• Pierre Rodière, Claire Marzo, Étienne Pataut, Sophie Robin-Olivier, Gilles Trudeau (dir.), Le droit social en dialogue: mélanges en l'honneur de Marie-Ange Moreau européanisation, mondialisation, croisements disciplinaires, Bruylant, 2022, 604 p.   

    Pierre Rodière, Droit social de l'Union européenne, LGDJ, un savoir-faire de Lextenso, 2022, 959 p. 

    Pierre Rodière, Ségolène Barbou Des Places, Étienne Pataut (dir.), Les frontières de l'Europe sociale: [séminaire de recherches, 2015-2016, Ecole de droit de la Sorbonne], A. Pedone, 2018, Cahiers Européens, 282 p. 

    Pierre Rodière, Emilios Christodoulidis, Dieter Grimm, Ana Maria Guerra Martins, Vital Moreira, Les gardiens des droits sociaux en Europe: Les recours nationaux et internationaux en cas de remise en cause des droits sociaux par l'Union européenne Actes du séminaire du 6 février 2015, Wolters Kluwer France, 2016, 100 p. 

    Pierre Rodière, Droit social de l'Union européenne, LGDJ-Lextenso éd., 2014, 768 p.  

    Pierre Rodière, Marie-Ange Moreau-Bourlès, Horatia Muir Watt (dir.), Justice et mondialisation en droit du travail: du rôle du juge aux conflits alternatifs, Dalloz, 2010, Thèmes et commentaires, 310 p.     

    Pierre Rodière, Droit social de l'Union européenne, LGDJ, 2008, 698 p. 

    Pierre Rodière, La réforme du dialogue social, Lamy, 2004, 91 p. 

    Pierre Rodière, Droit social de l'Union européenne, LGDJ, 2002, Manuel, 668 p. 

    Pierre Rodière, Marie-Armelle Rotschild-Souriac, La question de la subsidiarité de l'accord de branche: à propos du jugement du TGI de Paris du 14 mai 2002, Lamy, 2002, 22 p. 

    Pierre Rodière (dir.), Droit du travail, droits de la consommation et de la concurrence: comparaison et interactions, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, 2000 

    Pierre Rodière, Droit social de l'Union européenne, L.G.D.J, 1998, Manuel, 528 p.  

    Pierre Rodière (dir.), La citoyenneté européenne face au droit social et droit du travail, Bundesanzeiger, 1997, Série de publications de l'Académie de droit européen de Trèves, 89 p. 

    Pierre Rodière, Droit et ville: Droit du travail et droit de l'environnement [suivi de] la copropriété [actes de] colloque de la Société française pour le droit de l'envionnement, 30 septembre-1 octobre 1993 [suivi de actes de ] colloque de la Chambre syndicale des propriétaires et copopriétaires de Toulouse Midi-Pyrénées, 26 novembre 1993, Institut des Etudes Juridiques de l'Urbanisme et de la Construction, 1994, 272 p. 

    Pierre Rodière, Droit social international et européen, les Cours de droit, 1990, 350 p.  

    Pierre Rodière, Droit social international et européen: 1987-1988, Les Cours de droit, 1988, Les Cours de droit.  

    Pierre Rodière, Vincent Cottereau, Jeanne Tillhet-Pretnar, Le salarié détaché à l'étranger, Masson, 1988, 180 p. 

    Pierre Rodière, La Convention collective de travail en droit international: contribution à l'étude des normes juridiques de source professionnelle, Litec, 1987, Travaux du Centre de recherche sur le droit des marchés et des investissements internationaux, 399 p.  

    Pierre Rodière, La Théorie marxiste du droit et le droit du travail en Union Soviétique, 1977 

    Pierre Rodière, Gérard Lyon-Caen, La convention collective de travail en droit international,, 1977, 282 p. 

  • Pierre Rodière, « Quelles refondations sociales en perspective ? », Revisiter les solidarités en Europe : Actes du Colloque - 18 et 19 juin 2018 - Collège de France, 2019   

    Pierre Rodière, Diane Roman, « « Garantie des droits fondamentaux et contrôle juridictionnel des mesures d’austérité en Europe : les « nouvelles frontières » de l’Europe sociale » », in Ségolène Barbou Des Places, Étienne Pataut, Pierre Rodière (dir.), Les frontières de l’Europe sociale, Pedone, 2018 

    Pierre Rodière, « Les transformations du droit du travail », Construction européenne et droit du travail : études offertes à Gérard Lyon-Caen, Dalloz, 1989, pp. - 

    Pierre Rodière, « Droit et pratique du commerce international », Articles en français suivis d'un résumé en anglais, Le salarié détaché à l'étranger 

  • Jean Maïa, préface à Bérénice Bauduin, La constitutionnalisation du droit du travail: étude d'une dynamique contemporaine, LGDJ-Lextenso, 2021, Bibliothèque de droit social, 609 p.  

    Cette thèse étudie les influences réciproques existant entre droit du travail et droit constitutionnel. La constitutionnalisation du droit du travail ne se manifeste pas uniquement dans une diffusion des principes constitutionnels au sein de ce droit. Le mouvement inverse existe : le droit du travail nourrit le droit constitutionnel en permettant la reconnaissance de nouveaux principes. Le droit du travail a permis au Conseil constitutionnel de reconnaître l'existence de certaines libertés civiles telles que la liberté contractuelle ou la liberté personnelle. Cette influence particulière s'explique par la relation "paradoxale" que le droit du travail entretient avec le droit civil. Le droit du travail repose sur des mécanismes de droit commun tels que le contrat ou la responsabilité. Or, en s'affranchissant du droit commun, le droit du travail heurte ces principes et impose au Conseil constitutionnel de s'interroger sur leur protection. Le droit du travail est donc un droit de tensions qui bouscule les matières avec lesquelles il tisse des liens. Mais le droit du travail est aussi un droit sous tension qui connaît depuis quelques années des réformes majeures qui bouleversent ses sources. La thèse confronte ainsi la jurisprudence constitutionnelle aux nouvelles questions posées par les réformes du droit du travail. Prix de thèse des avocats au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation Prix de thèse de l'Association française de droit du travail (AFDT) Prix solennel André Isoré de la Chancellerie des universités de Paris

    Pierre Rodière, préface à Étienne Pataut, Franck Petit, Sophie Robin-Olivier, Alain Supiot, Liber amicorum en hommage à Pierre Rodière: droit social international et européen en mouvement, LGDJ, une marque de Lextenso, 2019, 550 p. 

    Pierre Rodière, préface à Laurène-Kirstie Gratton, Les clauses de variation du contrat de travail, Dalloz, 2011, Nouvelle Bibliothèque de Thèses, 489 p.     

    Pierre Rodière, préface à Franck Petit, La notion de représentation dans les relations collectives du travail, LGDJ, 2000, Bibliothèque de droit privé, 575 p.  

    Pierre Rodière, préface à Ismaël Omarjee, L'Outre-mer français et le droit social communautaire, LGDJ, 2000, Bibliothèque de droit international et communautaire, 648 p.  

    Pierre Rodière, préface à Nicolas Moizard, Droit du travail communautaire et protection nationale renforcée: l'exemple du droit du travail français, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2000, Institut de droit des affaires, 760 p.  

    Pierre Rodière, préface à Carole Moniolle, Les agents non titulaires de la fonction publique de l'État: entre précarité et pérennité, LGDJ, 1999, Bibliothèque de droit public, 303 p.  

    Pierre Rodière, préface à Jacky Chorin, Le particularisme des relations du travail dans les entreprises publiques à statut, LGDJ, 1994, Bibliothèque de droit privé, 568 p.  

  • Pierre Rodière, « Du bon, du discutable et du mauvais, le dialogue franco-européen sur le droit social fondamental aux congés payés », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2024, n°07, p. 609  

    Pierre Rodière, « Linxin He, Droits sociaux fondamentaux et droit de l'Union européenne, thèse préparée sous la direction d'E. Pataut et soutenue à l'Université de Paris 1, le 18 septembre 2017 », Revue de droit du travail, Dalloz , 2018, n°09, p. 630  

    Pierre Rodière, « Le dévissement de l'Europe sociale - sur les explications du socle européen des droits sociaux par la Commission », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 2018, n°01, p. 45  

    Pierre Rodière, « Le droit européen du détachement de travailleurs : fraude ou inapplicabilité ? », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2016, n°0708, p. 598  

    Pierre Rodière, « Dossier - Coordination européenne des sécurités sociales et conflit de lois (quelques observations) », RDSS. Revue de droit sanitaire et social, Sirey ; Dalloz , 2016, n°01, p. 63  

    Pierre Rodière, « Le salaire dans les écrits de Gérard Lyon-Caen », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2011, n°01, p. 6  

    Pierre Rodière, « Volonté des parties et définition du licenciement collectif dans le droit de l'Union européenne », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2010, n°12, p. 1225  

    Pierre Rodière, « L'impact des libertés économiques sur les droits sociaux dans la jurisprudence de la CJCE », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2010, n°05, p. 573  

    Pierre Rodière, « L'influence du droit communautaire et du droit international », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2008, n°0910, p. 895  

    Pierre Rodière, « Les arrêts Viking et Laval, le droit de grève et le droit de négociation collective », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 2008, n°01, p. 47  

    Pierre Rodière, « Le comité d'entreprise européen, quel impact sur le devenir des comités d'entreprise ? », Droit Social, Librairie technique et économique - Dalloz , 2007, n°0910, p. 1015  

    Pierre Rodière, « Faut-il reconnaître au salarié la faculté de refuser le transfert de son contrat de travail ? », Revue de droit du travail, Dalloz , 2007, n°04, p. 216  

    Pierre Rodière, « Libre circulation des personnes et citoyenneté européenne dans la jurisprudence de la Cour de justice », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 2006, n°01, p. 163  

    Pierre Rodière, Jean-Emmanuel Ray, Vatinet Raymonde, « Gérard Lyon-Caen », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Librairie technique et économique - Dalloz , 2004, n°05, p. 548  

    Pierre Rodière, « Chronique de droit social communautaire », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 2003, n°03, p. 529  

    Pierre Rodière, « Travail et environnement : aspects de droit international et européen », Toulouse : Institut des études juridiques de l'urbanisme et de la construction et de l'environnement et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1994, pp. 21-36   

    Rodière Pierre. Travail et environnement : aspects de droit international et européen. In: Droit et Ville, tome 37, 1994. Colloque sur : «Droit du travail et droit de l’environnement » - Toulouse. pp. 21-36.

    Pierre Rodière, « Domaine spatial du droit social européen », A. Pédone, Paris : A. Pédone et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 1992, pp. 45-63   

    Rodière Pierre. Domaine spatial du droit social européen. In: Droit international privé : travaux du Comité français de droit international privé, 10e année, 1990-1991. 1992. pp. 45-63.

    Pierre Rodière, « Sur les effets directifs du droit (social) communautaire », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 1991, n°04, p. 565  

    Pierre Rodière, « Loi applicable à un contrat de travail conclu entre un employeur américain et un cadre embauché aux Etats-Unis puis détaché en France », Rev. crit. DIP. Revue Critique de Droit International Privé, Sirey - Dalloz , 1990, n°04, p. 700  

    Pierre Rodière, « De la libre circulation des travailleurs et de la libre prestation de services au cours d'une période transitoire d'adhésion », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 1990, n°03, p. 632  

  • Pierre Rodière, « Revisiter les solidarités en Europe », le 18 juin 2018  

    Organisé par le Collège de France, sous la direction d’Alain Supiot, Professeur au Collège de France, Chaire état social et mondialisation : analyse juridique des solidarités

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Bérénice Bauduin, La constitutionnalisation du droit du travail: étude d'une dynamique contemporaine, thèse soutenue en 2017 présidée par Grégoire Loiseau, membres du jury : Antoine Lyon-Caen (Rapp.), Frédéric Géa (Rapp.), Pascale Deumier et Bertrand Mathieu    

    Étudier la constitutionnalisation du droit du travail en tant que dynamique contemporaine suppose d'envisager non seulement la dynamique actuelle de ce mouvement mais également sa dynamique future. En premier lieu, le droit du travail s'inscrit pleinement dans un mouvement général de constitutionnalisation des branches du droit. Le droit du travail est donc l'objet d'une constitutionnalisation. Le droit du travail est, ensuite, une source de constitutionnalisation en permettant la reconnaissance de la valeur constitutionnelle de plusieurs droits et libertés civils de premier plan. En second lieu, le droit du travail subit actuellement des évolutions susceptibles d'entretenir des rapports étroits avec la constitutionnalisation dont il fait l'objet. Tout d'abord, les réformes récentes tendent à opérer une redéfinition du dialogue social. Les rapports entre la loi et la convention collective se trouvent ainsi profondément revisités. Ces évolutions, par la particularité des problématiques qu'elles soulèvent sont de nature à amplifier considérablement la constitutionnalisation du droit du travail. Place de la négociation collective dans l'élaboration de la loi, relations entre dispositions supplétives et compétence du législateur, capacité de résistance du contrat individuel de travail les questions sont non seulement nombreuses mais également originales. Ensuite, les orientations du droit du travail s'avèrent changeantes. Les apports que peut avoir la constitutionnalisation du droit du travail à la définition de ces orientations doivent être soulignés. Plus particulièrement, elle peut endosser à la fois un rôle d'obstacle et de moteur dans cette définition.

    Koolanant Boonyasait, Le statut des ressortissants de pays tiers sous le signe de la diversité, thèse soutenue en 2014 présidée par Sophie Robin-Olivier, membres du jury : Michèle Bonnechère (Rapp.), Jean-Philippe Lhernould (Rapp.)    

    La politique commune d'immigration et d'asile de l'UE possède comme objectif l'harmonisation des politiques nationales des Etats membres. Toutefois, suite aux nombreux aménagements imposés par ces derniers, elle bute toujours sur les diverses modalités d'application de la gestion commune des frontières et les différents droits attribués aux ressortissants de pays tiers. Un tel contexte de diversité a un impact sur le statut de ces derniers en ce que la protection de leurs droits fondamentaux apparaît secondaire au regard des inquiétudes des Etats membres de conserver leur maîtrise dans le domaine de l'entrée, du séjour et de la sortie des étrangers sur leur territoire. Pou1tant, il est à souligner qu'il ne s'agit que des premiers jalons de la politique migratoire commune de l'UE. Malgré leur manque d'efficacité dû aux clauses optionnelles et dérogatoires, les premières normes européennes adoptées forment indéniablement une base à approfondir en la matière pour les Etats membres. Aujourd'hui, en prenant davantage en compte de la situation vulnérable des ressortissants de pays tiers dans l'Union européenne, les nouveaux textes législatifs, adoptés conformément à la procédure de codécision, ainsi que les décisions prises par la Cour de justice qui, voyant sa compétence étendue en matière migratoire, vient interpréter des clauses ambiguës, procurent un brin d'optimisme aux ressortissants de pays tiers. Finalement, il reste certes certains points à approfondir et certains aspects à améliorer, mais ces nouveaux changements constituent une preuve importante de la volonté de l'UE de trouver un équilibre entre les intérêts étatiques et ceux des ressortissants de pays tiers.

    Claire Squire, La notion de travailleur en droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2013 présidée par Laurence Idot, membres du jury : Jean-Yves Carlier (Rapp.), Marie-Ange Moreau-Bourlès (Rapp.), Étienne Pataut et Frédéric Géa    

    La notion de travailleur n'est pas définie de manière unitaire par le droit de l'Union européenne. De multiples définitions coexistent. L'objet de l'étude consiste à analyser la définition prétorienne consacrée dans le cadre de la libre circulation et déterminer celle-ci a vocation à irriguer l'ensemble du droit social communautaire. Dans le domaine de la libre circulation, la notion de travailleur a été érigée en notion communautaire. La teneur de la définition prétorienne est analysée. La mise en oeuvre de la définition par les juridictions communautaires et nationales est de même examen. La notion de travailleur subit l'influence des droits fondamentaux structurant l'ordre juridique communautaire. Les critères supplémentaires de circulation au sein de l'Union et de citoyenneté européenne, auxquels est assujettie la qualité de travailleur se heurtent au droit à l'égalité de traitement. L'articulation entre les figures du citoyen et du travailleur suscite également des interrogations. Dans d'autres pans du droit de l'Union européenne, la notion de travailleur ne constitue pas une notion communautaire autonome. La potentielle extension de la définition prétorienne au sein du droit dérivé est investiguée. L'analyse se déploie dans le domaine de la sécurité sociale, puis se focalise sur les normes gouvernant la relation de travail. Le domaine de l'étude inclut également les règles de conflit de lois et de juridictions et les règles relatives au détachement.

  • Nathalie Mihman, La mobilité juridique des rapports de travail: essai sur la coordination des normes et des prérogatives juridiques, thèse soutenue en 2018 sous la direction de Antoine Lyon-Caen présidée par Horatia Muir Watt, membres du jury : Arnaud Martinon (Rapp.)    

    La terminologie « mobilité juridique « émerge des mouvements de personnel dans des ensembles organisés et normatifs plus vastes que l’entreprise. Au départ cette notion a permis de mettre en exergue la mutation du rapport de travail lorsque ce dernier, sans perdre son rattachement avec une entreprise située dans un ordre juridique étatique, se déploie à l’étranger, en direction d’un nouvel ordre étatique et en direction d’une nouvelle entreprise. La mobilité juridique est une mobilité par changement du droit applicable. Elle est le fruit d’un déplacement spatial du rapport de travail entre des espaces normatifs mutuellement irréductibles. L’assise des rapports de travail juridiquement mobiles est formée par des organisations en dehors des organisations formelles. Il s’agit d’organisations incomplètes. Celles-ci induisent des exigences de coordination.Dans une première partie, il est pris soin de dégager les coordinations normatives comme premières. C’est à partir de celles-ci que peuvent être induites les modalités de coordination des personnes impliquées dans la mobilité. il en ressort une figure renouvelée de l’employeur (il sera question des maitres de l’organisation). Il en ressort également une figure renouvelée du travailleur, dont le développement des « capacités », implique un meilleur ancrage de ses droits dans son environnement normatif de travail et d’emploi. Il en découle en définitive un ordonnancement renouvelé des rapports du travail. Dans une seconde partie, il est porté attention à la similarité des questions juridiques que posent dans un contexte de globalisation les rapports de travail juridiquement mobiles, qu'ils soient réputés de droit purement interne ou internationaux. La coordination des ordres juridiques a pour objet la coordination des entreprises et des travailleurs : il s'agit d'une coordination des coordinations, réalisée par le biais d'une pluralité de principes et de méthodes. Il en ressort l'existence d'un droit international privé du travail contribuant à l'ordonnancement transnational des relations du travail. En définitive, les fonctions du droit du travail et du droit international privé sont mises à l'épreuve dans le cadre de(s) marché(s) nationaux et internationaux

  • Linxin He, Droits sociaux fondamentaux et Droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2017 sous la direction de Étienne Pataut, membres du jury : Diane Roman (Rapp.), Jérôme Porta (Rapp.), Alain Supiot      

    Dans les tempêtes actuelles des crises économique, migratoire et nationaliste, la consolidation de l’UE semble dépendre plus que jamais de son attachement réel à la démocratie, à l’État de droit, au respect de la dignité humaine et à sa dimension sociale. Si la fondation de l’UE à travers ces principes ne fait plus de doute aujourd’hui au regard de son droit primaire, leur signification, ou plus précisément leur application, paraît encore entachée de contradictions dans les pratiques des institutions européennes. L’application des droits sociaux fondamentaux constitue l’un des défis majeurs dans cette constellation. En effet, «l’Europe sera sociale ou ne sera pas». Cependant, bien que ces droits soient proclamés par l’UE et de nombreux ordres juridiques tant en Europe que dans le monde entier, ils restent souvent perçus comme des droits de la seconde zone par opposition aux droits civils et politiques. Pour expliquer et réagir à cette situation, notre thèse propose une analyse qui combine les aspects théorique et méthodologique du sujet. En adoptant une approche «concrétiste», nous tenterons de montrer que ces droits sont loin d’être les fruits d’une simple intention politique. Tout au contraire, ils ont vocation à structurer le Droit de l’UE : ils confèrent non seulement des droits subjectifs aux particuliers, mais forment aussi un système objectif de valeurs qui détermine le développement de ce Droit.

    Antonio Marzal Yetano, La dynamique du principe de proportionnalité: essai dans le contexte des libertés de circulation du droit de l'Union européenne, thèse soutenue en 2013 sous la direction de Horatia Muir Watt présidée par Pierre Mayer, membres du jury : Loïc Azoulai (Rapp.), Jacco Bomhoff (Rapp.)      

    D'apparence banale, le principe de proportionnalité signifie en réalité un bouleversement profond du droit. L'importance de ce développement, ainsi que le retentissement de ce principe partout dans le monde, explique l'intérêt considérable que suscite cette question dans la littérature récente. Cependant, il n'est pas commun d'analyser ce principe dans un contexte particulier, en tant que manifestation d'une culture spécifique. Cette thèse entreprend une telle analyse dans le contexte de l'Union européenne, qui s'avère à maints égards paradigmatique, à partir d'un examen du raisonnement de la Cour de justice dans ses décisions en application des libertés de circulation. Cet examen permet, d'un côté, de prendre acte de l'ampleur du potentiel transformateur du principe de proportionnalité sur les plans formel, matériel et institutionnel. En effet, ce principe ayant été conçu par la Cour comme une évaluation de l'efficience des mesures étatiques, les implications sont lourdes à l'égard de la forme de raisonnement employée par la Cour, la fonction des libertés de circulation et enfin la répartition de compétences entre l'Union et les Etats membres. D'un autre côté, le principe de proportionnalité s'avère également un miroir particulièrement apte à refléter les particularités de la culture juridique de l'Union, au sein de laquelle un discours de nature technocratique se montre prévalent.