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Gwenaëlle Perrier

Maître de conférences, Science politique.

Université Sorbonne Paris Nord · UFR Droit, Sciences politiques et sociales Institut de droit public, sciences politiques et sociales — IDPS
Université Sorbonne Paris NordUFR Droit, Sciences politiques et socialesInstitut de droit public, sciences politiques et sociales

Actualités scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Intégrer l'égalité entre les hommes et les femmes dans la mise en œuvre des politiques de l'emploi : une comparaison entre Berlin et la Seine-Saint-Denis, soutenue en 2010 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Pierre Muller 

    Cette thèse s’intéresse à la place de l’objectif d’égalité entre hommes et femmes dans la mise en œuvre des politiques de l’emploi, à travers une étude comparative portant sur la Seine-Saint-Denis et Berlin. Axée dans une perspective institutionnaliste centrée sur les acteurs, elle prend appui sur l’analyse de la littérature grise du secteur de l’emploi, ainsi que sur la réalisation de 124 entretiens semi-directifs auprès d’intermédiaires de l'emploi, et identifie les modes d’opérationnalisation de l’objectif d’égalité et les freins à sa prise en compte dans la mise en œuvre des politiques d’emploi en direction des chômeurs de longue durée. Dans la lignée de la politique communautaire de gender mainstreaming et de son application au domaine de l’emploi a été mise en place une stratégie de sensibilisation à l’égalité destinée aux intermédiaires de l'emploi, à Berlin et en Seine-Saint-Denis. L’objectif d’égalité se décline aussi par des actions ciblées sur des demandeuses d’emploi rencontrant des difficultés spécifiques d’accès à l’emploi, pouvant aussi induire une position infériorisée sur le marché du travail. En dépit de ces initiatives, l’égalité reste un objectif peu légitime et peu opérationnalisé. Différents types de contraintes contribuent à expliquer ceci. D’une part, les intermédiaires de l'emploi ont peu connaissance des inégalités hommes-femmes dans l’emploi, la notion d’égalité reste relativement indéfinie pour eux. D’autre part, une série de contraintes institutionnelles propres au secteur de l’emploi, notamment la centralité de l’objectif de retour rapide sur le marché du travail, rendent difficile l’intégration d’une stratégie de promotion de l’égalité.

  • Ouvrages

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison-Leruste, L'écriture inclusive: le langage est politique !, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2024, L'opportune, 63 p.  

    Gwenaëlle Perrier, Haro sur le langage non sexiste , 3e éd., Pouvoirs, 2023, 186, 111122 p.  

    La récurrence et l’ampleur des polémiques françaises autour du langage non sexiste s’expliquent-elles par le rapport qu’entretient la population française à sa langue ? Si en France certaines idéologies linguistiques sont particulièrement marquées, la comparaison avec d’autres débats nationaux sur le langage inclusif montre que la virulence de ces polémiques tient surtout aux fonctions politiques que leur assignent différents acteurs et actrices du champ politique : alimenter une rhétorique antiféministe, plutôt feutrée, et un discours anti-intellectualiste.

    Gwenaëlle Perrier, Olivier Giraud (dir.), Politiques sociales : l'état des savoirs, Éditions La Découverte, 2022, Recherches, 319 p.  

    Assurance maladie, crèches, hôpitaux, accompagnement des personnes sans emploi…, les politiques sociales sont autant de droits, prestations et services auxquels la quasi-totalité des membres d'une société font appel tout au long de leur vie. Régulées par une multiplicité d'acteurs et actrices, politiques et prestations sociales font souvent l'objet de débats publics, dont l'intensité est liée aux intérêts qu'elles mettent en jeu et aux valeurs qu'elles engagent. La protection sociale et les politiques sociales absorbent en outre près d'un tiers de la richesse nationale en France. Il s'agit donc d'un domaine clé pour la qualité de vie des personnes, pour la stabilité de nos sociétés et l'orientation du développement économique. Cet ouvrage propose une analyse approfondie des politiques sociales, en éclairant la construction des problèmes publics. Il développe sur ces politiques une perspective informée par les sciences sociales, attentive à la fois aux acteurs et actrices qui font ces politiques, aux normes qu'elles véhiculent, aux luttes et intérêts qu'elles engagent. À ce titre, il s'adresse aux personnes qui ont fait des politiques sociales leur profession, au monde de la recherche, ainsi qu'aux étudiants et aux étudiantes

    Gwenaëlle Perrier, Genre et politiques d'emploi: une comparaison France-Allemagne, Presses universitaires de Rennes, 2022, Collection Res publica, 228 p. 

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison-Leruste, Camille Noûs (dir.), Genre, langue et politique: le langage non sexiste en débats, L'Harmattan, 2021, 294 p. 

    Gwenaëlle Perrier, Éléanor Breton (dir.), Injonctions modernisatrices, De Boeck, 2018, 186 p. 

    Gwenaëlle Perrier, Intégrer l'égalité entre les hommes et les femmes dans la mise en oeuvre des politiques de l'emploi: une comparaison entre Berlin et la Seine-Saint-Denis, Atelier national de reproduction des thèses et Université de Lille 3, 2011, Lille-thèses 

    Gwenaëlle Perrier, Pierre Muller, Vincent Dubois, Intégrer l'égalité entre les hommes et les femmes dans la mise en œuvre des politiques de l'emploi: une comparaison entre Berlin et la Seine-Saint-Denis,, 2010, 707 p. 

    Cette thèse s’intéresse à la place de l’objectif d’égalité entre hommes et femmes dans la mise en œuvre des politiques de l’emploi, à travers une étude comparative portant sur la Seine-Saint-Denis et Berlin. Axée dans une perspective institutionnaliste centrée sur les acteurs, elle prend appui sur l’analyse de la littérature grise du secteur de l’emploi, ainsi que sur la réalisation de 124 entretiens semi-directifs auprès d’intermédiaires de l'emploi, et identifie les modes d’opérationnalisation de l’objectif d’égalité et les freins à sa prise en compte dans la mise en œuvre des politiques d’emploi en direction des chômeurs de longue durée. Dans la lignée de la politique communautaire de gender mainstreaming et de son application au domaine de l’emploi a été mise en place une stratégie de sensibilisation à l’égalité destinée aux intermédiaires de l'emploi, à Berlin et en Seine-Saint-Denis. L’objectif d’égalité se décline aussi par des actions ciblées sur des demandeuses d’emploi rencontrant des difficultés spécifiques d’accès à l’emploi, pouvant aussi induire une position infériorisée sur le marché du travail. En dépit de ces initiatives, l’égalité reste un objectif peu légitime et peu opérationnalisé. Différents types de contraintes contribuent à expliquer ceci. D’une part, les intermédiaires de l'emploi ont peu connaissance des inégalités hommes-femmes dans l’emploi, la notion d’égalité reste relativement indéfinie pour eux. D’autre part, une série de contraintes institutionnelles propres au secteur de l’emploi, notamment la centralité de l’objectif de retour rapide sur le marché du travail, rendent difficile l’intégration d’une stratégie de promotion de l’égalité.

  • Chapitres d'ouvrage

    Gwenaëlle Perrier, Pauline Delage, « Cross-Sectoral Training to Reduce Violence Against Women: A New Feminist Opportunity? », in Isabelle Engeli, Amy G. Mazur (dir.), When Gender Equality Policies in Practice Matter. A Comparative Study in France :, Palgrave Macmillan, 2024 

    Gwenaëlle Perrier, Clémence Ledoux, « Les approches de la mise en œuvre des politiques sociales », in Olivier Giraud, Gwenaëlle Perrier (dir.), Politiques sociales : l'état des savoirs :, La Découverte, 2022 

    Gwenaëlle Perrier, Michèle Dupré, « Marianne Webers Essays ins Franzosische übersetzen: Eine Forschungsnotiz », in Berrebi-Hoffmann Isabelle, Lallement Michel, Wobbe Theresa (dir.), Die gesellschaftliche Verortung des Geschlechts: Diskurse der Differenz in der deutschen und französischen Soziologie um 1900 :, Campus Verlag, 2011 

  • Articles

    Gwenaëlle Perrier, Pauline Delage, « Former à la lutte contre les violences faites aux femmes »: La transmission d’un féminisme pragmatique, Recherche et formation, ENS éditions, 2026, n°102 

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison-Leruste, « Un  langage excluant  ? Solidité, sincérité et enjeux des arguments d’opposition à l’écriture inclusive », Travail, genre et sociétés, L'Harmattan - Armand Colin - La Découverte |2009-....], 2022, n°1 

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison-Leruste, Camille Noûs, « Introduction. Le langage inclusif est politique : une spécificité française ? », Cahiers du Genre, L'Harmattan , 2021, n°69, pp. 5-29 

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison-Leruste, « Itinéraire d’une universitaire engagée. Éliane Viennot et le langage non sexiste. Entretien », Cahiers du Genre, L'Harmattan , 2021, n°69 

    Gwenaëlle Perrier, Pauline Delage, « Cross-sectoral training to reduce violence against women: A new feminist opportunity? », French Politics, Palgrave Macmillan, 2020, n°12 

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison, « Les trajectoires des femmes sans domicile à travers le prisme du genre : entre vulnérabilité et protection », Déviance et Société, Médecine et Hygiène , 2019, n°1 

    Gwenaëlle Perrier, Eléanor Breton, « Politique des mots d’ordre réformateurs. Le travail administratif face aux injonctions modernisatrices de l’État », Politix, De Boeck Supérieur, 2019, n°124, pp. 7-32 

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison, « Les trajectoires des femmes sans domicile à travers le prisme du genre : entre vulnérabilité et protection », Déviance et Société, Déviance et Société, 2019, n°43, pp. 77-110  

     Moins nombreuses que les hommes sans domicile, moins souvent évoquées dans la littérature académique portant sur l’exclusion ou sur le genre, moins repérables dans les représentations sociales et très peu souvent sans-abri, les femmes sans domicile sont relativement invisibles. Cet article combine des analyses qualitatives et quantitatives pour comprendre, dans une perspective de genre, les trajectoires de ces femmes et leur prise en charge institutionnelle. Les femmes sans domicile sont exposées à des formes spécifiques de violences, structurantes dans leurs trajectoires de vie, mais bénéficient également de formes de protection particulières via une prise en charge institutionnelle différente de celle des hommes. Ces violences et ces formes de protection sont fondées sur le genre, qui constitue donc à la fois un facteur de vulnérabilité et de protection pour les femmes sans domicile.

    Gwenaëlle Perrier, « La politique d’égalité des sexes de l’Union européenne. Portée et limites de l’égalité pour le marché », Revue des politiques sociales et familiales, Paris : Caisse Nationale des Allocations Familiales, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2018, n°1, pp. 61-71   

    La politique d’égalité des sexes de l’Union européenne se caractérise, de son émergence jusqu’aux années 1990, à la fois par un développement précoce, un périmètre spécifique, centré sur le marché du travail, et des instruments axés sur l’égalité de traitement. À la faveur d’un nouveau contexte politique, économique et démographique, son périmètre s’élargira, pour, en particulier, englober aussi les questions familiales, et ses instruments se diversifieront, au-delà des seuls instruments législatifs. Mais son articulation avec le référentiel de marché, qui reste centrale, en limite aussi la portée.

    Gwenaëlle Perrier, Michèle Dupré, Isabelle Berrebi-Hoffmann, Michel Lallement, « Marianne Weber et la femme nouvelle », Socio - La nouvelle revue des sciences sociales, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2016, n°7 

    Gwenaëlle Perrier, Marianne Weber, Michèle Dupré, Isabelle Berrebi-Hoffmann, Michel Lallement, « La Femme nouvelle », Socio - La nouvelle revue des sciences sociales, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, 2016, n°7 

    Gwenaëlle Perrier, « L’objectif d’égalité des sexes dans la mise en œuvre des politiques d’emploi en Seine-Saint-Denis et à Berlin : entre prescriptions communautaires, dynamiques nationales et initiatives locales », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2015, n°21, pp. 111-136  

    À la fin des années 1990, l’Union européenne a donné une impulsion nouvelle à sa politique d’égalité entre les sexes, qui a concerné en premier lieu le secteur de l’emploi. Quelle est la portée de cette impulsion de l’UE dans les États membres ? Pour répondre à cette question, l’article analyse la mise en œuvre de la politique d’emploi à destination des chômeurs de longue durée dans deux États, la France et l’Allemagne, en centrant l’analyse sur deux territoires locaux, la Seine-Saint-Denis et Berlin. Il montre que si les injonctions communautaires en matière d’égalité entre les sexes dans l’emploi n’ont pas d’effet direct, elles ne sont pas pour autant sans effet : elles constituent des ressources pour les actrices (aux niveaux national et local) désireuses de faire avancer la cause. Pour autant, l’européanisation de l’objectif d’égalité dans l’emploi reste limitée, car le poids des réseaux locaux et des héritages nationaux reste fort dans la dynamique d’intégration de l’objectif d’égalité entre les sexes dans l’emploi.

    Gwenaëlle Perrier, Isabelle Berrebi-Hoffmann, Michèle Dupre, Michel Lallement, « Marianne Weber, Les formes de travail parlementaires : une causerie (1919) : présentation et traduction », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2014, n°3 

    Gwenaëlle Perrier, Marie Loison, « Focus – La fabrique des droits sociaux individualisés », Informations sociales, CNAF, 2013, n°4 

    Gwenaëlle Perrier, « PATERNOTTE David, Revendiquer le  mariage gay  : Belgique, France, Espagne, Éditions de l’Université de Bruxelles, collection  science politique , 216 p. », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2012, n°18, pp. 129-133  

    Gwenaëlle Perrier, Marie-Thérèse Letablier, « La mise en œuvre du Gender mainstreaming dans les politiques locales de l'emploi : l'exemple du Fonds social européen en Ile-de-France », Cahiers du Genre, L'Harmattan , 2008 

    Gwenaëlle Perrier, « Intégrer le genre dans les politiques de l'emploi en Île-de-France »: La mise à l'épreuve d'un nouveau critère d'action publique, Trajectoires - Travaux des jeunes chercheurs du CIERA, CIERA, 2007, n°1, pp. 74-85   

  • Rapports de recherche

    Gwenaëlle Perrier, Pierre Yves Baudot, Nicolas Duvoux, Aude Lejeune, Anne Revillard, Les MDPH : un guichet unique à entrées multiples. Rapport final, 2013   

  • Autres publications

    Gwenaëlle Perrier, Isabel Boni-Le Goff, Catherine Cavalin, Isabelle Clair, Mathilde Darley, Toutes des grosses putes ! [Tribune, Club de Mediapart], Paris (8 passage Brulon ; 75012) : Société éditrice de Mediapart et 2008-, 2022 

    Gwenaëlle Perrier, Entre injonctions communautaires et dynamiques locales : l'objectif d'égalité entre les sexes dans les politiques d'insertion professionnelle à Berlin et en Seine-Saint-Denis., 2011   

  • Communications

    Gwenaëlle Perrier, « Femmes, non-discrimination et genre dans la construction européenne : quelles articulations ? », le 02 février 2024 

    Séminaire itinérant de l'Euro-Lab organisé sous la direction scientifique de Laure Clément-Wilz - Université Paris-Est Créteil et Sophie Jacquot - UCLouvain en partenariat avec l’Université Paris-Est Créteil, EUR FRAPP, la Maison de l’Ile-de-France de la Cité internationale de Paris, le laboratoire MIL et la Chaire Jean Monnet EUGendering (soutenue par la Commission Européenne)

    Gwenaëlle Perrier, « L’écriture inclusive », le 01 juin 2021 

    Organisée pour le Laboratoire PRINTEMPS, USVQ par Marie Loison-Leruste, Gwenaëlle Perrier, Olivia Samuel et François Théron

    Gwenaëlle Perrier, « Genre, égalité de droit et inégalités de fait. Discrimination indirecte et transversale », le 16 novembre 2017 

    Colloque GEDI

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Manon Torres Garcia, Administrer l’égalité : construction, articulation et conduite des politiques catégorielles de la ville de Paris, soutenue en 2022 à Paris EHESS sous la direction de Patrick Simon et Laure Bereni présidée par Sylvain Laurens, membres du jury : Anne Revillard (Rapp.), Valérie Sala Pala (Rapp.), Sarah Mazouz  

    Cette recherche propose de comparer quatre politiques publiques de la ville de Paris : les politiques en direction des femmes, des minorités ethno-raciales, des personnes handicapées et des minorités sexuelles et de genre. Elle interroge la construction et le déploiement de ces politiques catégorielles d’égalité en cherchant à saisir la manière dont les acteur·ices politiques, les responsables administratifs et les secteurs associatifs se les approprient. En considérant la genèse, les ressources, les contraintes et les référentiels d’action publique de chaque politique, il s’agit d’analyser d’une part ce que leur production fait à l’action publique, et d’autre part ce que le travail administratif fait à la formalisation de ces causes et à leur construction. Pour analyser les transferts et les frottements qui se produisent entre les politiques d’égalité, il a fallu passer par l’intérieur des institutions, par la fabrication des politiques publiques et donc par le travail bureaucratique. L’enquête est une ethnographie de l’action publique réalisée grâce à une immersion longue au sein de la ville de Paris, par le biais d’observations de la vie de bureau, de la collecte de documents administratifs et d’entretiens avec différent·es acteur·ices - agent·es publics, collaborateur·ices politiques, élu·es, responsables associatifs. L’étude croisée de ces politiques met au jour les tensions produites par le chevauchement des différentes façons de penser les inégalités de genre, de race, de handicap et de sexualité dans l’action publique. En menant une sociologie des réponses institutionnelles aux inégalités, ce travail informe sur la façon dont l’État et les institutions politiques perçoivent, saisissent, assimilent et façonnent les systèmes de domination.

    Stéphanie Archat, La construction du harcèlement de rue comme problème public en France : Entre médiatisation, militantisme et action publique, soutenue en 2022 à Ecole doctorale SDOSE Paris sous la direction de Catherine Achin présidée par Jacques de Maillard, membres du jury : Lilian Mathieu (Rapp.), Sylvie Tissot (Rapp.), Marylène Lieber  

    La thèse porte sur la construction en train de se faire, au cours des années 2010 en France, d’un nouveau problème public : le « harcèlement de rue ». Pour mettre au jour ce processus, elle mobilise des méthodes variées (observations, entretiens, analyses documentaires et de presse) au service d’une enquête multi-située menée entre médias, militant·e·s féministes, actions publiques nationales et locales, et polices. Tout en montrant les contributions de chacun d’elles et eux à la fabrique du problème, la recherche met en évidence les interactions et rapports de pouvoir entre espaces et acteur·rice·s, pour expliquer les modalités spécifiques de construction de ce problème. Elle éclaire ainsi la façon dont un sujet qualifié de genré devient cadré comme un problème également spatialisé, racialisé et sécuritaire. Enfin, elle conclut, malgré la rapide montée en puissance et mise en loi de l’enjeu (avec la contravention d’outrage sexiste), que la construction du problème reste inaboutie et fragile.