Tristan Haute, Hugo Touzet, Emma Nemesien, Baptiste Giraud, « Travail et comportement électoral : Le cas des élections législatives et européennes de 2024 en France », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2026, n°75, pp. 491-520
À partir d’une enquête par questionnaire réalisée après les élections françaises de 2024, cet article interroge les relations entre vote et travail en articulant deux approches. Nous montrons d’abord que la nomenclature des professions et catégories socioprofessionnelles (PCS) à un niveau fin permet de saisir la persistance de variations dans les comportements électoraux. Puis, nous décrivons comment varient les relations entre comportements électoraux et conditions de travail et d’emploi selon la position socioprofessionnelle. Tout en soulignant l’inégal ancrage du Rassemblement national dans les catégories populaires ou d’Ensemble dans les catégories supérieures, l’article invite ainsi à une analyse pluridimensionnelle des liens entre vote et transformations du travail.
Tristan Haute, « Rouban (Luc) – Les ressorts cachés du vote RN. – Paris, Presses de Sciences Po, 2024 (Essai), 194 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2026, n°75, pp. 618-619
Tristan Haute, Emma Nemesien, Yann Le Lann, Hugo Touzet, « Conditions de travail et d’emploi et comportements électoraux », Revue européenne des sciences sociales (Cahiers Vilfredo Pareto), Librairie Droz, 2025, n°2
Tristan Haute, Marie Neihouser, « Les réseaux sociaux en territoire populaire : des usages électoraux informatifs et fragmentés », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2025, n°3, pp. 223-250
Cet article interroge, à partir d’une enquête à la sortie des urnes, la manière dont les votant·es d’un territoire populaire, la ville de Roubaix, se sont approprié les réseaux sociaux lors de la campagne présidentielle française de 2022. Nous avons ainsi distingué six groupes de votant·es en fonction de leurs usages électoraux des réseaux sociaux et mis en évidence trois types d’inégalités dans la participation politique en ligne : un premier type différencie les personnes qui sont politiquement actives en ligne de celles qui ne le sont pas ; un deuxième celles qui produisent du contenu sur des plateformes dédiées de celles qui ne font qu’en consommer sur des plateformes généralistes ; et un troisième celles qui utilisent des plateformes semi-fermées de celles qui utilisent des plateformes ouvertes.
Tristan Haute, « Quels effets de l’adhésion syndicale sur le vote? Focus sur les élections législatives de 2024 », SiloMag, , 2025
Tristan Haute, Timoté Hébert, « Voter aux élections sociales et professionnelles en Belgique et en France : des ressorts communs ? », La Revue de l'IRES, Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES), 2025, n°3
Tristan Haute, Cecile Rodrigues, Etienne Penissat, Pierre Blavier, « S’engager au travail et hors travail : quelles articulations entre deux registres de participation ? », Nouvelle Revue du travail, Nouvelle revue du travail, 2025
Tristan Haute, Hugo Touzet, Yann Le Lann, « Conditions de travail et d’emploi et formes de participation au travail », Chroniques du Travail, Institut régional du travail (Aix-Marseille Université), 2025, pp. 59-80
Tristan Haute, Jimmy Grimault, Leny Patinaux, Pierre Wadlow, « Les voix du vent. Développement éolien et vote aux élections régionales dans les Hauts-de-France », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2025, n°3
Tristan Haute, Emma Nemesien, Yann Le Lann, Hugo Touzet, « Conditions de travail et d’emploi et comportements électoraux : Le cas des élections européennes de 2024 en Allemagne, en Espagne et en France », Revue européenne des sciences sociales, Revue européenne des sciences sociales, 2025, n°63-2, pp. 143-164
Tristan Haute, Timoté Hébert, « Voter aux élections sociales et professionnelles en Belgique et en France : des ressorts communs ? », La Revue de l'Ires, La Revue de l'Ires, 2025, n°114, pp. 91-115
Alors que la Belgique et la France se distinguent par des systèmes de relations professionnelles très différents, cet article démontre pourtant une certaine proximité en matière d’élections sociales et professionnelles qui, principalement tenues au sein des entreprises, déterminent pour partie les droits et moyens institutionnels des syndicats. En effet, les données de deux enquêtes post-électorales réalisées en Belgique en 2014 et en France en 2024 montrent que les possibilités de participation des salarié·es sont principalement contraintes par les caractéristiques de leur entreprise. En revanche, les caractéristiques sociales, voire politiques, des salarié·es ont un rôle bien plus structurant en matière de participation effective et de choix de vote. Cet article éclaire dès lors le recul de la participation électorale des salarié·es observée dans de nombreux pays, tout en insistant sur la nécessité de ne pas analyser les scrutins professionnels comme des scrutins politiques.
Tristan Haute, « L'action syndicale, rempart face au vote d'extrême-droite ? », Regards croisés, Fédération syndicale unitaire de l’enseignement, de la recherche et de la culture (F.S.U.), 2024
Tristan Haute, Felix-Christopher von Nostitz, Marie Neihouser, Giulia Sandri, « Patterns and Factors of Political Disconnection on Social Media: A Cross-Platform Comparison », Global Media and Communication, SAGE Publications, 2024
Tristan Haute, « Élargir les bases socio-électorales de la gauche : nécessités, difficultés et incertitudes », Contretemps, , 2024
Tristan Haute, Felix-Christopher von Nostitz, Marie Neihouser, Giulia Sandri, « Individual attitudes towards internet voting: The case of France », JeDEM - eJournal of eDemocracy and Open Government, Department for E-Governance and Administration - Donau Univ., 2024, n°3
Tristan Haute, « Législatives : une mobilisation populaire inachevée », Revue de l'école émancipée, , 2024, pp. 4-5
Tristan Haute, « La participation des salariés à la représentation et à l'action syndicale en entreprise : inégalités et implications politiques », SES-ENS, , 2024
Tristan Haute, Marie Neihouser, Camille Kelbel, Thomas Soubiran, « Variables lourdes et effets de voisinage. Retours sur une enquête à la sortie des urnes à Roubaix. », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2024, n°2
Tristan Haute, Marie Neihouser, Camille Kelbel, Thomas Soubiran, « Variables lourdes et effets de voisinage », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2024, n°2
Tristan Haute, « Europe. La perception des syndicats par les salarié·es : logiques politiques et sociales ou logiques nationales ? », Chronique internationale de l'IRES, Institut de recherches économiques et sociales, 2024, n°1, pp. 3-14
Tristan Haute, Léa Palet, Jean-Gabriel Contamin, Igor Martinache, « Retour sur les (dés)engagements enseignants », Revue française de pédagogie, Revue française de pédagogie, 2024, n°221, pp. 9-16
Tristan Haute, Marie Neihouser, Camille Kelbel, Thomas Soubiran, « Variables lourdes et effets de voisinage : Retours sur une enquête à la sortie des urnes à Roubaix », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 195-225
Cet article mobilise une méthode particulière d’analyse des choix électoraux : une enquête à la sortie des urnes à vocation représentative menée lors de l’élection présidentielle de 2022 dans la ville de Roubaix, un territoire à la fois populaire et inégalitaire. Notre enquête a porté sur 35 des 45 bureaux de vote de la ville (4 266 questionnaires). Nous expliquons dans un premier temps qu’il est possible de contenir les biais associés aux enquêtes à la sortie des urnes. Nous présentons ensuite la manière dont ce dispositif permet une étude fine des déterminants sociaux du vote en milieu populaire. Nous montrons enfin que le caractère localisé du dispositif permet de documenter, autrement que par l’intermédiaire de données agrégées, l’existence d’effets de voisinage.
Tristan Haute, « Europe. La perception des syndicats par les salarié·es : logiques politiques et sociales ou logiques nationales ? », Chronique Internationale de l'IRES, Chronique Internationale de l'IRES, 2024, n°185, pp. 3-14
Cet article montre, à partir d’une analyse des données de l’International Social Survey Programme (ISSP) et dans la continuité de précédents travaux, que la perception des syndicats par les salarié·es européen·nes est fortement liée à leurs caractéristiques professionnelles et à leurs attitudes politiques. Contrairement à l’adhésion syndicale, les différences entre pays sont plutôt faibles et ne s’expliquent pas par des facteurs institutionnels nationaux.
Tristan Haute, Marie Neihouser, Felix-Christopher von Nostitz, Giulia Sandri, « Les réseaux socionumériques dans la campagne présidentielle de 2022 en France : Diversité des usages, diversité des usager·e·s ? », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°72, pp. 977-996
Si l’utilisation des médias sociaux en période électorale a déjà fait l’objet de nombreuses études, il apparaît pertinent de prolonger ces recherches en raison notamment de l’émergence de nouvelles plateformes. À ce titre, nous proposons d’analyser, à partir d’une enquête post-électorale spécifique, les profils des citoyens qui utilisent les différents médias sociaux pour s’informer ou être actifs politiquement à l’occasion de la campagne présidentielle française de 2022. Nous montrons que les usages politiques des réseaux sociaux restent relativement minoritaires et dépendants tant de variables sociodémographiques que politiques, mais qu’il existe une certaine différenciation de ces usages en fonction des plateformes et des pratiques.
Tristan Haute, Marie Neihouser, Felix-Christopher von Nostitz, Giulia Sandri, « Les réseaux socionumériques dans la campagne présidentielle de 2022 en France : diversité des usages, diversité des usager·e·s ? », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2023, n°6
Tristan Haute, « Le RN cherche plus d’exclusion de la démocratie sociale en entreprise », Progressistes : Science, Travail et Environnement, Association Paul-Langevin, 2023, n°4, pp. 45-46
Tristan Haute, Marie Neihouser, Camille Kelbel, Thomas Soubiran, « Variables lourdes et effets de voisinage. Retours sur une enquête à la sortie des urnes à Roubaix », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2023, n°2
Tristan Haute, Étienne Penissat, « Le 7 mars et après : la grève reste une arme centrale pour la classe travailleuse », Contretemps, , 2023
Tristan Haute, « Recours au télétravail et transformation des attitudes des salariés à l’égard des syndicats en France », Négociations, De Boeck Supérieur, 2023, n°2, pp. 55-71
Tristan Haute, Alice Béja, Fanny Gallot, Ulysse Guttmann-Faure, « L’université comme idéal », Esprit, Esprit, 2023, n°Juillet-Août, pp. 75-91
Dans cette enquête, enseignants-chercheurs et étudiants s’interrogent sur l’état de l’université française aujourd’hui, la précarité de certains de ses usagers, sa gouvernance, ses fonctions et ce qu’elle pourrait devenir.
Tristan Haute, « Recours au télétravail et transformation des attitudes des salariés à l’égard des syndicats en France », Négociations, Négociations, 2023, n°38, pp. 55-71
Les conséquences de la digitalisation du travail sur les relations entre les salariés et leurs représentants, dimension clé des relations professionnelles, ont été jusqu’ici peu étudiées en France. Nous proposons dans cet article une première analyse de l’impact éventuel du télétravail sur les attitudes des salariés à l’égard des syndicats, à partir de données issues d’une enquête quantitative réalisée pendant la crise sanitaire, l’enquête PaCS (Participation et citoyenneté sociale). Nous montrerons que, si le télétravail d’avant-crise, peu répandu et le plus souvent occasionnel, ne semble pas aller de pair avec des attitudes plus distantes à l’égard des organisations syndicales, les télétravailleurs du confinement, recourant à un télétravail quasi permanent et bien plus contraint, semblent, davantage que les autres salariés, développer des attitudes indifférentes ou défavorables à l’égard des syndicats. Si ces premiers résultats venaient à être confirmés à partir d’autres données, la digitalisation du travail pourrait bien constituer un nouveau défi pour les organisations syndicales tant elle risquerait d’accroître un processus, déjà en cours, de distanciation des salariés vis-à-vis des syndicats et de leurs actions, affaiblissant ainsi leur position dans les négociations collectives.
Tristan Haute, Léa Palet, Jean-Gabriel Contamin, Igor Martinache, « Retour sur les (dés)engagements enseignants », Revue française de pédagogie, INRP/ENS éditions, 2023, n°4
Tristan Haute, Marie Neihouser, Felix-Christopher von Nostitz, Giulia Sandri, « Les réseaux socionumériques dans la campagne présidentielle de 2022 en France. Diversité des usages, diversité des usager·e·s ? », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2022, n°6
Tristan Haute, « Diversité et évolutions des attitudes des salariés à l’égard des syndicats en France », Travail & Emploi, , 2022, n°12
Tristan Haute, Marie Neihouser, Giulia Sandri, Felix von Nostitz, « À la recherche des citoyens mobilisés en ligne lors des élections municipales de 2020 », Réseaux : communication, technologie, société, Lavoisier, La Découverte, 2022, n°5
Tristan Haute, « Les classes populaires aux urnes », La revue de l'école émancipée, , 2022, pp. 6-7
Tristan Haute, Martin Baloge, François Briatte, Nicolas Bué, Fabien Desage, « Présidentielle 2022 à Roubaix »: les déterminants sociaux du vote populaire ont-ils vraiment changé ?, Métropolitiques, Métropolitiques, 2022
Tristan Haute, Marie Neihouser, Giulia Sandri, Felix von Nostitz, « Political information consumption and electoral turnout during COVID: the case of the 2020 municipal elections », French Politics, Palgrave Macmillan, 2022
Tristan Haute, Marie Neihouser, « Regional election in Hauts-de-France, 20-27 June 2021 », Electoral Bulletins of the European Union, , 2022, n°1, pp. 42-47
Tristan Haute, Marie Neihouser, « Élections régionales en Hauts-de-France, 20-27 juin 2021 », Bulletin électoral de l'Union Européenne, , 2022, n°1, pp. 42-47
Tristan Haute, Marie Neihouser, Felix von Nostitz, « Diversité des ancrages locaux des électeurs et vote. Le cas de la métropole lilloise », Pôle Sud - Revue de science politique de l'Europe méridionale, Centre d’Etudes Politiques Et sociaLes, 2022, n°1, pp. 79-96
Tristan Haute, « Diversité et évolutions des attitudes des salariés à l’égard des syndicats en France », Travail et emploi, Travail et emploi, 2022, n°164-165, pp. 137-160
Cet article cherche à saisir les logiques sociales et les évolutions des attitudes des salariés à l’égard des syndicats en France. Pour ce faire, nous mobilisons les données de plusieurs enquêtes quantitatives, dont l’enquête REPONSE (Relations professionnelles et négociations d’entreprise). Saisir et analyser les attitudes des salariés à l’égard des syndicats à partir de données quantitatives pose une série de problèmes méthodologiques, mais s’avère utile pour améliorer la compréhension des dynamiques contemporaines de démobilisation des salariés au travail et en dehors. Ainsi, nous montrons, d’une part, que les salariés ont des attitudes plutôt positives à l’égard des syndicats, mais qu’une proportion croissante d’entre eux ne s’exprime pas. D’autre part, nous montrons que le fait d’exprimer ou non une opinion ainsi que la teneur de celle-ci semblent liés aux caractéristiques sociales et professionnelles des salariés. Ainsi, les salariés les plus jeunes, les moins qualifiés et ceux qui côtoient le moins les syndicats tendent à moins s’exprimer ; par ailleurs, les couches supérieures du salariat du secteur marchand ont des attitudes plus hostiles à l’encontre des syndicats que les autres, tandis que ceux ayant les attitudes les plus favorables appartiennent aux couches intermédiaires et aux classes populaires stabilisées.
Tristan Haute, Marie Neihouser, Giulia Sandri, Felix Von Nostitz, « In search of citizens mobilised online during the 2020 municipal elections », Réseaux, Réseaux, 2022, n°o 235, pp. 251-281
This article examines the effects of the Covid 19 crisis on voters’ online mobilization during the 2020 municipal elections in France. It draws on data from the PELMEL survey (Participation électorale dans la métropole lilloise, Electoral participation in the Lille metropolitan area) conducted after the second round of the 2020 municipal elections and shows that online political participation remained minimal during the electoral campaign, despite the health crisis. Moreover, the patterns of online political participation barely differed from those of more traditional offline participation, indicating that citizens’ level of interest in politics remains the main determinant of online activism. Higher levels of online mobilization of young citizens were however observed, especially on social media, and contrary to the findings of other studies, there was a relatively high participation rate of respondents with low levels of education. Finally, even when different online political practices do emerge, we observe that the modes of engagement vary depending on the platforms.
Tristan Haute, « Éric Agrikoliansky, Philippe Aldrin, and Sandrine Lévêque, eds., Voter par temps de crise. Portraits d’électrices et d’électeurs ordinaires, PUF, 2021, 384 pages : [Voting in times of crisis: Some portraits of ordinary voters] », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°72, p. -
Tristan Haute, Emmanuelle Picault, « En entreprise, l’action collective se délite », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2022, n°347, pp. 42-42
Tristan Haute, Marie Neihouser, « Regional election in Hauts-de-France, 20-27 June 2021 », BLUE, BLUE, 2022, n°2, pp. 40-45
Tristan Haute, Marie Neihouser, « Élections régionales en Hauts-de-France, 20-27 juin 2021 », BLUE, BLUE, 2022, n°2, pp. 42-47
Tristan Haute, Marie Neihouser, Felix Von Nostitz, « Diversité des ancrages locaux des électeurs et vote. Le cas de la métropole lilloise », Pôle Sud, Pôle Sud, 2022, n°56, pp. 79-96
La question des relations entre les comportements politiques des électeurs et leurs ancrages locaux est centrale en sociologie électorale. Cet article propose d’interroger plus précisément, à l’échelle d’un territoire donné, la métropole lilloise, et en croisant des matériaux quantitatifs à plusieurs échelles, deux relations : entre faible ancrage local et abstention d’une part et entre fort ancrage local et vote à l’extrême-droite d’autre part. Dans la continuité d’autres travaux, il invite à dépasser l’association mécanique entre implantation locale et surmobilisation des électeurs ou encore entre fort ancrage local et vote à l’extrême-droite. Par ailleurs, il démontre qu’il est nécessaire de décortiquer tant la notion de mobilisation électorale, - en tenant compte de la participation mais aussi de la non et de la mal inscription -, que celle d’ancrage local. Ainsi l’ancienneté résidentielle ou encore la présence de l’entourage à proximité ne sont pas statistiquement liées à la participation ou à l’orientation du vote, contrairement au statut d’occupation du logement et au rapport au quartier qui semblent avoir un rôle plus central.
Tristan Haute, Emmanuel Bellanger, Fabien Desage, Jean Rivière, « Élections nationales 2022 : pour une analyse localisée du vote et de ses enjeux », Métropolitiques, Métropolitiques, 2022
Tristan Haute, Camille Noûs, « Le télétravail, frein à la représentation et à l’action collective en entreprise ? », Sociologies pratiques, Presses de Sciences Po , 2021, n°2, pp. 63-72
Tristan Haute, « Quelles articulations entre la participation au travail en ligne et hors ligne ? Le cas des enseignant·e·s », Politiques de communication, Presses universitaires de Grenoble, 2021, n°1
Tristan Haute, « Voter ou non aux élections étudiantes : intérêts et limites d'une enquête par questionnaire localisée », Les Cahiers du GERME, Groupe d'études et de recherche sur les mouvements étudiants (GERME), 2021
Tristan Haute, Camille Kelbel, François Briatte, Giulia Sandri, « Down with Covid: Patterns of Electoral Turnout in the 2020 French Local Elections », Journal of Elections, Public Opinion and Parties, Taylor & Francis (Routledge), 2021, n°1, pp. 69-81
Tristan Haute, Paolo Stuppia, « La démocratie de l’abstention à l’université. Constante historique ou nouvelle défiance envers la représentation étudiante ? », Agora débats/jeunesses, L'Harmattan/Presses de Sciences Po, 2021, n°2, pp. 7-25
Tristan Haute, Rémy Bretton-Wilk, Fabien Desage, « De qui le maire de Roubaix est-il l'élu ? », Métropolitiques, Métropolitiques, 2021
Tristan Haute, Camille Noûs, « Le télétravail, frein à la représentation et à l’action collective en entreprise ? », Sociologies pratiques, Sociologies pratiques, 2021, n°43, pp. 63-72
Cet article interroge l’impact du télétravail sur la participation des salariés à la représentation et à l’action collective en entreprise. En mobilisant les données de l’enquête reponse 2017 (Relations professionnelles et négociation d’entreprise), nous montrons que le télétravail ne semble pas constituer en soi un frein à la participation. Les différences de participation observées sont en réalité liées au profil spécifique des télétravailleurs (moins précaires et appartenant aux couches supérieures du salariat). Les télétravailleurs occasionnels ne sont ainsi pas significativement moins participants que les autres salariés, y compris lorsqu’on se limite aux cadres, catégorie au sein de laquelle le télétravail est le plus répandu.
Tristan Haute, « Quelles articulations entre la participation au travail en ligne et hors ligne ? : Le cas des enseignant·e·s », Politiques de communication, Politiques de communication, 2021, n°16, pp. 179-213
Alors que la numérisation des pratiques participatives concerne aujourd’hui aussi la sphère des relations professionnelles, cet article s’intéresse aux articulations entre la participation en ligne et hors ligne d’un groupe professionnel précis, les enseignants du secteur public en France. À partir d’une enquête par questionnaire réalisée en 2017 auprès d’échantillons représentatifs d’enseignants, nous étudions plus particulièrement deux pratiques en ligne (le pétitionnement et l’information syndicale) et leurs équivalents hors ligne.Il apparaît que les enseignants qui participent le plus en ligne ont aussi tendance à davantage participer hors ligne, et inversement. La comparaison des profils des participants montre de plus que les pratiques de participation en ligne ou hors ligne sont fortement encastrées socialement, professionnellement et syndicalement. Pour autant, si certaines inégalités de participation présentes hors ligne persistent en ligne (selon le genre par exemple), on observe une légère surmobilisation des jeunes en ligne et une réduction de certaines inégalités liées à des variables professionnelles, sans que cela bénéficie aux enseignants les moins intégrés professionnellement.
Tristan Haute, Paolo Stuppia, « La démocratie de l’abstention à l’université : Constante historique ou nouvelle défiance envers la représentation étudiante ? », Agora débats/jeunesses, Agora débats/jeunesses, 2021, n°88, pp. 7-25
Alors que la préférence des jeunes pour des pratiques opposées au vote et à l’action syndicale fait l’objet de controverses, cet article interroge l’un des indicateurs avancés pour illustrer le retrait de la fraction scolarisée des modes de participation « traditionnels » : l’abstention massive aux élections étudiantes. Au croisement de la sociologie électorale, de la jeunesse et des mouvements sociaux, les auteurs montrent que cette non-participation est moins le signe d’un rejet généralisé de la démocratie représentative que la conséquence d’une moindre capacité des organisations étudiantes à mobiliser les votant·e·s, nombre de leur militant·e·s semblant se détourner de l’activité électorale.
Tristan Haute, « Les logiques plurielles d’une très faible participation : retour sur les scrutins auprès des salariés des très petites entreprises », La Revue de l'Ires, La Revue de l'Ires, 2021, n°101-102, pp. 3-27
En France, deux scrutins ont été organisés en 2012 et en 2017 auprès des salariés des très petites entreprises (TPE, moins de 11 salariés) pour compléter la mesure de la représentativité syndicale dans le secteur privé. Or, ces votes sur sigles, sans élu, par Internet ou par correspondance n’ont absolument pas mobilisé les salariés (10,4 % de participation en 2012 et 7,3 % en 2017).Alors que plusieurs travaux se sont intéressés à la mise en place difficile de ces scrutins et aux pratiques syndicales déployées pour mobiliser les salariés des TPE, cet article propose différentes pistes explicatives complémentaires de la très faible participation électorale enregistrée. Celle-ci s’explique moins par les opinions des salariés que par des facteurs structurels, à savoir les spécificités de ce scrutin sans enjeu, les caractéristiques sociales et économiques des salariés des TPE et la faiblesse des implantations et des contacts syndicaux dans les TPE. Certaines branches d’activité où les enjeux du vote sont un peu plus saillants et où des syndicats corporatifs développent des activités de service, comme la branche des assistantes maternelles, sont d’ailleurs marquées par une mobilisation électorale significativement plus importante.
Tristan Haute, « La participation électorale en temps de crise sanitaire : évolutions et persistances », Pouvoirs Locaux : les cahiers de la décentralisation / Institut de la décentralisation, Institut de la décentralisation, 2020, pp. 29-34
Tristan Haute, Pierre Blavier, Etienne Pénissat, « Du vote professionnel à la grève », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2020, n°34
Tristan Haute, « En temps de crise, des salariés très inégaux face au travail », Eclairages de l'IRES, , 2020
Tristan Haute, Pierre Blavier, Étienne Penissat, « Du vote professionnel à la grève : Les inégalités de participation en entreprise », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2020, n°70, pp. 443-467
Alors que les pratiques de participation des salariés en entreprise ont souvent été analysées de manière séparée, cet article propose d’investiguer, dans le cas du secteur privé en France, les articulations entre ces pratiques, du vote professionnel à la grève, mais aussi d’en restituer les déterminants et les évolutions récentes en s’appuyant sur les données de l’enquête « Relations professionnelles et négociations d’entreprise » (REPONSE). La majorité des salariés n’est que très peu engagée en entreprise, tandis qu’une minorité y est très engagée. Ces deux pôles renvoient à la conjugaison de deux mécanismes : « l’exclusion de fait », définie comme le fait de ne pas pouvoir participer du fait de l’absence de scrutin ou d’action collective organisée, et « l’auto-exclusion ». La première apparaît fortement dépendante des logiques de fonctionnement du champ économique. En revanche, ce sont surtout les caractéristiques des salariés qui déterminent l’auto-exclusion : les plus précaires et les cadres participent moins, notamment lors des élections professionnelles. Par ailleurs, la participation en entreprise a connu un déclin généralisé depuis le début des années 2000 même si des dynamiques conflictuelles se développent au sein de certaines fractions du salariat.
Tristan Haute, Pénissat Etienne, Pierre Blavier, « La grève, entre soubresauts et déclin », Mouvements : des idées et des luttes, La découverte, 2020, n°103, pp. 11-21
Tristan Haute, « Les logiques plurielles d’une très faible participation : retour sur les scrutins auprès des salariés des très petites entreprises », La Revue de l'IRES, Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES), 2020, n°2, pp. 3-27
Tristan Haute, « Le vote professionnel, entre rapport au syndicalisme et rapport au métier et à l’institution : le cas des enseignant·e·s du secteur public en France », Participations - Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté, De Boeck Supérieur, 2019, n°3, pp. 139-164
En France, l’abstention aux élections professionnelles est élevée et en hausse, y compris pour une profession fortement engagée, mobilisée et syndiquée comme les enseignants. En éclairant ce paradoxe à partir de nouvelles données d’enquête et en s’appuyant sur les outils de la sociologie électorale, cet article montre que le vote professionnel des enseignants constitue une pratique participative conditionnée d’une part par leur rapport au syndicalisme et d’autre part par leur rapport au métier et à l’institution scolaire. Si le vote professionnel s’articule fortement avec certaines pratiques syndicales, notre analyse montre que la pratique du vote professionnel est bien plus dépendante du degré d’intégration professionnelle que l’adhésion ou l’information syndicales.
Tristan Haute, « La CFDT, première organisation syndicale ? », La revue de l'école émancipée, , 2019, pp. 20-21
Tristan Haute, Nathalie Chevalier, « Andolfatto (Dominique), dir. – La démocratie sociale en tension. – Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2018 (Espaces politiques). 174 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -
Tristan Haute, Karel Yon, « Comprendre la construction sociale de la représentativité syndicale : Un éclairage à partir des branches professionnelles », Travail et emploi, Travail et emploi, 2019, n°154, pp. 101-124
Depuis l’institution de la « Mesure d’audience de la représentativité syndicale » (Mars) en 2008, les suffrages des salariés conditionnent la représentativité légale des syndicats et la validité des accords collectifs. Les résultats de la représentativité syndicale et leur construction, sur le plan national interprofessionnel, ont été beaucoup commentés, la victoire de la CFDT sur la CGT étant considérée comme un bouleversement profond du champ syndical. On s’est peu intéressé à la situation dans les branches professionnelles. Or une analyse à cette échelle apporte un éclairage original. D’une part, elle souligne la rupture entre le nouveau dispositif de quantification et les pratiques antérieures de recueil et d’analyse des données des élections professionnelles. C’est en effet au niveau des branches que la spécificité des résultats issus de Mars, qui agrège des données électorales hétérogènes, est la plus visible. D’autre part, l’analyse donne à voir un paysage syndical plus complexe que celui qui ressort de la mesure d’audience interprofessionnelle. Le pluralisme est bien plus riche dans les branches, même si les résultats confirment la suprématie du couple CGT-CFDT, sans que la CFDT ne se détache véritablement de sa rivale.
Tristan Haute, Karel Yon, « Comprendre la construction sociale de la représentativité syndicale », Travail et Emploi, DARES, 2018
Tristan Haute, « Évolutions du paysage syndical et du salariat : analyse des élections aux comités d’entreprise (2009-2016) », La Revue de l'Ires, La Revue de l'Ires, 2018, n°94-95, pp. 57-90
Depuis la réforme de la représentativité syndicale de 2008 en France, les résultats des élections professionnelles, et en particulier celles aux comités d’entreprise, ont acquis un poids juridique, symbolique et médiatique renforcé. Mais les évolutions du paysage syndical, entre 2009 et 2016, n’ont été lues que comme le reflet d’une « opinion publique » salariale volatile, qui viendrait sanctionner ou approuver tel ou tel « type de syndicalisme ».
Loin d’une lecture globalisante, nous faisons le choix d’une analyse fine des nouvelles données électorales rendues disponibles par la réforme de 2008, dont le maniement nécessite quelques précautions du fait de leur construction. Cette analyse montre que ces évolutions s’expliquent surtout par des éléments structurels (taille des entreprises, secteur d’activité ou catégorie d’emploi), faisant le lien entre résultats électoraux et implantations syndicales.
Tristan Haute, « Évolutions du paysage syndical et du salariat : analyse des élections aux comités d’entreprise (2009-2016) », La Revue de l'Ires, , 2018, n°1, pp. 57-90
Tristan Haute, Fabien Desage, « Lille : quand l'effondrement du PS ravive le vote de classe », Métropolitiques, Métropolitiques, 2017
Tristan Haute, Léa Palet, Jean-Gabriel Contamin, Igor Martinache, « Retour sur les (dés)engagements enseignants », Revue française de pédagogie. Recherches en éducation, ENS Éditions
Peu de groupes professionnels ont fait l’objet d’autant de recherches dans la sociologie française que celui des enseignant·es. Ces travaux soulèvent, chacun à leur manière et à différentes périodes, la question de l’unité de cette communauté, de son homogénéité, mais aussi de ses transformations et rémanences. L’engagement de ses membres dans leur métier, pour leur métier ou dans la Cité a, dans cette optique, suscité une attention particulière. Et si ce problème est en réalité loin d’être n...
Tristan Haute, « Diversité et évolutions des attitudes des salariés à l’égard des syndicats en France », Travail et Emploi, La documentation française
À l’hiver 2018-2019, en France, le mouvement des Gilets jaunes s’est singularisé d’autres modalités de contestation par sa construction à l’écart des formes institutionnalisées de la représentation collective, et notamment des organisations syndicales. Les Gilets jaunes rejettent ainsi majoritairement la présence des syndicats dans le mouvement, alors même qu’une part importante d’entre eux sont syndiqués ou l’ont été par le passé et que leurs revendications portent en partie sur la rémunérat...
Tristan Haute, Hugo Touzet, Yann Le Lann, « Conditions de travail et d’emploi et formes de participation au travail », Chroniques du travail, Presses Universitaires de Provence
Introduction Si la France a connu, au printemps 2023, l’une des plus massives mobilisations sociales depuis plusieurs décennies, on observe, sur cette même période, au sein du salariat, un déclin relatif de la plupart des formes de participation au travail. Non seulement la syndicalisation demeure à un niveau très faible, mais le recours à la grève ou même la participation aux élections professionnelles tendent aussi à décroître. En déclin relatif, la participation au travail est aussi très i...
Tristan Haute, Cécile Rodrigues, Étienne Penissat, Pierre Blavier, « S’engager au travail et hors travail : quelles articulations entre deux registres de participation ? », La nouvelle revue du travail, Durand, Jean-Pierre
La sociologie de la participation politique et celle de l’engagement au travail sont deux champs d’études balisés mais relativement cloisonnés. Ainsi, les formes de participation politique hors du travail, du vote à la manifestation en passant par l’engagement associatif et militant, constituent des objets canoniques de la science politique, et notamment de la sociologie des comportements politiques qui a établi l’existence d’un continuum de la participation politique (Fillieule, 1997 ; Mayer...
Tristan Haute, Emma Nemesien, Yann Le Lann, Hugou Touzet, « Conditions de travail et d’emploi et comportements électoraux », Revue européenne des sciences sociales. European Journal of Social Sciences, Librairie Droz
Le travail, en tant qu’activité mais aussi comme espace, joue un rôle central dans le processus de socialisation des individus. Il n’est donc pas surprenant que, dès ses débuts, l’analyse électorale se soit intéressée aux relations entre ce qui se joue au travail et les comportements électoraux. Cet intérêt s’est matérialisé très tôt par des travaux autour du « vote de classe » (Alford, 1963). Cependant cet intérêt a sensiblement décliné à partir des années 1980. Quatre explications non contr...
Tristan Haute, Karel Yon, « Comprendre la construction sociale de la représentativité syndicale », Travail et Emploi, La documentation française
Le 31 mars 2017, sont publiés les résultats fondant la représentativité des organisations syndicales de salariés au niveau national interprofessionnel. À cette occasion, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) devance pour la première fois la Confédération générale du travail (CGT) dans le secteur privé, conduisant certains commentateurs à décrire cet événement comme un « séisme » historique dans le paysage syndical français. Considérées comme un « baromètre des audiences sy...