• THESE

    Essai sur un critère de distinction des nullités en droit privé, soutenue en 2013 à Paris 11 sous la direction de Françoise Labarthe présidée par Denis Mazeaud, membres du jury : Guillaume Wicker (Rapp.), Carole Ouerdane-Aubert de Vincelles (Rapp.) 

  • Damien Sadi, Françoise Labarthe, Fanny Binois (dir.), 20 ans de droit privé , mare & martin, 2024, Droit & science politique, 125 p.   

    Que s'est-il passé dans les diverses branches du droit privé durant ces vingt dernières années ? Pouvons-nous parler de métamorphose ou d'une évolution ? Deux constats peuvent être dressés. D'un côté, certaines matières connaissent des réformes régulières, tandis que d'autres, pendant longtemps immuables, ont finalement été réformées. Il reste alors à réfléchir au sens profond de ces multiples changements,en les qualifiant dès maintenant, pour cerner leur impact sur l'avenir.

    Damien Sadi, Essai sur un critère de distinction des nullités en droit privé, Mare & Martin, 2015, Bibliothèque des thèses ( Droit privé et sciences criminelles ), 669 p. 

    Damien Sadi, Françoise Labarthe, Essai sur un critère de distinction des nullités en droit privé,, 2013, 625 p.  

    L’étude d’un critère de distinction des nullités est-elle désuète ? Tant s’en faut. S’inscrivant dans lecontentieux de la théorie des nullités, le critère de distinction actuel est couramment dénoncé. À ce jour, il est enseigné qu’une théorie « moderne » aurait renversé une théorie « classique » distinguant les nullités relatives et absolues selon la gravité du vice de l’acte. Aussi le critère actuel de « l’intérêt protégé » propose-t-il de scinder les nullités selon l’intérêt que la loi décide de préserver. Ici, la nullité est relative lorsque seul un intérêt particulier est protégé par le législateur. Là, une nullité absolue est préférable quand l’intérêt général a guidé l’objectif législatif dans l’édiction de larègle. Séduisant, ce critère n’en demeure pas pour autant convaincant. L’excès condamnable de rigidité du critère organique laisse place à un excès de souplesse du critère de l’intérêt protégé tout aussi blâmable. Comment distinguer l’intérêt général de l’intérêt privé ? Bien plus, y a-t-il un intérêt à protéger quand le législateur exige une condition matérielle de formation de l’acte comme la cause ou l’objet ? Par où l’on voit qu’à l’insécurité juridique du critère s’adjoint l’artifice des classifications qu’il engendre. Insatisfaisant, le critère de l’intérêt protégé doit être réprouvé. L’approche historique, essentielle pour comprendre l’origine de la distinction, dévoile la chronologie erronée des théories esquissées. S’ensuit l’abandon d’un critère palliatif pour la substitution d’uncritère plus effectif, dont le fondement n’instaure pas une hiérarchie entre les conditions de formation ou les intérêts protégés. Mises sur un pied d’égalité, les nullités seraient distinctes en raison des vices qui les provoquent, pris dans leur nature, et non dans leur gravité. Fondé sur la nature du vice, personnelle – si le vice affecte le consentement –, matérielle ou illicite – si le vice altère le contrat – ce nouveau critère de distinction des nullités autoriserait une classification ternaire, avec un régime spécifique à chaque vice. Il permettrait également la redécouverte d’une pluralité de natures des nullités, en tant que sanction ou remède. L’harmonie des catégories s’en trouverait ainsi instaurée, la bipolarité décriée abandonnée et la nature véritable des nullités restaurée.

  • Damien Sadi, « L'apport personnel d'un époux dans la construction du logement de famille appartenant au conjoint n'est pas une charge du mariage », Recueil Dalloz, Dalloz , 2023, n°21, p. 1108 

    Damien Sadi, « Le devoir de secours ne compense pas la prestation compensatoire », Recueil Dalloz, Dalloz , 2022, n°24, p. 1247 

    Damien Sadi, « Du divorce à grande vitesse : brèves observations à propos de la loi du 23 mars 2019 », Recueil Dalloz, Dalloz , 2019, n°32, p. 1779 

    Damien Sadi, « Pour une réécriture de l'article 266 du code civil », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, Dalloz , 2018, n°03, p. 591 

    Damien Sadi, « La SCI ou l'obstacle à la cogestion du logement familial », Recueil Dalloz, Dalloz , 2018, n°25, p. 1428 

    Damien Sadi, « Partenaire du légataire et témoin du testateur : deux statuts compatibles », Recueil Dalloz, Dalloz , 2018, n°18, p. 991 

    Damien Sadi, « Pas de différé du point de départ des intérêts de la prestation compensatoire », Recueil Dalloz, Dalloz , 2018, n°14, p. 778 

    Damien Sadi, « L'autorisation du conjoint donnée à l'époux caution : étude prospective », Recueil Dalloz, Dalloz , 2014, n°04, p. 231 

  • Damien Sadi, « 20 ans de droit privé : évolution ou métamorphose ? », le 06 avril 2023  

    Organisé à l’occasion des 20 ans du Master 2 Droit privé fondamental par la Faculté Jean Monnet - Sceaux, le CERDI, l'IDP, Univ. Paris-Saclay sous la direction scientifique de Françoise Labarthe, Pr. Univ. Paris-Saclay, CERDI, Directeur du M2 Droit privé fondamental, Fanny Binois, MCF, Univ. Paris-Saclay, CERDI et Damien Sadi, MCF, Univ. Paris-Saclay, IDEP

    Damien Sadi, « Homoparentalité / homoparenté : un renouveau du droit de la filiation ? », le 15 octobre 2021  

    Colloque organisé par Elisabeth Ronzier, CERMUD, Université Le Havre-Normandie.

    Damien Sadi, « Le Droit et les péchés capitaux », le 03 octobre 2019  

    Colloque jeunes chercheurs organisé par le Centre d’Études et de Recherche en Droit de l’Immatériel - CERDI

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Constance Lehman, Essai sur le prix et la valeur en droit des contrats, thèse soutenue en 2022 à université ParisSaclay sous la direction de Françoise Labarthe, membres du jury : Bénédicte François (Rapp.), Cyril Noblot (Rapp.)      

    La valeur économique s’oppose au prix. Compte tenu de la prohibition de la lésion, de l’indifférence de l’erreur sur la valeur et de l’importance de la liberté contractuelle en la matière, le droit semble se désintéresser du déséquilibre économique. Le prix ne serait qu’une expression conventionnelle et subjective de la valeur.Le droit contribue toutefois à la recherche un équilibre entre le prix et la valeur et au traitement d’un éventuel déséquilibre. Les règles relatives à la formation du contrat encadrent leur estimation, afin d’éviter la survenue d’un déséquilibre entre le prix convenu et la valeur réelle.Si un tel évènement devait malgré tout survenir, la faveur est donnée, selon les cas, aux solutions conventionnelles (anéantissement ou révision du contrat d’origine), sur l’immixtion judiciaire. Enfin, le droit régule la mise en œuvre des mécanismes de révision et de restitution, permettant le rétablissement de l’équilibre contractuel.