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Les femmes et la question criminelle

Les femmes et la question criminelle

Délits commis, expériences de victimisation et professions judiciaires

Véronique Jaquier, Joëlle Vuille

Édition : 2017

ISBN: 978-2-883-51072-2

Coll. Questions de genre, 512 pages

Présentation de l'éditeur

Délinquantes, victimes et professionnelles de la justice : cet ouvrage examine ce qui réunit et distingue les expériences des femmes face à la criminalité, et ce qui les différencie de celles des hommes. Il retrace d'abord l'apparition des perspectives féministes en criminologie, sous l’angle des rapports entre sexe, genre et science. Déconstruisant les stéréotypes de la délinquance féminine, il en décrit les diverses formes, des plus communes (vol, délinquance routière) aux plus « extraordinaires » (homicide, crime organisé). Sont ensuite discutées les violences conjugales et sexuelles envers les femmes, leurs impacts sur la santé et les politiques publiques qui s’y rapportent. L’ouvrage examine enfin le rôle que jouent les femmes dans le contrôle social de la délinquance. Premier ouvrage en français à proposer un tel panorama, il décrit les multiples façons d’intégrer une perspective de genre à la recherche et à la pratique criminologiques.

 

Sommaire

Introduction

1 Perspectives féministes en criminologie

1.1 Sexe, genre et science (1.1.1 Le sexe et le genre comme constructions sociales ; 1.1.2 La science et le genre)

1.2 Le caractère sexiste de la science

1.3 La « révolution » des recherches féministes (1.3.1 L'expérience des femmes ; 1.3.2 L'objectivité dans la construction sociale des connaissances ; 1.3.3 Recherche féministe et action sociale)

1.4 La question criminelle, une question d'hommes ? (1.4.1 La délinquante invisible ; 1.4.2 Les explications « sexistes » de la victimisation)

1.5 La critique féministe en criminologie (1.5.1 De la première critique aux perspectives féministes multiples ; 1.5.2 La « question de la science » dans la criminologie féministe ; 1.5.3 Contributions féministes en criminology)

1.6 Une criminologie féministe ?

 

Partie I. Les femmes délinquantes

2 Ni anges ni démons : Les visages de la délinquance féminine

2.1 Portrait chiffré (2.1.1 Les femmes soupçonnées par la police ; 2.1.2 Les femmes condamnées ; 2.1.3 Les femmes emprisonnées ; 2.1.4 La délinquance des femmes à la lumière des sondages)

2.2 Circonstances (2.2.1 Les infractions multiples et la récidive ; 2.2.2 Commettre une infraction avec une arme ; 2.2.3 Seules ou à plusieurs ? 2.2.4 Quand les femmes avouent leurs crimes)

2.3 Les infractions principalement commises par les femmes (2.3.1 Le vol ; 2.3.2 La délinquance routière ; 2.3.3 La consommation de drogues ; 2.3.4 La prostitution)

2.4 Expliquer la délinquance féminine (2.4.1 Les explications positivistes ; 2.4.2 Les explications sociologiques ; 2.4.3 Un traitement spécifique des femmes par les autorités ?)

2.5 Une délinquance féminine en augmentation ? (2.5.1 Évolution de la délinquance violente aux États-Unis ; 2.5.2 Évolution de la nature de la délinquance féminine en Suisse)

3 Une délinquance féminine « extraordinaire »

3.1 L'homicide (3.1.1 Qui sont les femmes meurtrières et leurs victimes ? ; 3.1.2 Circonstances)

3.2 Les violences conjugales (3.2.1 Les violences conjugales des femmes envers les hommes ; 3.2.2 Les violences conjugales des femmes envers les femmes)

3.3 Les violences sexuelles (3.3.1 Les abus sexuels sur mineurs ; 3.3.2 Les violences sexuelles envers un partenaire)

3.4 La maltraitance infantile (3.4.1 Prévalence de la maltraitance et des meurtres d'enfants ; 3.4.2 Le meurtre d'un enfant par sa mère ; 3.4.3 Le cas particulier du syndrome de Münchhausen par procuration)

3.5 Des criminelles « organisées » (3.5.1 Les « crapuleuses » ; 3.5.2 Trafic de drogue ; 3.5.3 Traite des personnes ; 3.5.4 Les femmes de la mafia)

3.6 La criminalité en col blanc (3.6.1 Le portrait du criminel en col blanc ; 3.6.2 Criminalité en col rose ? ; 3.6.3 La corruption ; 3.6.4 Les raisons de la différence)

4 Les femmes en prison

4.1 De la réhabilitation « morale » à la prison moderne

4.2 Les prisons pour femmes aujourd'hui (4.2.1 Les antécédents criminels des femmes détenues ; 4.2.2 Le profil des femmes détenues

4.3 Les besoins spécifiques des femmes détenues (4.3.1 La mixité en prison : entre normalisation et protection contre les abus sexuels ; 4.3.2 Le maintien des liens affectifs et familiaux ; 4.3.3 Questions de santé ; 4.3.4 Maternité et incarcération ; 4.3.5 Programmes éducatifs, formation et interventions thérapeutiques en exécution de peine)

 

Partie II. Les femmes victimes

5 Les violences envers les femmes : Définir, mesurer, expliquer

5.1 Enjeux de définition (5.1.1 Criminologie, santé publique et droits humains ; 5.1.2 Violence physique, violence sexuelle, violence psychologique)

5.2 Mesurer les violences envers les femmes (5.2.1 Les statistiques officielles ; 5.2.2 Les sondages ; 5.2.3 Les recherches qualitatives)

5.3 Expliquer les violences envers les femmes (5.3.1 Théories de niveau individuel ; 5.3.2 Théories de niveau sociétal ; 5.3.3 Théories de la masculinité)

5.4 Intégration théorique et modèle écologique

6 Les violences conjugales envers les femmes

6.1 Prévalence et sévérité

6.2 Typologies d’auteurs de violences conjugales (6.2.1 La typologie tripartite d’Amy Holtzworth-Munroe et Gregory Stuart ; 6.2.2 De la violence de couple situationnelle au terrorisme intime ; 6.2.3 Les limites des approches typologiques)

6.3 Facteurs de risque (6.3.1 Facteurs individuels et biographiques ; 6.3.2 Facteurs interpersonnels et contextuels ; 6.3.3 Facteurs communautaires et sociétaux)

6.4 Violence conjugale et emprise psychologique

6.5 Des violences spécifiques ?

7 Les violences sexuelles envers les femmes

7.1 Histoire d’une stigmatisation sociale (7.1.1 Du rapt à la coercition psychologique ; 7.1.2 Les violences sexuelles au XXIe siècle ; 7.1.3 Mythes et stéréotypes culturels)

7.2 Expériences et contextes de violence (7.2.1 La non-reconnaissance du viol conjugal ; 7.2.2 Le viol et le mythe du consentement implicite ; 7.2.3 L’expérience subjective du viol ; 7.2.4 Le traumatisme du viol)

7.3 Prévalence et sévérité

7.4 Facteurs de risque (7.4.1 Facteurs individuels et biographiques ; 7.4.2 Facteurs interpersonnels et contextuels ; 7.4.3 Facteurs communautaires et sociétaux)

8 Atteintes à la santé des femmes

8.1 Atteintes à la santé physique (8.1.1 Homicides et fémicides ; 8.1.2 Impacts directs ; 8.1.3 Impacts indirects)

8.2 Atteintes à la santé sexuelle et reproductive

8.3 Atteintes à la santé mentale

8.4 Variabilité interindividuelle et résilience

9 Politiques publiques des violences envers les femmes

9.1 Réponses communautaires (9.1.1 Centres Viol-secours ; 9.1.2 Services et maisons d’hébergement pour victimes de violences conjugales ; 9.1.3 Services médicaux specialisés)

9.2 Réponses policières et judiciaires (9.2.1 De la non-intervention à la poursuite d’office des violences conjugales ; 9.2.2 Apprendre à ne plus être violent ? ; 9.2.3 La non-dénonciation du viol)

9.3 Stratégies de prévention (9.3.1 Trois niveaux de prévention ; 9.3.2 Prévention primaire des violences envers les femmes ; 9.3.3 Prévention secondaire des violences envers les femmes ; 9.3.4 Prévention tertiaire des violences envers les femmes)

 

Partie III. Les femmes dans les autorités de poursuite pénale et d’exécution des peines

10 Les femmes dans la police

10.1 L’entrée des femmes dans la police (10.1.1 L’image de la policière selon les époques ; 10.1.2 Résistances)

10.2 Le travail policier fait par les femmes

10.3 La policière et le policier

11 Les femmes juges

11.1 Combien sont-elles ?

11.2 Prise de décision (11.2.1 Le domaine pénal en particulier ; 11.2.2 Au-delà du droit penal)

11.3 Attitude générale (11.3.1 La résolution de conflits ; 11.3.2 Comment les femmes juges vivent-elles leur quotidian professionnel ? 11.3.3 Le comportement avec les parties)

12 Les femmes avocates

12.1 Combien sont-elles ?

12.2 Discrimination par les pairs

12.3 Discrimination et harcèlement par les autorités

12.4 Force de persuasion des avocates

13 Les femmes expertes auprès des tribunaux

13.1 Méthodes de travail

13.2 La perception des experts par les juges et jurés

14 Le personnel pénitentiaire féminin

14.1 Un univers masculin

14.2 Des pratiques professionnelles différentes ?

 

Conclusion

15 Les femmes et la question criminelle

15.1 Trajectoires féminines (15.1.1 Délinquantes ; 15.1.2 Victimes ; 15.1.3 Professionnelles de la justice)

15.2 L’intérêt d’une criminologie « genrée »

Usages du peuple

Usages du peuple

Savoirs, discours, politiques

Émilie Goin, François Provenzano

Édition : 2017

ISBN: 978-2-875-62124-5

Coll. Situations, 252 pages

Présentation de l'éditeur

À quoi réfère le mot peuple ? Vieille question que les sciences sociales semblent avoir aujourd'hui évacuée. Faire usage du peuple n'en demeure pas moins un geste idéologique fréquent, envisagé ici sous trois perspectives. 

Une perspective historique : la mise en débat de la notion de peuple est restituée dans une généalogie allant de la période révolutionnaire française aux enjeux actuels autour de la « citoyenneté ». 

Une perspective comparatiste : l’ouvrage aborde les usages du peuple dans différentes aires géographiques et culturelles. 

Une perspective pluridisciplinaire : les contributions touchent tant à la littérature qu’à la science politique, tant à l’histoire qu’à la philosophie, sans oublier le rapport savant au peuple, lui-même questionné comme pratique engagée au sujet du peuple

Conjuguant rigueur et liberté de ton, l’ouvrage entend contribuer à une approche unifiée des Humanités sous l’angle d’une question centrale dans notre imaginaire social contemporain.

 

Sommaire

I. Peuples en voix, en textes, en scènes

II. Contrastes du populisme

III. Faut-il éduquer le peuple ?

IV. Le peuple de l'enquête

L'état d'urgence

L'état d'urgence

De l'exception à la banalisation

Auteur(s) : 4739,4741,6124

Édition : 2017

ISBN: 978-2-840-16267-4

Coll. Actualité, 270 pages

Présentation de l'éditeur

Depuis novembre 2015, la France vit sous le régime de l'état d’urgence. Dans le discours du Gouvernement et du Parlement, cet état d’urgence est un instrument efficace et nécessaire, conçu pour permettre à l’État de droit démocratique libéral de répondre à des menaces exceptionnelles par des mesures qui, bien que dérogatoires à la légalité ordinaire, sont conformes aux principes d’une démocratie respectueuse des libertés.

Adopté dans l’émotion forte qui suit les attentats de 2015, avec un fort assentiment de la classe politique et de l’opinion publique, l’état d’urgence n’a guère donné lieu qu’à des discussions sur certaines de ses modalités techniques. Mais, en dépit de ses multiples prorogations ainsi que multiples rapports d’évaluation interrogeant son efficacité du point de vue de la lutte contre le terrorisme, il n’y a guère eu de débat de fond sur la légitimité de son principe et, au-delà, de son installation dans la durée. D’où l’interrogation : la banalisation n’a-t-elle pas succédé à l’exception ? N’affecte-t-elle pas le sens même de l’état d’urgence ?

Ce sont ces questions que les chercheurs et chercheuses du Centre de Théorie et Analyse du Droit ont voulu étudier, analyser et mettre en perspective, en mobilisant collectivement leurs compétences et connaissances.

 

Sommaire

Jean-Louis Halpérin, Stéphanie Hennette-Vauchez et Eric Millard – Introduction

Situer

Jean-Louis Halpérin – Le normativisme est-il impuissant face à l'état d'urgence?

Arnaud Paturet – Le senatus consulte ultime

Robert Carvais – L'état d'urgence pendant la guerre d'Algérie

Analyser

Cécile Guérin-Bargues – Etat d'urgence et remise en cause de l’équilibre des pouvoirs

Stéphanie Hennette-Vauchez – Etat d’urgence : où sont passés les contre-pouvoirs?

Serge Slama – Constitutionnalisation de l'état d'urgence : avancée ou recul de l’Etat de droit ?

Myriam Benlolo-Carabot – Etat d'urgence et droit européen

Florian Couveinhes – Etat d'urgence au dedans, unilatéralisme au dehors?

Témoigner

Jacques Toubon – Témoignages de Monsieur Jacques Toubon, Défenseur des droits

Comparer

Patricia Rrapi – Changement climatique et urgence environnementale. L’hypothèse de l’état d’urgence écologique

Matthias Jestaedt – La réticence allemande à l'égard de l'état d'urgence

Marcia Bernades – Le genre comme catégorie utile d’analyse de la justice transitionnelle : le cas du Brésil

Interpréter

Véronique Champeil-Desplats – Le temps de l’état l’urgence

Charlotte Girard et Isabelle Boucobza – Paradigme sécuritaire et banalisation de l'état d'urgence

Eric Millard – Permanence de l'« exception » : la démocratie sécuritaire comme troisième forme de démocratie ?

Souveraineté, nation et religion

Souveraineté, nation et religion

Dilemme ou réconciliation ?

Bernard Bourdin, Jacques Sapir

Édition : 2017

ISBN: 978-2-204-12110-1

Coll. Idées, 208 pages

Présentation de l'éditeur

Qu’est-ce qui fonde la souveraineté ? De quand date-t-elle ? Quelle était sa place dans les régimes politiques antérieurs à la Révolution française ? Pour répondre à ces questions, un économiste laïque, Jacques Sapir, et un philosophe dominicain, Bernard Bourdin, se confrontent.

Quand le premier évoque les fondements du pouvoir à Athènes, dans la Rome impériale et au Moyen Âge, l’autre revient aux origines de la notion de peuple dans l’Ancien Testament, sur l’essence de l’autorité papale et la doctrine de La Trinité. C’est aussi l’occasion pour eux de dialoguer avec d’illustres penseurs : Platon, saint Augustin, Bodin, Hobbes, Spinoza, Locke ou encore Marx. 

Cette réflexion d’ordre historique et philosophique montre qu’il n’y a pas d’humanité sans racines, sans origines, sans legs, que ce soit pour celui qui croit au ciel comme pour celui qui n’y croit pas. 

Un ouvrage indispensable pour comprendre les enjeux de la souveraineté nationale dans son rapport au phénomène religieux en Occident. 

Entretiens menés par Bertrand Renouvin 

Économiste, Jacques Sapir est l’un des penseurs reconnus de la souveraineté. Il a publié aux Éditions du Cerf L’Euro contre la France, l’euro contre l’Europe (2016). 

Philosophe, Bernard Bourdin est un des plus grands spécialistes de la théologie politique. Il a publié aux Éditions du Cerf Le Christianisme et la question du théologico-politique (2015).

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