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Christine Peny

Maître de conférences, Histoire du droit et des institutions.

Université Aix-Marseille · Faculté de Droit et de Science politique Laboratoire Interdisciplinaire de Droit, Médias et Mutations Sociales — LID2MS
Aix-Marseille UniversitéFaculté de Droit et de Science politiqueLaboratoire Interdisciplinaire de Droit, Médias et Mutations Sociales

Actualités scientifiques

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Histoire d'une publicisation : le droit et les institutions de l'insanité d'esprit sous l'ancien régime, soutenue en 2007 à AixMarseille 3 sous la direction de Antoine Leca 

    Durant les deux derniers siècles de l’Ancien Régime, l’Etat monarchique a progressivement accru son emprise sur le droit et les institutions consacrés aux insensés. Alors qu’au début du XVIIe siècle, les familles et les institutions charitables sont encore les principaux soutiens du fou, à la veille de la Révolution, les malades de l’esprit sont pour la plupart enfermés, entretenus et soignés à l’initiative des « pouvoirs publics ». Alliée au « pouvoir médical », la monarchie absolue développe une forme d’assistance spécialement destinée aux insensés, tandis que le régime juridique de ces derniers tend à être uniformisé. Dès la fin de l’Ancien Régime, les principes et les pratiques qui seront consacrées par la « loi Esquirol » du 30 juin 1838 sont déjà présents

  • Ouvrages

    Christine Peny, Julien Broch, André Cabanis, Gil Charbonnier, Lisa Curé [et alii], Médecins et politique (XVIe-XXe siècles): études d'histoire des idées politiques et sociales, LEH édition, 2019  

    Christine Peny, Jacques Battin, Michel Bélanger, Florent Blanco, Laurent Bloch [et alii], Mélanges en l'honneur de Jean-Marie Clément: enseignement, hôpital, médecine, les Études hospitalières, 2016, Mélanges  

    Christine Peny, Antoine Leca, Histoire d'une publicisation: le droit et les institutions de l'insanité d'esprit sous l'ancien régime, 2007, 798 p. 

    Durant les deux derniers siècles de l’Ancien Régime, l’Etat monarchique a progressivement accru son emprise sur le droit et les institutions consacrés aux insensés. Alors qu’au début du XVIIe siècle, les familles et les institutions charitables sont encore les principaux soutiens du fou, à la veille de la Révolution, les malades de l’esprit sont pour la plupart enfermés, entretenus et soignés à l’initiative des « pouvoirs publics ». Alliée au « pouvoir médical », la monarchie absolue développe une forme d’assistance spécialement destinée aux insensés, tandis que le régime juridique de ces derniers tend à être uniformisé. Dès la fin de l’Ancien Régime, les principes et les pratiques qui seront consacrées par la « loi Esquirol » du 30 juin 1838 sont déjà présents

  • Chapitres d'ouvrage

    Christine Peny, « Remarques sur l’arrêt « canal de Craponne » et son rapport à l’ancien droit (XVIe-XIXe siècles) », Des racines du Droit & des contentieux. Mélanges en l’honneur du professeur Jean-Louis MESTRE – Tome I/II :, Éditions L'Épitoge, 2020   

    Christine Peny, « De l’harmonie du corps et de l’âme à la musicothérapie. Eléments d’une histoire du traitement musical de la folie », Entre normes et sensibilité. Droit et musique :, PUAM, 2017 

    Christine Peny, « La création de l'hôpital des "pauvres insensés" de Marseille (1686-1699) », « Folie et déraison » : regards croisés sur l’évolution juridique des soins psychiatriques en France. Pouvoir, santé et société, 2ème journée d’histoire du droit de la santé :, LEH, 2015, pp. 67-93 

    Christine Peny, « Aspects éthiques du statut juridique des médecins et chirurgiens sous l’Ancien Régime », Mélanges en l’honneur de Jean-Marie Clément. Enseignement, Hôpital, Médecine :, LEH, 2014 

    Christine Peny, « De la solidarité familiale à la solidarité nationale. Les insensés et leurs parents de la fin de l’Ancien Régime à la loi du 30 juin 1838 », Les apports parents-enfants en quête de repères, Journée d’études organisée à Aix-en-Provence le 1er avril 2010 :, PUAM et Aix-en-Provence, 2011, pp. 39-53 

    Christine Peny, « Les avancées de la loi "Evin" et de la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé », Biomedical Law and Ethics :, , 2009, pp. 37-67 

    Christine Peny, « Le médecin et la politique d’enfermement aux XVIIe et XVIIIe siècles », Pouvoir, Santé et Société, Ière journée d’histoire du droit de la santé (16-17 novembre 2006 ) :, LEH et Bordeaux, 2008 

    Christine Peny, « Le droit et les institutions de l’insanité d’esprit en France sous l’Ancien Régime », Biomedical Law and Ethics :, , 2008 

    Christine Peny, « La genèse de la loi du 27 juin 1990 : évaluation de la réforme du statut des personnes atteintes de troubles mentaux », La détérioration mentale. Droit, histoire, médecine et pharmacie, Actes du Colloque interdisciplinaire d’Aix-en-Provence (7-8 juin 2000) :, PUAM Aix-en-Provence, 2002 

  • Articles

    Christine Peny, « Le gouvernement des corps souffrants dans Les Morticoles (1894) de Léon Daudet », Les cahiers de droit de la santé, Les Études hospitalières édition (LEH Édition) , 2019, n°29   

    Christine Peny, « Les dépôts de mendicité sous l’Ancien Régime et les débuts de l’assistance aux malades mentaux (1764-1790) », RHPS - Revue d'histoire de la protection sociale, Comité d'histoire de la sécurité sociale, 2011, n°4, pp. 8-23 

    Christine Peny, « La création de la Société Marseillaise de Crédit Industriel et Commercial et de dépôts (1864-1865) », Industries en Provence., , 2010, n°18, pp. 64-72 

    Christine Peny, « La prise en charge des malades mentaux : une simple question d’assistance ? », Le Mensuel de l'Université, Les Nouvelles Editions Universitaires, 2009 

  • Communications

    Christine Peny, « Boisguilbert et la guerre civile menée par le Roi à son peuple par l’intermédiaire de la fiscalité », 1ère journée d’étude Politique et économie, Aix-en-Provence, le 06 juillet 2021 

    Christine Peny, « La gestion de l’urgence psychiatrique sous l’Ancien Régime », Urgences psychiatriques, Urgences judiciaires et juridiques, 27ème journées de l’Association francophone pour l’étude et la recherche sur les urgences psychiatriques (AFERUP), Aix-en-Provence, le 18 octobre 2018 

    Christine Peny, « Peine et Utopie. Les représentations de la sanction dans les œuvres utopiques, des temps modernes jusqu'à la fin du XXe siècle », Peine et Utopie. Représentations de la sanction dans les oeuvres utopiques. Colloque international de Nice., Nice, le 07 décembre 2017 

    Organisé par le laboratoire ERMES

Encadrement doctoral

  • Thèses dirigées

    Tom Delechelle, Les concessions royales de l'Ancien Régime face aux juges du XIXe siècle., en préparation, inscription en 2020 à AixMarseille en co-direction avec Frédéric Lombard 

    En étudiant les effets de la Révolution française sur le système juridique, il est souvent admis que le bouleversement fut total. Le droit d'Ancien Régime, en particulier le droit féodal, aurait été entièrement balayé par les fureurs révolutionnaires. La Révolution, puis la codification, semblent n'avoir laissé aucune trace de l'ancien droit, si ce n'est une influence diffuse et un héritage. Pour cette raison, la plupart des études marquent la rupture entre ancien et nouveau droit sans jamais exposer les continuités entre ces deux régimes. Étudier juridiquement le XIXe siècle c'est se concentrer sur l'étude du nouveau droit, issu des codes et de la production normative des différents régimes politiques qui se succèdent tout au long du XIXᵉ siècle. Pourtant, l'examen de certaines décisions du Conseil d'État et de la Cour de cassation révèle, au détour des affaires portées devant le juge, la persistance d'actes venus d'un autre temps. Lettres-patentes données par le roi, ordonnances ou encore arrêts du Conseil du roi : de nombreux exemples montrent que l'ancien droit, et plus particulièrement les actes royaux, ont continué d'être soumis au juge contemporain. Notre étude se propose d'abord de démontrer que le droit d'Ancien Régime n'a pas totalement disparu de l'ordre juridique post-révolutionnaire, avant d'analyser, à travers l'interprétation des juges, la qualification et le régime applicables à ces actes. Confronté à la nécessité de concilier l'ancien et le nouveau droit, le juge éclaire ainsi, par ses solutions, la compréhension des deux ordres juridiques.