Emmanuel Cherrier, Pierre-Alexis Delhaye, Serge Deruette, Stéphane François (dir.), Neuvième art, pouvoirs et politique, Presses universitaires de Valenciennes, 2024, Oser, 299 p.
Emmanuel Cherrier, Yann Lagadec, Jean Le Bihan, Jean-François Tanguy, Guillaume Bailly [et alii], Le canton, un territoire du quotidien ?: actes du colloque organisé à l'Université Rennes 2 Haute-Bretagne, 21-23 septembre 2006, Presses universitaires de Rennes, 2019
En 1789, l'Assemblée constituante raya d'un trait de plume les complexes divisions territoriales de l'Ancien Régime. Elle institua, d'une part, les départements, qui ont subsisté jusqu'à nos jours, et, à l'autre extrémité, elle donna le statut de « commune » à près de 38 000 collectivités, paroisses et communautés. Le maillage communal a lui aussi perduré jusqu'à l'époque actuelle : c'est là une particularité unique en Europe mais apparemment indestructible.Cet émiettement frappa tout de suite les contemporains. Si certains le regrettèrent, ce fut trop tard. Mais on imagina très tôt de regrouper certaines fonctions à un échelon supérieur. Les juges de paix, les brigades de gendarmerie, les curés doyens, ne pouvaient exercer leur action dans le cadre d'une seule commune. Certains scrutins exigeaient un regroupement minimum des électeurs. Ainsi naquit le canton. Mais, structure intermédiaire entre la commune et le district, puis, après 1800, entre la commune et l'arrondissement, on se garda de lui donner une vraie personnalité et un mode de représentation. Le faire aurait diminué l'importance des maires et des communes, relais essentiel, maillage majeur de l'administration et du gouvernement de la France, et, après 1800, l'importance des sous-préfets, piliers de l'administration territoriale, et des arrondissements. Seul le Directoire tenta, entre 1795 et 1799, de substituer le canton à la commune. Ce fut un échec, définitif.Ainsi, pendant deux cents ans, le canton survécut comme base électorale de certaines carrières politiques, siège de justice, voire de police, circonscription de recrutement pour les grandes armées permanentes naissantes, territoire indispensable pour le droit, l'administration, les habitus institutionnels français, carrefour de routes, lieu de foires et de marchés, centre d'artisanat et de commerce. Et pourtant, malgré d'innombrables propositions de réformes, jamais il ne fut reconnu comme un véritable échelon politique.C'est cette histoire - peut-être en voie d'achèvement - que ce colloque, organisé en septembre 2006 à l'université Rennes 2, voudrait tirer de l'ombre
Emmanuel Cherrier, Jérôme Roudier, Fernando Monroy, Launay Stephen, Penagos Stephen [et alii], Le prestige du pouvoir politique en Amérique latine, 2019
Emmanuel Cherrier, Stéphane François (dir.), Le service public et les idéologies politiques, Presses universitaires du Septentrion, 2017, Les savoirs mieux, 184 p.
Emmanuel Cherrier, Stéphane Guérard (dir.), La régionalisation en Europe. Regards croisés: regards croisés, Éditions Bruylant, 2014, Rencontres européennes, 752 p.
Emmanuel Cherrier, Alexis Massart, Djamel Mermat (dir.), Les élections de 2007 en France, Encrage Université, 2012, 188 p.
Emmanuel Cherrier, Jacques Bernet (dir.), 1807: apogée de l'Empire ?, Presses universitaires de Valenciennes, 2009, Recherches valenciennoises, 386 p.
Emmanuel Cherrier, Karl Zieger (dir.), Une Suisse, des exils: [actes du colloque Les exils alémaniques, exilés et réfugiés politiques et littéraires en Suisse, tenu à l'Université de Valenciennes les 10 et 11 mai 2007], Presses universitaires de Valenciennes, 2008, Recherches valenciennoises, 297 p.
Emmanuel Cherrier, Jacques Bernet, Alexandre Bonduelle (dir.), Laïcité et modernité ou L'actualité d'un enjeu, CRHICC,, 2006, Recherches valenciennoises, 245 p.
Emmanuel Cherrier, Sarah Delos-Hourtoule (dir.), Coups d'État et révolutions, CRHICC, 2005, Recherches valenciennoises, 226 p.
Emmanuel Cherrier, 18 Brumaire et 2 décembre: d'un coup d'Etat à l'autre éléments pour une étude du coup d'Etat, Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille 3, 2000, Lille-thèses
Emmanuel Cherrier, Philippe Raynaud, 18 BRUMAIRE ET 2 DECEMBRE: D'UN COUP D'ETAT A L'AUTRE ELEMENTS POUR UNE ETUDE DU COUP D'ETAT,, 1999, 1160 p.
Emmanuel Cherrier, Stephen Launay, Didier Lhomme, Solange Ségala, Laurence Morel [et alii], « Annexes : travaux et documents joints »: regards croisés sur les interactions de concepts flous, Bibliographie pages 300-320. Annexes, Bonapartisme et populisme, 2025
Le bonapartisme et le populisme sont des concepts aussi voisins que flous. Composés de multiples chapelles, ils se rapprochent par de nombreux points (autoritarisme, revendication de démocratie sans intermédiaire, eader charismatique, etc.) au point de poser la question d'une filiation entre eux. Mais laquelle ? Ce mémoire vise à établir l'influence du bonapartisme sur la formation du populisme originel en France (19ème siècle), ainsi que son héritage en son sein, plus récemment, y compris au niveau international.
Emmanuel Cherrier, « Des absents très présents : pouvoir et politique dans l'oeuvre d'Edgar Pierre », in Presses Universitaires de Valenciennes (dir.), Neuvième art, pouvoir et politique, Presses Universitaires de Valenciennes, 2024
Emmanuel Cherrier, « Quand Mr Smith est à Oslo et devient (presque) Machiavel : Occupied », in De Boeck (dir.), Séries politiques. Le pouvoir entre fiction et vérité, De Boeck, 2020
Emmanuel Cherrier, « Prestige et coup d’Etat en Amérique latine au XXe siècle », in L'Harmattan (dir.), Le prestige du pouvoir politique en Amérique latine, L'Harmattan, 2019, pp. 57-90
Emmanuel Cherrier, Stéphane François, « Irrationalisme, conspirationnisme, antisémitisme », in CNRS (dir.), Un XXIe siècle irrationnel ? Analyses pluridisciplinaires des pensées « alternatives » (Stéphane François, dir.), CNRS, 2018
Emmanuel Cherrier, « Les centres, le gaullisme et le service public », in Presses du Septentrion (dir.), Le service public et les idéologies politiques (Stéphane François et Emmanuel Cherrier, dir.), Presses du Septentrion, 2016
Emmanuel Cherrier, « Octobre 1917, révolution ou coup d'Etat ? », in Presses Universitaires de Valenciennes (dir.), Coups d’Etat et révolutions, Presses Universitaires de Valenciennes, 2014, pp. 7-15
Emmanuel Cherrier, « Lois de l’Histoire, lois dans l’Histoire, retour sur une approche scientifique », in L'Harmattan (dir.), Evolution et histoire. Les modèles du devenir (dirigé par Alain Jenny et Hervé Mauroy), L'Harmattan, 2014
Emmanuel Cherrier, « Sondages et démocratie : liaisons dangereuses ou entente cordiale ? », in Presses Universitaires de Valenciennes (dir.), Vérité scientifique et vérité scientifique de notre temps - échiquiers dans la brume (dirigé par Alain Jenny), Les Belles Lettres, 2012
Emmanuel Cherrier, Djamel Mermat, « Jusqu’ici tout va bien : Le Front national passé au tamis de ses défaites (2007-2008) », in Encrage éditions (dir.), Les élections de 2007 en France (sous la direction d'Emmanuel Cherrier, Alexis Massart et Djamel Mermat), Encrage éditions, 2012
Emmanuel Cherrier, « Seize-Mai 1877 : est-ce un coup d'Etat ? », in CEGES (dir.), Le Seize-Mai revisité, CEGES, 2009, pp. 17-36
Emmanuel Cherrier, « Le canton peut-il rester ou redevenir un territoire politique ? », in Presses Universitaires de Rennes (dir.), Le canton, un territoire du quotidien ?, Presses Universitaires de Rennes, 2009
Emmanuel Cherrier, « Introduction à l'ouvrage "1807, apogée de l'Empire ?" », in Presses Universitaires de Valenciennes (dir.), 1807, apogée de l'Empire ?, Presses Universitaires de Valenciennes, 2009, pp. 7-14
Emmanuel Cherrier, « Naissance d’une notion : le coup d’État », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, 2022, n°56, pp. 37-83
Si les racines de la notion de coup d’État (d’origine française) remontent au Moyen Âge, son émergence au xvie siècle est liée à celle de la raison d’État. Elle désigne alors un acte majeur accompli dans l’intérêt général par le titulaire du pouvoir, dont la légitimité inscrit la violation du droit commun dans un ordre juridique supralégal spécifique au seul souverain. L’évolution des théories de la raison d’État ainsi que l’indétermination des bornes de l’intérêt général ouvrirent cependant, dès la fin du xviiie siècle, le champ du concept aux non-détenteurs du pouvoir (ce que Brumaire illustre). Cette reconfiguration de sa définition fait alors aussi de lui un acte toujours illégal et à la légitimité incertaine (ce que le 2 Décembre enracine), sans pour autant remplacer le sens premier. Cette polysémie entretient alors la confusion autour d’un concept aussi souvent employé que mal cerné.
Emmanuel Cherrier, « Naissance d'une notion : le coup d'Etat », Revue Française d'Histoire des Idées Politiques, L'Harmattan, 2022, n°56, pp. 37-83
Emmanuel Cherrier, « La démocratie plébiscitaire, au croisement du bonapartisme et du populisme », Critica Masonica, , 2020, n°16, p. 39
Emmanuel Cherrier, « Un itinéraire politique original, l’ascension de Jean-Baptiste Bernadotte », Revue d'histoire nordique = Nordic historical review, Pôle Européen Jean Monnet (Université de Toulouse-Le Mirail), 2008, n°5, pp. 65-99
Emmanuel Cherrier, « Le 2 Décembre, l'archétype du coup d'État », Napoleonica. La Revue, Napoleonica. La Revue, 2008, n°1, pp. 195-215
RésuméSi, selon la célèbre formule de François Mitterrand, la Ve République est un « coup d’État permanent », le 2 décembre 1851, qui relève aussi du coup d’État, est lui un paradoxe permanent. Alors même qu’il frappe, au matin du 2 décembre, plus à droite qu’à gauche, à l’issue de la période troublée, le régime du deuxième Napoléon est pourtant rejeté vers la droite, qui fournira nombre de candidats officiels aux élections législatives de février 1852. Au-delà de ces conséquences involontaires, ou du sens qu’on lui prête ensuite, c’est l’aspect technique du coup d’État qui fournit matière à interrogation. En effet, le 2 Décembre est probablement le coup d’État le mieux préparé et le mieux mis en œuvre de toute la période post-révolutionnaire française. Pourtant, il est relativement ignoré. Certes, la mythologie républicaine l’érige dès l’origine en acte-repoussoir, acte de naissance a contrario de l’unité républicaine, porteuse de la démocratie parlementaire à naître.Certes, longtemps, il restera dans la mémoire collective comme le symbole des dérives d’un exécutif trop puissant, disqualifiant toute tentative de modification de l’équilibre des pouvoirs. Néanmoins, quand Marx l’évoque, c’est en l’identifiant à Brumaire ( Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, 1852). Quand Curzio Malaparte ( Technique du coup d’État, 1931) ou Edward Luttwak ( Le coup d’État (manuel pratique), 1969), dressent le portrait-robot du coup d’État, ils l’oublient, au pro fit (entre autres) d’octobre 1917, de la marche sur Rome ou du putsch de Munich, pourtant improvisés et moins bien exécutés, et dont la qualification même de coup d’État est parfois sujette à caution.Il conviendra donc de s’interroger sur les raisons de l’ignorance relative mais réelle du 2 Décembre comme modèle ou, pour mieux dire, comme archétype du coup d’État moderne.
Emmanuel Cherrier, « Le 2 Décembre, l'archétype du coup d'Etat ? », Napoleonica. La Revue, La Fondation Napoléon, 2008, n°1
Emmanuel Cherrier, « Les oubliés de la modernité, les Idéologues », Zénon, , 2004, n°2, pp. 33-56
Emmanuel Cherrier, « Structures et limites du notabilisme électoral »: L'exemple d'un fief communiste, la 19ème circonscription du Nord, Communisme, L'Âge d'Homme, 1998, n°5152