Camille Froidevaux-Metterie, Un si gros ventre: expériences vécues du corps enceint, Éditions Points, 2025, Points, 195 p.
Camille Froidevaux-Metterie (dir.), La fin des slows, Lam produxion, 2025, 81 p.
Camille Froidevaux-Metterie (dir.), Théories féministes, Seuil, 2025, 761 p.
Des pionnières médiévales de la liberté de penser aux militantes des droits civils et politiques du XIXe siècle, des revendications pour la libération des corps des femmes dans les années 1970 aux propositions intersectionnelles et LGBTQI+ qui élargissent le projet émancipateur ces dernières décennies, le féminisme se caractérise par un foisonnement de théories mises au service d’un projet commun : renverser l’ordre patriarcal du monde. Aux côtés d’une histoire des luttes et d’une sociologie des mouvements bien documentées, "Théories féministes" éclaire de façon inédite le versant des idées qui les ont fondés et portés. Les 130 articles du volume dessinent ainsi l’immense constellation des concepts, des auteur·ices et des œuvres qui, des origines jusqu’à nos jours, en allant même un peu vers demain, nous permettent de porter haut le programme féministe dans un contexte politique de remises en cause des droits conquis et d’offensives réactionnaires. Dirigé par Camille Froidevaux-Metterie, le livre réunit une centaine de chercheur·euses, excellent·es spécialistes de leurs sujets, qui écrivent à partir de tous les espaces francophones. Passionnants et accessibles, leurs textes sont destinés à toutes les personnes qui souhaitent mieux connaître les fondements et les ressorts du féminisme.
Camille Froidevaux-Metterie, Françoise Combes, Patrick Boucheron, François Héran, Vinciane Pirenne-Delforge [et alii], Genre et sciences, Odile Jacob, 2025, Collège de France, 375 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Marie Garrau, Mickaëlle Provost, Matthieu Renault, Magali Bessone [et alii], Expériences vécues du genre et de la race: pour une phénoménologie critique, Éditions de la Sorbonne, 2024, 228 p.
Comment envisager les effets subjectifs et corporels produits par le sexisme et le racisme ? En quoi les catégories de race et de genre organisent-elles l’expérience ordinaire – y compris dans ses dimensions non réflexives, affectives ou intimes – et dans quelle mesure configurent-elles le rapport au monde, aux autres et à soi ? Quelles implications normatives et politiques sont mises au jour dès lors que les rapports de race et de genre sont envisagés, non comme des événements ponctuels dont la violence serait paroxystique, mais comme des structures de l’expérience quotidienne ou banale ? En élucidant l’expérience vécue des rapports de race et de genre depuis le point de vue des personnes concernées, la phénoménologie critique s’affirme depuis plusieurs années comme un renouvellement radical des problématiques qui guident la philosophie politique et sociale. Elle prend appui sur les travaux fondateurs de Simone de Beauvoir et de Frantz Fanon, pour proposer une relecture du canon phénoménologique – ses modes de description, ses objets, méthodes et concepts – et envisager les déplacements que les expériences minoritaires induisent. Elle redéfinit ainsi les outils de l’épistémologie sociale en comprenant les rapports sociaux de genre et de race au prisme des expériences qu’ils constituent : la manière dont ils configurent les corps et subjectivités, orientent le rapport au monde et aux autres ou modèlent la perception. Par un double diagnostic – la race et le genre produisent des effets réels et matériels dans l’expérience vécue, mais cette réalité n’implique aucun fondement nécessaire – la phénoménologie critique articule transformation sociale et transformation de soi en dessinant d’autres expériences politiques possibles. Alors que la phénoménologie critique est encore peu connue en France, cet ouvrage collectif témoigne de la fécondité d’une telle approche, tout en reconnaissant la pluralité des démarches qui s’en revendiquent. Il réunit des travaux de philosophes pour interroger la transformation de la phénoménologie par la critique sociale, les dimensions politiques de l’expérience personnelle, et les possibilités de faire de l’expérience de la domination la matière même de sa transformation.
Camille Froidevaux-Metterie, Les petits mâles,, 2024, 1 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Patriarcat, la fin d'un monde, Seuil, 2024, Libelle, 48 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Pleine et douce, Gallimard, 2024, Folio, 193 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Pleine et douce: roman, Sabine Wespieser éditeur, 2023, 216 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Être féministe, pour quoi faire ?, la Martinière jeunesse, 2023, Alt, 29 p.
Dans la plupart des démocraties occidentales, les femmes disposent des mêmes droits que les hommes. Pourtant, les discriminations ne cessent pas et les violences sont quotidiennes. Certains droits qui semblaient acquis pour toujours sont même remis en question. En revenant sur les grandes étapes historiques et les jalons théoriques qui ont marqué la lutte pour l’émancipation des femmes, Camille Froidevaux-Metterie explique la notion de patriarcat et les différents aspects du féminisme. Elle rappelle ainsi la nécessité des combats qu’il nous reste à mener.
Camille Froidevaux-Metterie, Pleine et douce, Feryane, 2023, Roman (18), 301 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Un si gros ventre: expériences vécues du corps enceint, Éditions Stock, 2023, Stock essais, 237 p.
Agréable ou pénible, exaltante ou angoissante, intime et sociale, la grossesse est une expérience à la fois profondément individuelle et éminemment politique. Parce que la maternité a longtemps été le destin « naturel » des femmes, il leur a fallu s'en affranchir et conquérir la liberté de choisir d'être mères ou pas. Mais, aussi libre soit-il, le choix de la maternité n'en reste pas moins synonyme de charges et de doutes, y compris – et peut-être même surtout – durant la période de gestation. Être enceinte, c'est se soumettre aux regards, aux commentaires et aux normes qui prennent le contrôle de ce si gros ventre. La philosophe Camille Froidevaux-Metterie a passé du temps en immersion dans une maternité, elle y a rencontré des femmes enceintes qu'elle a interrogées sur leur expérience vécue du corps enceint. À travers ces paroles singulières qui disent la troublante transformation physique, les sentiments de joie ou de rejet, les innombrables injonctions – au silence, au bonheur, au poids idéal –, c'est le double mouvement de l'aliénation et de la réappropriation du corps des femmes qui se déploie. En pensant ce qui ne se pense pas, en questionnant ce qui est considéré comme naturel, Camille Froidevaux-Metterie poursuit son travail d'élaboration d'un féminisme incarné qui place l'intime des corps sur le chemin de la libération.
Camille Froidevaux-Metterie, Un corps à soi, Éditions Points, 2023, Points (Essais), 504 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Rose Lamy, Angèle, Rokhaya Diallo, Elvire Duvelle-Charles, Moi aussi: MeToo, au-delà du hashtag, Points, 2023, Points (Féministe), 146 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Dans la jungle, Lam Produxion, 2022, 36 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Seins: en quête d'une libération, Editions Points, 2022, Points, 190 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Rozenn Canevet (dir.), Écoféminisme(s) et art contemporain, ESAD de Reims, 2022, EKES, 143 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Jean Birnbaum, Dominique Avon, Étienne Balibar, Étienne Bimbenet [et alii], Être humain ?, Gallimard, 2022, Folio (Essais), 200 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Marie Morel, Agathe Morelli, Nos corps, Le Comptoir des mots, 2022, 49 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Seins: en quête d'une libération, Anamosa, 2021, Hors collection, 221 p.
Camille Froidevaux-Metterie, La révolution du féminin, Gallimard, 2021, Folio (Essais), 513 p.
Le féminisme a produit bien plus qu'une dynamique d'égalisation des conditions féminine et masculine, il a profondément transformé nos sociétés occidentales en initiant un double processus de féminisation du social et de masculinisation de l'intime.Par-delà les mécanismes qui nourrissent les inégalités, les discriminations et les violences, il faut ainsi pouvoir repérer que nous sommes en train de vivre une mutation à l'échelle de l'histoire humaine : la convergence des genres se dessine qui annonce l'advenue d'un individu générique.Dans l'horizon d'un monde devenant neutre et égalitaire, la condition incarnée de nos existences revêt un nouveau sens. Affranchie des déterminismes tant naturels que culturels, la sexuation des corps se conçoit désormais au prisme de la singularité, comme un projet relevant de la libre volonté individuelle.Pour les femmes qui n'ont longtemps été que des corps, il s'agit d'éprouver une condition paradoxale, écartelée entre aliénation et libération. Analyser les modalités de l'expérience vécue du féminin, c'est alors définir ce dernier comme un rapport à soi, au monde et aux autres qui passe spécifiquement par le corps.
Camille Froidevaux-Metterie, Chloé Delaume, Juliette Armanet, Lauren Bastide, Iris Brey [et alii], Sororité, Éditions Points, 2021, Points, 216 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Un corps à soi, Éditions du Seuil, 2021, La couleur des idées, 376 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Les mâles du siècle, Lam produxion, 2021, 1 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Le corps des femmes: la bataille de l'intime, Éditions Points, 2021, [Points (Féministe]), 157 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Un corps à soi, 2021
Longtemps, les femmes n’ont été que des corps, définies par leurs fonctions sexuelle et maternelle. La révolution féministe les a délivrées de ce carcan, mais elle a aussi dévalorisé le corps féminin. N’est-il pas pourtant le nœud singulier de notre rapport à nous-même et au monde ?
À partir d’une relecture de Simone de Beauvoir, la philosophe Camille Froidevaux-Metterie propose de le saisir sous ses deux aspects: lieu de la domination masculine et vecteur d’une pleine émancipation. Sa pensée progresse au fil d’une exploration de ces événements corporels qui scandent la vie des femmes, de l’enfance empêtrée à la ménopause invisibilisée, de la honte adolescente à la découverte de la jouissance, de l’épreuve du réel maternel aux ravages de la violence sexuelle. Au fil de ces étapes, où l’écriture en première personne résonne avec les voix plurielles des femmes, l’autrice pose les jalons qui leur permettront de reprendre possession de leurs corps, jusqu’au plus intime d’elles-mêmes. Son féminisme incarné s’attaque au socle même du patriarcat et renouvelle, à l’écoute des luttes les plus contemporaines, les fondements théoriques du féminisme.Sommaire : Pages de début (p. 3-5)| Introduction. Quand les femmes n’étaient que des corps (p. 9-29)| Le corps des femmes et le féminisme, une histoire à éclipses (p. 33-61)| 2. Retrouver Simone de Beauvoir (p. 63-86)| 3. Découvrir Iris Marion Young (p. 87-110)| 4. Le corps empêtré (p. 113-139)| 5. Le corps objectivé (p. 141-174)| 6. Le corps à disposition (p. 175-208)| 7. Le corps de désir (p. 209-260)| 8. Le corps procréateur (p. 261-309)| 9. Le corps sous les regards (p. 311-365)| Conclusion. Vers l’autonomie corporelle (p. 367-377)| Remerciements (p. 379)| Pages de fin (p. 381-382).
Camille Froidevaux-Metterie, Feminism and the women’s bodies, 2e éd., Pouvoirs, 2020, o 173, 6373 p.
From the start, the woman’s body has been at the center of feminist struggles. However, it has gradually been increasingly ignored and has now totally disappeared as an object of struggle. The #MeToo movement has had an explosive effect precisely because it has highlighted the scandal that, despite their emancipation, women have remained “available bodies.” Today we find ourselves at a decisive moment for the reappropriation of corporeality in its most intimate dimensions: it is time to relaunch the project of a phenomenological (i.e., embodied) feminism initiated by Simone de Beauvoir.
Camille Froidevaux-Metterie, Pauline Delage, Brigitte Grésy, Alexandre Jaunait, Les nouveaux féminismes, Seuil, 2020, 173 p.
Camille Froidevaux-Metterie, La révolution du féminin, 2020
Le féminisme a produit bien plus qu’une dynamique d’égalisation des conditions féminine et masculine, il a profondément transformé nos sociétés occidentales en initiant un double processus de féminisation du social et de masculinisation de l’intime.Par-delà les mécanismes qui nourrissent les inégalités, les discriminations et les violences, il faut ainsi pouvoir repérer que nous sommes en train de vivre une mutation à l’échelle de l’histoire humaine: la convergence des genres se dessine qui annonce l’advenue d’un individu générique.Dans l’horizon d’un monde devenant neutre et égalitaire, la condition incarnée de nos existences revêt un nouveau sens. Affranchie des déterminismes tant naturels que culturels, la sexuation des corps se conçoit désormais au prisme de la singularité, comme un projet relevant de la libre volonté individuelle.Pour les femmes qui n’ont longtemps été que des corps, il s’agit d’éprouver une condition paradoxale, écartelée entre aliénation et libération. Analyser les modalités de l’expérience vécue du féminin, c’est alors définir ce dernier comme un rapport à soi, au monde et aux autres qui passe spécifiquement par le corps.Sommaire : Pages de début (p. 3-9)| Préface (p. 11-24)| Introduction. Le séisme féministe (p. 25-37)| Présentation (p. 41-43)| Chapitre premier. La hiérarchisation sexuée du monde (p. 45-67)| Chapitre II. L’âge masculin de l’autonomie (p. 68-100)| Chapitre III. La modernité sans les femmes (p. 101-130)| Chapitre IV. La révolution féministe ou la fin du partage public-privé (p. 131-155)| Chapitre V. Convergence des genres (p. 156-182)| Présentation (p. 185-188)| Chapitre VI. L’anthropologie, entre universalité de la domination et relativité des rôles (p. 189-223)| Chapitre VII. La psychanalyse face à l’énigme du féminin (p. 224-283)| Chapitre VIII. La pensée féministe ou comment le corps féminin a disparu (p. 284-323)| Présentation (p. 327-333)| Chapitre IX. Phénoménologie du féminin (p. 334-386)| Chapitre X. Ce corps que les femmes habitent (p. 387-451)| Conclusion. L’être humaine (p. 453-461)| Remerciements (p. 465)| Notes (p. 466-509)| Pages de fin (p. 511-515).
Camille Froidevaux-Metterie, Seins , 2020
Les seins des femmes sont l’objet de fantasmes et d’injonctions sans fin. Ronds, fermes et hauts, ni trop petits ni trop gros, à la fois sexy et nourriciers… seraient-ils le siège visible, désigné, ressenti d’une condition féminine objectivée ?Sans doute mais pas seulement. Camille Froidevaux-Metterie a choisi d’explorer l’expérience vécue des femmes en menant l’enquête auprès d’une quarantaine d’entre elles, de tous les âges. Elles évoquent la naissance de leurs seins, le port du soutien-gorge, la séduction et le plaisir sexuel, l’allaitement et le poids des normes esthétiques, jusqu’à la transformation plus ou moins consentie de cet organe sensible par la chirurgie... Au fil des propos et des portraits de seins, se décline la singularité de chacune, tissée du double fil rouge de l’aliénation et de la libération.Grands oubliés des luttes féministes, les seins des femmes ne sont pas seulement vecteurs d’assignation mais aussi d’affirmation et d’émancipation.Sommaire : Pages de début (p. 1-3)| Les seins, grands oubliés de la dynamique d’émancipation (p. 5-23)| 1. En avoir, ou peu, ou trop : quand les seins apparaissent (p. 25-51)| 2. Pour en finir avec la beauté des seins (p. 53-81)| 3. Des carcans de tissu (p. 83-105)| 4. Le plaisir au bout des tétons (p. 107-131)| 5. Donner le sein, un choix (p. 133-161)| 6. Seins transformés, seins mutilés (p. 163-194)| Des seins comme des visages (p. 195-217)| Bibliographie (p. 219-220)| Pages de fin (p. 221-224).
Camille Froidevaux-Metterie, Le corps des femmes: la bataille de l'intime, Philosophie magazine éditeur, 2018, 157 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Marc Chevrier (dir.), Des femmes et des hommes singuliers : perspectives croisées sur le devenir sexué des individus en démocratie, Armand Colin, 2016, Recherches, 248 p.
Camille Froidevaux-Metterie, La révolution du féminin, Gallimard, 2015, Bibliothèque des sciences humaines, 370 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Marc Chevrier, Des femmes et des hommes singuliers , 2014
Si l’égalité entre les sexes définit l’horizon des femmes et des hommes de notre temps, il demeure que les unes et les autres s’assument en tant que sujets incarnés féminins ou masculins. L’expression de leur sexuation paraît ainsi relever bien davantage de leur inclination personnelle que d’une quelconque fatalité sociale ou naturelle.
Dans nos sociétés où les assignations de genre s’estompent et où les rôles sociaux et familiaux se désexualisent, la pleine maîtrise de sa singularité sexuée devient la marque même de l’individualité. C’est cette expérience subjectivement vécue que le présent ouvrage, fruit d’une collaboration entre chercheurs du Québec et de France, se propose d’étudier, dans un esprit pluridisciplinaire.
Abordant la question sous ses deux versants théorique et empirique, il met au jour un rapport à soi et au monde inédit, orienté vers l’horizon de l’égalité, déterminé par le primat social de l’individu, mais rebelle à l’indifférenciation d’un individualisme désincarné.Sommaire : Pages de début (p. 1-8)| Penser les incarnations singulières du féminin et du masculin aujourd’hui (p. 9-34)| 1 - L’Odyssée masculine. La dialectique du féminin et du masculin chez Homère (p. 35-58)| 2 - Sortir la femme de sa minoration philosophique La place du « féminin » dans la pensée d’Emmanuel Levinas et de Jacques Derrida (p. 59-82)| 3 - Reprendre la question du genre, au lieu de défaire le genre (p. 83-110)| 4 - Le sujet féminin, entre incarnation et relation (p. 111-136)| 5 - Le genre en gestation. Préparatifs de la naissance d’un bébé fille ou d’un bébé garçon (p. 137-162)| 6 - La moralité vertueuse des enseignantes québécoises (p. 163-180)| 7 - Le genre à l’épreuve du stéréotypage. Féminité et masculinité dans la presse magazine française (p. 181-202)| 8 - Égalitarisme dans l’armée canadienne ? Quand le féminin se calque sur masculin (p. 203-228)| 9 - Les clowns et la question du genre (p. 229-250)| Pages de fin (p. 251-256).
Camille Froidevaux-Metterie, Politique et religion aux États-Unis, La Découverte, 2011, Collection Repères (Sciences politiques Droit), 123 p.
Camille Froidevaux-Metterie (dir.), Religion et politique dans les sociétés sécularisées: de la diversité des possibles laïques, Presses Science Po, 2009, 180 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Politique et religion aux États-Unis, 2009
Les États-Unis présenteraient le cas unique, dans le monde occidental, d’une démocratie ayant réservé à la religion une place à part dans la vie politique : voici une affirmation qui fait aujourd’hui figure de lieu commun. En ne retenant que les manifestations d’une certaine religiosité publique, on oublie de rappeler que la République américaine est fermement laïque, le Premier amendement garantissant la séparation des Églises et de l’État. Surtout, on passe à côté de la spécificité de ce pays qui explique le sentiment d’étrangeté qu’il nous inspire.
Deux forces contradictoires y coexistent : un esprit de religion que l’on peut ramener à la volonté de placer l’ordre civil sous tutelle chrétienne, et un esprit de laïcité qui tend à l’inverse à cantonner la religion dans la sphère privée. Au cours de l’histoire, ces deux forces ont alterné par vagues successives, sans que jamais l’édifice laïque ne soit véritablement menacé. La synthèse a longtemps été assurée par la notion de « religion civile » qui associe idéal libéral et parrainage divin de la nation en une sorte de credo civil commun.Sommaire : Pages de début (p. 1-2)| Introduction (p. 3-8)| I. Le paradoxe originel : l'Amérique des colonies entre projet théocratique et aspiration laïque (p. 9-28)| II. La laïcité « à l'américaine » (p. 29-46)| III. Une nation divinement inspirée (p. 47-66)| IV. L'oeuvre séparatiste de la Cour suprême : vers une remise en cause ? (p. 67-82)| V. Droite et gauche religieuses sur la scène publique américaine (p. 83-104)| VI. La religion civile ou la résolution de l'énigme théocratico-laïque (p. 105-114)| Conclusion (p. 115-116)| Repères bibliographiques (p. 117-120)| Pages de fin (p. 121-128).
Camille Froidevaux-Metterie, Ernst Troeltsch: la religion chrétienne et le monde moderne, Presses universitaires de France, 1999, Sociologies, 296 p.
Camille Froidevaux-Metterie, Religion, politique et histoire: christianisme et modernité selon Ernst Troeltsch, Atelier national de reproduction des thèses, Université Lille 3, 1998, Lille-thèses
Camille Froidevaux-Metterie, Marcel Gauchet, Religion, politique et histoire: christianisme et modernité selon Ernst Troeltsch,, 1997, 729 p.
L'OUVRAGE DU THEOLOGIEN ET HISTORIEN ALLEMAND ERNST TROELTSCH (1865-1923), LES DOCTRINES SOCIALES DES EGLISES ET DES GROUPES CHRETIENS (1912), QUI CONSTITUE LE COEUR DE LA THESE, RETRACE L'HISTOIRE DES DIFFERENTES THEORIES QUE LES CHRETIENS ONT ELABORE POUR COMPRENDRE ET DEFINIR LEUR NECESSAIRE INSCRIPTION DANS LA REALITE SECULIERE. AFIN DE RENDRE COMPTE DE CETTE TENTATIVE DE CONCILIATION DES DEMARCHES APOLOGETIQUE ET SCIENTIFIQUE, NOUS AVONS CONSACRE UN PREMIER VOLUME AU CONFLIT QUI OPPOSE LA FOI ET LA RAISON DU XIIE AU XVIIIE SIECLES, A L'ETUDE DES PENSEES DE LA RELIGION ELABOREES PARALLELEMENT EN FRANCE ET EN ALLEMAGNE AU XIXE SIECLE, LESQUELLES DEBOUCHENT SUR UNE SEMBLABLE OBJECTIVATION SCIENTIFIQUE DU PHENOMENE RELIGIEUX ET, ENFIN, AU CONTEXTE ALLEMAND DU TOURNANT 1900. LE SECOND VOLUME EST DEDIE A L'ETUDE TROELTSCHIENNE DU CHRISTIANISME DANS SES RAPPORTS A LA REALITE POLITIQUE ET SOCIALE. DE LA NAISSANCE DU CHRIST JUSQU'AU XVIIIE SIECLE, PLUSIEURS DOCTRINES SOCIALES ONT ETE CONCUES QUI CIRCONSCRIVENT QUELQUES GRANDS SYSTEMES ETHIQUES ET DEFINISSENT UN PROCESSUS D'INTEGRATION CROISSANTE DES CHRETIENS A LA SPHERE SECULIERE : RECONNAISSANCE DE L'ORDRE NATUREL ET VALORISATION DU RETRAIT MONASTIQUE (CATHOLICISME MEDIEVAL), ACCEPTATION RESIGNEE ET COMPROMIS AVEC LE POUVOIR TEMPOREL (LUTHERANISME), IMPLICATION POSITIVE ET REPLI SUR L'INTERIORITE DE LA FOI (CALVINISME). L'INTERET DE CE PANORAMA EST DE METTRE EN LUMIERE LA DIMENSION SOCIALEMENT CONSERVATRICE DES TROIS GRANDES CONFESSIONS CHRETIENNES QUI APPARTIENNENT TOUTES AU TYPE-EGLISE, ET DE SOULIGNER LE LIEN EXISTANT ENTRE LE COURANT NEO-CALVINISTE SECTAIRE ASCETIQUE ET LE PROCESSUS D'EDIFICATION DE LA SOCIETE MODERNE CAPITALISTE ET DEMOCRATIQUE. TROELTSCH OPERE UNE RELATIVISATION ORIGINALE DE LA PROBLEMATIQUE QUI ASSOCIE, DANS LA POSTERITE WEBERIENNE, LE PROTESTANTISME ET LA MODERNITE OCCIDENTALE.
Camille Froidevaux-Metterie, Les logiques de construction d'une avant-garde: l'exemple du Nouveau réalisme, s.n, 1991
Camille Froidevaux-Metterie, « Littératures incarnées : l’intime est politique », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2023, n°364, pp. 64-66
Camille Froidevaux-Metterie, Lola Lafon, « Quand il y a silence, il y a roman », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2023, n°364, pp. 67-67
Camille Froidevaux-Metterie, Martine Fournier, « La nouvelle bataille de l’intime », Sciences Humaines, Sciences Humaines, 2021, n°343, pp. 22-25
Camille Froidevaux-Metterie, Anne Dujin, « Le retour du corps féminin », Esprit, Esprit, 2021, n°Javier-Février, pp. 89-101
Dans cette nouvelle étape des luttes féministes, on constate l’importance croissante d’une pensée émancipatrice du corps des femmes, où la condition féminine est réinvestie et mise en débat jusque dans ses dimensions les plus intimes.
Camille Froidevaux-Metterie, Cécile Gonçalves, « 9. Le pouvoir chez Pierre Clastres. Une nouvelle philosophie politique », Hors collection, Hors collection, 2018, pp. 199-218
Camille Froidevaux-Metterie, « Réponse de Camille Froidevaux-Metterie au compte rendu de La révolution du féminin fait par Anne Verjus », Politix, Politix, 2018, n° 121, pp. 252-255
Camille Froidevaux-Metterie, « Éric Macé, L’après-patriarcat : Le Seuil, Paris, 2015, 157 p. », Travail, genre et sociétés, Travail, genre et sociétés, 2018, n°39, pp. 236-239
Camille Froidevaux-Metterie, « Qu’est-ce que le féminisme phénoménologique ? », Cités, Cités, 2018, n°73, pp. 81-90
Camille Froidevaux-Metterie, « Le féminisme phénoménologique d’Iris Marion Young. Tenir ensemble le concept de corps vécu et la notion de genre », Louvain : Société Philosophique de Louvain et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2018, pp. 493-516
En 2005, Iris Marion Young publie On Female Body Experience. «Throwing Like a Girl» and Other Essays. L’ouvrage rassemble huit textes rédigés entre 1980 et 2005 qui forment ensemble le corpus de son féminisme phénoménologique. Elle entreprend d’y explorer «ces expériences corporelles ordinaires par lesquelles la plupart des femmes s’identifient spécifiquement en tant que femmes», tout en repérant et dénonçant les contraintes qui pèsent sur elles et qui limitent tout à la fois leurs opportunités et leur liberté. L’originalité de la démarche de Iris Marion Young se condense dans ce défi : tenir ensemble l’analyse de la subjectivité féminine (concept de corps vécu) et la compréhension des soubassements sociaux de la domination masculine (notion de genre). Si l’expérience corporelle des femmes est révélatrice de leur condition aliénée, elle témoigne aussi de la liberté qui est la leur de répondre de façon personnelle et émancipatrice aux contraintes sociales.
Camille Froidevaux-Metterie, « Godmer (Laurent), Marrel (Guillaume), La politique au quotidien. L’agenda et l’emploi du temps d’une femme politique, Lyon, ENS, coll. Gouvernement en question(s) , 2015, 233 p. », Politix, Politix, 2017, n° 119, pp. 170-174
Camille Froidevaux-Metterie, « Chevrier (Marc), Couture (Yves), Vibert (Stéphane), dir. – Démocratie et modernité. La pensée politique française contemporaine. – Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2015 (Res Publica), 294 p. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, p. -
Camille Froidevaux-Metterie, « Ernst Trœltsch ou l’impossible modernité du protestantisme », Droits, Droits, 2015, n°60, pp. 79-94
Camille Froidevaux-Metterie, « Gauchet (Marcel) – L’avènement de la démocratie. III. À l’épreuve des totalitarismes. 1914-1974. – Paris, Gallimard, 2010 (Nrf. Bibliothèque des sciences humaines). 662 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°Vol.63, p. -
Camille Froidevaux-Metterie, « La beauté féminine, un projet de coïncidence à soi », Le Philosophoire, Le Philosophoire, 2012, n°38, pp. 119-130
RésuméÀ rebours de la tradition qui fait du corps des femmes le vecteur d’une insupportable soumission aux injonctions masculines, il s’agit de penser la beauté féminine de façon positive en en repérant la dimension ontologique. Nécessairement incarnée et relationnelle, L’expérience du féminin est indissociable d’un projet de présentation corporelle de soi qui participe de la construction du sujet de sexe féminin. En se faisant belle, une femme entre dans un processus d’enrichissement de son être qui passe par le choix qu’elle fait d’une représentation d’elle-même. La quête de la beauté peut alors être définie comme une recherche de l’adéquation à soi par laquelle une femme deviendra ce qu’elle est, témoignage de la valeur qu’elle se confère à elle-même en tant qu’être digne d’être ornée.
Camille Froidevaux-Metterie, « The Experience of the Feminine : The Body, Self, and Others », Études, Études, 2012, n°Volume 417, pp. 187-197
Concentrated around the denunciation of masculine domination and focused on the need for emancipation, studies of gender have stigmatized a certain number of questions about “woman”. An approach considering the experience of the feminine is however not necessarily synonymous with conservatism, nor antifeminism, nor essentialism.
Camille Froidevaux-Metterie, « Féminin singulier », , 2012, p. -
Camille Froidevaux-Metterie, « Maloy (J. S.) – The Colonial American Origins of Modern Democratic Thought.– Cambridge, Cambridge University Press, 2008. 216 p. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2010, n°60, p. -
Camille Froidevaux-Metterie, « Pouvoir et religion : vers une nouvelle ère laïque ? », Revue internationale et stratégique, Revue internationale et stratégique, 2010, n°76, pp. 135-140
RésuméDepuis l’Europe, les États-Unis sont souvent perçus comme un pays qui aurait échappé au processus de sécularisation par lequel la sphère publique s’est définitivement affranchie de son lien avec le religieux. Cette interprétation est pourtant erronée. Il s’agit bel et bien d’une République laïque qui possède la particularité d’être soutenue par une « religion civile » capable de réaliser l’unité de la nation. L’histoire des États-Unis se caractérise en fait par la coexistence de deux tendances, l’une religieuse et l’autre laïque, qui se sont imposées selon une logique de dominance alternée. Après le relatif succès de l’entreprise d’imprégnation religieuse de l’ordre civil par les deux Administrations Bush, il semblerait que nous entrions, avec l’élection de Barack Obama, dans une phase de réactivation de la laïcité américaine.
Camille Froidevaux-Metterie, « Comment l'esprit de religion défie l'esprit de laïcité », Critique internationale, Critique internationale, 2009, n°44, pp. 9-17
Camille Froidevaux-Metterie, « États-Unis : comprendre l'énigme théocratico-laïque », Critique internationale, Critique internationale, 2007, n°36, pp. 105-133
The United States: Understanding the Theocratic-Secular Enigma
It is deeply misleading to consider the United States as a
democratic regime under the supervision of Christian guidelines, for it is
indeed a secular state the principles of which are clearly set out in the First
Amendment to the Constitution. In fact, since the colonial period, two antagonistic rationales have constantly meshed: a spirit of religion aiming to place
all aspects of life under the auspices of divine law, and a spirit of secularity
regularly consolidated by Supreme Court jurisprudential progress. Seven
major periods can be identified, each marked by the dominance of one tendency or the other. If at times the theocratic position has won out, it has
always been thwarted by the reactivation of the secular perspective. The history of this ebb and glow teaches us that the current fundamentalist revival
fits in line with a secular tradition. It also prompts us to seek the balancing
element that has enabled this paradoxical combination to remain coherent.
Civil religion provides a key to this enigma. It refers to three principles: respect for God, considered to preside over the country’s destiny, the conviction
that the republican model offers an example for all of humanity and the desire
to defend its underlying values. This is how, beyond the potentially conflictual dimension of the theocratic-separatist mix, civil religion has made the
theocratic aspiration of radical Protestants compatible with the separatist will
of the partisans of a secular state.
Camille Froidevaux-Metterie, « Le puritain n'est pas républicain. Pour une autre histoire de l'Amérique », Raisons politiques, Raisons politiques, 2001, n°1, pp. 127-140
Résumé
Observateur avisé de la « démocratie pure » telle qu’elle se présente à lui aux États-Unis, Tocqueville trouve aussi dans ce pays les conditions d’une coexistence harmonieuse de la religion chrétienne et des exigences de la modernité politique. Au-delà de la séparation des ordres temporel et spirituel, c’est au niveau plus profond de la convergence des principes qu’il situe l’accord théologico-politique américain. Cette interprétation a servi de fondement à toutes les analyses ultérieures qui ont fait de la nation américaine le cadre exemplaire de l’intime imbrication du politique et du religieux. Il convient pourtant de revenir sur ce qui constitue à l’évidence une illusion rétrospective : la puissance explicative du puritanisme des premiers colons nous a caché la difficulté avec laquelle le fameux « mur de séparation » avait été édifié, elle permet aujourd’hui de rendre compte de résurgences du religieux au sein de la vie publique américaine sans se laisser abuser par leur efficacité politique.