Carole Bachelot, Alexandre Dézé, Florence Haegel, Introduction à la sociologie des partis politiques, De Boeck Supérieur, 2025, Ouvertures politiques, 218 p.
Carole Bachelot, Martina Avanza, Sarah Mazouz, Romain Pudal, Lucie Bargel [et alii], Ethnographie(s) politique(s): méthodes, objets et terrains, ENS éditions, 2024, Sociétés, espaces, temps, 274 p.
Beaucoup de travaux de science politique se revendiquent de la méthode ethnographique, mais peu la définissent plus précisément ou en exposent les apports. L’objet de cet ouvrage est de prendre en compte le développement en science politique de cette méthode initialement conçue comme la méthode propre à l’anthropologie. Il s’appuie sur les contributions de chercheurs et chercheuses spécialistes qui se fondent sur cette méthode dans leur étude de certains objets canoniques de la science politique. Qu’apporte de travailler de manière ethnographique sur des élections, des partis politiques, des événements protestataires, des moments révolutionnaires ou des modes informels de politisation ? Comment cette méthode permet-elle de mieux saisir des politiques culturelles dans le contexte de leur internationalisation ? Dans quelle mesure une ethnographie de la circulation des idées politiques peut-elle en affiner l’étude ? Dans quelle mesure la méthode ethnographique permet-elle de travailler de manière critique sur l’État, les pratiques administratives et les rapports entre bureaucrates et usagers ? Telles sont certaines des questions que les auteurs et autrices de ce livre se sont attaché·es à traiter. Ce faisant, ils et elles s’efforcent également de montrer comment cette méthode met en dialogue la science politique avec l’anthropologie, la sociologie ou l’histoire, réaffirmant ainsi l’idée de sciences sociales. In the field of political science, it has become common practice to claim the use of an ethnographic method of analysis. However, it is rare to find a precise definition of what this methodology means and entails. Therefore, this book primarily aims to address the use of ethnography within political science. In doing so, it also examines under which conditions this methodology, seen as quintessentially anthropological, has been imported to political science. Drawing on the ethnographic study of some of the main topics of political science, this book seeks to…
Carole Bachelot, Florence Haegel, Simon Persico, Chloé Alexandre, Yohann Aucante, Partis politiques, Bruylant, 2023, Science politique, 1014 p.
Effondrement électoral de vieux partis jadis dominants, déclin du nombre d’adhérents, érosion de la confiance que leur accordent les citoyens, mais aussi émergence de nouveaux partis et de nouveaux enjeux, renouvellement des modes d’organisation… Les partis politiques sont en pleine transformation ; leur champ d’étude aussi. Ce Traité prend acte de ces changements et présente une synthèse, la plus complète et récente possible, des travaux permettant de les comprendre. Il a été conçu autour de l’application de deux grands principes : le pluralisme théorique et méthodologique et la dimension comparative. Afin de saisir l’ensemble des facettes de l’objet partisan, il s’organise en quatre grandes parties. La première porte sur la naissance et la transformation historique des partis politiques. La deuxième présente la manière dont ils s’inscrivent dans des environnements institutionnel, médiatique, ou encore financier qui encadrent leur action. La troisième s’intéresse aux principales activités partisanes. La quatrième et dernière partie propose un éclairage comparatif centré sur des enjeux et objets contemporains. Fondé sur la mobilisation d’une trentaine d’experts, cet ouvrage s’adresse à un public francophone intéressé par la politique dans le cadre universitaire (étudiants, enseignants), professionnel (journalistes, acteurs du monde associatif ou politique) et, plus généralement, à tous les citoyens soucieux de mieux connaître des organisations qui demeurent incontournables dans les démocraties représentatives.
Carole Bachelot, Alain Faure, Emmanuel Négrier, Marc Abélès, Clément Arambourou [et alii], La politique à l'épreuve des émotions, Presses universitaires de Rennes, 2022, 302 p.
Il y a, dans la prolifération d'événements dramatiques, dans l'exposition des souffrances subies lors de conflits, mais aussi dans les images de liesse populaire ou les larmes de joie de vainqueurs des urnes, une diffusion inédite des émotions dans la sphère publique et politique. Cette diffusion comporte un risque de banalisation que l'on éprouve également tous les jours. Cet ouvrage refuse deux fois une telle banalisation. La première, par le désir d'en faire un objet d'étude, c'est-à-dire d'en spécifier les propriétés distinctives. La seconde, par la volonté d'en cerner et d'en suivre les mécanismes, à l'épreuve de plusieurs disciplines, parmi lesquelles, dans le creuset qu'est la science politique, la sociologie, l'anthropologie, l'histoire, la musicologie, l'histoire de l'art. Que sont et que font les émotions en politique ? Vingt-sept coauteurs sont ici réunis pour en débattre, en proposer les illustrations, les limites, les orientations disciplinaires. Volontairement courts et centrés sur leur thèse principale, les vingt-deux chapitres sont répartis en trois dimensions. La première traite des émotions au prisme du politique, autour d'événements et de territoires. La deuxième envisage le politique au risque des émotions, où elles sont clairement associées à des dispositifs de sensibilisation ou émergeant, de façon plus inattendue, d'univers qu'on aurait pu croire ceux de la répression de tout sentiment. La troisième se veut un carrefour disciplinaire, où sont explicités les enjeux de méthode et les perspectives d'échange
Carole Bachelot, Igor Martinache, Frédéric Sawicki, Rémi Lefebvre, Pierre Leroux [et alii], La fin des partis ?, Presses universitaires de France / Humensis, 2020, La Vie des idées, 98 p.
Carole Bachelot, L’étude des partis politiques , 4e éd., Pouvoirs, 2017, 163, 127139 p.
L’analyse des partis politiques suscite depuis le début du xxe siècle une littérature foisonnante et diversifiée. Cet article donne un aperçu des évolutions récentes de cette littérature en science politique, en revenant sur les dynamiques qui affectent ses grandes traditions d’analyse (entrepreneuriale, organisationnelle, sociétale) et sur l’apparition de nouveaux « objets partisans » qui invitent à l’hybridation des perspectives et des méthodes.
Carole Bachelot, Michaël Bardin, Bernard Dolez, Les partis politiques, Seuil, 2017, 190 p.
Carole Bachelot, Groupons-nous et demain: sociologie des dirigeants du parti socialiste depuis 1993, Atelier national de reproduction des thèses, Université de Lille 3, 2010, Lille-thèses
Carole Bachelot, Marc Lazar, Groupons-nous et demain: sociologie des dirigeants du Parti socialiste depuis 1993,, 2008
Carole Bachelot, Adrien Taquet, La politique et moi: jeunes artistes en quête de politique, Fondation Jean Jaurès, 2005, Collection Fondation Jean Jaurès-Plon, 147 p.
Carole Bachelot, Les dirigeants du Parti socialiste depuis 1988: entre singulier et collectif,, 1999, 104 p.
Carole Bachelot, Frank Georgi, Les socialistes en entreprise: une histoire des sections et groupes socialistes d'entreprise (1969-1981),, 1997, 291 p.
Carole Bachelot, Florence Haegel, « Back to Basics : Revenir aux rétributions professionnelles du militantisme pour comprendre les partis contemporains », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°71, pp. 765-788
Cet article revient sur la contribution de Daniel Gaxie à la sociologie des partis et du militantisme, « Économie des partis et rétributions du militantisme » ( Revue française de science politique, 27 [1], février 1977, p. 123-154). Il propose de centrer l’analyse sur la dimension professionnelle des rétributions offertes par les partis. En s’appuyant sur la littérature française et internationale, il fournit des éléments empiriques confirmant la centralité de la distribution des postes pour comprendre aujourd’hui l’économie des partis politiques. Cette réflexion invite ainsi à réinterroger la distinction partiellement brouillée entre permanents, militants et professionnels ainsi que les effets sur la distribution des postes de la forte indexation des partis politiques aux cycles électoraux.
Carole Bachelot, « À propos de Roberto Michels, Sociologie du parti dans la démocratie moderne, Enquête sur les tendances oligarchiques de la vie des groupes, traduction, présentation et annotation par Jean-Christophe Angaut, Paris, Gallimard, 2015 (Folio Essais) (2e éd. all. : 1925), 848 p., annexes, index. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2017, n°67, p. -
Carole Bachelot, Jean-Pierre Hassoun, Ioana Popa, « Le retour des auteurs », Genèses, Genèses, 2015, n°100-101, pp. 60-71
Carole Bachelot, Jean-Yves Bart, « A government of peers? : Collegiality at the top levels of political parties: the case of the Parti Socialiste in France », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2012, n°62, pp. 383-407
In line with the elitist perspective, parties and their leaders have mostly been studied in terms of top-down power relationships which are themselves framed by electoral strategies. However, more attention should be paid to internal relationships between ‘peers’ which occur at the top of political organizations. Based on an empirical study of the French Socialist Party, this article aims to demonstrate that the notion of collegiality, borrowed from the sociology of organizations, is helpful to understand these complex relationships. The tensions between formal equality and statutory differentiation impact leaders’ specific activities, such as negotiation, deliberation and decisions.
Carole Bachelot, « L'ethnographie des dirigeants de partis. Le cas du Parti socialiste », Genèses, Genèses, 2011, n°83, pp. 118-132
RésuméCet article traite des problèmes de méthode posés par les enquêtes ethnographiques réalisées dans les partis politiques et en particulier auprès de leurs dirigeants. À partir d’une recherche de sociologie politique sur les dirigeants du Parti socialiste (1993-2007), il montre, contre les mises en garde méthodologiques usuelles, la faisabilité de ce type d’enquête ainsi que son utilité pour renouveler la réflexion sur les élites partisanes. Cette approche incite notamment à envisager sous un angle nouveau l’exercice du pouvoir, en insistant sur les distinctions internes au groupe dirigeant et sur les contraintes culturelles qui pèsent sur ce dernier.
Carole Bachelot, Hélène Combes, Stéphanie Dechezelles, Florence Haegel, « Les partis s'intéressent-ils à nos enquêtes ? Éléments comparatifs sur la réception des recherches sur les partis », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2011, n°17, pp. 31-46
Carole Bachelot, Myriam Aït-Aoudia, Lucie Bargel, Hélène Combes, « Enquêter dans les partis politiques. Perspectives comparées », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2011, n°17, pp. 7-13
Carole Bachelot, Myriam Aït-Aoudia, Lucie Bargel, Nathalie Ethuin, « Enquêter dans les partis politiques. Perspectives comparées », Revue internationale de politique comparée, De Boeck, 2010, n°4, pp. 7-139
Carole Bachelot, Hélène Combes, Stéphanie Dechezelles, Florence Haegel, « Les partis s’intéressent-ils à nos enquêtes ? Éléments comparatifs sur la réception des recherches sur les partis », Revue internationale de politique comparée, De Boeck, 2010, n°4, pp. 31-46
Carole Bachelot, Myriam Aït-Aoudia, Lucie Bargel, Hélène Combes, « Enquêter dans les partis politiques. Perspectives comparées », Revue internationale de politique comparée, De Boeck, 2010, n°4, pp. 7-14
Carole Bachelot, « Parti socialiste français et parti travailliste britannique : Le cas des groupes dirigeants », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2007, n°96, pp. 107-121
RésuméMalgré des héritages divergents en matière d’organisation et de représentations de la démocratie interne, le parti socialiste français et le parti travailliste britannique ont entrepris simultanément au début des années 1990 des réformes similaires. Visant à moderniser et démocratiser les partis, ces mesures ont permis une individualisation du vote des adhérents pour la sélection de leurs dirigeants, une féminisation des instances nationales, et l’introduction de procédures délibératives pour l’élaboration des programmes. La comparaison montre cependant que si ces réformes n’ont pas nécessairement abouti à un rééquilibrage du pouvoir interne en faveur des simples adhérents, elles ne peuvent qu’être interprétées de manière distincte, en fonction de l’inscription des groupes dirigeants dans des systèmes politiques spécifiques, des investissements différenciés par les dirigeants au sein de ces instances suivant leurs ressources politiques, et des conceptions différentes de leur travail de représentation.
Carole Bachelot, « FAUCHER-KING (Florence) – Changing Parties. An Anthropology of British Political Party Conferences. – Basingstoke, Palgrave MacMillan, 2006. 316 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2007, n°57, p. -
Carole Bachelot, « Être parlementaire à la tête du Parti socialiste, tête du congrès d'Épinay au congrès de Dijon (1971-2003) », Parlement, Revue d'histoire politique, Parlement, Revue d'histoire politique, 2006, n°6, pp. 137-152