rapporteur

    Mohamed Alssadek, Notion et pratique de la démocratie en Libye sous l'ère Khadafi, soutenue en 2023 à Université Paris Cité sous la direction de Frédéric Rouvillois présidée par Thierry Rambaud, membres du jury : Malik Boumediene (Rapp.), Christophe Boutin et Sylvie Ciabrini  

    La démocratie est un mot grec étymologiquement composé de deux mots : peuple et pouvoir. Depuis l'émergence du terme, sa définition a pu varier mais globalement, la plupart des politologues et philosophes actuels le définissent comme un mode de gouvernement lié à l'état de droit et aux libertés fondamentales. La démocratie est définie par les Nations Unies et par les organisations internationales comme étant un ensemble de Valeurs Universelles.Toutefois, ce n'est pas la démocratie que choisit la Libye, lorsqu'elle devient indépendante en 1951 : elle opte alors pour un régime monarchique, sous forme fédérale, héréditaire - le Roi en étant Mohammad Idris al-Senussi comme le stipulait la constitution rédigée avec la forte implication d'Adrian Pelt en tant que représentant des Nations Unies en Libye. Cette Constitution prévoyait également un Parlement composé de deux chambres, et assurer la séparation des pouvoirs. En 1963, la Constitution est amendée pour que la Libye devienne un État unifié. En septembre 1969, un groupe de jeunes officiers dirigé par Mouammar Kadhafi s'empare du pouvoir, déclare la chute de la monarchie et proclame la naissance de la République Arabe Libyenne. La chute de la Monarchie est alors suivie par la chute des institutions constitutionnelles; le Roi est remplacé par un Conseil de Commandement Révolutionnaire (CCR) ; et de l'Union socialiste arabe, et l'application de l'idéologie nassérisme jusqu'à ce que ce que l'on appelle la Révolution culturelle ait lieu en avril 1973. Le Conseil abandonne toutes les lois et les remplace par le (Coran). Le 2 mars 1977, un nouveau régime unique en son genre est adopté. Kadhafi a rédigé son «Livre vert », où il expose sa « Troisième Théorie Universelle », qui donne le pouvoir au peuple. La Libye est alors officiellement nommée « État de la Grande Jamahiriya Arabe Libyenne Populaire Socialiste ».Sur le plan théorique, cette idéologie combine un ensemble de critiques du système communiste aussi bien que du libéralisme avec une critique du système représentatif par les parlements, les gouvernements, la constitution, les référendums, les partis et la classe politique. Kadhafi propose une solution alternative: une démocratie directe à travers les congrès populaires, les comités populaires, les syndicats et les associations professionnelles, qui sont des outils basés sur l'unité du pouvoir, où tout citoyen de plus de dix-huit ans devient automatiquement membre des congrès. Mais du point de vue pratique, il s'agit également d'un régime représentatif: le processus de nomination des hauts fonctionnaires et le processus législatif ne se déroulent pas de manière directe. Le taux de participation est faible par rapport à la population et on observe une absence de renouvellement des élites. La situation en Libye s'est poursuivie ainsi jusqu'en 2003, sous le nom de « Phase des Réformes » et le programme « Libye de demain», un projet dirigé par Saïf Al-Islam Kadhafi, fils de Mouammar Kadhafi, a été mis en oeuvre. Le développement, la libération des prisonniers politiques et la rédaction d'une nouvelle constitution ont été perturbés par le déclenchement de la guerre civile en 2011. La situation s'est aggravée ; le pouvoir et l'influence des milices et des groupes terroristes ont grandi et ont gâché le processus de transition démocratique. En conséquence : la Libye n'a jamais connu de véritable démocratie, ni à l'époque de la Monarchie, ni à l'époque de Kadhafi, ni au cours de la dernière décennie.