Christophe Voilliot

Maître de conférences
Science politique.
UFR de Droit et  Science politique

Sophiapol
  • THESE

    La candidature officielle en France de la Restauration aux débuts de la Troisième République : retour sur l'historiographie d'une pratique d'Etat, soutenue en 2002 à Paris 10 sous la direction de Bernard Lacroix 

  • Christophe Voilliot, Christophe Le Digol, Virginie Hollard, Raphaël Barat (dir.), Histoires d'élections: représentations et usages du vote de l'Antiquité à nos jours, CNRS éditions, 2025, 480 p.    

    L'élection est de nos jours une pratique si familière qu'elle pourrait sembler consubstantielle à la démocratie et à la politique. Le bulletin de vote, l'urne ou l'isoloir sont devenus les compagnons habituels de l'électeur, à tel point qu'on peine à imaginer une élection sans eux. Or, de l'Antiquité romaine à la Ve République, de la monarchie française à la Venise du XVIIIe siècle, on découvre non seulement que l'élection est présente là où on ne soupçonnerait pas son existence, mais qu'elle recouvre une grande variété de pratiques et de sens : vote auriculaire à l'oreille d'un secrétaire, « à la ballotte » par boule d'approbation ou de réjection, vote à main levée, par appel nominal, par correspondance, par procuration ou plus récemment par voie électronique, etc. De même, en portant son attention au-delà du champ politique, l'ouvrage explore d'autres univers sociaux au sein desquels l'élection, bien présente, prend encore d'autres formes et d'autres significations : l'Église, la justice, l'université, le champ syndical, etc. Comment alors penser l'élection en tenant compte de l'ensemble de ces expériences sociales et politiques ? Histoires d'élections, en associant historiens et politistes, est une histoire polyphonique où coexistent et s'entremêlent à travers le temps et l'espace des pratiques et des représentations bien plus variées que l'élection contemporaine ne le laisse supposer

    Christophe Voilliot, Frédéric Louault, Cédric Pellen, Bouchra Daoudi, Alfonso Myers Gallardo [et alii], La défaite électorale: productions, appropriations, bifurcations, Presses universitaires de Rennes, 2022   

    Christophe Voilliot, Pierre Allorant, Raluca Alexandrescu, Éric Anceau, Walter Badier [et alii], Les Dix décisives: 1869-1879, Presses universitaires de Rennes, 2022    

    « Belle Époque », « Trente glorieuses », « Années de plomb » : les noms de période ont servi aux historiens de « divisions imaginaires du temps ». Peut-on parler des « Dix décisives » pour la décennie 1869-1879, soulignant ainsi la continuité de l'influence libérale ? Cent cinquante ans après l'effondrement du Second Empire, de l'écrasement de la Commune de Paris et de la lente et incertaine conquête de la République, la décennie 1869-1879 mérite d'être revisitée. Le temps est venu d'offrir une synthèse renouvelée, prolongée d'une réflexion mémorielle sur les ressorts de l'établissement de « la plus longue des Républiques ». Quel est le moment décisif ? Sans doute celui durant lequel les choses se décident, où les acteurs sortent du provisoire, saisissent l'opportunité de l'instant de la décision. Les « Dix décisives » s'inscrivent en amont de l'installation durable de la Troisième République, enfin solidement aux mains des républicains : l'alliance politique et intellectuelle entre républicains modérés et libéraux orléanistes, préparée par une maturation et des échanges intellectuels, a servi de clé de voûte à la fondation durable de la République parlementaire en France

    Christophe Voilliot, Christophe Granger, Laurent Le Gall, Sébastien Vignon, Patrick Champagne [et alii], Voter au village: les formes locales de la vie politique, XXe-XXIe siècles, Presses universitaires du Septentrion, 2021, Paradoxa, 310 p.   

    Christophe Voilliot, Serge Aberdam, Lluís Roura i Aulinas, Ludivine Bantigny, Yannick Beaulieu [et alii],  Extrême  ?: identités partisanes et stigmatisation des gauches en Europe (XVIIIe-XXe siècle), Presses universitaires de Rennes, 2019    

    En inventant la droite et la gauche comme forme de positionnement politique, la Révolution française voit poindre, aux confins d'un échiquier ainsi redéfini dès la fin de 1789, des formes de radicalité qui ont contribué à rendre le débat plus tendu. En même temps que la politique naît une forme d'« extrémisme » à droite comme à gauche, qui se caractérise par une grande attention théorique tout autant que par des pratiques de rupture avec le débat supposé plus calme des Assemblées. Les actes de ce colloque se proposent d'interroger la notion d'« extrême » depuis son apparition dans le débat révolutionnaire jusqu'à ses plus récentes manifestations, en France ou en Italie par exemple, où une gauche radicale a pu se manifester et continue d'exister sous différentes formes. Ce sont de multiples facettes de cette réalité mouvante qui sont ici proposées et étudiées. Qu'en est-il d'une définition précise de l'« extrême » ? Est-ce une posture idéologique revendiquée dans une Assemblée représentative ? Ou bien, de par sa radicalité, ne peut-elle se déclarer que dans un espace autre, celui de la militance, de la société civile et de l'action sociale ? Est-elle une réalité homogène ou bien à son tour traversée de nuances, voire d'oppositions qui la divisent ? Ne serait-elle pas plutôt une réalité et un mot imposés par ses détracteurs inquiets ou agressifs, sous la forme d'un stigmate visant à décrédibiliser depuis deux cents ans ceux dont la politique est dite d'« extrême gauche » ? « Extrême » devient alors un stigmate qui permet de ranger sous un même mot le terroriste, le partageux, la pétroleuse, ou le militant syndical trop actif. Qu'en est-il des acteurs de cette radicalité de gauche ? Qu'en est-il des systèmes de représentations qui, depuis plus de deux cents ans, tentent de la marginaliser au nom d'une politique du bon sens, au nom d'un centre modéré rejetant à sa périphérie celles et ceux qui sont considérés comme des dangers pour l'ordre public et social ? Il s'agit ici d'ouvrir des pistes pour inscrire dans l'histoire du politique cette réalité de la gauche « extrême », ces combats d'images, ces luttes de mots, autour d'une pensée et d'une pratique de gauche dont on essaie de savoir si elle est « extrême » parce que décalée par des discours dominants faisant de la modération l'objet de l'ordre politique

    Christophe Voilliot, Le département de l'Yonne en 1848: analyse d'une séquence électorale, Éditions du Croquant, 2017, Collection Sociologie historique, 237 p. 

    Christophe Voilliot, Alain Garrigou, Sylvie Aprile, Patrick Lehingue, Hélène Michel [et alii], L'analyse configurationnelle des élections, suivie de quelques considérations personnelles sur le département de l'Yonne, 2017, 400 p. 

    Christophe Voilliot (dir.), L'ordre électoral: savoirs et pratiques, Société d'histoire de la révolution de 1848 et des révolutions du XIXe siècle, 2011, Revue d'histoire du XIXe siècle, 206 p. 

    Christophe Voilliot, Éléments de science politique, l'Harmattan, 2010, Logiques politiques, 206 p.   

    Christophe Voilliot, La candidature officielle: une pratique d'État de la Restauration à la Troisième République, Presses Universitaires de Rennes, 2005, Collection Carnot, 298 p. 

    Christophe Voilliot, Bernard Lacroix, La candidature officielle en France de la Restauration aux débuts de la Troisième République: retour sur l'historiographie d'une pratique d'Etat,, 2002, 558 p.  

    La "candidature officielle" prend d'abord la forme d'une technologie de sortie de la crise qui marque les débuts de la Seconde Restauration dans les années 1815-1816. A cette occasion se mettent en place des mécanismes de sélection des candidats dont la mise en regard avec les pratiques administratives et les pratiques électorales lors des élections à la Chambre des députés ayant suivi la dissolution de septembre 1816 conduit à une définition préalable de la "candidature officielle" comme une tentative de contrôle centralisé des nominations à effectuer. Ces pratiques sont ensuite étudiées sous l'angle des conjonctures gouvernementales et des configurations électorales susceptibles de favoriser leur récurrence puis la généralisation de leur usage dans le cadre de l'extension du suffrage à partir de 1848. Cette généralisation des pratiques de la "candidature officielle" s'accompagne de l'émergence d'un travail électoral des agents de l'Etat. La dernière partie de ce travail est consacrée à l'euphémisation des pratiques de la "candidature officielle" à travers l'étude des différentes formes de contestation dont elles furent l'objet et la persistance de formes de candidatures recommandées ("candidature officieuse"), jusqu'au tournant du XXe siècle.

  • Christophe Voilliot, « L’élection au village est-elle toujours un long fleuve tranquille ? », Voter au village : Les formes locales de la vie politique, XXe-XXIe siècles, Presses du Septentrion, 2021   

  • Christophe Voilliot, Christophe Le Digol, Émilie Rosenblieh, « Election et tirage au sort, pratiques d'hybridation », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2024, n°134, pp. 3-11 

    Christophe Voilliot, Christophe Le Digol, Émilie Rosenblieh, « Élection et tirage au sort, pratiques d’hybridation », Genèses. Sciences sociales et histoire, Belin, 2024, n°134 

    Christophe Voilliot, « Pour une analyse configurationnelle des élections. Norbert Elias et le vote‪. », Cultures & conflits, CECLS - Centre d'études sur les conflits - Liberté et sécurité, L’Harmattan, 2018, n°109   

    Christophe Voilliot, Laurent Quéro, « Du suffrage censitaire au suffrage universel », Maison des sciences de l'homme, Paris : Maison des sciences de l'homme et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2001, pp. 34-40   

    Du suffrage censitaire au suffrage universel. Évolution ou révolution des pratiques électorales? L'étude des pratiques électorales à l'occasion des élections à l'Assemblée constituante des 23 et 24 avril 1848 fait apparaître des continuités avec les élections et les pratiques antérieures. Loin d'être une «révolution» dans les pratiques, qui n'auraient ainsi plus grand-chose à voir avec celles inscrites dans les trois modèles de configuration électorale observables lors des élections censitaires de la Monarchie de Juillet (domination notabiliaire, concurrence arbitrée et candidature ministérielle), le suffrage universel apparaît à cette occasion comme un processus complexe par lequel se prolongent, au prix d'adaptations multiples, les formes antérieures de domination et de nomination.

  • Christophe Voilliot, « Michel Le Bris, critique de Jazz : heures et malheur de la subversion » (dir.), La critique musicale du XXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2020   

  • Christophe Voilliot, Comment meurt une institution ? L'exemple des conseils d'arrondissement., 2023 

    Christophe Voilliot, Comprendre la vertu des électeurs icaunais. Le contentieux des élections locales dans le département de l'Yonne (1919-1939)., 2023 

  • Christophe Voilliot, « Récuser l'élection, contester les élections », le 12 juin 2025  

    Colloque organisé par le Laboratoire ERMES, Université Nice Côte d'Azur et le CERAPS, Universitté de Lille sous la direction scientifique de Nicolas Bué, Université d'Artois, CDEP-CERAPS - Rémi Lefebvre, Université de Lille, CERAPS et Christine Pina, Université Côte d'Azur, ERMES

    Christophe Voilliot, « Les sciences électorales. Expertises, dispositifs et circulations des savoirs sur les élections », le 28 mars 2024  

    Colloque organisé par le CURAP, Université de Picardie sous la direction scientifique de Clément Desrumaux et Sébastien Vignon, en collaboration avec Triangle et l’ANR VERELECT

    Christophe Voilliot, « Le vote et ses critiques », le 21 avril 2023  

    Cycle d'ateliers organisé par l'ISP et les Universités de Paris-Nanterre et de Franche Comté, avec le CNRS

    Christophe Voilliot, « Avec Cormenin. Pérégrinations », le 19 mai 2022  

    Organisé par L'Institut d'Histoire du Droit (IHD) sous la direction scientifique de Adrien Lauba et Damien Salles

    Christophe Voilliot, « La décennie décisive : 1869-1879 », le 02 septembre 2019  

    Organisé par le par le CHPP (Comité d’histoire parlementaire et politique) et le laboratoire POLEN-CEPOC -Université d’Orléans, avec le soutien du Sénat, du Conseil d’État, du LabEx EHNE, du CEMMC - Univ.de Bordeaux et du Centre Maurice Hauriou

    Christophe Voilliot, « Débat public : Acteurs, structuration, ressources », le 16 mai 2019  

    Organisé par le laboratoire Sage et Sciences Po Strasbourg sous la direction de Philippe Juhem & Francisco Roa Bastos

    Christophe Voilliot, « André Siegfried : un maître du débat public ? », Le débat public : acteurs, structuration, ressources, Strasbourg, le 01 janvier 2019 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Marcelo Schmidt, Critique du travail d'organisation des travailleurs (trabalho de base) comme stratégie de construction du pouvoir populaire : les syndicats stratégiques et les mouvements populaires dans la région métropolitaine de Rio de Janeiro entre 2012-2017 dans le contexte de la micro-macro-révolution en Amérique latine, thèse soutenue en 2023 à Paris 10 sous la direction de Stéphane Dufoix présidée par Christian Lazzeri, membres du jury : Angela Maria Carneiro Araújo (Rapp.), Isabel Georges (Rapp.), Michael Löwy      

    L'enquête sur l'organisation des travailleurs du transport/stratégiques a fait l'objet de peu d'études ou a été secondaire au cours des quarante dernières années au Brésil. Nous voulons comprendre dans l'analyse concrète des conducteurs de bus : la centralité, l'accessibilité et l'omniprésence à travers l'analyse de sept formes de prise de conscience. Et l’analyse critique des travailleurs stratégiques à travers l'étude des aéries dans la critique de la théorie néolibérale et sociale-démocrate. Étudier la forme de production et de capacité des dockers à intervenir dans le système dans le « goulot d'étranglement » le débat sur la théorie de la révolution brésilienne. Dans l'étude des pétroliers ont pu construire la centralité stratégique pour « le raccourci » pour accéder à la chaîne mondiale du mode de production et de la circulation capitaliste. Dans celui des gens de mer et particulièrement des ouvriers des chantiers navals nous avons étudié le mode d'organisation micro-macro. Nous étudions enfin la critique de la critique du déficit organisationnel de la révolution brésilienne chez les camionneurs ces éléments objectifs et la subjectivité. Notre étude porte sur le manque de priorisation organisationnelle dans la région métropolitaine de Rio de Janeiro, dans le cadre prioritaire : et dans les plus difficiles à organiser, les ouvriers soldats. Et l'importance de construire une politique de cadres à travers l'exemple des cheminots . Et le le conflit entre les forces populaires et bourgeoises à la veille de la grève générale, comme la grève politique de masse, et l'échec de la grève d'avril 2017. Nous avons étudié cette défaite et le déficit de la révolution brésilienne étant dû au manque de cadres, une carence de cadres organisationnels en quantité et en qualité.

    Rene Jara, Un vote sans voix : la réforme des technologies et rituels de vote au Chili (1823-1920), thèse soutenue en 2016 à Université Grenoble Alpes ComUE sous la direction de Olivier Ihl présidée par David Garibay, membres du jury : Yves Déloye (Rapp.), Alfredo Joignant (Rapp.), Nathalie Dompnier      

    Alors que la démocratie électorale chilienne commence à se défaire lentement de l’héritage du régime de Portales, la modernisation des techniques et rituels de vote devient une question centrale. La réforme électorale de 1874 est ainsi désignée comme le point de départ de la démocratisation du vote. Cependant, l’ampleur des incertitudes qui s’ouvrent avec les modifications que cette réforme introduit nous obligent à remettre en question les rapports, très souvent présupposés, entre innovations technologiques et démocratisation. Afin d’examiner en détail cette problématique, notre thèse explore les transformations successives du cadre légal, des discours et des représentations iconographiques du vote, à partir de la démarche employée par la sociologie historique. La restitution des controverses, des débats et les différentes représentations de l’acte de vote contribuent à mieux nous faire comprendre les limites que la technologie du vote imposent à l‘expression d’une voix politique, dans une période où le système politique est en train de s’institutionnaliser et les métiers politiques en train de se professionnaliser.