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Cheik Galokho

Professeur, Droit privé et sciences criminelles.

Université Perpignan · Institut Universitaire de Technologie de Perpignan Centre de droit économique et du développement Yves Serra — CDED
Université de Perpignan - Via DomitiaInstitut Universitaire de Technologie de PerpignanCentre de droit économique et du développement Yves Serra

Actualités scientifiques

Conférence
5 mai 2026 · Perpignan
Colloque
24 oct. 2025 · Perpignan
Conférence
26 janv. 2023 · Perpignan
Parution
6 avr. 2020
Colloque
8 nov. 2019 · Perpignan

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Droit de la concurrence et droit des entreprises en difficulté : de la recherche d'un équilibre juridique, soutenue en 2012 à Perpignan sous la direction de Jacqueline Amiel-Donat 

    Entre le droit de la concurrence et le droit des entreprises en difficulté la confrontation est inévitable. Le droit de la concurrence met en place des règles visant à la sélection des meilleures entreprises dans la concurrence. Il conduit fatalement à l’élimination des entreprises les plus faibles, tant que cette élimination ne met pas en péril le processus concurrentiel lui-même. Le droit des entreprises en difficulté instaure pour sa part des règles tendant au sauvetage des entreprises en difficulté, afin de préserver leurs activités et leurs emplois. Ce droit oeuvre en faveur de la conservation des entreprises, quand bien même leurs difficultés viendraient-elles du jeu normal de la concurrence. Dans cet affrontement, aucun droit ne peut prétendre l’emporter totalement sur l’autre, c’est la voie d’un équilibre qui doit être privilégié. L’équilibre entre les logiques animant chacun des deux droit est une nécessité juridique qui découle des choix économiques et sociaux fondamentaux effectués par le législateur, tant au niveau européen qu’au niveau interne. Le droit recherche donc un équilibre entre les deux corps de règles, équilibre qui passe par une prise en compte réciproque des différentes logiques animant ces deux branches essentielles du droit économique.

  • Ouvrages

    Cheik Galokho, Yvan Auguet, Chekh Galokho, Alexandre Riera, Droit de la concurrence: droit interne, droit de l'Union européenne et droit international, Ellipses, 2020, 476 p.  

  • Articles

    Cheik Galokho, « Dépôt des comptes sociaux et concurrence », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2020, n°02, p. 231  

    Cheik Galokho, « Photojournalisme et droit - Collection et techniques contractuelles », Légipresse : l'actualité du droit des médias, de la communication et des réseaux sociaux, Dalloz , 2018, n°366, p. 612  

    Cheik Galokho, « Le rebond du débiteur de mauvaise foi », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2018, n°04, p. 783  

    Cheik Galokho, « La primauté de l'analyse juridique de la sélectivité de l'aide en présence d'un régime fiscal dérogatoire », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 2017, n°04, p. 723  

    Cheik Galokho, « Les tarifs des professions juridiques réglementées et le droit européen des aides d’État », Revue Lamy de la Concurrence, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2016, n°50 

    Cheik Galokho, « Condamnation d’une société au paiement de ses cotisations volontaires obligatoires en l’absence de preuve que ces cotisations faisaient l’objet d’un emploi contraire au droit européen des aides d’État », Revue Lamy de la Concurrence, Lamy - Wolters Kluwer - Lamy Liaisons , 2016, n°46 

    Cheik Galokho, « La notion d’entreprise en difficulté dans les nouvelles lignes directrices sur les aides au sauvetage et à la restructuration », Concurrences , Thomson Transactive - Institut de droit de la concurrence , 2016 

    Cheik Galokho, « Les atteintes à la liberté du commerce et de l'industrie résultant de la prévention et du traitement des difficultés des entreprises », RTDCom. Revue trimestrielle de droit commercial et de droit économique, Dalloz , 2014, n°03, p. 489  

    Cheik Galokho, « Preuves indirectes de l'existence d'une entente et sécurité juridique en droit européen de la concurrence », RTDEur. Revue trimestrielle de droit européen, Dalloz , 2013, n°04, p. 727  

  • Communications

    Cheik Galokho, « Les immanquable du CDED-YS », le 05 mai 2026 

    Conférence organisée par le CDED-YS sous la direction scientifique de Jean-Marc Moulin, Directeur du CDED-YS et professeur en droit privé et sciences criminelles à l’UPVD

    Cheik Galokho, « La durabilité des entreprises », le 24 octobre 2025 

    Colloque organisé par le CDED YS, Université de Perpignan Via Domitia sous la direction scientifique de Jean-Marc Moulin, Professeur à l'UPVD

    Cheik Galokho, « 6ème journée d’actualisation en droit de l’urbanisme et de l’immobilier », le 24 novembre 2023 

    Séminaire CDED YS organisé sous la direction de Thibaut Coussens-Barre, Enseignant-chercheur à l’Université de Perpignan Via Domitia, Centre de Droit économique et du développement Yves Serra (UR 4216) et Guillaume Brunel, Enseignant-chercheur à l’Université de Perpignan Via Domitia, Centre de Droit économique et du développement Yves Serra (UR 4216)

    Cheik Galokho, « La prévention des risques : une menace pour les libertés ? », le 26 janvier 2023 

    Cycle de conférences organisé par le CDED YS, Université de Perpignan Via Domitia sous la direction scientifique de Sarah Andjechairi-Tribillac, Jean-François Calmette et Cheik Galokho

    Cheik Galokho, « L’identité en droit », le 08 novembre 2019 

    Organisé le CDED, Université Via Domitia, Perpignan sous la direction de Mathieu Doat, Professeur de Droit public et Jacobo Ríos, Maître de conférences HDR en Droit public

    Cheik Galokho, « Futur et droit », le 12 avril 2019 

    1er colloque des doctorants du CDED, Université de Perpignan Via Domitia, organisé par Rémi Radiguet, MCF en droit public, UPVD en mémoire de Mohamed Ayman Ait El Mekki, Doctorant du CDED

    Cheik Galokho, « Sanctions en droit de la concurrence et concurrence des sanctions », le 29 septembre 2016 

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Caroline Bondoux, La bonne foi au service de la lutte contre les déséquilibres contractuels : survivance de la cause objective ?, soutenue en 2025 à Perpignan en co-direction avec Sylvain Chatry et Chekh Galokho présidée par Frédéric Leclerc, membres du jury : Sandrine Tisseyre (Rapp.), Christophe Albiges (Rapp.), Rodolphe Mesa   

    À l’approche du dixième anniversaire de la réforme du droit des contrats, l’heure est au bilan. Parmi les évolutions majeures, la disparition de la cause et la montée en puissance de la bonne foi soulèvent encore de vives interrogations quant à l’équilibre des relations contractuelles. La cause objective a historiquement joué un rôle fondamental dans la formation et la validité des contrats, en assurant une justification objective de l’engagement des parties fondée sur la finalité économique ou sociale de l’acte. Cependant, depuis la réforme du droit des contrats en 2016, cette notion a vu son importance diminuer au profit de la contrepartie, et plus récemment, la bonne foi est apparue comme un principe directeur majeur, susceptible d’assumer certaines fonctions autrefois dévolues à la cause objective. Dans quelle mesure la bonne foi est-elle réellement plus apte que la contrepartie à remplir les fonctions classiques de la cause objective ? La première partie se consacrera à examiner la bonne foi en tant qu’outil de prévention et de construction de l’équilibre contractuel statique, lors de la formation du contrat (PARTIE I). La deuxième partie s’attachera à étudier la bonne foi comme un outil d’adaptation et de correction de l’équilibre contractuel dynamique lors de l’exécution du contrat (PARTIE II). Cette double approche permettra de comprendre la portée normative et fonctionnelle de la bonne foi dans le droit contractuel moderne, ainsi que ses potentialités pour répondre aux défis contemporains de la contractualisation. L’étude des sanctions objectives à la formation du contrat révèle une relecture progressive du déséquilibre contractuel à travers la bonne foi. En s’émancipant des limites de la cause objective et de la contrepartie, la bonne foi permet l’instauration de sanctions plus nuancées. La réfaction, la révision ou la requalification sont alors utilisées. Toutefois, si ces mécanismes préventifs ont pour effet principal de maintenir le contrat, ils doivent être complétés par une analyse des attitudes et intentions des parties lors de la formation. En légitimant et en optimisant les sanctions subjectives, la bonne foi dépasse la stricte exigence de contrepartie pour devenir un instrument autonome de régulation préventive. La bonne foi agit comme un révélateur des défaillances du consentement. Le contrat ne se réduit plus à une rencontre formelle des volontés, mais implique une exigence de comportement loyal, dès les pourparlers. La bonne foi participe pleinement à ce changement, en fondant une nouvelle forme de responsabilité contractuelle. L’effet obligatoire du contrat et l’effet relatif du contrat protègent l’exécution des contrats. Les parties doivent exécuter leurs contreparties de bonne foi et loyalement. Elle réoriente les sanctions traditionnelles vers des solutions plus souples et personnalisées, confirmant l’effacement progressif de la cause objective au profit d’une régulation fondée sur la loyauté contractuelle. Le rôle transformateur de la bonne foi a mis en lumière une nouvelle manière d’appréhender les sanctions subjectives. Elle agit tantôt comme un filtre, tantôt comme un levier de modulation. La bonne foi devient le critère d’interprétation essentielle de ces sanctions. Elle supplante progressivement la cause objective et la contrepartie dans leur fonction de régulation. La montée en puissance de la bonne foi dans les différentes phases du contrat semble témoigner d’une réorganisation des fondements du contrat plutôt que d’une rupture. Ainsi, plutôt que d’assister à une suppression de la cause objective, il serait plus pertinent de parler de sa transformation fonctionnelle. La bonne foi, en tant que principe général et souple, tend à assumer aujourd’hui un rôle régulateur analogue, en s’inscrivant dans une logique de justice contractuelle

  • Membre du jury

    Yao Adai, La réparation des conséquences des pratiques anticoncurrentielles en matière internationale, soutenue en 2024 à Perpignan sous la direction de Frédéric Leclerc présidée par Malo Depincé, membres du jury : Nicolas Ligneul (Rapp.), Romain Bouniol et Chekh Galokho   

    La mondialisation des échanges économiques a accentué les défis liés à la réparation des pratiques anticoncurrentielles, telles que les abus de position dominante et les ententes illicites. À l’échelle internationale, la diversité des systèmes juridiques et la multiplicité des juridictions rendent la réparation des préjudices complexe et incertaine. Cette thèse analyse en profondeur ces enjeux et explore des solutions pour améliorer les mécanismes de réparation en matière internationale. En mettant l’accent sur le private enforcement, la coopération internationale, ainsi que les innovations législatives et règlementaires, cette recherche propose des pistes pour une application plus efficace des recours privés à l’échelle mondiale