Caroline Bouix, « La réforme du droit des contrats en Nouvelle-Calédonie ou la difficile émancipation du droit civil calédonien », Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie, Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie (Nouméa, Nouvelle-Calédonie) , 2025, n°45, p. 341
En 2023, la Nouvelle-Calédonie célébrait les dix ans du transfert de la compétence en droit civil. Jusqu’alors peu modifié, ce droit a connu un tournant avec la loi du pays du 29 avril 2024, qui réforme une partie du droit des contrats, en s’inspirant largement de la réforme nationale de 2016. Cette loi du pays modernise la phase d’exécution des contrats en introduisant la révision pour imprévision et en réorganisant les règles d’inexécution et d’extinction des obligations. Toutefois, contrairement à ce qui avait été espéré par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, elle n’a pas d’effet rétroactif et ne s’applique qu’aux contrats conclus après le 1er mai 2024, évitant ainsi une inconstitutionnalité. Malgré cette avancée, la réforme reste incomplète, laissant d’importants pans du droit commun des contrats inchangés. De plus, elle reproduit presque intégralement le droit métropolitain sans tenir compte des spécificités culturelles et juridiques locales, notamment en lien avec le droit coutumier kanak. Une approche plus contextualisée aurait pu renforcer la cohérence et l’accessibilité du droit pour l’ensemble des citoyens.
Caroline Bouix, « Les terres coutumières en Nouvelle-Calédonie, au cœur d’enjeux antagonistes », Etudes caribéennes, Université des Antilles et de la Guyane, 2025, n°14
Les terres coutumières en Nouvelle-Calédonie sont au centre de tensions historiques, politiques, culturelles et juridiques. Ce territoire, marqué par la colonisation française depuis 1853, reste profondément divisé entre aspirations indépendantistes, portées notamment par le peuple autochtone Kanak, et le maintien dans la République française. Le pluralisme juridique qui y règne – combinant droit français, droit calédonien et coutumes Kanak – reflète cette complexité. Les terres coutumières, qui couvrent aujourd’hui 28 % du territoire, sont juridiquement protégées mais aussi soumises à des enjeux de développement économique. Les coutumes Kanak structurent l’identité, les droits fonciers et les rapports sociaux du peuple Kanak. Le droit coutumier, produit hybride entre normes traditionnelles et droit écrit, sert aujourd’hui de passerelle pour concilier les impératifs de protection avec ceux de mise en valeur des terres. Ainsi, la terre demeure un espace de souveraineté symbolique, mais aussi un levier central dans le débat post-colonial toujours en cours.
Caroline Bouix, « L’emprunt du droit civil français par le droit civil coutumier Kanak : adaptation ou dénaturation de la coutume ? », Comparative Law Journal of the Pacific, Association de Législation Comparée des Pays du Pacifique, 2024, p. 41
La Nouvelle-Calédonie est un archipel français du Pacifique-Sud à l'histoire tourmentée. De possession coloniale rattachée aux Établissements français du Pacifique dès 1853, elle est devenue Territoire d'Outre-mer en 1946 et est aujourd'hui collectivité sui generis depuis l'Accord de Nouméa du 5 mai 1998 et les articles 76 et 77 de la Constitution française mis en œuvre par la loi organique relative à la Nouvelle-Calédonie du 19 mars 1999. Ce statut institutionnel crée une situation de pluralisme juridique permettant d'articuler les droits des personnes issues de cette colonisation de peuplement avec ceux du peuple autochtone, les Kanak. D'une part, après avoir défini les conditions d'accès au statut coutumier Kanak et déterminé les contours des terres coutumières, la loi organique reconnait le champ d'application des coutumes Kanak au sein de l'ordre juridique français.
Sont ainsi régis par celles-ci les personnes de statut coutumier, en matière de droit civil, et les terres coutumières. Ceci s'accompagne d'un aménagement juridictionnel. Les juridictions judiciaires de droit commun en Nouvelle-Calédonie, i.e. le tribunal de première instance et la Cour d'appel de Nouméa, connaissent en effet en leur sein une formation coutumière destinée à appliquer les coutumes Kanak. Ces formations sont ainsi composées d'un magistrat professionnel et de deux assesseurs coutumiers. Ces derniers représentent les aires coutumières de la Nouvelle-Calédonie et éclairent la juridiction sur le sens des différentes coutumes Kanak. Leur rôle ne se limite pas à un simple avis consultatif puisqu'ils ont voix délibératives. Se développe ainsi un droit jurisprudentiel composé des décisions rendues par des juridictions étatiques appliquant les coutumes Kanak. D'autre part, la loi organique donne compétence au Congrès de la Nouvelle-Calédonie pour adopter des lois du pays, ayant une véritable valeur législative locale, concernant le statut civil coutumier ou encore le régime des terres coutumières et palabres coutumiers. Ces domaines touchant l'identité Kanak, le Sénat coutumier de la Nouvelle-Calédonie est préalablement consulté. Sur ce fondement, s'est donc créé un droit coutumier législatif, s'attachant pour l'heure, de manière quantitativement limitée, à instaurer des règles essentiellement procédurales. Il apparaît que la traduction juridique des coutumes par la voie écrite résultant de la jurisprudence ou de la loi du pays, tant sur le fond que sur la procédure, n'est pas sans influence sur le contenu de celle-ci. L'observation et l'analyse des décisions rendues par les formations coutumières amènent à constater l'influence du droit français par le recours à des notions civiliste issues de la culture juridique française. L'étude des lois du pays portant sur les coutumes Kanak conduit au même constat. Nait alors un droit hybride, issu du droit occidental empreint de catégories juridiques prédéterminées et soucieux de sécurité juridique, à partir d'une source traditionnelle intrinsèquement orale. On peut dès lors se demander dans quelle mesure ce processus juridique conduit à une transmutation des coutumes Kanak, en confrontant une logique juridique individualiste à une culture océanienne, marquée par une approche holistique persistante.
Caroline Bouix, Charles Froger, « Le droit néo-calédonien face aux entités naturelles sujets de droit », Actualité juridique Droit administratif, Dalloz , 2024, n°41, p. 2216
Caroline Bouix, Charles Froger, « Le droit néo-calédonien face aux entités naturelles sujets de droit : de la difficile prise en compte de l’identité Kanak - Note sous Conseil d'Etat, 31 mai 2024, n° 492621, Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie », Actualité juridique. Droit administratif, Dalloz, 2024, n°412024, pp. 2216-2220
Saisi d'une demande d'avis relatif à une difficulté sérieuse de répartition des compétences en Nouvelle-Calédonie, le Conseil d'Etat est amené, pour la première fois, à s'interroger sur la possibilité de reconnaître des droits à la nature. L'occasion lui en est donnée par la volonté de l'une des trois provinces néo-calédoniennes de créer un nouveau statut juridique « d'entités naturelles
sujets de droit ». En tranchant la seule question de compétence, en faveur de la Nouvelle-Calédonie, le juge administratif ne se prononce certes pas sur le fond du débat entre tenants et opposants des droits de la nature, mais il rend une telle création peu probable, au détriment de la prise en compte de l'identité kanak.
Caroline Bouix, « Les dix ans du transfert de la compétence droit civil à la Nouvelle-Calédonie : un anniversaire en demi-teinte », Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie, Revue juridique, politique et économique de Nouvelle-Calédonie (Nouméa, Nouvelle-Calédonie) , 2024, n°43, p. 132
En 2023, la Nouvelle-Calédonie a commémoré les dix ans du transfert de la compétence en droit civil réalisé par la loi du pays n° 2012-2 du 20 janvier 2012. Cet anniversaire est intervenu en parallèle des discussions relatives au futur statut institutionnel du pays devant remplacer celui de l’Accord de Nouméa. À cette occasion, la question de la reprise de cette compétence par l’État, sans qu’elle ne soit pour l’heure tranchée, s’est posée. À l’aune de cet anniversaire, il paraît donc nécessaire de faire une rétrospective de dix années d’exercice pour mieux apprécier les conséquences de son maintien comme celles de son éventuel retrait. Si le bilan peut apparaître mitigé, la mise en œuvre de la compétence en droit civil a révélé des opportunités certainement insoupçonnées lors du transfert, opportunités que le législateur du pays pourrait exploiter à l’avenir. La réalisation, toujours difficile et inachevée, du destin commun passe certainement par le maintien de cette compétence, potentiel vecteur d’une prise en compte harmonieuse des identités collectives au sein de la société calédonienne.
Caroline Bouix, « Réflexions sur l’égalité des statuts personnels en Nouvelle-Calédonie », Revue des droits et libertés fondamentaux, Centre de recherches juridiques de Grenoble , 2023, n°5
A l’heure où la Nouvelle-Calédonie est de nouveau confrontée à l’antienne de son avenir institutionnel, une autre question essentielle mérite d’être abordée : celle de l’égalité entre les statuts personnels. A côté du statut civil de droit commun, existe le statut de droit coutumier Kanak. Souvent affirmée, leur égalité reste malmenée. Une plus grande prise en compte du pluralisme juridique permettrait pourtant de l’affermir.
Caroline Bouix, « Demande de suppression de la rente par les héritiers du débiteur de la prestation compensatoire : fondement et appréciation des conditions », Gazette du Palais, Gazette du Palais - Gazette du Palais, Lextenso , 2018, n°29, p. 57
Au décès du débiteur d’une rente viagère attribuée à titre de prestation compensatoire, ses héritiers peuvent en demander la suppression. La loi applicable est déterminée en fonction de la date de la fixation de la rente et non de celle de l’acte notarié la maintenant. L’avantage excessif au regard des critères de l’article 276 du Code civil (âge et état de santé du créancier) peut résulter du maintien d’une rente ayant déjà procuré au créancier une somme totale de 165 000 € depuis le prononcé du divorce, comparé à la situation patrimoniale de la fille du débiteur.
Caroline Bouix, « Réflexions sur le traitement des seconds pourvois en cassation », Procédures, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2018, n°6
Le traitement des seconds pourvois en cassation dépend, à l'heure actuelle, du positionnement de la juridiction de renvoi par rapport à la doctrine de la Cour de cassation dégagée lors du premier pourvoi. La question du maintien de ce régime différencié se pose aujourd'hui à la lumière d'un arrêt récent et des perspectives de réforme du traitement des pourvois.
Caroline Bouix, « Existence d'une obligation naturelle et d'un devoir de justice de deux soeurs envers leur frère, exclu de la succession de leur père. »: Commentaire Civ. 1 ère, 11 octobre 2017, n° 16-24533 (n° 1073 F-P+B), Petites affiches, Lextenso , 2018, n°25, p. 8
Caroline Bouix, « Existence d'une obligation naturelle et d'un devoir de justice de deux soeurs envers leur frère, exclu de la succession de leur père (Cass. 1ère civ., 11 oct. 2017) », Les Petites affiches, Lextenso, 2018, n°25, p. 8
Par un arrêt rendu en sa première chambre civile le 11 octobre 2017, la Cour de cassation a considéré que la cour d’appel avait pu déduire de l’établissement et la signature d’un acte sous seing privé entre deux sœurs et leur frère omis du testament de leur père et exclu de la succession canadienne du défunt, par lequel était exprimée la volonté que les actifs successoraux soient répartis par tiers et en parts égales entre eux, la transformation d’une obligation naturelle en obligation civile.
Caroline Bouix, « L’influence de la structure du code sur le fond du droit, Réflexions prospectives à partir du nouveau droit des obligations et de la preuve issu de l’Ordonnance du 10 février 2016 »: Réflexions prospectives à partir du nouveau droit des obligations et de la preuve issu de l’Ordonnance du 10 février 2016, Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2017, n°3, p. 931
Sur bien des points, l’ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 a modifié le droit français des obligations et de la preuve. À la consécration de la jurisprudence antérieure se sont ajoutés des changements substantiels et une réorganisation de la structure du code. Cette dernière opération, paraissant au premier abord purement formelle, répond logiquement et explicitement à un objectif d’accessibilité du droit mais ne doit pas y être cantonnée. En effet, le plan du code peut influer sur le fond du droit en produisant des effets juridiques et, plus largement, en portant l’esprit de la matière. Ce réagencement des textes peut ainsi contribuer à rendre le droit plus clair, à opérer des changements de fond et à guider, par la mise en évidence de principes et de valeurs, leur interprétation.
Caroline Bouix, « L’association la SPA, lorsqu’elle procède au don de chiens, n’agit pas en tant que professionnel au sens de l’article L. 132-1 du Code de la consommation »: note ss Cass. 1ère civ., 1er juin 2016, n°15-13236, Petites affiches, Lextenso , 2016, n°210, p. 10
Caroline Bouix, « L'association la SPA, lorsqu'elle procède au don de chiens, n'agit pas en tant que professionnel au sens de l'article L. 132-1 du Code de la consommation », Petites affiches, Lextenso, 2016, n°210, p. 10
Caroline Bouix, « LE NOUVEL ARTICLE 1221 DU CODE CIVIL ET LA FORCE OBLIGATOIRE DU CONTRAT », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2016, n°2, p. 571
Caroline Bouix, « Le nouvel article 1221 du Code civil et la force obligatoire du contrat », Revue de la recherche juridique : droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille, 2016, n°2
Caroline Bouix, « La motivation des arrêts de la Cour de cassation et le justiciable », Revue de la Recherche Juridique - Droit prospectif, Presses Universitaires d'Aix-Marseille (PUAM) , 2015, n°2, p. 561
Caroline Bouix, « Le juge face au formalisme légal »: L'exemple du droit du cautionnement, Revue de droit bancaire et financier, Éditions du Juris-classeur - LexisNexis , 2013, n°2, p. 33
Caroline Bouix, « Le juge face au formalisme légal », Revue de droit bancaire et financier, Editions du Jurisclasseur, 2013, n°2
Plus de soixante ans après la publication du célèbre article de Flour aux Études Ripert, il était intéressant de se demander si le constat dressé en 1955, quant à l’attitude du juge face au formalisme imposé par le législateur en droit du cautionnement, était toujours valable aujourd’hui. À travers l’examen des décisions de la Cour de cassation, il est apparu qu’il peut faire preuve d’un respect rigoureux des prescriptions légales au risque d’aboutir à des solutions contestables ou se détacher de la lettre du texte pour en faire primer l’esprit, une ambivalence à mettre en perspective avec la place plus générale du juge face aux exigences légales.
Caroline Bouix, « Parlement et éthique environnementale », le 07 novembre 2025
Journée d'étude organisée par l'INU Champollion, l'IEJUC, Ecole de droit, Université Toulouse Capitole, sous la direction scientifique de Jeanne Valax, Dr. en droit public, Université Panthéon Assas ; Céline Gueydan, MCF en droit public, Institut National Universitaire Champollion et Pierre-Alain Collot, MCF en droit public, Institut National Universitaire Champollion.
Caroline Bouix, « Codification(s) et droit(s) des Outre-mer », le 16 mai 2025
Journée d'étude organisée sous la direction scientifique de Caroline Bouix, MCF en droit privé, U. Toulouse Capitole et Charles Froger, MCF en droit public, U. Paris 1 Panthéon-Sorbonne, avec l’Institut de droit privé, Toulouse Capitole, le CERAP, ISJPS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et CNRS et l’Association des juristes en droit des outre-mer - AJDOM
Caroline Bouix, « L’hybridation des coutumes Kanak et du droit français en Nouvelle-Calédonie », L’hybridation des coutumes Kanak et du droit français en Nouvelle-Calédonie, Université de Guyane, le 01 janvier 2025
La communication met en lumière la coexistence, en Nouvelle-Calédonie, des coutumes kanak et du droit français au sein d’un système de pluralisme juridique. Loin d’une simple juxtaposition, cette coexistence engendre un droit hybridé, où les coutumes, reconnues dans certains domaines (statut personnel, terres), sont en pratique transformées par leur intégration dans le cadre étatique. Inversement, le droit local lui-même se laisse progressivement imprégner par les logiques coutumières, révélant une dynamique d’influences réciproques entre les deux systèmes juridiques.
Caroline Bouix, « Le droit coutumier kanak, entre protection et développement des terres coutumières en Nouvelle-Calédonie », Actes de la Recherche Ultra-Marine (ARUM), Paris, le 14 novembre 2024
Caroline Bouix, « L’hybridation des coutumes Kanak et du droit français en Nouvelle-Calédonie », Coutume et droit en Guyane française, dans l’outre-mer et en Amérique du Sud, Cayenne, Université de Guyane, le 21 octobre 2024
Caroline Bouix, « 10 ans après la loi du pays du 20 janvier 2012 : où en est le droit civil calédonien ? », 10 ans après la loi du pays du 20 janvier 2012 : où en est le droit civil calédonien ?, Nouméa New Caledonia, le 18 septembre 2023
Séminaire organisé par le LARJE - Laboratoire de recherches juridique et économique, Université de Nouvelle Calédonie sous la direction scientifique de Caroline Bouix, Maître de conférences en droit privé, et Vaimoe Albanese, Doctorante en droit privé
Caroline Bouix, « Les statuts personnels en Nouvelle-Calédonie Vers un pluralisme égalitaire ? », Exploring this sea of islands, Rarotonga Cook Islands, le 04 juillet 2023
Caroline Bouix, « La réforme de la fonction publique de la Nouvelle-Calédonie », le 21 octobre 2021
Organisé par le Laboratoire de Recherches Juridique et Économique LARJE, Université de Nouvelle Calédonie sous la direction scientifique de Charles Froger, LARJE – UNC
Caroline Bouix, « [Reporté] La veille de l’IDP », le 31 mars 2020
Organisé par l’IDP, Université Toulouse 1 Capitole
Caroline Bouix, « Les notions indéterminées, entre adaptation et sécurité », Les rythmes de production du droit, Toulouse (Faculté de droit), le 22 octobre 2015
Les différentes théories de l’interprétation, la méthode de l'Exégèse, de la Libre recherche scientifique, la théorie réaliste de l'interprétation, ne sont opposées qu'en apparence. Elles sont en réalité conciliables. L’interprétation peut être envisagée tout à la fois comme un acte de connaissance et de volonté. C’est un acte de connaissance car elle est aiguillée par des méthodes et des règles pratiques. Elle est également un acte de volonté en ce que ce cadre ne permet pas de découvrir un seul et véritable sens de la règle ; le sens donné est choisi pour être appliqué, les méthodes servant simplement à guider la décision du juge.