Edva Lazarre Pierre, Les déterminants de la transformation des villes en contexte insulaire , thèse en cours depuis 2024
Celine Conquet, Impacts macro-économiques du chagement climatique sur le littoral.Application aux écosystèmes côtiers de la Guadeloupe., thèse en cours depuis 2023 en co-direction avec Joël Raboteur
Jean-baptiste Gosse, L'évaluation des impacts et la valorisation économiques des sargasses, thèse en cours depuis 2023 en co-direction avec Sébastien Mathouraparsad
Maina Karam, Cancers dans les DFA, enjeux au sein des territoires et approches comparatives de l'impact économique et des politiques de santé publique dans les bassins géographiques et dans les RUP., thèse en cours depuis 2022
Cyrielle Cuirassier, Les industries culturelles et créatives dans les régions ultrapériphériques de l'Union europénne (RuUP) , thèse en cours depuis 2022
Chrystelle Bourdin, L'art contemporain facteur d'identité et de croissance économique dans les régions ultrapériphériques européeennes , thèse en cours depuis 2022
Kindy Alexis, Gouvernance et croissance économique dans les Petits États Insulaires en Développement, thèse soutenue en 2021 à Antilles sous la direction de Jean Gabriel Montauban, membres du jury : Michael Brei (Rapp.), Cécile Couharde (Rapp.), Valérie Angeon, Patrice Borda et Alain Guay
Au cours des dernières années, c’est une véritable prise de conscience du fait insulaire qui s’est opérée au niveau international. Initiée par l’Organisation des Nations Unies (ONU), avec la déclaration de Rio, la reconnaissance des caractéristiques communes aux économies insulaires jugées discriminantes pour leur développement s’est parallèlement étendue à d’autres organismes internationaux tels que l’Union européenne. Dorénavant, l’on parle de Petits États Insulaires en Développement (PEID) pour désigner le groupe de 14 territoires dépendants et 38 pays membres des Nations Unies exposés à des risques sociaux, économiques et environnementaux particuliers. Hautement vulnérables, les 16 États indépendants de la Caraïbe, les 13 du Pacifique et les 9 dispatchés dans l’Atlantique, l’Océan Indien, la Méditerranée et le Sud de la mer de Chine, constituent, en effet, des cas singuliers pour le développement. La crise économique de 2008 et plus récemment celle liée à la COVID-19 sont venues le rappeler. Ainsi, ces dernières décennies, la littérature économique s’est logiquement enrichie de nombreuses contributions visant à aborder l’analyse des problématiques fondamentales dans ces territoires. Cette thèse a pour ambition de prendre part à ce mouvement et se propose de relever le défi de la documentation d'une thématique qui est particulièrement manquante dans les travaux et publications consacrés à ces économies. Elle a donc pour objet d’examiner la qualité des institutions insulaires et de s’interroger sur leurs rôles dans la croissance et le développement économique.Examinant l’effet d’un déficit/surplus de gouvernance sur les performances économiques, notre analyse établit, dans un deuxième temps, plusieurs conclusions intéressantes. D’abord, et contrairement à ce que prédit la théorie, la relative bonne qualité institutionnelle des PEID ne leur a pas permis de se prémunir face à des crises économiques, notamment celle de 2008. Ensuite, les économies insulaires dotées d’une bonne gouvernance n’ont, d’une part, pas su répondre de manière optimale à ce choc et d’autre part, ont connu une plus grande volatilité de leur taux de croissance. Mobilisant la technique des coupes transversales et des données de panel, nos applications, portant sur 33 PEID, attestent dans un troisième temps, que la gouvernance n'a globalement pas d'impact sur leur croissance économique, entre 2002 et 2016. En scindant cette période en deux, nous montrons toutefois une relation plus significative entre la gouvernance et la croissance avant la crise économique de 2008 (2002-2009) qu'après (2010-2016). Afin de mieux appréhender le rôle de la qualité institutionnelle nous poursuivons par l’examen de l’effet combiné et individuel des institutions, à partir de deux cadres d’analyse unifiés. Nous mettons alors en évidence, dans un quatrième temps, que seule la stabilité politique a un effet positif et significatif robuste sur la croissance du PIB par tête des PEID, toutes périodes confondues. Nos résultats enseignent enfin que les institutions insulaires défaillantes (qualité de la règlementation, efficacité du gouvernement) ont un impact nul voire négatif sur cette dernière.
Pedro Pirbakas, L'industrie musicale dans les départements Français d'Amérique, thèse en cours depuis 2021
Septimus Wilner Pierre, Dynamique des cycles économiques dans une union monétaire en construction , thèse en cours depuis 2021
Philippe Simon, Économie verte, éradication de l'extrême pauvreté et développement durable en Haïti : Théories et évidences empirique., thèse soutenue en 2020 à Antilles sous la direction de Alain Ngolo mu Ntanga, Célestin Maurin, Célestin Mayoukou et Philippe Ngolo mu Ntanga présidée par Eric Strobl, membres du jury : Hélène Maisonnave, Valérie Angeon et Danielle Laport
Depuis plus d’un quart de siècle, les problèmes politico-économiques et socio-environnementaux pèsent lourdement sur la qualité de vie et le bien-être des citoyens vivant en dessous du seuil de pauvreté dans les pays à faible revenus et déficit vivrier (PFRDV). Parallèlement la croissance démographique fragilise non seulement la gestion et l’exploitation des ressources naturelles, mais aussi les dirigeants de ces pays sont dans l’incapacité de répondre à l’accroissement des demandes de biens et services de base. En outre, les effets du changement climatique n’ont pas cessé de dégrader la qualité de vie des citoyens. Comme le souligne Kamdem (2012 : 139-162) jusqu’à présent les PFRDV sont confrontés à plusieurs grands défis : i) le défi de contrôler l’épuisement des ressources naturelles ; ii) le défi de lutter contre la carence alimentaire et la pauvreté extrême ; iii) le défi d’atteindre les objectifs du développement durable ; iv) le défi de financer les activités économiques favorable à une croissance durable. Pourtant, les grands débats de développement économique ne proposent pas de stratégies durables pour résoudre l’ensemble de ces défis. En fait, les problèmes sociaux et environnementaux qui perdurent depuis plusieurs décennies, deviennent des obstacles incontrôlables pour le développement économique des PFRVD.Notre survol de la littérature nous amène à constater un manque notable de travaux empiriques sur la transition vers une économie verte dans le cadre de l’éradication de l’extrême pauvreté et la mise en œuvre d’une politique économique visant le développement durable des PFRDV plus particulièrement celui d’Haïti. Les observations montrent une dégradation de l’environnement beaucoup plus préoccupante en Haïti par rapport aux autres pays de la région caribéenne. En fait, les principaux débats sur le développement économique ignorent la transition vers une économie verte comme étant un moyen pour les acteurs d’éradiquer la pauvreté extrême et d’atteindre un développement durable. À l’instar des différents travaux qui abordent la transition vers une économie verte dans le sens de l’amélioration de la qualité de vie des citoyens tout en veillant à ce que la qualité de l’environnement ne se dégrade pas (Jacobs, 2012 ; PNUE, 2012 ; OCDE (2011, 2012), Banque Mondiale, 2012b ; UNEP (2011, 2012) ; Moore et al. (2012) et plus particulièrement les travaux de Barbier (2011) ; Greffet et al. (2012) ; Carfi et Schiliró (2012), Cai et al (2011) ; Sterner et Damon (2011), cette thèse tente de poursuivre les débats sur le rôle que peut jouer la transition vers une économie dans la mise en place des stratégies visant l’éradication de la pauvreté extrême et la promotion du développement durable en Haïti. Le présent travail de recherche s’inscrit dans la perspective de montrer que la transition vers une économie verte serait une nouvelle source d’opportunités non seulement pour aider Haïti en tant que PFRDV à sortir de l’extrême pauvreté, mais aussi pour construire un modèle de développement durable. Ainsi, cette thèse entend analyser et répondre à la problématique qui s’intitule « en quoi la transition vers une économie verte peut-elle favoriser l'éradication de la pauvreté extrême et entraîner Haïti vers le développement durable. Pour atteindre cet objectif, nous avons développé une méthodologie qui repose sur deux piliers.
Carl Rippon, Une modélisation de l'impact des catastrophes naturelles sur l'économie , thèse en cours depuis 2020
Larry Guicheron, Une modélisation de l'économie du Sport et des activités en relation , thèse en cours depuis 2020
Obenson Cesar, La problématique de la petite production , thèse en cours depuis 2018
Pierre Chadru, L'art afro-descendant , thèse en cours depuis 2017 en co-direction avec Patricia Donatien
Bertumeau Fabre, Économétrie spatiale de la Caraïbe , thèse en cours depuis 2016
Rosaire Galas, Impacts économiques de politiques d'aménagement et de développement du territoire menées dans l'outre mer et singulièrement la Guadeloupe ces dix dernières années , thèse en cours depuis 2015
Valentin Galmiche, Économetrie des cycles et convergences dans une union économique et monétaire en cours de construction , thèse en cours depuis 2015
Josué Louis, Haïti , thèse en cours depuis 2014
Sébastien Mathouraparsad, Sur la modélisation et la préparation de la politique économique des régions ultrapériphériques d'Europe : le cas des Départements d'Outre-Mer, thèse soutenue en 2011 à AntillesGuyane sous la direction de Jean Gabriel Montauban, membres du jury : Bernard Decaluwé (Rapp.), François Gardes (Rapp.), Michel Boutillier et Roland Lantner
Dans le cas des DOM, singulièrement la Guadeloupe, qui sont à l'aube de l'expérimentation de réformes profondes de politiques économiques, l'élaboration d'un outil de simulation macroéconomique tel qu'un MEGC apparaît naturellement comme une exigence plus que souhaitable. Ce recours à la construction de modèles spécifiques pour les DOM est en parfaite cohérence avec l'une des principales conclusions du rapport d'information diligenté par le Sénat aux lendemains de la crise sociale du début de l'année 2009. Les appels à projet de la Commission europèenne et du Ministère de l'Outre-mer vont justement dans le sens de pallier celte carence puisque la politique économique des RUP de façon générale est conduite à vue sans aucun outil d'investigation ex ante. Nous avons conçu plusieurs modèles. Parmi eux, CloDyn est le premier modèle macroéconomique pour les DOM à vocationopérationnelle. Composée de plus de 2000 équations, ce modèle d'équilibre général calculable tient compte de nombreuses rigidités sur les marchés des biens et services et du travail et se décline sous deux versions: statique et dynamique. Les élasticités ont fait l'objet d'estimations économétriques. Il tient compte de nombreuses spécificités tant au niveau de la fiscalité de ces régions (octroi de mer, taxe sur les carburants, subventions à l'exportation) que du coût des facteurs (exonérations des charges sur les bas salaires, sur rémunératio des fonctionnaires). Il repose sur une formalisation des mécanismes en oeuvre dans ces économies que nous avons appelé le DOM disease pour expliquer les dysfonctionnements persistants sur le plan macroéconomique.