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Serge Frossard

Maître de conférences HDR, Droit privé et sciences criminelles.

Université Lyon 3 · Faculté de Droit Centre de Recherches Critiques sur le Droit — CeRCriD
Université Jean Moulin - Lyon 3Faculté de DroitCentre de Recherches Critiques sur le Droit

Actualités scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Les qualifications juridiques en droit du travail, soutenue en 1997 à Lyon 2 sous la direction de Jean-Marc Béraud 

    La qualification juridique est l'opération par laquelle le droit appréhende les faits, situations et comportements qui lui ont soumis. Elle est fondée sur une démarche intellectuelle de type syllogistique qui permet d'affecter des données de fait à une catégorie juridique en référence de laquelle on qualifie. Le droit du travail, s'il ne se distingue pas sur le terrain de la théorie générale des qualifications, est susceptible de se singulariser au niveau des catégories juridiques sur lesquelles reposent les qualifications. La première partie est consacrée à l'étude des qualifications de droit du travail en soi. On analyse les difficultés que posent les traits marquants des catégories juridiques de droit du travail sur l'énoncé d'une définition en fonction de laquelle on puisse qualifier. On examine par ailleurs le contrôle exercé par les magistrats sur les qualifications qui leur sont soumises. La seconde partie se concentre sur l'étude de l'articulation des qualifications de source distinctes. Les qualifications conventionnelles sont ainsi limitées dans leurs effets par les qualifications d'ordre public. En outre, on se doit d'analyser l'articulation des qualifications de droit social international (communautaire ou issu de l'O. I. T. ) avec l'ordre juridique interne.

  • Ouvrages

    Serge Frossard, Serge Guinchard, Thierry Debard, Jean-Luc Albert, Dominique Asquinazi-Bailleux [et alii], Lexique des termes juridiques, Lefebvre Dalloz, 2025, Lexiques, 1193 p.   

    Le Lexique des termes juridiques 2025-2026 permet un accès simple et complet à toutes les définitions, aux concepts et aux notions clés de tous les domaines du droit. Avec plus de 6 000 entrées, l'étudiant à la recherche d'une notion inconnue ou oubliée pourra la découvrir ou se la remémorer et acquérir ainsi des certitudes ou automatismes, utiles à la rigueur du juriste. Cette 33e édition met en avant plus de 180 définitions en lien avec l'actualité juridique. Les références aux codes et aux grands arrêts permettent de faire le lien entre les définitions, les textes législatifs et la jurisprudence

    Serge Frossard, Serge Guinchard, Thierry Debard, Jean-Luc Albert, Dominique Asquinazi-Bailleux [et alii], Lexique des termes juridiques, Dalloz, 2024, Lexiques, 1163 p.   

    Depuis plus de cinquante ans et au fil des éditions - diffusées à plus d'un million d'exemplaires -, le Lexique des termes juridiques s'est imposé comme un outil de référence pour tous les étudiants en droit.Traduit dans de nombreuses langues dont l'arabe, l'espagnol, le japonais et le portugais, l'ouvrage est devenu un véritable instrument d'information, permettant à chacun de connaître et de comprendre l'organisation judiciaire et les mécanismes juridiques afin de mieux faire valoir ses droits, donnant ainsi un contenu concret à l'adage " nul n'est censé ignorer la loi "

    Serge Frossard, Serge Guinchard, Thierry Debard, Jean-Luc Albert, Dominique Asquinazi-Bailleux [et alii], Lexique des termes juridiques: 2023-2024, Dalloz, 2023, Lexiques, 1136 p.   

    Serge Frossard, Serge Guinchard, Thierry Debard, Jean-Luc Albert, Dominique Asquinazi-Bailleux [et alii], Lexique des termes juridiques, Dalloz, 2022, Lexiques, 1138 p.   

    Serge Frossard, Serge Guinchard, Thierry Debard, Jean-Luc Albert, Dominique Asquinazi-Bailleux [et alii], Lexique des termes juridiques, Dalloz, 2021, Lexiques, 1119 p.   

    Serge Frossard, Serge Guinchard, Thierry Debard, Jean-Luc Albert, Dominique Asquinazi-Bailleux [et alii], Lexique des termes juridiques, Dalloz, 2020, Lexiques, 1119 p.   

    Serge Frossard, Les qualifications juridiques en droit du travail, LGDJ, 2000, Bibliothèque de droit social, 246 p.  

    Serge Frossard, Jean-Marc Béraud, Les qualifications juridiques en droit du travail,, 1997, 334 p. 

    La qualification juridique est l'opération par laquelle le droit appréhende les faits, situations et comportements qui lui ont soumis. Elle est fondée sur une démarche intellectuelle de type syllogistique qui permet d'affecter des données de fait à une catégorie juridique en référence de laquelle on qualifie. Le droit du travail, s'il ne se distingue pas sur le terrain de la théorie générale des qualifications, est susceptible de se singulariser au niveau des catégories juridiques sur lesquelles reposent les qualifications. La première partie est consacrée à l'étude des qualifications de droit du travail en soi. On analyse les difficultés que posent les traits marquants des catégories juridiques de droit du travail sur l'énoncé d'une définition en fonction de laquelle on puisse qualifier. On examine par ailleurs le contrôle exercé par les magistrats sur les qualifications qui leur sont soumises. La seconde partie se concentre sur l'étude de l'articulation des qualifications de source distinctes. Les qualifications conventionnelles sont ainsi limitées dans leurs effets par les qualifications d'ordre public. En outre, on se doit d'analyser l'articulation des qualifications de droit social international (communautaire ou issu de l'O.I.T.) avec l'ordre juridique interne.

  • Communications

    Serge Frossard, « La rectitude du droit : inaltérable », le 21 novembre 2025 

    Colloque organisé par les étudiants de l’IETL, du CERCRID, Université Lumière Lyon 2

    Serge Frossard, « Référendum d'entreprise : regards sur le contenu des accords », le 23 novembre 2022 

    Organisé par le CERCRID (UMR 5137) et l'Institut de Formation Syndicale de Lyon organisent, sous la direction scientifique de Cécile Nicod, Maîtresse de conférences en Droit privé à l'Université Lyon 2, Directrice de l'IFS et membre du CERDRID

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Manuela Leguicheux, La loi négociée en droit du travail, soutenue en 2018 à Lyon présidée par Nicolas Moizard, membres du jury : Cécile Nicod  

    La place des acteurs sociaux lors de l’élaboration de la norme sociale légiférée se caractérise par une absence de reconnaissance constitutionnelle. L’autorité étatique est néanmoins consciente des vertus de la négociation collective. Même si la pratique existait auparavant, les pouvoirs publics ont permis de développer la négociation collective pré légiférante grâce principalement à l’introduction des articles L.1 à L.3 du Code du travail par la loi du 31 janvier 2007, conçus à l’image des procédures existantes en droit de l’Union européenne. L’association des acteurs sociaux au processus d’élaboration de la norme sociale a donc été favorisée. Pour autant, l’association des acteurs sociaux n’est pas totale. Le renforcement de leur légitimité est passé par une refonte du droit de la représentativité et du processus d’élaboration de la norme sociale mais une concurrence de légitimité est toujours visible entre une légitimité professionnelle détenue par les acteurs sociaux et une autre institutionnelle détenue par le Parlement. Au-delà du constat de l’association des acteurs sociaux au processus d’élaboration de la norme sociale, leur instrumentalisation semble avérée. Concernant la mise en œuvre de la loi négociée, la participation des acteurs sociaux à l’œuvre du législateur a été renforcée dans de nombreuses lois sociales. La répartition des compétences passe toujours par le législateur qui décide de laisser le pouvoir règlementaire dans les mains du pouvoir exécutif ou de le confier aux acteurs sociaux. Il est clair que les acteurs sociaux ne sont pas totalement libres lors de la mise en œuvre de la norme sociale même si la règle de la supplétivité est largement favorisée aujourd’hui. Lors du contrôle de la norme sociale négociée, les acteurs sociaux ont un rôle second alors qu’ils sont experts de l’application de la loi qu’ils ont négocié. Dans cette perspective, dans le processus de mise en œuvre de la norme négociée ils sont instrumentalisés par les pouvoirs publics.

  • Membre du jury

    Alison Dahan, Les services à la personne, soutenue en 2014 à Lyon 3 sous la direction de Gérard Vachet présidée par Jean-Pierre Laborde, membres du jury : Dominique Asquinazi-Bailleux (Rapp.), Pierre-Yves Verkindt (Rapp.)   

    Largement soutenu par les pouvoirs publics ces dernières années, le secteur des services à la personne est en pleine expansion. En effet, par les politiques sociales successives comme par le contexte économique, les services à la personne croissent rapidement. Le sujet de thèse, intitulé « les services à la personne », n’a volontairement pas été restreint afin de pouvoir donner une approche globale du secteur. Le développement des services à la personne répond aux évolutions de la société et est porté par de nombreuses mesures gouvernementales. L’étude sera tournée vers les employeurs du secteur des services à la personne et vise à rendre une image fidèle des questions juridiques au point de vue droit social qui peuvent se poser. Il est utile de définir quelles règles doivent être applicables en fonctions des différents types d’employeurs et des services proposés. La question des travailleurs du secteur et de leurs spécificités, tant au regard du droit du travail que de la protection sociale, devra elle aussi être envisagée. Il s’agira de proposer une image fidèle et complète du secteur des services à la personne.

    Hélène Melmi, L'emploi dans l'entreprise en difficulté, soutenue en 2012 à Lyon 2 sous la direction de Emmanuel Dockès présidée par Cyril Wolmark, membres du jury : Philippe Roussel Galle et Michèle Bonnechère  

    L’objet de cette thèse est d’étudier les dispositifs de protection de l’emploi dans l’entreprise en difficulté. Elle met en exergue la difficile articulation entre les mécanismes du droit du travail et ceux du droit commercial, qui semble souvent mener à l’effacement du premier devant les impératifs du second. Le titre I est ainsi consacré à l’examen des prérogatives confiées aux représentants des salariés afin de défendre leur intérêt collectif, l’emploi, lorsque la situation de l’entreprise est compromise. L’accent est particulièrement mis sur l’absence de moyens d’action efficaces, plaçant les salariés dans le rôle de spectateurs, et non d’acteurs, du processus décisionnel relatif à la détermination du sort de l’entreprise. Le titre II s’intéresse, quant à lui, à la place octroyée à l’emploi au regard des objectifs que la loi a attribué au droit des entreprises en difficulté et qui doivent être poursuivis par le juge. Il constate que l’impératif de maintien de l’emploi s’efface devant l’objectif prioritaire que constitue la sauvegarde de l’activité économique. Ainsi, en dépit des réformes successives ayant touché le droit des entreprises en difficulté, la prise en considération de l’emploi demeure timide. L’implication apparente des salariés masque leur mise à distance des principales décisions relatives à la détermination du sort de l’entreprise. L’emploi, en particulier lorsqu’il est soumis à l’instrumentalisation des procédures collectives par des groupes désireux de se débarrasser, à moindre coût, de leurs filiales, est envisagé avant tout comme une variable ajustable de l’entreprise en difficulté.

    Florent Joubert, La consultation du comité d’entreprise, soutenue en 2011 à Lyon 2 sous la direction de Emmanuel Dockès présidée par David Jacotot, membres du jury : Geneviève Pignarre et Michèle Bonnechère  

    D’une nature juridique que le droit français peine à mettre en valeur, la procédure de consultation constitue une règle atypique qui, plutôt que de constituer une contrainte à l’exercice du pouvoir, doit être perçue comme proposant un modèle aux manifestations du pouvoir de direction de l’employeur. Là où la règle de droit tutélaire interdit à l’employeur de faire, ou, lui dicte une stricte ligne de conduite afin de protéger les destinataires de sa décision, la règle de procédure dresse un processus, un cheminement vers l’obtention d’une décision dont le contenu a fait l’objet d’une concertation avec ses destinataires. La règle de procédure borne le pouvoir de l’employeur sans le brimer. Et, elle intègre ses destinataires dans le processus d’élaboration de la décision patronale qu’ils ont vocation à subir.La diversité des manifestations du pouvoir de l’employeur rend complexe sa définition. La procédure de consultation se perçoit alors comme un outil d’analyse du pouvoir, permettant de le sonder. De la fonction empirique de la règle de procédure ressortent deux catégories juridiques de procédures de consultation : les consultations « sur un projet de décision » et les consultations « sur une politique générale ».Toutes deux bénéficient d’exigences procédurales communes : information précise et écrite, délai d’examen suffisant, réponse motivée de l’employeur aux observations, remise de l’avis, et suite à donner à l’avis. Le schéma de ces exigences procédurales est tourné vers la transformation de l’information en un savoir mobilisable lors d’un échange avec l’employeur sur la pertinence d’un projet de décision ou de stratégies, de politiques de gouvernance. Au terme de cet échange, le comité d’entreprise pourra exprimer un avis selon l’intensité requise par le code du travail : un « avis motivé ».Au-delà de l’aspect pratique que présente la catégorisation opérée, il nous semble que son principal critère de distinction, l’objet du pouvoir appréhendé par la procédure, commande le régime de la sanction civile de leur transgression. Consultations « sur une politique générale » et Consultations « sur un projet de décision » ne peuvent recevoir un traitement uniforme. La particularité de l’objet appréhendé dans certaines décisions ou savoirs par la procédure, a justifié une intervention du législateur, celui-ci décrivant avec plus de précisions les exigences procédurales (on pense notamment aux délais plus longs, à l’intervention de commissions). Autrement dit, elles ne sont pas appréhendées de manière uniforme par le code du travail, comme le laisserait présager la description générale des modalités procédurales opérées par les articles L. 2323-2 à L. 2323-4 C.T. Certains objets plus que d’autres sont aménagés de manière spécifique. Il existerait ainsi une hiérarchie des décisions et savoirs de l’employeur qui serait fonction de la spécialisation de leur régime dans le code du travail (licenciements économiques, transferts d’entreprise, modifications de la structure économique/juridique, etc.). Elle pourrait faire l’objet d’une étude spécifique.La catégorisation proposée induit un parti pris quant à leur hiérarchie. Les consultations « sur un projet de décision », qui captent l’exercice le plus autoritaire du pouvoir, doivent être assorties la sanction la plus stricte. La nullité s’impose comme la sanction adéquate. Elle ne pourra être invoquée que plus rarement dans le cadre de la transgression des règles de consultation « sur une politique générale ».