Marieke Louis, Bob Reinalda (dir.), Routledge Handbook of International Organization, Routledge, 2025, Routledge handbooks, 666 p.
Marieke Louis, Lucile Maertens, La dépolitisation du monde, Presses de l'Université de Montréal PUM, 2024, 62 p.
Les débats sur l'utilité des organisations internationales pendant la pandémie de COVID-19 comme la guerre en Ukraine rappellent les attentes qui pèsent sur ces institutions qui prétendent toutefois « ne pas faire de politique ». Cet ouvrage prend au sérieux cette revendication et étudie comment des organisations internationales très diverses la mettent en pratique pour « dépolitiser le monde ». S'appuyant sur différents cas d'étude allant de la gestion de la crise environnementale à la réforme du Conseil de sécurité de l'ONU, cet ouvrage analyse les pratiques d'expertise, les prétentions à la neutralité et le jeu sur la temporalité des négociations comme des marqueurs de dépolitisation. Qu'est-ce qui conduit une organisation internationale à dépolitiser le monde? L'ouvrage met au jour trois grandes logiques de dépolitisation qui s'inscrivent dans une posture pragmatique, des stratégies de légitimation et des tentatives d'évitement de la responsabilité. Ce livre démontre que les organisations internationales ne peuvent être réduites à des mécanismes apolitiques uniquement établis pour faciliter la coopération internationale.
Marieke Louis, Marine Dhermy-Mairal, Sandrine Kott, Isabelle Lespinet-Moret (dir.), Mondialisation et justice sociale. Un siècle d'action de l'Organisation internationale du travail: un siècle d'action de l'Organisation internationale du travail, Éditions de la Sorbonne, 2024, Internationale, 292 p.
L’Organisation internationale du travail est née du traité de Versailles en 1919, a survécu à la Société des nations et a trouvé sa place au sein de l’Organisation des Nations unies, où elle a apporté l’héritage et le savoir-faire du premier internationalisme, et la spécificité du tripartisme. L’OIT a formulé et poursuivi des idéaux de réforme sociale, fondés notamment sur la production de savoirs et d’expertise, dans un siècle traversé par des conflits majeurs, les décolonisations et l’évolution des rapports de force, entre les mondes capitalistes et communistes, entre les États et entreprises du Nord et du Sud. Cet ouvrage fait suite à un colloque qui a rassemblé acteurs sociaux et chercheurs pour célébrer les cent ans de l’Organisation internationale du travail et interroger son rôle face à la mondialisation des économies et du travail. Il éclaire de manière pluridisciplinaire la fécondité et le renouvellement de la recherche sur la plus ancienne organisation du système onusien. Les contributions se penchent sur la nature et les principales missions de l’Organisation à travers les nouvelles approches des sciences sociales suscitées par les interrogations de notre époque. L’efficacité des normes internationales du travail dans un marché mondial, l’importance du tripartisme et du dialogue social face au retrait de l’État comme les limites de l’universalité dans un monde inégal sont ainsi discutées dans une perspective renouvelée et résolument internationale. À travers l’OIT et sa promesse de justice sociale, ce volume propose plus largement une autre façon de penser la mondialisation
Marieke Louis, Guillaume Devin, Sociologie des relations internationales, La Découverte, 2023, Repères (sciences politiques-droit), 128 p.
Différente d'une approche exclusivement théorique ou d'une lecture purement historique, la sociologie des relations internationales appréhende les faits « internationaux » comme des faits sociaux. Elle privilégie la démarche empirique tout en l'accompagnant d'un effort de systématisation. Face à une incroyable accumulation d'événements et d'informations, il s'agit d'organiser la diversité des variables et des techniques internationales autour de quelques rubriques fondamentales : les acteurs, leur puissance, leurs objectifs, leurs instruments. La sociologie des relations internationales propose un cadre d'analyse suffisamment étendu pour saisir les permanences et les discontinuités des modes d'action internationaux dans la durée, mais aussi suffisamment précis pour définir ce qui fait leur spécificité aujourd'hui. Dans cette perspective, ce livre ne sépare pas l'empirie et la théorie, le passé et le présent, l'analyse des continuités et une réflexion plus globale sur le changement. Il ouvre des pistes fécondes aux études politiques internationales
Marieke Louis, Samuel Hayat, Philippe Aldrin, Alice Béja, Julien Boyadjian [et alii], Le porte-parole: Fondements et métamorphoses d'un rôle politique, Presses universitaires du Septentrion, 2022
Marieke Louis, Delphine Lagrange, Olivier Nay (dir.), Le tournant social de l’international : les organisations internationales face aux sociétés civiles, Presses universitaires de Rennes, 2022, 200 p.
La montée en puissance des acteurs non gouvernementaux constitue un redoutable défi pour les organisations internationales. Bureaucrates et diplomates, autrefois protégés par les enceintes des institutions, doivent aujourd'hui composer avec des mouvements et des organisations qui se mobilisent dans l'espace mondial au nom de la « société civile ». À New York, Washington, Genève ou Paris, les grandes conférences multilatérales et les secrétariats internationaux deviennent ainsi de véritables écosystèmes dans lesquels gravitent des coalitions d'ONG, des mouvements de citoyens, des entrepreneurs de morale, des fondations, des organisations professionnelles, identitaires ou confessionnelles qui pèsent, de multiples manières, sur les choix des gouvernements. Les auteurs réunis dans cet ouvrage proposent une sociologie politique des organisations internationales. À partir de différents cas d'études (Nations Unies, Banque mondiale, OMC), ils explorent les dynamiques d'ouverture institutionnelle du système multilatéral. Les assemblées politiques et les administrations, exposées à la pression des acteurs transnationaux, mettent en place des mécanismes de participation dans le but de mieux organiser et canaliser l'expression des demandes sociales sur la scène internationale. Tenues d'opérer un « tournant social », les institutions internationales apprennent ainsi à intervenir dans une société mondiale de plus en plus complexe, ouverte et fragmentée
Marieke Louis, Lucile Maertens, Why International Organizations Hate Politics , 1e éd., Routledge, 2021, 222 p.
Marieke Louis, Lucile Maertens, Why international organizations hate politics: depoliticizing the world, Routledge, 2021, Global institutions, 201 p.
Marieke Louis, Mehdi Abbas, Sandra Moatti (dir.), Le multilatéralisme dans la tourmente, Alternatives économiques, 2020, 112 p.
Marieke Louis, Christian Chavagneux, Le pouvoir des multinationales, Presses universitaires de France / Humensis, 2018, La vie des idées, 102 p.
Marieke Louis, Qu'est-ce qu'une bonne représentation? L'Organisation internationale du travail de 1919 à nos jours: l'Organisation internationale du travail de 1919 à nos jours, Dalloz, 2016, Nouvelle bibliothèque de thèses (Science politique), 462 p.
La 4e de couverture indique : "Il est des livres en sciences sociales qui sont remarquables : non seulement ils nous apportent avec élégance et précision de nouvelles connaissances, mais ils transforment aussi notre regard sur l'objet étudié. Tel est le cas de l'ouvrage de Marieke Louis. Depuis près de deux siècles, [les organisations internationales] ont forgé les principaux points d'ancrage de l'action collective au plan international et se sont confondues avec l'activité multilatérale qui occupe, désormais, l'essentiel des politiques extérieures. Le paysage international en a été profondément transformé. Pourtant, les organisations internationales sont toujours restées suspectes d'insignifiance : mauvais fonctionnement, défaut de capacités, manque de résultats. De manière récurrente, les critiques portent sur ce que nous pourrions appeler « le triangle de fonctionnalité » des organisations internationales : la relation entretenue entre leur légitimité, leur efficacité et leur représentativité. Rares sont les études à s'être penchées sur la signification et le contenu pratique de ce socle fondateur, régulièrement transformé et contesté au cours de l'histoire des organisations internationales. Le grand mérite du livre de Marieke Louis est d'en dévoiler les ressorts en suivant la façon dont l'Organisation Internationale du Travail (OIT) a construit et réformé sa représentativité. On apprendra ainsi que loin d'être immuable, la représentativité varie selon les contextes, les enjeux et les rapports de force au sein de l'organisation. Entendue comme un certain état de la représentation à un moment donné, elle apparaît comme une convention entre les membres de l'organisation qui rend possible leur coopération. Elle s'ajuste continuellement aux conditions de cette coopération dans une double logique indissociable d'inclusion-exclusion. Ce point suffirait à lui seul à montrer toute l'originalité du regard de l'auteure et à justifier pleinement la lecture d'un livre qui rappelle que les organisations internationales doivent être pensées dans la durée, et que le sens de leurs arrangements ne se comprend que dans une perspective dynamique et relationnelle. Servie par une enquête d'une ampleur assez considérable et par une démarche rigoureuse, la démonstration est non seulement inventive, mais aussi minutieuse et convaincante. On tient là un livre important sur les organisations internationales."
Marieke Louis, Guillaume Devin, Claire Lemercier, Hélène Michel, Franck Petiteville [et alii], La représentativité: une valeur pratique pour les organisations internationales le cas de l'Organisation internationale du travail de 1919 à nos jours,, 2014, 665 p.
Depuis ces vingt dernières années, la représentativité des organisations internationales est au cœur du débat politique sur la réforme des institutions de la gouvernance mondiale. Considérée comme un enjeu clé de leur légitimité, la représentativité apparaît à la fois comme une qualité liée au fait de « bien représenter » mais aussi comme un objet dont se saisissent les institutions pour permettre à certains acteurs d’en représenter d’autres. À partir d’une recherche menée dans le cadre de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur une période s’étendant de 1919 à 2014, nous proposons de recourir à la notion de « valeur pratique » pour aborder cette notion polysémique et ambivalente qu’est la représentativité dans le cadre d’une organisation internationale à la fois particulière et emblématique des enjeux soulevés aujourd’hui par le problème de la représentativité. Créée en 1919, l’OIT est en effet, à la différence de toutes les autres organisations internationales du système des Nations unies et de Bretton Woods, la seule à être composée non seulement des représentants des gouvernements mais aussi des représentants des organisations syndicales de travailleurs et d’employeurs (représentation tripartite). L’OIT constitue donc un cas particulièrement intéressant pour étudier la représentativité sur le long terme à la fois au niveau des États et des acteurs non étatiques. Sur le plan méthodologique, nous défendons l’intérêt d’une démarche socio-historique qui accorde une place importante aux représentations des acteurs, sans pour autant faire l’économie de l’analyse des pratiques de représentation objectivables à travers le temps.
Marieke Louis, L’Organisation internationale du travail et le travail décent. Un agenda social pour le multilatéralisme: un agenda social pour le multilatéralisme, Editions L'Harmattan, 2011, Questions contemporaines, 177 p.
Marieke Louis, L'OIT et l'Agenda du travail décent: un exemple de multilatéralisme social, 2010, 106 p.
Marieke Louis, « Les organisations patronales internationales face à la responsabilité sociale des multinationales. De l’opposition au ralliement conditionnel dans l’arène onusienne », in Sophie Robin-Olivier, Étienne Pataut (dir.), Directives CSRD et CS3D et droit social. Respecter les droits sociaux dans les chaînes de production mondiales, Bruylant, 2026, pp. 21-36
Marieke Louis, Bob Reinalda, « From an international relations subfield to ‘international organization studies’ », in Bob Reinalda, Marieke Louis (dir.), Routledge Handbook of International Organization, Routledge, 2025, pp. 1-25
Marieke Louis, « Observation, Interviews and Archives », in Fanny Badache, Leah R. Kimber, Lucile Maertens (dir.), International Organizations and Research Methods. An Introduction, University of Michigan Press, 2023
Marieke Louis, Yohann Morival, « Les groupes d’intérêt patronaux français et la scène internationale. XXe-XXIe siècle », in Guillaume Courty, Marc Milet (dir.), Les groupes d’intérêt en France, Classiques Garnier, 2023
Marieke Louis, Maertens Lucile, « Vers une dépolitisation des relations internationales ? », in Bertrand Badie, Dominique Vidal (dir.), Le monde ne sera plus comme avant, Les Liens qui Libèrent, 2022
Marieke Louis, « The B8, B7 and B20 Summits as Professional Events: Business as Usual or New Opportunities for Business Organizations? », in Anne-Sophie Béliard, Sidonie Naulin (dir.), Trade Shows in the 21st Century: The Role of Events in Structuring Careers and Professions, Edward Elgar, 2022
Marieke Louis, « Porter la parole patronale au niveau mondial : la voix sourde de l’Organisation internationale des employeurs », in Samuel Hayat, Nicolas Kaciaf, Cédric Passard (dir.), Le porte-parole. Fondements et métamorphoses d’un rôle politique, Presses Universitaires du Septentrion, 2022
Marieke Louis, Ruwet Coline, « La représentativité contestée. Une analyse comparée de l’Organisation internationale du travail et de l’Organisation internationale de normalisation », in Delphine Lagrange, Louis Marieke, Olivier Nay (dir.), Le tournant social de l’international. Les organisations internationales face aux sociétés civiles, Presses Universitaires de Rennes, 2021
Marieke Louis, Auriane Guilbaud, « L’Assemblée et la gouvernance économique et sociale. Une marginalisation inéluctable ? », in Guillaume Devin, Franck Petiteville, Simon Tordjman (dir.), L'Assemblée générale des Nations unies : une institution politique mondiale : là où le monde se parle depuis 75 ans, Presses de Sciences Po, 2020
Marieke Louis, Lucile Maertens, Marie Saiget, « The Field Study », in Guillaume Devin (dir.), Resources and Applied Methods in International Relations, Palgrave, 2018
Marieke Louis, « Women’s Representation at the ILO: A Hundred Years of Marginalization », in Eileen Boris, Dorothea Hoehtker, Susan Zimmerman (dir.), Women’s ILO: Transnational Networks, Working Conditions, and Gender Equality, Brill, 2018
Marieke Louis, « La diplomatie sociale des multinationales », in Christian Chavagneux, Marieke Louis (dir.), Le pouvoir des multinationales, Presses Universitaires de France, 2018, pp. 79-93
Marieke Louis, Milena Dieckhoff, « Coopération et intégration internationales », in Christophe Roux, Eric Savarese (dir.), Science politique. Edition 2017-2018, Bruylant, 2017
Marieke Louis, Lucile Maertens, Marie Saiget, « L'enquête de terrain », in Guillaume Devin (dir.), Méthodes de recherche en relations internationales, Presses de Sciences Po, 2016
Marieke Louis, « Schaufelbuehl (Janick Marina) – Crusading for Globalization. US Multinationals and Their Opponents Since 1945. – Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2025 (American Business, Politics and Society). 320 p. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°75, pp. 199-200
Marieke Louis, Danny Trom, « Israël et le dilemme de l'Etat nation. Entretien avec Danny Trom », La vie des idées, La Vie des Idées, 2023
Marieke Louis, « Israël et la question des otages. Entretien avec Ariel Colonomos », La vie des idées, La Vie des Idées, 2023
Marieke Louis, Yauheni Kryzhanouski, « Le rock résiste en Russie et au Bélarus. Entretien avec Yauheni Kryzhanouski », La vie des idées, La Vie des Idées, 2023
Marieke Louis, « Ce que le numérique fait à la science politique », MagAFSP , Association française de science politique — AFSP, 2022, n°3, pp. 8-11
Marieke Louis, Yohann Morival, « Conflits et pouvoir des acteurs économiques privés transnationaux », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2022, n°97, p. 186
Marieke Louis, Yohann Morival, « Au-delà de l’unité. Penser les conflits dans l’étude des acteurs économiques privés transnationaux », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2022, n°4, pp. 9-22
Marieke Louis, Florent Guénard, « Ukraine, une démocratie en guerre : Entretien avec Alexandra Goujon », La vie des idées, La Vie des Idées, 2022
Marieke Louis, Annabelle Allouch, « Femmes de : Entretien avec Christelle Gris », La vie des idées, La Vie des Idées, 2022
Marieke Louis, « Dans la pénombre de l’Élysée : Entretien avec Vincent Martigny », La vie des idées, La Vie des Idées, 2022
Marieke Louis, Jules Naudet, Nicolas Patin, « 2022, l’énergie du politique. Techniciens du pouvoir et artisans de l’égalité », La vie des idées, La Vie des Idées, 2022
Marieke Louis, Jules Naudet, Guillaume Devin, « Que devient le multilatéralisme ? Entretien avec Guillaume Devin », La vie des idées, La Vie des Idées, 2021
Marieke Louis, Mehdi Abbas, « Le multilatéralisme dans la tourmente », L'Économie politique, Scop-Alternatives économiques, 2020, n°87, p. 112
Marieke Louis, « Le multilatéralisme social par temps de crise : l’OIT à l’épreuve du Covid-19 », L'Économie politique, Scop-Alternatives économiques, 2020, n°87, pp. 59-70
Marieke Louis, « Le multilatéralisme social par temps de crise : l’OIT à l’épreuve du Covid-19 », L'Économie politique, L'Économie politique, 2020, n°87, pp. 59-70
Le mandat assigné à l’Organisation internationale du travail est au cœur de la gestion de la crise actuelle. Institution tripartite originale, l’OIT met en avant son expertise et ses recommandations – dans l’indifférence des Etats membres.
Marieke Louis, Mehdi Abbas, Sandra Moatti, « Turbulences dans le multilatéralisme », L'Économie politique, L'Économie politique, 2020, n°87, pp. 6-9
Marieke Louis, Marie-J. Bouchard, « Cooperatives & the ILO over 100 Years: A selection of 12 Articles. A Special Virtual Retrospective Issue of the Annals of Public and Cooperative Economics marking ILO COOP 100 », Annals of Public and Cooperative Economics, Wiley, 2020
Marieke Louis, « Who Decides? Representation and Decision-Making at the International Labour Organization », International Development Policy | Revue internationale de politique de développement, Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID), 2019, n°11, pp. 40-58
Marieke Louis, « Fitzgerald (Robert) – The Rise of the Global Company. Multinationals and the Making of the Modern World. – Cambridge, Cambridge University Press, 2015, 622 p. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -
Marieke Louis, « Le parent pauvre de la gouvernance économique mondiale ? L’OIT face aux crises de 1929 et de 2008 », Le Mouvement Social, Le Mouvement Social, 2018, n°263, pp. 45-59
L’Organisation internationale du travail (OIT) compte-t-elle dans l’élaboration des politiques économiques au niveau mondial ? Depuis sa création, l’institution entend s’inscrire au premier plan des débats économiques et sociaux, en participant aux grandes conférences économiques internationales. Cette participation débouche-t-elle pour autant sur une plus grande influence de l’Organisation ? À la veille de son centenaire, celle-ci est-elle condamnée à demeurer le « parent pauvre » de la gouvernance économique mondiale ? Cet article entend répondre à ces questions en comparant les réactions de l’OIT face à deux crises économiques majeures des XXe et XXIe siècles : celle de 1929 et celle de 2008. Ces crises donnent à l’Organisation l’occasion de mettre en avant des propositions en matière de politique économique, relatives aux travaux publics dans l’entre-deux-guerres et au Pacte mondial pour l’emploi dans le contexte de la crise de 2008.
Marieke Louis, « Dahan (Yossi), Lerner (Hanna), Milman-Sivan (Faina), eds – Global Justice and International Labour Rights. – Cambridge, Cambridge University Press, 2016. 314 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2018, n°68, p. -
Marieke Louis, « Le parent pauvre de la gouvernance économique mondiale ? L’OIT face aux crises de 1929 et de 2008 », Le Mouvement social, Presses de Sciences Po (Anciennenment : Éditions de l'Atelier, Éditions ouvrières, La Découverte), 2018, n°263, pp. 45-59
Marieke Louis, « Hopewell (Kristen) Breaking the WTO. How Emerging Powers Disrupted the Neoliberal Project. Stanford, Stanford University Press, 2016 (Emerging Frontiers in the Global Economy). XVIII + 266 p. Annexe. Bibliogr. Index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2017, n°67, p. -
Marieke Louis, « Une représentation dépolitisée ? L’Organisation internationale du travail de 1919 à nos jours », Critique internationale, Critique internationale, 2017, n°76, pp. 61-80
Le but de cette analyse est de dévoiler, dans une perspective socio-historique, les logiques séculières de dépolitisation à l’œuvre au sein de l’Organisation internationale du travail autour d’une question en apparence très politique : la représentation tripartite des gouvernements, des travailleurs et des employeurs. Nous distinguons une dépolitisation positive de la représentation, découlant d’une adhésion historique de l’institution au paradigme fonctionnaliste, et une dépolitisation négative, qui vise à discréditer le débat sur la représentation. Souvent complémentaires, ces deux logiques enserrent, voire étouffent, les séquences de politisation de la représentation, qui se manifestent sur un mode principalement contestataire, notamment au sujet de la composition du Conseil d’administration de l’OIT. Dans les deux cas, tout est entrepris pour faire de la représentation une question d’ordre technique et administratif et non l’objet d’un débat politique, jugé néfaste au bon fonctionnement de l’organisation.
Marieke Louis, « Rodogno (Davide), Struck (Bernhard), Vogel (Jakob), eds – Shaping the Transnational Sphere. Experts, Networks and Issues from the 1840s to the 1930s. – Oxford, Berghahn Books, 2015 (Studies in Contemporary European History). XIV + 306 p. Illustrations. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2017, n°67, p. -
Marieke Louis, Ruwet Coline, « Representativeness From Within: A Socio-Historical Account of the Concept and its Uses through the Comparison of the ILO and the ISO », Globalizations, Taylor & Francis (Routledge), 2017, n°4
Marieke Louis, « Une représentation dépolitisée ? L’Organisation internationale du travail de 1919 à nos jours », Critique Internationale, Presses de Sciences Po, 2017, n°3, pp. 61-80
Marieke Louis, « The ILO, social partners and the G20: New prospects for social dialogue at the global level? », Global Social Policy, SAGE Publications, 2016, n°3
Marieke Louis, « Emplois verts ou emplois tout court ? L’OIT et l’environnement (1970-2015) », Études internationales, École supérieure d'études internationales de l'Université Laval, 2016, n°1
Marieke Louis, Lucile Maertens, « Quand les organisations internationales se mettent au vert. Acteurs, instruments et effets de l’appropriation de la question environnementale », Études internationales, École supérieure d'études internationales de l'Université Laval, 2016, n°1, pp. 5-28
Marieke Louis, « Les membres permanents de l’Organisation internationale du travail : Un siècle de contestations », Revue d'Histoire Diplomatique, Revue d'Histoire Diplomatique, 2016, n°130e aée, pp. 129-145
Marieke Louis, « A World Parliament of Labour? : Study of a century of tripartite representation at the International Labour Organization », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, pp. 27-48
Since its creation in 1919, the International Labour Organisation, which is in charge of regulating industrial relations among states and establishing principles of social justice, has claimed to embody a “world parliament of labor”. What are the institutional mechanisms and action strategies on which such a claim is based? How has the ILO built up, justified and reformed its representativeness over time? Socio-historical analysis of the representative mechanisms, and their criticism by actors who feel poorly represented (government, trade unions and employers’ organizations, cooperatives, nongovernmental organizations), allow us to deconstruct the parliamentary claim and to reveal, over the long term, some of the key characteristics of a representational system that is both international and tripartite: non-electoral, selective, and technocratic, but which can also adapt and even improvise.
Marieke Louis, « Un parlement mondial du travail ? Enquête sur un siècle de représentation tripartite à l’Organisation internationale du travail », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2016, n°1, pp. 27-48
Marieke Louis, « Les membres permanents de l’Organisation internationale du travail. Un siècle de contestations. », Revue d'histoire diplomatique, A. Pedone, 2016
Marieke Louis, « The Future of the International Labour Organization in the Global Economy : Oxford/Portland, Hart Publishing, 2013, 300 pages. », Critique internationale, Critique internationale, 2015, n°66, pp. 179-182
Marieke Louis, Lucile Maertens, « Des stratégies de changement dans les organisations internationales : une analyse comparée du HCR et de l’OIT », Études internationales, École supérieure d'études internationales de l'Université Laval, 2014, n°2
Marieke Louis, « Syndicats contre coopératives ? L'Organisation internationale du travail et la représentation des acteurs de la société civile », Relations internationales, Relations internationales, 2013, n°154, pp. 21-32
En 1919, l’Alliance coopérative internationale fait part à Albert Thomas, directeur général du Bureau international du travail, de son désir de voir l’Organisation internationale du travail (OIT) comprendre des représentants des organisations coopératives de chaque pays, au même titre, que les États et les syndicats ouvriers et patronaux. À peine l’OIT est-elle créée et son tripartisme célébré comme une innovation majeure qu’ils sont donc remis en cause. Cet article examine les conditions de l’éviction du mouvement coopératif de l’OIT, la revendication du mouvement coopératif international pour une « représentation directe et séparée » au sein de l’organisation ainsi que la mise en place de dispositifs, entre 1919 et 1948, qui aboutissent à créer une relation consultative entre lui et l’OIT avant l’obtention du statut consultatif proprement dit.
Marieke Louis, « Kröger (Sandra), Friedrich (Dawid), eds – The Challenge of Democratic Representation in the European Union. – Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2012. XIV + 306 p. Glossaire. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°63, p. -
Marieke Louis, « Syndicats contre coopératives ? L'Organisation internationale du travail et la représentation des acteurs de la société civile », Relations internationales, Presses Universitaires de France, 2013, n°154, pp. 21-32
Marieke Louis, « Les militaires à l’heure du multilatéral : enquête sur le positionnement des officiers de l’École de guerre vis-à-vis du multilatéralisme », Les Champs de Mars, Les Champs de Mars, 2012, n°23, pp. 137-169
À l’heure où les militaires sont de plus en plus confrontés au phénomène multilatéral, que ce soit au niveau national, régional ou international, la façon dont l’institution militaire s’est adaptée aux transformations induites par la multilatéralisation croissante de la prise de décision et de l’action militaire reste un thème peu étudié. Comment les militaires sont-ils exposés au multilatéralisme – entendu à la fois comme projet politique et nouveau cadre de l’action militaire – et comment se positionnent-ils vis-à-vis de ce dernier ? Le multilatéralisme est-il davantage perçu comme une contrainte, une ressource, ou une valeur ? Cet article tente de répondre à ces questions à partir d’une enquête réalisée en 2011 à l’École de guerre – l’institut chargé de la formation de l’élite militaire française depuis 1993 – et s’appuie essentiellement sur des entretiens menés auprès des officiers stagiaires et des responsables de formation de l’École.
Marieke Louis, « Bickerton (Christopher) – EU Foreign Policy. From Effectiveness to Functionality. – Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2011 (Palgrave Studies in European Politics). 174 p. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2011, n°61, p. -
Marieke Louis, « L'Organisation internationale du travail : origine, développement, avenir Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, 212 pages. », Critique internationale, Critique internationale, 2011, n°52, pp. 179-183
Marieke Louis, « Les militaires à l’heure du multilatéral : enquête sur le positionnement des officiers de l’École de Guerre vis-à-vis du multilatéralisme », Les Champs de Mars : revue d'études sur la guerre et la paix, Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire (IRSEM) ; Presses de Sciences Po / La Documentation française, 2011, n°23