• THESE

    Gouverner la faim dans le monde ? : le paradigme de la sécurité alimentaire mondiale, ses instruments et ses critiques (1974-2014), soutenue en 2019 à Paris Est sous la direction de Pierre-Benoît Joly et Olivier Borraz présidée par Soraya Boudia, membres du jury : Sandrine Revet (Rapp.), Grégoire Mallard (Rapp.), Emmanuel Didier et Claire Marris   

  • Lise Cornilleau, Jean-Paul Gaudillière, La crise écologique renforce la polarisation des paradigmes internationaux de l’alimentation, 1e éd., Mouvements, 2022, 109, 8393 p.   

    Avec la généralisation de l’agro-industrie, le droit à l’alimentation est devenu un enjeu de conflits majeurs au sein des institutions du système de l’ONU. Lise Cornilleau relate ici comment les organisations paysannes s’en sont saisies et ont opposé la souveraineté alimentaire et la production locale au paradigme de la sécurité alimentaire centré sur le rôle des marchés et l’expansion de l’agriculture d’exportation. Elle revient aussi sur les conséquences de la crise climatique et sur l’élargissement de ces luttes aux enjeux de la transition agro-écologique.

    Lise Cornilleau, Sara Angeli Aguiton, Lydie Cabane, La fabrique et le gouvernement des crises, Presses de SciencesPo, 2019, 228 p. 

  • Lise Cornilleau, Pierre Benoit Joly, « 5. La révolution verte, un instrument de gouvernement de la « faim dans le monde ». Une histoire de la recherche agricole internationale », in Dominique Pestre (dir.), Le gouvernement des technosciences. Gouverner le progrès et ses dégâts depuis 1945, Éditions La Découverte, 2014   

  • Lise Cornilleau, « Kari De Pryck (2022) : GIEC. La voix du climat », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2024, n°VOL. 13, pp. 139-142  

    Lise Cornilleau, « Bernard de Raymond (Antoine), Thivet (Delphine), dir. – Un monde sans faim. – Paris, Presses de Sciences Po, 2021. 304 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2023, n°72, pp. 646-647  

    Lise Cornilleau, Janet Roitman, Sara Angeli-Aguiton, Lydie Cabane, « Anti-Crisis »: Penser avec et contre les crises?, Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2019, n°85 

    Lise Cornilleau, Sara Angeli-Aguiton, Lydie Cabane, « Politiques de la mise en crise », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2019, n°85, pp. 9-21 

    Lise Cornilleau, « Définir et gouverner les crises au sein du Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale (1974-2008) », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2019, n°85, pp. 23-41 

    Lise Cornilleau, « Magicians At Work »: Modelers as Institutional Entrepreneurs in the Global Governance of Agriculture and Food Security, Science and technology studies, , 2019, n°4, pp. 58-77   

    Lise Cornilleau, Sara Angeli Aguiton, Lydie Cabane, Katharine Throssell, « The politics of crisis claims », Critique internationale, Critique internationale, 2019, n°o 85, pp. 9-21  

    Lise Cornilleau, Janet Roitman, Sara Angeli Aguiton, Lydie Cabane, « Anti-Crisis : penser avec et contre les crises ? », Critique internationale, Critique internationale, 2019, n°85, pp. 107-121  

    Lise Cornilleau, « Définir et gouverner les crises au sein du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (1974-2008) », Critique internationale, Critique internationale, 2019, n°85, pp. 23-41   

    This article examines how world food crises are defined and governed within the Committee on World Food Security, in line with the work on the strategic uses of knowledge and ignorance in global governance. Created to regulate the 1974 crisis, it was reformed to face the 2008 crisis. In 1974, the Committee developed the world food security paradigm promoting productivism and free trade in agriculture. An examination of its archives shows that it institutionalized the diagnosis of Western diplomaties despite the opposition of the G77, which preferred a regulation based on reserve stocks and food aid. In 2008, the Committee opened itself up to non-state actors and drew upon an independent panel of experts, thereby kindling hopes among supporters of food sovereignty and of the right to food that global food regulation would be transformed. Yet the ethnography of the Committee suggests that multi-positioned actors in the field of global food governance continue to defend the paradigm first forged in 1974.

    Lise Cornilleau, « La modélisation économique mondiale, une technologie de gouvernement à distance ? »: Généalogie, circulations et traductions d’un modèle de la sécurité alimentaire globale de l’IFPRI, Revue d'Anthropologie des Connaissances, Société d'Anthropologie des Connaissances (SAC), 2016, n°2   

    Lise Cornilleau, « La modélisation économique mondiale, une technologie de gouvernement à distance ? : Généalogie, circulations et traductions d’un modèle de la sécurité alimentaire globale de l’IFPRI », Revue d'anthropologie des connaissances, Revue d'anthropologie des connaissances, 2016, n°102, pp. 171-196   

    Cet article interroge le rôle de la modélisation économique mondiale dans les programmes de la Révolution Verte en Afrique : dans quelle mesure cette forme de quantification peut-elle être qualifiée de technologie de gouvernement à distance ? Nous présentons le cas du modèle IMPACT de l’International Food Policy Research Institute (IFPRI), un centre international de recherche agronomique dont le siège est à Washington, mais présent en Afrique de l’Est via ses bureaux régionaux et nationaux. Dans un premier temps, nous traçons la généalogie de ce modèle, qui reproblématise la « faim dans le monde » et en définit les solutions par le libre-échange et la technologisation de l’agriculture. Dans un second temps, nous montrons comment ce programme est implicitement voué à être territorialisé en Afrique. Pour cela, nous décrivons les circulations du modèle dans les arènes internationales, et nous analysons comment la modélisation participe également d’une forme de gouvernement à l’échelle nationale. S’inspirant des travaux sur le verrouillage à l’œuvre dans les « paquets technologiques » et financiers de la Révolution Verte, cet article décrit les modalités du lock-in idéologique dont il est le complément.

  • Lise Cornilleau, « Les concepts à l’épreuve des terrains », le 24 juin 2021  

    Organisé par le GDR NoST

    Lise Cornilleau, « Droit et temporalités », le 14 avril 2021  

    Organisées par Charles Reveillere - CSO, Lus Prauthois - IRISSO, CSO et Jérôme Pélisse - CSO, Science Po

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Tianzhu Liu, La reterritorialisation des activités agricoles dans la planification foncière et alimentaire, thèse soutenue en 2023 à université ParisSaclay sous la direction de Romain Melot et Frédéric Wallet présidée par Mayté Banzo, membres du jury : Claire Aragau (Rapp.), Vincent Simoulin (Rapp.)      

    La reterritorialisation des activités agricoles (RAA) renvoie au renforcement de la production alimentaire locale et de ses activités de diversification, orientées vers les consommateurs locaux. La RAA contribue à façonner le système alimentaire local, un sujet qui fait l'objet d'études croissantes dans les domaines de la planification territoriale. Planifier la RAA implique la prise en compte des systèmes agri-alimentaires, ainsi que la résolution des défis liés à la gouvernance des terres agricoles, en se rapportant à deux politiques de planification locale : la planification foncière, une politique organisant les droits fonciers et de construction sur la base de règles juridiquement contraignantes, et la planification alimentaire, un nouveau type de politique stratégique, dédié à la promotion de systèmes alimentaires locaux. L'absence de liens entre la planification foncière et alimentaire peut entraîner une inadéquation entre les règlements d'utilisation des sols et les activités souhaitées et entraver la mise en œuvre de la RAA. Cependant, il n'existe pas une vision globale de la manière dont les politiques de planification alimentaire et foncière s’organisent et se coordonnent pour soutenir la RAA.Cette recherche vise à améliorer la compréhension des approches de planification de la RAA, en étudiant les politiques de planification foncière et alimentaire et leurs intersections. Dans une perspective de sociologie de l’action publique, la recherche est menée en s’appuyant sur le cadre théorique de l'instrumentation et de l'intégration des politiques publiques, et en se référant aux travaux sur les systèmes agri-alimentaires. La recherche s’appuie sur l'analyse de documents et des entretiens demi-directifs avec des acteurs locaux, issus d’un échantillon d'études de cas dans deux régions françaises (l'Occitanie et la Normandie) et aux Pays-Bas est examiné.La recherche identifie les modalités de conception locale des instruments politiques pour la RAA en se basant sur l’analyse des jeux d'acteurs. Elle montre qu’une priorité est accordée au "local" par rapport à la transition "agroécologique" dans le cadre de compromis entre les acteurs et dans un contexte de coexistence des modèles agri-alimentaires. L'intégration directe entre la planification foncière et alimentaire reste marginale, mais présente un fort potentiel. Les résultats empiriques offrent un éclairage sur les organisations institutionnelles impliquées dans la planification intégrée des RAA. Cette recherche portant sur des cas très diversifiés montre qu'il n'existe pas de modèle de gouvernance unique pour la planification de la RAA. Elle soulève en définitive la question de l'organisation institutionnelle et de la restructuration des relations de pouvoir dans le domaine des politiques agricoles territorialisées.