Xavier Crettiez, Patrick Hassenteufel, Jacques de Maillard, Introduction à la science politique, 2024
L’organisation de l’État, la compétition électorale, l’action publique et son évaluation, les idéologies, les formes nouvelles et traditionnelles d’action collective… Ce manuel couvre de manière exhaustive les grands thèmes de la science politique et analyse leurs évolutions contemporaines.
Son exigence pédagogique et la clarté de l’exposition du savoir en font un outil particulièrement adapté à l’élève ou l’étudiant soucieux de réussir ses examens mais aussi de s’ouvrir à la compréhension de l’univers politique contemporain.
À la fin de chaque chapitre, des Entraînements entièrement corrigés permettent de s’exercer et tester ses connaissances.
Rédigé par trois professeurs de science politique de l’Université de Versailles-Saint-Quentin et de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye, ce manuel constitue une excellente entrée dans la discipline.Sommaire : Pages de début (p. 3-7)| Introduction (p. 8-12)| Chapitre 1. Politique et science politique (p. 13-45)| Chapitre 2. L’état et la nation (p. 46-79)| Chapitre 3. Les régimes politiques (p. 80-133)| Chapitre 4. Les acteurs de la compétition politique (p. 134-194)| Chapitre 5. Les comportements électoraux (p. 195-253)| Chapitre 6. L’action protestataire (p. 254-320)| Chapitre 7. L’action publique (p. 321-387)| Chapitre 8. Idéologies et représentations politiques (p. 388-441)| Conclusion. La politique à l’épreuve (p. 442-454)| Notes (p. 455-464).
Xavier Crettiez, Jacques de Maillard, Patrick Hassenteufel, Introduction à la science politique: cours illustrés, entraînements, Armand Colin, 2024, Portail, 378 p.
Xavier Crettiez, Nolwenn Lorenzi Bailly, Bilel Ainine, Laura Ascone, Fabienne H. Baider [et alii], Discours de haine et de radicalisation: les notions clés, ENS Éditions, 2023, Langages
Saisir les discours de haine, voire les discours de radicalisation, constitue un enjeu majeur dans nos sociétés contemporaines qui doivent à la fois lutter contre le rejet de l’autre et garantir la liberté d’expression. Face à cette tâche complexe, cet ouvrage tente de montrer combien, au-delà d’un discours de haine directe qui s’exprime à travers des actes de langage de condamnation (provocation, menace, insulte par exemple) ou la volonté d’anéantissement d’une altérité, le discours de haine dissimulée est à considérer du point de vue des idéologies en circulation, des rapports de pouvoir et des « mémoires discursives ». Il a donc recours à de nombreux procédés rhétoriques qui demandent à être explicités. À partir de données d’actualité, étudiées selon des analyses argumentatives ou discursives qui illustrent les propos théoriques développés, cet ouvrage présente sous forme de fiches un large éventail de notions qui témoignent de la diversité des discours de haine. Ces fiches, qui sont relativement courtes et qui se font écho, donnent à comprendre ce qui se joue au sein même des discours de haine ou de radicalisation
Xavier Crettiez, Gilles Richard, Sylvie Ollitrault, François Audigier, Michel Boivin [et alii], Les années Mitterrand, 1984-1988: l'alternance et la première cohabitation vues des régions, Presses universitaires de Rennes, 2022
Les années 1984-1988. sont à tous égards décisives car elles virent le premier président socialiste de la Ve République renoncer à son programme de 1981. L’angle de vue choisi est ici volontairement régional pour contribuer, par une approche décentrée des pôles de décision parisiens, à une meilleure compréhension des événements politiques, économiques, sociaux et culturels de la période considérée. Au départ du projet, le constat que l’année 1986 vit se tenir sur tout le territoire national, DOM inclus, les premières élections régionales au suffrage universel direct. Occasion évidente de prendre la mesure des rapports de forces politiques différenciés d’une région à l’autre dans un pays souvent réputé a priori – mais à tort – comme unifié par près de deux siècles de « jacobinisme ». Plus largement, il s’est agi d’observer les transformations sociales et culturelles, les douloureuses mutations économiques et les évolutions partisanes de grande ampleur d’une façon territorialisée. En partant du principe – qui a été vérifié, décrypté et pondéré – que la crise de la sidérurgie ne signifie pas la même chose et n’est pas vécue de la même manière à Paris et à Longwy, que les mobilisations pour « l’école libre » diffèrent d’une région à l’autre, que « l’alternance », mot lancé par Valéry Giscard d’Estaing en 1978, ne recouvre pas les mêmes réalités quotidiennes au niveau national et aux divers échelons des pouvoirs locaux
Xavier Crettiez, Nathalie Duclos, Les violences politiques , 2021
Guerres, attentats, violences de masse, mouvements de révolte sociale... l’actualité nationale et internationale est fortement marquée par des manifestations de violences politiques, parfois extrêmes, dans un contexte de transformations profondes de l’ordre mondial.
Pour comprendre ces phénomènes et les mettre à distance, cet ouvrage propose une grille de lecture des violences politiques en convoquant les apports de la sociologie politique, de l’anthropologie, de l’histoire, des relations internationales et de la psychologie sociale.
Il repose sur trois ambitions. La première est académique et cherche à identifier les grands débats théoriques sur le déclenchement et l’irruption des violences politiques. La deuxième est descriptive, passant en revue la variété des formes de la violence, allant du terrorisme à la guerre en passant par les révoltes de rue ou les massacres collectifs. La dernière est analytique et interroge les logiques de l’engagement individuel et collectif ainsi que celles de la sortie de la violence.Sommaire : Pages de début (p. 1-2)| Remerciements (p. 3)| Introduction. Les violences politiques. Définition et typologies (p. 5-23)| Chapitre 1. Les modèles d’analyse de la violence politique (p. 25-48)| Chapitre 2. Les formes de la radicalisation (p. 49-70)| Chapitre 3. Les violences de terrorisation : définition et modèles (p. 71-90)| Chapitre 4. Les violences de terrorisation : typologies et évolutions (p. 91-112)| Chapitre 5. Violences de guerre (p. 113-132)| Chapitre 6. Les modèles d’analyse des guerres civiles (p. 133-150)| Chapitre 7. L’approche psychosociologique des violences extrêmes (p. 151-174)| Chapitre 8. L’approche sociologique des violences extrêmes (p. 175-192)| Chapitre 9. Violence et mouvements sociaux (p. 193-211)| Chapitre 10. Les politiques internationales de sortie de la violence (p. 213-232)| Chapitre 11. La justice transitionnelle et les sorties de conflits armés (p. 233-249)| Bibliographie (p. 251-268)| Index des auteurs (p. 269-273)| Index des sigles et organisations (p. 275-277)| Table des sigles (p. 279-280)| Pages de fin (p. 281-288).
Xavier Crettiez, Isabelle Sommier, François Audigier, Violences politiques en France, 2021
Les auteurs ont constitué une base inédite de 6 000 épisodes de violence politique survenus de 1986 à nos jours. Leur approche, quantitative et narrative, portant sur une trentaine d'années, fait tomber nombre de présupposés du débat politico-médiatique.
Les actes violents commis au nom d'une cause ne sont pas quantifiés, contrairement à ceux de la délinquance dont les statistiques se voient diffusées régulièrement. Pourtant, les images des violences politiques s’invitent chaque jour dans nos salons : attentats, dégradations d’équipements publics, séquestrations, etc.
Prenant froidement le parti des chiffres, les auteurs ont constitué une base inédite de quelque 6 000 épisodes de violence politique survenus de 1986 à nos jours, en les catégorisant selon la nature de la cause défendue : idéologique, indépendantiste, religieuse, professionnelle ou sociétale.
Leur approche à la fois quantitative et narrative, portant sur une trentaine d’années, fait tomber nombre de présupposés du débat politico-médiatique. Sans masquer la tragédie des attaques terroristes ni les manifestations émeutières des années récentes, elle nuance l’idée d’un regain de violence politique en France, où le nombre d’atteintes aux personnes est aujourd’hui très inférieur à celui des atteintes aux biens. Elle confirme un net recul de la violence indépendantiste, mais révèle aussi toute la palette d’expressions d’une colère grandissante contre la démocratie représentative.Sommaire : Pages de début (p. 1-5)| Introduction (p. 7-25)| Chapitre 1. La discontinuité des violences idéologiques (p. 27-54)| Chapitre 2. Les séparatistes : violence politique ou politique violente ? (p. 55-83)| Chapitre 3. Les violences religieuses : opposition, réaction et terrorisation (p. 85-108)| Chapitre 4. Les syndicats et la violence issue du monde professionnel (p. 109-134)| Chapitre 5. Les « sociétaux » : une violence en devenir ? (p. 135-156)| Chapitre 6. Les dynamiques de la violence (p. 157-177)| Chapitre 7. Létalités politiques (p. 179-197)| Chapitre 8. « Nuances de bris » : les atteintes aux biens (p. 199-216)| Chapitre 9. Les revendications de la violence (p. 217-239)| Chapitre 10. Frapper l’État ou l’opinion ? (p. 241-262)| Chapitre 11. Le choix des armes (p. 263-285)| Chapitre 12. Géographies de la violence (p. 287-312)| Chapitre 13. Temps et rythmes de la violence (p. 313-333)| Chapitre 14. 2016 et après ? (p. 335-359)| Conclusion. L’État face aux violences politiques : gouverner l’ennemi (p. 361-375)| Bibliographie (p. 377-390)| Glossaire (p. 391-397)| Liste des sigles (p. 399-400)| Remerciements (p. 407)| Pages de fin (p. 401-413).
Xavier Crettiez, Violence et nationalisme, Odile Jacob, 2021, Hors collection, 385 p.
Des révoltes nationalistes en Corse, au Pays basque, en Ulster à l'islamo-nationalisme du Proche-Orient, de l'Afrique des grands lacs aux déchirures ethniques dans les Balkans, des résistances dans le Caucase aux émeutes organisées en Inde, en passant par le nationalisme d'Etat, voici décryptées les logiques qui président à la violence nationaliste. Quelles sont les ambitions cachées des nationalistes violents ? Quête de pouvoir ou foi en la " grandeur nationale " ? Quels sont les facteurs culturels et politiques qui expliquent leur montée et leur succès ? Pour mieux comprendre les conflits contemporains, une analyse profonde et systématique des raisons, des mécanismes et des manifestations de la violence nationaliste.Xavier Crettiez est professeur de science politique àl'université de Versailles-Saint-Quentin. Il a notamment publié La Question corse, Le Silence des armes et La France rebelle
Xavier Crettiez, Isabelle Sommier, François Audigier (dir.), Violences politiques en France: de 1986 à nos jours, SciencesPo, les presses, 2021, 411 p.
Xavier Crettiez, Nathalie Duclos, Violences politiques: théories, formes, dynamiques, Armand Colin, 2021, Collection U (Science politique), 285 p.
Guerres, attentats, violences de masse, mouvements de révolte sociale... l'actualité nationale et internationale est fortement marquée par des manifestations de violences politiques, parfois extrêmes, dans un contexte de transformations profondes de l'ordre mondial. Pour comprendre ces phénomènes et les mettre à distance, cet ouvrage propose une grille de lecture des violences politiques en convoquant les apports de la sociologie politique, de l'anthropologie, de l'histoire, des relations internationales et de la psychologie sociale. Il repose sur trois ambitions. La première est académique et cherche à identifier les grands débats théoriques sur le déclenchement et l'irruption des violences politiques. La deuxième est descriptive, passant en revue la variété des formes de la violence, allant du terrorisme à la guerre en passant par les révoltes de rue ou les massacres collectifs. La dernière est analytique et interroge les logiques de l'engagement individuel et collectif ainsi que celles de la sortie de la violence
Xavier Crettiez, Isabelle Sommier (dir.), Les dimensions émotionnelles du politique: chemins de traverse avec Philippe Braud, Presses universitaires de Rennes, 2019, 358 p.
Xavier Crettiez, Jacques de Maillard, Patrick Hassenteufel, Céline Braconnier, Julien Boyadjian [et alii], Introduction à la science politique: cours, exercices corrigés, Armand Colin, 2018, Portail, 334 p.
Ce manuel d’introduction à la science politique présente l’ensemble des grands sujets qui constituent les fondamentaux de la discipline. Quel est le rôle de l'État et du pouvoir politique ? Quels sont les différents régimes politiques ? Qui sont les principaux acteurs politiques d'une démocratie ? Comment analyser l'action publique ? Comment a évolué l'action collective ? Illustrés d'exemples, de portraits d'auteurs, ce nouveau manuel proposera en fin de chapitres des QCM, questions de cours ou sujets de dissertation.
Xavier Crettiez, Bilel Ainine, Soldats de Dieu: paroles de djihadistes incarcérés, Éditions de l'Aube, 2017, Monde en cours, 163 p.
Xavier Crettiez, Romain Sèze (dir.), Saisir les mécanismes de la radicalisation violente: pour une analyse processuelle et biographique des engagements violents, Mission de recherche Droit et Justice, 2017, 150 p.
Xavier Crettiez, Pierre Piazza, Églantine Granier, Murs rebelles: iconographie nationaliste contestataire Corse, Pays basque, Irlande du Nord, Karthala, 2014, 179 p.
Xavier Crettiez, Les formes de la violence, la Découverte, 2011, Repères (Sociologie), 120 p.
Xavier Crettiez, Laurent Mucchielli, Les violences politiques en Europe , 2010
Émeutes, hooliganismes, terrorismes, crimes racistes, crimes d’État… Ces violences sont rarement analysées comme des violences politiques dans le débat public. La notion même de violence politique reste floue. Où commence-t-elle, où s’arrête-t-elle ? Est-elle en recrudescence ou en voie de disparition ? Certains pays européens sont confrontés de longue date à une violence politique organisée. D’autres connaissent des sursauts de violences motivées par des convictions idéologiques, des ressorts identitaires, des mises à l’écart sociales ou des transformations de régime.
C’est cette variété de violences politiques ? qu’elles soient de type idéologique, nationaliste, émeutière, ou encore étatique ? qui est analysée dans cet ouvrage. Quinze chercheurs en sciences sociales français et étrangers, soucieux de rendre accessibles leurs observations empiriques, y décryptent pour cela un ensemble de situations : violences islamistes, d’extrême gauche et d’extrême droite, paramilitarisme nord-irlandais, violence de l’ETA ou des groupes clandestins corses, phénomènes émeutiers français et anglais, hooliganisme, évolutions du maintien de l’ordre, violence politique à l’œuvre en période de changement de régime en Europe centrale et orientale, violence des mouvements sociaux.Sommaire : Pages de début (p. 1-6)| Introduction. Penser la violence politique (p. 7-28)| 1. La littérature sur les violences islamistes en Europe : des approches incertaines, un objet aux enjeux multiples (p. 31-43)| 2. Réflexions autour de la « menace » ultra-gauche en France (p. 45-65)| 3. Populisme d'extrême droite au sein de la population, développements sociétaux et violence d'extrême droite (p. 67-85)| 4. New Wines in Old Bottles ? (p. 89-104)| 5. Prophétie auto-réaliséee et deuil non résolu. (p. 105-122)| 6. La violence politique en Corse : état des lieux (p. 123-137)| 7. Les émeutes urbaines dans la France contemporaine (p. 141-176)| 8. Approche comparative et pluridimensionnelle des émeutes en France et en Grande-Bretagne (p. 177-193)| 9. Le football à l'épreuve du racisme et de l'extrémisme : un état des lieux en Europe (p. 195-209)| 10. La police des foules (p. 213-228)| 11. Violence symbolique et dispositifs étatiques d'identification (p. 229-249)| 12. Analyse critique des violences policières et politiques en Italie (p. 251-268)| 13. Mouvements sociaux et violence politique (p. 271-291)| 14. L'analyse des changements de régime en Europe centrale et orientale au prisme piégé de la violence (p. 293-316)| Pages de fin (p. 317-336).
Xavier Crettiez, Pierre Piazza (dir.), Du papier à la biométrie : identifier les individus, Sciences po, les presses, 2010, Collection académique, 331 p.
Xavier Crettiez (dir.), La culture générale en 20 leçons, Ellipses, 2010, Concours administratifs (Les mémentos), 330 p.
Xavier Crettiez, Laurent Mucchielli (dir.), Les violences politiques en Europe: un état des lieux [actes du colloque tenu à Nice en juin 2008], La Découverte, 2010, Recherches, 336 p.
Xavier Crettiez, Les formes de la violence, 2008
Alors que les phénomènes de violence paraissent de plus en plus prégnants dans l’actualité quotidienne, cet ouvrage cherche à en comprendre les logiques et à en préciser les limites. Parler de la violence n’a en effet guère de sens tant ce vocable réunit sous un même terme des phénomènes très différents et des manifestations plurielles. L’auteur ambitionne de les passer en revue. Pour autant, il s’agit de mettre à nu les logiques communes d’adhésion à la violence (pourquoi devient-on violent ?), de déroulement des violences (comment s’opère le passage à l’acte ?) et de transformation de ces phénomènes (la violence évolue-t-elle ?). L’État, les contestataires sociaux, les individus délinquants, les opposants politiques : tous utilisent une violence qui, soit exprime une colère et une insatisfaction, soit constitue une ressource politique ou parfois même une identité collective. Même ceux qui répugnent à l’utiliser (dans les régimes démocratiques) usent toujours in fine de la menace de la violence pour conforter leur autorité.
S’intéresser à la violence, c’est vouloir comprendre la face sombre de l’activité politique, qui n’en est bien souvent que la traduction civilisée.Sommaire : Pages de début (p. 1-2)| Introduction (p. 3-19)| I. Les processus d'adhésion à la violence (p. 20-42)| II. Violences sociales et violence d'État : les logiques de la violence en démocratie (p. 43-68)| III. Violences de masse et de terrorisation : réflexions sur les violences extrêmes (p. 69-89)| IV. Les métamorphoses de la violence (p. 90-107)| Conclusion (p. 108-110)| Repères bibliographiques (p. 111-117)| Pages de fin (p. 118-128).
Xavier Crettiez, Du papier à la biométrie , 2006
Premier ouvrage français sur “la mise en carte” de l’identité des individus, ses auteurs, spécialistes des questions d’identification des personnes et du nationalisme, abordent le sujet dans ses dimensions socio-historique – de la période absolutiste à Vichy –, internationale – avec les cas de la Russie soviétique ou de l’Angleterre –, et transdisciplinaire. En phase avec les évolutions récentes, plusieurs articles sont consacrés à la biométrie (carte d’identité et visa) et au fichage en réseau. Une analyse du responsable du projet biométrique INES (Identité Nationale Électronique Sécurisée) pour le ministère français de l’Intérieur vient compléter l’étude. Au-delà du bouleversement culturel et légal, les auteurs soulignent les liens étroits entre l’effort d’identification des personnes et la montée de nouvelles menaces pesant sur le territoire des États, dont le terrorisme.Sommaire : Pages de début (p. 1-9)| Introduction (p. 11-26)| Chapitre 1 - L'identification des personnes (p. 29-37)| Chapitre 2 - L'encartement : de l'Ancien régime à l'Empire (p. 39-50)| Chapitre 3 - La « carte d'identité de français » sous Vichy (p. 51-69)| Chapitre 4 - Médecins hygiénistes et mise en carte des étrangers (1925-1940) (p. 73-96)| Chapitre 5 - Logique de police et droit de séjour des étrangers (1945-1975) (p. 97-116)| Chapitre 6 - Le passeport intérieur soviétique à l'époque stalinienne (p. 117-138)| Chapitre 7 - Encartement et contrôles d'identité (p. 139-168)| Chapitre 8 - Les cartes d'identité régionalistes (p. 171-188)| Chapitre 9 - L'exception britannique : l'identité non écrite (p. 189-210)| Chapitre 10 - L'encartement, réponse au terrorisme (France/Grande-Bretagne) ? (p. 211-235)| Chapitre 11 - Le visa Schengen et le recours à la biométrie (p. 237-267)| Chapitre 12 - La biométrisation des documents d'identité (p. 269-281)| Chapitre 13 - Le repérage par la trace électronique (p. 283-302)| Conclusion (p. 303-321)| Bibliographie (p. 323-331)| Pages de fin (p. 333-338).
Xavier Crettiez, Violence et Nationalisme, 2006
Des révoltes nationalistes en Corse, au Pays basque, en Ulster à l'islamo-nationalisme du Proche-Orient, de l'Afrique des grands lacs aux déchirures ethniques dans les Balkans, des résistances dans le Caucase aux émeutes organisées en Inde, en passant par le nationalisme d'Etat, voici décryptées les logiques qui président à la violence nationaliste. Quelles sont les ambitions cachées des nationalistes violents ? Quête de pouvoir ou foi en la " grandeur nationale " ? Quels sont les facteurs culturels et politiques qui expliquent leur montée et leur succès ? Pour mieux comprendre les conflits contemporains, une analyse profonde et systématique des raisons, des mécanismes et des manifestations de la violence nationaliste.Xavier Crettiez est professeur de science politique àl'université de Versailles-Saint-Quentin. Il a notamment publié La Question corse, Le Silence des armes et La France rebelle.Sommaire : Pages de début (p. 1-7)| Introduction (p. 9-23)| Chapitre premier. Nationalisme et culte de la violence (p. 27-77)| Chapitre 2. Violence nationaliste et réenchantement (p. 79-124)| Présentation (p. 125-131)| Chapitre premier. La rationalité de la violence nationaliste (p. 133-192)| Chapitre 2. Le conditionnement à la participation (p. 193-230)| Chapitre premier. Violence nationaliste et représentations collectives (p. 233-289)| Chapitre 2. Violences nationalistes et État (p. 291-327)| Conclusion (p. 329-333)| Notes (p. 335-375)| Index (p. 377-381)| Pages de fin (p. 383-387).
Xavier Crettiez, Isabelle Sommier (dir.), La France rebelle, Éd. Michalon, 2006, 697 p.
Xavier Crettiez, David Alcaud, Laurent Bouvet, Jean-Gabriel Contamin, Stéphanie Morel, Dictionnaire de sciences politiques et sociales, Sirey, 2004, 411 p.
Xavier Crettiez, Isabelle Sommier (dir.), La France rebelle, le grand livre du mois, 2002, 569 p.
Xavier Crettiez, Anne-Claire Guichard, Les politiques de lutte antiterroristes et les libertés publiques: analyse comparative France-Royaume-Uni, 1981-2001, 2002
Xavier Crettiez (dir.), Le terrorisme: violence et politique, La Documentation française, 2001, 88 p.
Xavier Crettiez (dir.), L'ethno-nationalisme en Europe occidentale, La Documentation française, 2000, 83 p.
Xavier Crettiez, Jérôme Ferret (dir.), Le silence des armes ?: l'Europe à l'épreuve des séparatismes violents, la Documentation française, 1999, La sécurité aujourd'hui, 339 p.
Xavier Crettiez, La question corse, Ed. Complexe, 1999, Questions à l'histoire, 261 p.
Xavier Crettiez, La violence ethno-nationaliste contre l'Etat: les exemples basque et corse, Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille 3, 1999, Lille-thèses
Xavier Crettiez, Philippe Braud, La violence ethno-nationaliste contre l'Etat: les exemples basque et corse, 1997, 783 p.
La France et l’Espagne connaissent depuis une trentaine d'années une agitation séparatiste sous forme de menace terroriste. Le FLNC en corse et l'ETA au pays basque espagnol s'érigent contre l'autorité de l'état et prétendent tous deux incarner les peuples corse et basque en lutte pour leur libération. Si la violence est commune aux deux organisations séparatistes, les formes qu'elle revêt diffèrent profondément. À une violence meurtrière en Espagne, visant indistinctement les forces de l'ordre public et de simples passants s'oppose une violence plus mesurée en Corse, essentiellement axée contre les bâtiments publics et les villas touristiques. C'est ce constat établi entre ces deux formes de violence (chapitre I) qui doit être explicité. Nous nous attacherons tout d'abord à souligner la généalogie singulière des mouvements clandestins, issus, chacun, d'un sentiment différencié de + frustration nationalitaire ; (chapitre II). Ce sentiment particulier est alimenté par un discours de justification des violences terroristes, attestant l'inégal investissement doctrinal des deux organisations (chap. III). Comprendre la violence c'est évidemment la resituer dans son espace, régional et national, ainsi que prendre en compte les protagonistes de sa dynamique (clandestins, mais aussi policiers, militaires, juges, politiques, media...). nous présenterons donc dans un premier temps la structure des organisations clandestines (chap. IV) avant de la situer dans son univers régional (chap. V) et national (chap. VI). Enfin un ultime chapitre s'attachera à établir un lien entre le type d'état (centralisé ou autonomique) et le niveau de violence qui lui est opposé
Xavier Crettiez, Terrorisme indépendantiste et anti-terrorisme en France, IHESI, 1993, Etudes et recherches, 70 p.
Xavier Crettiez, Philippe Braud, La mise en scène de la violence politique à travers les conférences de presse du Front de libération nationale de la Corse,, 1992, 105 p.
Xavier Crettiez, « Huët (Romain) – La guerre en tête. Sur le front, de la Syrie à l’Ukraine. – Paris, PUF, 2024. 416 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2025, n°73, pp. 951-952
Xavier Crettiez, « Atlani-Duault (Laëtitia), Bradol (Jean-Hervé), Le Pape (Marc), Vidal (Claudine), dir. – Violences extrêmes. Enquêter, secourir, juger. RDC, Rwanda, Syrie. – Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2021 (Le [bien] commun). 300 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2023, n°72, pp. 645-646
Xavier Crettiez, « Comptes rendus. Carole Villiger : Usages de la violence en politique (1950-2000). Éd. Antipodes, 2017, 296 p. », Annales. Histoire, Sciences Sociales, Annales. Histoire, Sciences Sociales, 2022, n°77e aée, pp. 407-409
Xavier Crettiez, Romain Sèze, « The sociology of French jihadism : A prosopographic analysis of incarcerated terrorists », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2022, n°72, pp. 265-285
Over the last fifteen years, many scientific articles have attempted to explain jihadist radicalization in France. One of the main difficulties encountered when trying to develop such explanations remains that of gaining access to the necessary sources. This article uses a very large set of documents—the assessment files of more than 350 “Islamist terrorists” placed under penitentiary evaluation (in so-called quartiers d’évaluation de la radicalisation, or radicalization assessment units, within the Department of Prisons)—with a view to conducting a prosopographic analysis of this population. More than a hundred assessment criteria are used, ranging from socio-biographical data concerning age, nationality, domicile, education and income levels, and family background, to procedural data regarding romantic relationships, modalities of violent socialization, religious affiliation and intensity, perceptions of victimhood, etc., to ultimately sketch out seven paradigmatic types of jihadist individuals.
Xavier Crettiez, « Luis (Jean-Philippe), Conord (Fabien), dir. Violence & politique. De la Révolution française au début du XXe siècle. Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2018. 234 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -
Xavier Crettiez, « Radicalisation et prison », Le Genre humain, Le Genre humain, 2019, n°61, pp. 305-308
Xavier Crettiez, « Bonelli (Laurent), Carrié (Fabien) – La fabrique de la radicalité. Une sociologie des jeunes djihadistes français. – Paris, Seuil, 2018. 312 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -
Xavier Crettiez, « Itinéraires de jihadistes », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2019, n°315, pp. 24-24
Xavier Crettiez, « Fabiani (Jean-Louis) – Sociologie de la Corse. –Paris, La Découverte, 2018 (Repères). 128 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2019, n°69, p. -
Xavier Crettiez, Guillaume Devin, « 10. Penser la violence avec René Girard », Hors collection, Hors collection, 2018, pp. 219-241
Xavier Crettiez, « Thinking about Radicalization : A Processual Sociology of the Variables of Violent Engagement », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, pp. 709-727
This article examines the overused notion of radicalization and analyzes the research that has been done so far on the subject. Drawing on examples from diverse Islamist and nationalist conflicts and struggles, this article seeks to propose a more general and objective view of the notion of radicalization, one that has until now been exclusively associated with research on Islamic jihadists. At the same time, the article also attempts to present a new way to analyze the phenomenon of progressive military involvement, favoring a step by step analysis and focusing on certain determinant factors. The article considers means of socialization and adaptation to violence from both a sociological and a psychological perspective, insisting on the link between the need for violence and the enhancement of one’s self esteem.
Xavier Crettiez, André Fazi, Gérard Lenclud, « D'un passé aux possibles : Rencontre avec Gérard Lenclud », Vacarme, Vacarme, 2013, n°64, pp. 158-169
Résuméle système politique corse, table ronde avec Gérard Lenclud
Xavier Crettiez, « High Risk Activism : Essai sur le processus de radicalisation violente : (seconde partie) », Pôle Sud, Pôle Sud, 2011, n°35, pp. 97-112
RésuméDans le précédent numéro de cette revue, nous avons évoqué les facteurs incitatifs de l’engagement, même si la pertinence de critères objectifs (genrés, éducationnels, économiques) pour penser les raisons de l’engagement radical ne convainc pas toujours l’observateur. On leur a associé les incitations prévisibles à l’engagement militant – incitations matérielles de gains escomptés ou symboliques de reconnaissance sociale possible qui, dans une perspective rationnelle, constituent souvent des ressorts déterminant les investissements même les plus radicaux. Nous avons ensuite posé une réflexion sur les mécanismes cognitifs de la radicalisation qui font intervenir aussi bien les représentations idéologiques et culturelles du conflit, fruit de l’expérience vécue des acteurs, que la co-production d’une socialisation propre, primaire lorsque le milieu familial intervient, secondaire lorsque, plus tard, l’organisation modèle fortement les représentations des militants en son sein.
Xavier Crettiez, « Féron (Élise) – Abandonner la violence ? Comment l’Irlande du Nord sort du conflit. – Paris, Payot, 2011 (Histoire). 240 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2011, n°61, p. -
Xavier Crettiez, « High risk activism : essai sur le processus de radicalisation violente (première partie) », Pôle Sud, Pôle Sud, 2011, n°34, pp. 45-60
RésuméProposé en deux parties, cet article vise à comprendre le processus de radicalisation violente dans des situations de conflit. On cherchera à mettre en avant les déterminismes de l’engagement individuel dans l’activisme à haut risque, complété par une étude des incitations sélectives à l’entrée dans une carrière violente. C’est ensuite la question des encouragements cognitifs à la radicalisation qui est posée à travers le rôle clef de l’idéologie et de sa traduction émotionnelle et des facteurs de socialisation à la violence qui familiarisent l’acteur et parfois même le contraignent à l’engagement radical. La suite de cet article – publié dans le prochain numéro – s’interrogera sur la notion de carrière violente, sur le poids des opportunités politiques d’action et sur les logiques d’organisation qui président au choix de l’engagement, avant de proposer une synthèse sous la forme d’un modèle schématisé.
Xavier Crettiez, « Laurent (Sébastien) – Politiques de l’ombre. État, renseignement et surveillance en France. – Paris, Fayard, 2009. 700 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2010, n°60, p. -
Xavier Crettiez, « Emilio Gentile, Qu’est-ce que le fascisme ? Histoire et interprétation, Paris, Gallimard, 2002, et Philippe Burrin, Ressentiment et apocalypse. Essai sur l’antisémitisme nazi, Paris, Seuil, 2004 », Raisons politiques, Raisons politiques, 2004, n°16, pp. 159-165