• THESE

    Intégrer l'égalité entre les hommes et les femmes dans la mise en œuvre des politiques de l'emploi : une comparaison entre Berlin et la Seine-Saint-Denis, soutenue en 2010 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Pierre Muller 

  • Gwenaëlle Perrier, Marie Loison-Leruste, L'écriture inclusive: le langage est politique !, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2024, L'opportune, 63 p.  

    Gwenaëlle Perrier, Haro sur le langage non sexiste , 3e éd., Pouvoirs, 2023, 186, 111122 p.   

    La récurrence et l’ampleur des polémiques françaises autour du langage non sexiste s’expliquent-elles par le rapport qu’entretient la population française à sa langue ? Si en France certaines idéologies linguistiques sont particulièrement marquées, la comparaison avec d’autres débats nationaux sur le langage inclusif montre que la virulence de ces polémiques tient surtout aux fonctions politiques que leur assignent différents acteurs et actrices du champ politique : alimenter une rhétorique antiféministe, plutôt feutrée, et un discours anti-intellectualiste.

    Gwenaëlle Perrier, Olivier Giraud, Politiques sociales , 2022   

    Assurance maladie, crèches, hôpitaux, accompagnement des personnes sans emploi…, les politiques sociales sont autant de droits, prestations et services auxquels la quasi-totalité des membres d’une société font appel tout au long de leur vie. Régulées par une multiplicité d’acteurs et actrices, politiques et prestations sociales font souvent l’objet de débats publics, dont l’intensité est liée aux intérêts qu’elles mettent en jeu et aux valeurs qu’elles engagent. La protection sociale et les politiques sociales absorbent en outre près d’un tiers de la richesse nationale en France. Il s’agit donc d’un domaine clé pour la qualité de vie des personnes, pour la stabilité de nos sociétés et l’orientation du développement économique. Cet ouvrage propose une analyse approfondie des politiques sociales, en éclairant la construction des problèmes publics. Il développe sur ces politiques une perspective informée par les sciences sociales, attentive à la fois aux acteurs et actrices qui font ces politiques, aux normes qu’elles véhiculent, aux luttes et intérêts qu’elles engagent. À ce titre, il s’adresse aux personnes qui ont fait des politiques sociales leur profession, au monde de la recherche, ainsi qu’aux étudiants et aux étudiantes.Sommaire : Pages de début (p. 2-4)| Introduction. Les politiques sociales comme action publique (p. 5-12)| 1. Les politiques de lutte contre la pauvreté (p. 15-28)| 2. Les systèmes de retraite : luttes sociales, choix politiques et équilibres économiques (p. 29-44)| 3. Les politiques du marché du travail (p. 45-58)| 4. Les politiques familiales : genèse, acteurs et instruments (p. 59-78)| 5. Le « système de santé » français ou la réforme par la crise (p. 79-96)| 6. Les politiques du handicap (p. 97-114)| 7. Les politiques de l’autonomie : vieillissement de la population, handicap et investissement des proches aidants (p. 115-133)| 8. Sociologie politique de la mise en place et des transformations de l’État social (p. 137-152)| 9. Les approches institutionnalistes (p. 153-170)| 10. La culture comme variable dans l’analyse de la politique sociale (p. 171-182)| 11. Le rôle des idées dans la dynamique de l’État social (p. 183-199)| 12. Les approches de la mise en œuvre des politiques sociales (p. 200-217)| 13. Les politiques sociales au prisme du genre (p. 221-238)| 14. Le non-recours aux prestations : éléments d’une analyse critique des politiques sociales (p. 239-253)| 15. Évaluer les politiques sociales (p. 254-269)| 16. L’État social au défi du marché (p. 270-284)| 17. Les échelles de l’État social, ou l’institutionnalisation de l’agencement des solidarités et du marché (p. 285-302)| Postface. Penser et repenser la protection sociale dans un monde incertain (p. 303-310)| Les autrices et auteurs (p. 311-312)| Remerciements (p. 313)| Pages de fin (p. 315-319).

    Gwenaëlle Perrier, Olivier Giraud (dir.), Politiques sociales : l'état des savoirs, Éditions La Découverte, 2022, Recherches, 319 p.    

    Assurance maladie, crèches, hôpitaux, accompagnement des personnes sans emploi…, les politiques sociales sont autant de droits, prestations et services auxquels la quasi-totalité des membres d'une société font appel tout au long de leur vie. Régulées par une multiplicité d'acteurs et actrices, politiques et prestations sociales font souvent l'objet de débats publics, dont l'intensité est liée aux intérêts qu'elles mettent en jeu et aux valeurs qu'elles engagent. La protection sociale et les politiques sociales absorbent en outre près d'un tiers de la richesse nationale en France. Il s'agit donc d'un domaine clé pour la qualité de vie des personnes, pour la stabilité de nos sociétés et l'orientation du développement économique. Cet ouvrage propose une analyse approfondie des politiques sociales, en éclairant la construction des problèmes publics. Il développe sur ces politiques une perspective informée par les sciences sociales, attentive à la fois aux acteurs et actrices qui font ces politiques, aux normes qu'elles véhiculent, aux luttes et intérêts qu'elles engagent. À ce titre, il s'adresse aux personnes qui ont fait des politiques sociales leur profession, au monde de la recherche, ainsi qu'aux étudiants et aux étudiantes

    Gwenaëlle Perrier, Genre et politiques d'emploi: une comparaison France-Allemagne, Presses universitaires de Rennes, 2022, Collection Res publica, 228 p. 

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison-Leruste, Camille Noûs (dir.), Genre, langue et politique: le langage non sexiste en débats, L'Harmattan, 2021, 294 p. 

    Gwenaëlle Perrier, Éléanor Breton (dir.), Injonctions modernisatrices, De Boeck, 2018, 186 p. 

    Gwenaëlle Perrier, Intégrer l'égalité entre les hommes et les femmes dans la mise en oeuvre des politiques de l'emploi: une comparaison entre Berlin et la Seine-Saint-Denis, Atelier national de reproduction des thèses, Université de Lille 3, 2011, Lille-thèses 

    Gwenaëlle Perrier, Pierre Muller, Vincent Dubois, Intégrer l'égalité entre les hommes et les femmes dans la mise en œuvre des politiques de l'emploi: une comparaison entre Berlin et la Seine-Saint-Denis,, 2010, 707 p.  

    Cette thèse s’intéresse à la place de l’objectif d’égalité entre hommes et femmes dans la mise en œuvre des politiques de l’emploi, à travers une étude comparative portant sur la Seine-Saint-Denis et Berlin. Axée dans une perspective institutionnaliste centrée sur les acteurs, elle prend appui sur l’analyse de la littérature grise du secteur de l’emploi, ainsi que sur la réalisation de 124 entretiens semi-directifs auprès d’intermédiaires de l'emploi, et identifie les modes d’opérationnalisation de l’objectif d’égalité et les freins à sa prise en compte dans la mise en œuvre des politiques d’emploi en direction des chômeurs de longue durée. Dans la lignée de la politique communautaire de gender mainstreaming et de son application au domaine de l’emploi a été mise en place une stratégie de sensibilisation à l’égalité destinée aux intermédiaires de l'emploi, à Berlin et en Seine-Saint-Denis. L’objectif d’égalité se décline aussi par des actions ciblées sur des demandeuses d’emploi rencontrant des difficultés spécifiques d’accès à l’emploi, pouvant aussi induire une position infériorisée sur le marché du travail. En dépit de ces initiatives, l’égalité reste un objectif peu légitime et peu opérationnalisé. Différents types de contraintes contribuent à expliquer ceci. D’une part, les intermédiaires de l'emploi ont peu connaissance des inégalités hommes-femmes dans l’emploi, la notion d’égalité reste relativement indéfinie pour eux. D’autre part, une série de contraintes institutionnelles propres au secteur de l’emploi, notamment la centralité de l’objectif de retour rapide sur le marché du travail, rendent difficile l’intégration d’une stratégie de promotion de l’égalité.

  • Gwenaëlle Perrier, Michèle Dupré, « Marianne Webers Essays ins Franzosische übersetzen: Eine Forschungsnotiz », in Berrebi-Hoffmann Isabelle, Lallement Michel, Wobbe Theresa (dir.), Die gesellschaftliche Verortung des Geschlechts: Diskurse der Differenz in der deutschen und französischen Soziologie um 1900, Campus Verlag, 2011 

  • Gwenaëlle Perrier, « Genre et politiques d’emploi en France et en Allemagne : Une analyse cognitive centrée sur les professionnelles en charge de la mise en œuvre », Revue des politiques sociales et familiales, Revue des politiques sociales et familiales, 2023, n°146-147, pp. 45-61   

    Dans les années 2000, l’objectif d’égalité des sexes a été institutionnalisé dans les services publics de l’emploi en France et en Allemagne. La faiblesse de sa place effective dans la mise en œuvre des politiques à destination des chômeurs et des chômeuses de longue durée amène à interroger les freins à son intégration dans le travail des professionnelles en charge de la déclinaison de ces politiques. L’article s’appuie sur une enquête reposant principalement sur des entretiens semi-directifs auprès des professionnelles du secteur à Berlin et en Seine-Saint-Denis. Il montre que l’analyse de leurs représentations contribue à éclairer le décalage entre les objectifs des politiques d’emploi, valorisant celui de l’égalité, et leur mise en œuvre. Cet objectif souffre d’un manque de légitimité chez la majorité des professionnelles de ce secteur. Ce déficit tient à la fois à l’absence de diagnostic et de pronostic communs, et à la faiblesse, voire à l’absence, de connaissances dont disposent les actrices interrogées sur le sujet du genre, mais aussi à la difficile articulation entre la norme d’égalité et le référentiel de la lutte contre l’exclusion, dominant dans ce secteur.

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison-Leruste, « An “exclusionary language”? The soundness, sincerity, and motivations of arguments against inclusive writing », Travail, genre et sociétés, Travail, genre et sociétés, 2022, n°o 47, pp. 153-156  

    Gwenaëlle Perrier, « Ioana Cirstocea, Delphine Lacombe et Elisabeth Marteu, La globalisation du genre. Mobilisations, cadres d’action, savoirs : Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2018, 290 pages », Travail, genre et sociétés, Travail, genre et sociétés, 2022, n°47, pp. 191-194  

    Gwenaëlle Perrier, « Réflexions et propositions concrètes pour une écriture non sexiste dans les revues académiques », Cahiers du Genre, Cahiers du Genre, 2021, n°70, pp. 215-224  

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison, Lucy Garnier, « Interview of Eliane Viennot about non-sexist language: the trajectory of a politically committed academic », Cahiers du Genre, Cahiers du Genre, 2021, n°o 69, pp. 109-129  

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison, Camille Noûs, Lucy Garnier, « Inclusive language as a political issue: A French specificity? (Introduction) », Cahiers du Genre, Cahiers du Genre, 2021, n°o 69, pp. 5-29  

    Gwenaëlle Perrier, Rozenn Le Berre, Marie Loison, « Femmes sans domicile », Lien Social, Lien Social, 2019, n°1257, pp. 18-24  

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison, « Les trajectoires des femmes sans domicile à travers le prisme du genre : entre vulnérabilité et protection », Déviance et Société, Déviance et Société, 2019, n°43, pp. 77-110   

     Moins nombreuses que les hommes sans domicile, moins souvent évoquées dans la littérature académique portant sur l’exclusion ou sur le genre, moins repérables dans les représentations sociales et très peu souvent sans-abri, les femmes sans domicile sont relativement invisibles. Cet article combine des analyses qualitatives et quantitatives pour comprendre, dans une perspective de genre, les trajectoires de ces femmes et leur prise en charge institutionnelle. Les femmes sans domicile sont exposées à des formes spécifiques de violences, structurantes dans leurs trajectoires de vie, mais bénéficient également de formes de protection particulières via une prise en charge institutionnelle différente de celle des hommes. Ces violences et ces formes de protection sont fondées sur le genre, qui constitue donc à la fois un facteur de vulnérabilité et de protection pour les femmes sans domicile.

    Gwenaëlle Perrier, « ‪Catherine Marry, Laure Bereni, Alban Jacquemart, Sophie Pochic, Anne Revillard, Le Plafond de verre et l’État. La construction des inégalités de genre dans la fonction publique‪ : Malakoff, Armand Colin, coll.  Individu et société , 2017 », Travail et emploi, Travail et emploi, 2019, n°154, pp. 125-128  

    Gwenaëlle Perrier, Éléanor Breton, « Politique des mots d’ordre réformateurs : Le travail administratif face aux injonctions modernisatrices de l’État », Politix, Politix, 2019, n° 124, pp. 7-32   

    Les réformes dites de « modernisation » de l’État, accentuées depuis le tournant néo-managérial, visent à transformer l’action publique du point de vue de ses procédures. Alors qu’elles impliquent de transformer l’activité des agent·e·s, celle-ci constitue en général un angle mort de ces réformes. Dans une approche croisant la sociologie de l’action publique et l’analyse du travail, cet article propose de faire du travail des agent·e·s un point d’entrée pour analyser ce paradoxe et ses dimensions politiques. Il montre que la généralisation des mots d’ordre et dispositifs réformateurs peut recouvrir des situations où les pratiques professionnelles ne changent que de façon parcellaire. L’entreprise réformatrice induit parallèlement des recompositions de l’activité liée à la mise en visibilité des réformes, qui devient un travail en soi. La consistance de ces politiques symboliques tient aussi aux appropriations plurielles dont elles font l’objet par les agent·e·s concerné·e·s.

    Gwenaëlle Perrier, « La politique d’égalité des sexes de l’Union européenne. Portée et limites de l’égalité pour le marché », Revue des politiques sociales et familiales, Paris : Caisse Nationale des Allocations Familiales et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2018, n°1, pp. 61-71    

    La politique d’égalité des sexes de l’Union européenne se caractérise, de son émergence jusqu’aux années 1990, à la fois par un développement précoce, un périmètre spécifique, centré sur le marché du travail, et des instruments axés sur l’égalité de traitement. À la faveur d’un nouveau contexte politique, économique et démographique, son périmètre s’élargira, pour, en particulier, englober aussi les questions familiales, et ses instruments se diversifieront, au-delà des seuls instruments législatifs. Mais son articulation avec le référentiel de marché, qui reste centrale, en limite aussi la portée.

    Gwenaëlle Perrier, « La promotion de l’emploi des femmes, nouvel objectif des politiques d’emploi allemandes ? Des réformes en trompe l’œil », Allemagne d'aujourd'hui, Allemagne d'aujourd'hui, 2016, n° 218, pp. 90-106  

    Gwenaëlle Perrier, « Baudot (Pierre-Yves), Revillard (Anne), dir. – L’État des droits. Politique des droits et pratiques des institutions. – Paris, Presses de Sciences Po, 2015. 256 p. Figures », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, p. -  

    Gwenaëlle Perrier, « À propos de Alain Bihr, Roland Pfefferkorn (dir.), Dictionnaire des inégalités, Paris, Armand Colin, 2014, 444 p., index, liste des entrées. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2016, n°66, p. -  

    Gwenaëlle Perrier, Michèle Dupré, Isabelle Berrebi-Hoffmann, Michel Lallement, « Marianne Weber et la femme nouvelle », Socio - La nouvelle revue des sciences sociales, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016, n°7 

    Gwenaëlle Perrier, Marianne Weber, Michèle Dupré, Isabelle Berrebi-Hoffmann, Michel Lallement, « La Femme nouvelle », Socio - La nouvelle revue des sciences sociales, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2016, n°7 

    Gwenaëlle Perrier, « L’objectif d’égalité des sexes dans la mise en œuvre des politiques d’emploi à Berlin : De la diffusion professionnelle aux difficiles réappropriations profanes », Politix, Politix, 2015, n° 109, pp. 111-133   

    Le gender mainstreaming est une méthode de promotion de l’égalité des sexes portée par l’Union européenne, participant d’une forme d’institutionnalisation du féminisme. Dans quelle mesure sa mise en œuvre a-t-elle permis la diffusion de l’objectif d’égalité dans les politiques publiques, en dehors du champ du féminisme d’État ? L’article s’attelle à cette question en analysant la politique d’emploi à Berlin durant les années 2000. Il montre que si le travail des avocates du gender mainstreaming a permis une forme d’institutionnalisation du thème de l’égalité au sein du secteur de l’emploi, sa réappropriation par les professionnel·le·s de l’emploi reste très limitée, pour des raisons liées à la fois aux modalités concrètes du processus de mise en œuvre du gender mainstreaming et à l’existence de freins normatifs et cognitifs chez ces professionnel·le·s.

    Gwenaëlle Perrier, « L’objectif d’égalité des sexes dans la mise en œuvre des politiques d’emploi en Seine-Saint-Denis et à Berlin : entre prescriptions communautaires, dynamiques nationales et initiatives locales », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2015, n°21, pp. 111-136   

    À la fin des années 1990, l’Union européenne a donné une impulsion nouvelle à sa politique d’égalité entre les sexes, qui a concerné en premier lieu le secteur de l’emploi. Quelle est la portée de cette impulsion de l’UE dans les États membres ? Pour répondre à cette question, l’article analyse la mise en œuvre de la politique d’emploi à destination des chômeurs de longue durée dans deux États, la France et l’Allemagne, en centrant l’analyse sur deux territoires locaux, la Seine-Saint-Denis et Berlin. Il montre que si les injonctions communautaires en matière d’égalité entre les sexes dans l’emploi n’ont pas d’effet direct, elles ne sont pas pour autant sans effet : elles constituent des ressources pour les actrices (aux niveaux national et local) désireuses de faire avancer la cause. Pour autant, l’européanisation de l’objectif d’égalité dans l’emploi reste limitée, car le poids des réseaux locaux et des héritages nationaux reste fort dans la dynamique d’intégration de l’objectif d’égalité entre les sexes dans l’emploi.

    Gwenaëlle Perrier, « ‪Jean-Christophe Defraigne, Jean-Luc De Meulemeester, Denis Duez, Yannick Vanderborght (dir.), Les modèles sociaux en Europe : quel avenir face à la crise ?‪ : Bruxelles, Bruylant, coll.  Idées d'Europe , 2013 », Travail et emploi, Travail et emploi, 2014, n°138, pp. 129-131  

    Gwenaëlle Perrier, « Ferree (Myra Marx) – Varieties of Feminism : German Gender Politics in Global Perspective. – Stanford, Stanford University Press, 2012. xviii + 302 p. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, p. -  

    Gwenaëlle Perrier, Marianne Weber, Isabelle Berrebi-Hoffmann, Michèle Dupré, Michel Lallement, « Les formes de travail parlementaires : Une causerie (1919) », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2014, n°64, pp. 459-478   

    Élue au parlement de Bade en janvier 1919 sous la bannière du Deutsche Demokratische Partei, Marianne Weber fait l’expérience du travail parlementaire dans une assemblée majoritairement masculine. Dans cet article, la sociologue allemande décrit les rites et les codes d’un monde politique tissé de complicités, mais aussi de démagogie et d’oppositions partisanes. Marianne Weber analyse les modes de coopération et de décision, les jeux d’influence et les processus de production des textes de loi. Elle souligne notamment l’importance du travail des commissions ainsi que celle de la mise en scène de soi lors des sessions plénières. Elle évoque enfin les enjeux de la féminisation d’un personnel politique qui s’est professionnalisé et, dans ce cadre, les conditions pour faire valoir les intérêts spécifiques aux femmes.

    Gwenaëlle Perrier, « Le fonctionnement de l'Union européenne. Introduction à l'Union européenne », Politique européenne, Politique européenne, 2014, n°42, pp. 152-157  

    Gwenaëlle Perrier, Isabelle Berrebi-Hoffmann, Michèle Dupre, Michel Lallement, « Marianne Weber, Les formes de travail parlementaires : une causerie (1919) : présentation et traduction », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2014, n°3 

    Gwenaëlle Perrier, «  Mettre l'usager au cœur du dispositif  ? : Regards croisés sur quatre maisons départementales des personnes handicapées », Terrains & travaux, Terrains & travaux, 2013, n°23, pp. 93-112   

    Cet article analyse la manière dont l’organisation interne de quatre maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) façonne le processus d’accès aux droits des personnes handicapées. En examinant les configurations des postes dédiés à l’instruction administrative des dossiers de demandes de droits des personnes handicapées dans ces MDPH, on montre que la place assignée aux usagers dans le travail d’instruction oscille entre leur mise à distance et une réponse à leurs sollicitations. On dégage ensuite deux facteurs explicatifs qui permettent de comprendre la place variable accordée aux usagers au cours du travail d’instruction. D’une part, la variabilité de la contrainte du nombre de dossiers à traiter et du respect des délais de traitement de ces dossiers laisse aux MDPH des marges de manœuvre inégales pour opérationnaliser l’injonction à la prise en compte des usagers. D’autre part, les différents choix d’organisation interne, qui ne dépendent pas uniquement et systématiquement de la quantité de dossiers à traiter, influent sur la configuration des postes d’instructrices et sur leurs possibilités de contacts avec les personnes handicapées.

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison, « Focus – La fabrique des droits sociaux individualisés », Informations sociales, Informations sociales, 2013, n°178, pp. 124-127  

    Gwenaëlle Perrier, « Jacob (Jutta), Köbsell (Swantje), Wollrad (Eske), Hg. – Gendering Disability. Intersektionale Aspekte von Behinderung und Geschlecht. – Bielefeld, Transcript Verlag, 2010. 240 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°63, p. -  

    Gwenaëlle Perrier, « Vanhala (Lisa) – Making Rights a Reality ? Disability Rights Activists and Legal Mobilization in Canada and the United Kigdom. – Cambridge, Cambridge University Press, 2011. XVIII + 294 p. Bibliogr. Index », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2013, n°63, p. -  

    Gwenaëlle Perrier, « PATERNOTTE David, Revendiquer le  mariage gay  : Belgique, France, Espagne, Éditions de l’Université de Bruxelles, collection  science politique , 216 p. », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2012, n°18, pp. 129-133  

    Gwenaëlle Perrier, « Berrebi-Hoffmann (Isabelle), dir. – Politiques de l’intime. Des utopies sociales d’hier aux mondes du travail d’aujourd’hui. – Paris, La Découverte, 2009 (Recherches). 288 p. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2011, n°61, p. -  

    Gwenaëlle Perrier, Marie-Thérèse Letablier, « La mise en œuvre du gender mainstreaming dans les politiques locales de l'emploi : L'exemple du Fonds social européen en Île-de-France », Cahiers du Genre, Cahiers du Genre, 2008, n°44, pp. 165-184   

    RésuméCet article analyse la mise en œuvre du gender mainstreaming à travers l’exemple de projets et programmes régionaux et départementaux pour l’emploi du Fond social européen ( fse), qui conditionne son financement au respect de l’égalité des sexes. Il met en lumière les nouvelles dynamiques introduites par cette méthode auprès des acteurs du Service public de l’emploi ( spe), essentiellement sous l’impulsion des actrices acquises à la cause de l’égalité entre les sexes. Il pointe les obstacles à une réelle intégration de l’objectif d’égalité dans la gestion des projets, tant organisationnels que sociaux.

    Gwenaëlle Perrier, « Intégrer le genre dans les politiques de l'emploi en Île-de-France »: La mise à l'épreuve d'un nouveau critère d'action publique, Trajectoires - Travaux des jeunes chercheurs du CIERA, CIERA, 2007, n°1, pp. 74-85   

    Gwenaëlle Perrier, « Genre et application du concept de gender mainstreaming : Etude de cas dans la mise en œuvre du fonds social européen en Ile-de-France et a Berlin depuis 2000 », Politique européenne, Politique européenne, 2006, n°20, pp. 55-74   

    L’article se concentre sur l’application du gender mainstreaming prôné par l’Union européenne, à travers l’exemple de la mise en œuvre d’un programme pour l’emploi du Fonds social européen (FSE) dans deux régions européennes. Sont analysées les caractéristiques du gender mainstreaming, ses apports comme ses incohérences, ainsi que la portée des consignes communautaires au niveau local. Centré sur les acteurs des administrations et autres services du FSE en Ile-de-France et dans le Land de Berlin, leurs motivations, leurs ressources et leurs compétences, l’article montre comment ceux-ci se réapproprient ou non cette nouvelle méthode de promotion de l’égalité.

  • Gwenaëlle Perrier, Pierre Yves Baudot, Nicolas Duvoux, Aude Lejeune, Anne Revillard, Les MDPH : un guichet unique à entrées multiples. Rapport final, 2013   

  • Gwenaëlle Perrier, Isabel Boni-Le Goff, Catherine Cavalin, Isabelle Clair, Mathilde Darley, Toutes des grosses putes ! [Tribune, Club de Mediapart], Paris (8 passage Brulon ; 75012) : Société éditrice de Mediapart, 2008-, 2022 

    Gwenaëlle Perrier, Entre injonctions communautaires et dynamiques locales : l'objectif d'égalité entre les sexes dans les politiques d'insertion professionnelle à Berlin et en Seine-Saint-Denis., 2011   

  • Gwenaëlle Perrier, « Femmes, non-discrimination et genre dans la construction européenne : quelles articulations ? », le 02 février 2024  

    Séminaire itinérant de l'Euro-Lab organisé sous la direction scientifique de Laure Clément-Wilz - Université Paris-Est Créteil et Sophie Jacquot - UCLouvain en partenariat avec l’Université Paris-Est Créteil, EUR FRAPP, la Maison de l’Ile-de-France de la Cité internationale de Paris, le laboratoire MIL et la Chaire Jean Monnet EUGendering (soutenue par la Commission Européenne)

    Gwenaëlle Perrier, « L’écriture inclusive », le 01 juin 2021  

    Organisée pour le Laboratoire PRINTEMPS, USVQ par Marie Loison-Leruste, Gwenaëlle Perrier, Olivia Samuel et François Théron

    Gwenaëlle Perrier, « Genre, égalité de droit et inégalités de fait. Discrimination indirecte et transversale », le 16 novembre 2017  

    Colloque GEDI

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Manon Torres Garcia, Administrer l’égalité : construction, articulation et conduite des politiques catégorielles de la ville de Paris, thèse soutenue en 2022 à Paris EHESS sous la direction de Patrick Simon et Laure Bereni présidée par Sylvain Laurens, membres du jury : Anne Revillard (Rapp.), Valérie Sala Pala (Rapp.), Sarah Mazouz    

    Cette recherche propose de comparer quatre politiques publiques de la ville de Paris : les politiques en direction des femmes, des minorités ethno-raciales, des personnes handicapées et des minorités sexuelles et de genre. Elle interroge la construction et le déploiement de ces politiques catégorielles d’égalité en cherchant à saisir la manière dont les acteur·ices politiques, les responsables administratifs et les secteurs associatifs se les approprient. En considérant la genèse, les ressources, les contraintes et les référentiels d’action publique de chaque politique, il s’agit d’analyser d’une part ce que leur production fait à l’action publique, et d’autre part ce que le travail administratif fait à la formalisation de ces causes et à leur construction. Pour analyser les transferts et les frottements qui se produisent entre les politiques d’égalité, il a fallu passer par l’intérieur des institutions, par la fabrication des politiques publiques et donc par le travail bureaucratique. L’enquête est une ethnographie de l’action publique réalisée grâce à une immersion longue au sein de la ville de Paris, par le biais d’observations de la vie de bureau, de la collecte de documents administratifs et d’entretiens avec différent·es acteur·ices - agent·es publics, collaborateur·ices politiques, élu·es, responsables associatifs. L’étude croisée de ces politiques met au jour les tensions produites par le chevauchement des différentes façons de penser les inégalités de genre, de race, de handicap et de sexualité dans l’action publique. En menant une sociologie des réponses institutionnelles aux inégalités, ce travail informe sur la façon dont l’État et les institutions politiques perçoivent, saisissent, assimilent et façonnent les systèmes de domination.

    Stéphanie Archat, La construction du harcèlement de rue comme problème public en France : Entre médiatisation, militantisme et action publique, thèse soutenue en 2022 à Ecole doctorale SDOSE Paris sous la direction de Catherine Achin présidée par Jacques de Maillard, membres du jury : Lilian Mathieu (Rapp.), Sylvie Tissot (Rapp.), Marylène Lieber   

    La thèse porte sur la construction en train de se faire, au cours des années 2010 en France, d’un nouveau problème public : le « harcèlement de rue ». Pour mettre au jour ce processus, elle mobilise des méthodes variées (observations, entretiens, analyses documentaires et de presse) au service d’une enquête multi-située menée entre médias, militant·e·s féministes, actions publiques nationales et locales, et polices. Tout en montrant les contributions de chacun d’elles et eux à la fabrique du problème, la recherche met en évidence les interactions et rapports de pouvoir entre espaces et acteur·rice·s, pour expliquer les modalités spécifiques de construction de ce problème. Elle éclaire ainsi la façon dont un sujet qualifié de genré devient cadré comme un problème également spatialisé, racialisé et sécuritaire. Enfin, elle conclut, malgré la rapide montée en puissance et mise en loi de l’enjeu (avec la contravention d’outrage sexiste), que la construction du problème reste inaboutie et fragile.