• THESE

    Par-delà le discours : le salafisme en France, socialisation ou rupture d'un groupe social ? : analyse de l'émergence d'un nouveau visage de l'islam en France, soutenue en 2011 à Paris Institut détudes politiques sous la direction de Gilles Kepel et Catherine Wihtol de Wenden 

  • Mohamed-Ali Adraoui, Brahim Afrit, Adam Baczko, Bayram Balci, Radicalités religieuses: au cœur d'une mutation mondiale, Éditions Albin Michel, 2025, 342 p. 

    Mohamed-Ali Adraoui, Dossier préparé en vue de l'obtention de l'habilitation à diriger des recherches en science politique, 2023, 71 p. 

    Mohamed-Ali Adraoui, Understanding Salafism, Springer International Publishing, 2022, 109 p.   

    Mohamed-Ali Adraoui, Khadiyatoulah Fall, Mouloud Haddad, Myriam Benraad, Mouhamed Abdallah Ly [et alii], Djihadisme, radicalisation et islamophobie en débats, PUL, Presses de l'Université Laval, 2021, InterCultures, 226 p. 

    Mohamed-Ali Adraoui, Comprendre le salafisme, l'Harmattan, 2020, Comprendre le Moyen-Orient, 58 p.  

    Mohamed-Ali Adraoui, Salafism Goes Global: From the Gulf to the French Banlieues, Oxford University Press, 2020, Religion and Global Politics Series, 248 p. 

    Mohamed-Ali Adraoui (dir.), The foreign policy of islamist political parties: ideology in practice, Edinburgh University Press, 2018, 200 p. 

    Mohamed-Ali Adraoui, Du Golfe aux banlieues: le salafisme mondialisé, Presses universitaires de France, 2017, Proche Orient, 233 p.   

    Mohamed-Ali Adraoui (dir.), Les islamistes et le monde: islam politique et relations internationales, l'Harmattan, 2015, Comprendre le Moyen-Orient, 218 p.   

    Mohamed-Ali Adraoui, Du golfe aux banlieues ? , 1e éd., Pouvoirs, 2014, 152, 121133 p.   

    Peut-on constater un intérêt particulier de l’Arabie saoudite ou du Qatar à l’égard des Français musulmans ? Que peut-on dire de l’usage de l’islam dans un éventuel sentiment de proximité entre ces pays et certains citoyens français de confession musulmane ? La visibilité de certains courants tels que le salafisme a, ces dernières années, mis en lumière des liens non plus seulement interétatiques mais intersociaux entre une partie des Français musulmans et certains pays du Golfe. Une analyse détaillée de ce phénomène amène néanmoins à considérer la complexité de ces évolutions.

    Mohamed-Ali Adraoui, Sandrine Tolotti,  En France, le salafisme est une religion de ghetto  , 11e éd., Books, 2013, 48, 4145 p.  

    Mohamed-Ali Adraoui, Leyla Arslan, L'Islam en France pour les nuls, First interactive, 2013, Pour les nuls, 166 p. 

    Mohamed-Ali Adraoui, Du Golfe aux banlieues , 2013   

    Cet ouvrageconstitue l’une des premières analyses – et l’une des plus abouties –de l’émergence du courant fondamentaliste de l’islam qu’est le salafisme. S’intéressant aux conceptions religieuses, à la sociologie et au rapport politique des adeptes, l’auteur, pendant plusieurs années, a fréquenté et a vu interagir avec leur environnement nombre d’entre eux. Bien que le terrain privilégié pour cette analyse de grande ampleur ait été la France, une large partie de l’ouvrage concerne le départ de ces derniers pour la «terre d’islam», censée permettre d’être plus fidèle aux injonctions d’une religiosité de rupture par opposition à la France «impie». L’auteur examine également, sur le temps long, les évolutions et les tournants, dans une perspective mondiale, de cette idéologie à l’origine, aujourd’hui, de nombreux mouvements et tentatives de vivre un islam «authentique». Malgré les évidentes positions des adeptes insistant sur l’irréductibilité de leur pratique dans un contexte majoritairement non musulman comme la France, le salafisme fait écho à des évolutions et des valeurs plus modernes et moins étranges que l’on ne pourrait croire.Sommaire : Pages de début (p. I)| Préface (p. 1-2)| Remerciements (p. 3-4)| Introduction (p. 5-36)| Chapitre I. La socialisation généalogique (p. 37-84)| Chapitre II. La socialisation pyramidale (p. 85-110)| Chapitre III. La socialisation immunitaire (p. 111-130)| Présentation (p. 131-134)| Chapitre IV. La socialisation filtrée (p. 135-168)| Chapitre V. La socialisation imaginaire (p. 169-192)| Chapitre VI. La socialisation postmoderne (p. 193-222)| Conclusion (p. 223-233)| Pages de fin (p. 234).

  • Mohamed-Ali Adraoui, « Salafisme et radicalisation djihadiste », in Juliette Galonnier, Stéphane Lacroix, Nadia Marzouki (dir.), Politiques de lutte contre la radicalisation, Presses de Sciences Po, 2022, pp. 39-40  

    Mohamed-Ali Adraoui, « Western Salafism: Socialization, Politicization and Globalization », in Roberto Tottoli (ed.) (dir.), Routledge Handbook of Islam in the West, Routledge, 2022 

  • Mohamed-Ali Adraoui, « Triomphe ou déclin ? », Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, 2024, n°77, pp. 72-75  

    Mohamed-Ali Adraoui, « Willems (Marie-Claire) – Musulmans. Une assignation ? – Bordeaux, Éditions du Détour, 2023. 200 p. Bibliogr. », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2024, n°73, pp. 527-529  

    Mohamed-Ali Adraoui, « Le califat des réformistes », Revue Esprit, Editions Esprit, 2021, n°480 

    Mohamed-Ali Adraoui, « Le califat des réformistes », Esprit, Esprit, 2021, n°480, pp. 97-107   

    Si les théoriciens du réformisme islamique au tournant du xxe siècle affirment l’unité de l’islam, ils diffèrent quant aux contours politiques, géographiques et identitaires à donner à un État islamique. Le califat des réformistes montre la perte de légitimité des formes étatiques connues à l’époque, marquées par la colonisation.

    Mohamed-Ali Adraoui, « Trajectoires de convertis au salafisme en France : marginalisation, socialisation, conversion », Archives de sciences sociales des religions, Archives de sciences sociales des religions, 2019, n°186, pp. 53-70   

    Cet article explore les trajectoires de Français de parents non musulmans convertis au salafisme. À la croisée d’une approche subjectiviste et déterministe, il cherche autant à mettre en lumière le sens que les acteurs masculins donnent à leur trajectoire, que les logiques sociales inhérentes à ce choix. Si les convertis décrivent leur choix comme une vocation spirituelle, l’article fait également ressortir l’importance et le rôle des sociabilités locales préexistantes à l’entrée dans le salafisme. Cette conversion « par osmose » (Mayer, 2011) et « par frottement » (De Singly, 2000) reflète une forme d’engagement religieux où l’éthique intransigeantiste s’alimente de discours et de représentations observables chez de nombreux jeunes de banlieue. L’inscription résidentielle au sein d’espaces territoriaux relégués, les zones périphériques ethnicisées et racisées des grandes villes, vient entretenir un rapport d’opposition à la société majoritaire. La conversion au salafisme se présente comme une transformation en langage islamique d'une situation marginale par rapport au monde environnant.

    Mohamed-Ali Adraoui, « Aux sources de la radicalisation : Les espaces sociaux du djihadisme », Esprit, Esprit, 2018, n°Octobre, pp. 75-83   

    Entre le terrorisme d’al-Qaïda dans les années 1990 et celui de l’Etat islamique, l’ennemi n’est plus l’Etat mais l’ensemble de la société, le djihad armé n’est plus la défense de l’islam mais l’utopie califale, et la stratégie ne consiste plus à commanditer des actions mais à susciter des carrières terroristes. Ce n’est pas l’offre idéologique qui génère une demande, mais certains profils sociaux qui s’emparent de la doctrine pour s’engager dans la violence.

    Mohamed-Ali Adraoui, « La hijra au service d’un projet de rupture intégral dans le salafisme français », Ethnologie française, Ethnologie française, 2017, n°47, pp. 649-658   

    Cet article fait la lumière sur le phénomène de la migration religieuse au sein de l’islam, la hijra, qui se déploie notamment aujourd’hui dans le cadre du salafisme français. Il montre le projet de rupture avec l’environnement social et culturel des adeptes de cette forme de religiosité puritaine et intransigeante. La migration dans le salafisme est un exil non seulement physique mais surtout moral, qui commence avant même le départ pour un pays musulman. Elle s’inscrit dans une approche graduelle où les adeptes cherchent d’abord à s’éloigner des « sources de perversion » présentes en France contre lesquelles les salafistes souhaitent réagir.

    Mohamed-Ali Adraoui, « Le salafisme, voilà l’ennemi ! : La production des discours d’un état d’exception dans le champ politique français », Hommes & Migrations, Hommes & Migrations, 2017, n°1316, pp. 69-76   

    Qu’il soit question du substrat idéologique légitimant la violence terroriste, des raisons ‪du‪ « communautarisme » supposé croissant dans certains quartiers ou encore des débats sur la visibilité vestimentaire dans l’espace public (voile intégral, burkini…), le radicalisme semble avoir aujourd’hui un nom, celui du salafisme. Ce courant religieux fait l’objet d’une construction récurrente dans les discours des personnalités politiques françaises, produisant l’amalgame avec l’ensemble des musulmans. La structuration discursive de cet ennemi commun sert de repoussoir idéologique dans une société qui, pour mettre en place les conditions de sa défense, instaure un état d’exception à l’égard de ses principes républicains.

    Mohamed-Ali Adraoui, « L’administration Obama et les Frères musulmans égyptiens dans les révolutions arabes », Revue internationale et stratégique, Revue internationale et stratégique, 2016, n°104, pp. 18-28   

    Cette contribution traite de la politique de Barack Obama dans le contexte des révolutions arabes. En s’intéressant aux articulations discursives des principaux décideurs et diplomates américains, il est possible de resituer la dialectique dans laquelle s’inscrit l’interaction entre les États-Unis et les Frères musulmans égyptiens. Cet article illustre les présupposés intellectuels et politiques ainsi que les intérêts sur lesquels s’est appuyée la politique d’engagement à l’égard des Frères musulmans, tout en montrant la difficulté de traiter avec un mouvement initialement hostile aux intérêts américains. L’article se fonde plus précisément sur les déclarations émanant des responsables et diplomates américains eu égard aux Frères musulmans et à la situation égyptienne jusqu’au coup d’État de l’été 2013.

    Mohamed-Ali Adraoui, « Le salafisme en France – Socialisation, politisation, mondialisation », Confluences Méditerranée, Confluences Méditerranée, 2016, n°95, pp. 69-80   

    Cet article traite de la question du salafisme en France, plus spécifiquement dans sa version quiétiste. Si la velléité de revenir à l’exemple des Sages Anciens (Salaf Salih) touche un nombre croissant de musulmans dans le monde, cette contribution tente de faire la lumière sur les contours et logiques de la socialisation, politisation et mondialisation (du Golfe, dont ce courant est originaire à l’époque contemporaine, jusqu’à la France) de ce mouvement. Approche empirique tirée d’un travail de thèse de plusieurs années, nous essayons notamment de resituer l’émergence de cette religiosité dans le temps plus long de l’islam militant, de ses évolutions et de ses ruptures.

    Mohamed-Ali Adraoui, « Partir au nom de Dieu ? Islam et migration : L’exemple de la hijra dans le salafisme français », Migrations Société, Migrations Société, 2015, n°159-160, pp. 13-28  

    Mohamed-Ali Adraoui, « WHATEVER HAPPENED TO THE ISLAMISTS? SALAFIS, HEAVY METAL MUSLIMS AND THE LURE OF CONSUMERIST ISLAM, Sous la direction d’Amel Boubekeur et Olivier Roy, Londres, Hurst, 2012, 256 pages », Politique étrangère, Politique étrangère, 2014, n°Eté, p. -  

    Mohamed-Ali Adraoui, Yann Mens, « France : Ni ambition politique, ni volonté destructrice », Alternatives Internationales, Alternatives Internationales, 2013, n°58, pp. 38-38  

    Mohamed-Ali Adraoui, « LES ISLAMISTES AU DÉFI DU POUVOIR : ÉVOLUTIONS D’UNE IDÉOLOGIE, Samir Amghar (dir.) - Paris, Michalon, 2012, 208 pages », Politique étrangère, Politique étrangère, 2012, n°Eté, p. -  

  • Mohamed-Ali Adraoui, « Invisible Actors in the Making of International Law », le 27 novembre 2025  

    Colloque organisée par le Centre d’histoire de Sciences Po sous la direction scientifique de Daniela Luigia Caglioti, Univ. Federico II Napoli - Jean d’Aspremont, Sciences Po, Ecole de Droit/Manchester - Renaud Morieux, Cambridge - Horatia Muir Watt, Sciences Po, École de Droit - Paul-André Rosental, Sciences Po, CHSP - David Todd, Sciences Po, CHSP / CHEP et Dina Waked, Sciences Po, École de Droit, École de la recherche

  • Mohamed-Ali Adraoui, Mohamed-Ali Adraoui, Mohammed Hocine Benkheira, EHESS, (2024, 27 juin), Halal, in Abécédaire de l'islam, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/p6ts-jj59, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Mohamed-Ali Adraoui, Mohamed-Ali Adraoui, FMSH, (2016, 31 mai), Mohamed Ali Adraoui, in Les ressources idéologiques, intellectuelles et financières du djihadisme, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/q4r1-wy72, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Mohamed-Ali Adraoui, Mohamed-Ali Adraoui, Hosham Dawod, Bernard Rougier, FMSH, (2016, 1 décembre), Salafisme : réalités et métamorphoses, réceptions et usages, in Séminaire Plateforme, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/fffb-bj67, (Consultée le 26 octobre 2025). 

    Mohamed-Ali Adraoui, Mohamed-Ali Adraoui, FMSH, (2017, 19 janvier), 3/ Entre salafisme, sectarisme et violence, les nouveaux visages de la radicalité - Mohamed-Ali Adraoui, in Lancement du Panel, [Vidéo], Canal-U, https://doi.org/10.60527/1xmm-hg10, (Consultée le 26 octobre 2025). 

ActualitésPublicationsENCADREMENT DOCTORAL
  • Marija Pavicevic, Les enjeux des migrations internationales aux frontières de l’Union européenne : le cas de la Serbie, thèse soutenue en 2024 à Paris 13 présidée par Antoine Pécoud, membres du jury : Elena Ambrosetti (Rapp.), Serge Weber (Rapp.), Catherine Wihtol de Wenden   

    Cette thèse aborde la question de l’influence de l’UE, mais aussi d’autres acteurs internationaux, en particulier le HCR et l’OIM, sur la construction de la politique migratoire et d’asile serbe. Ces acteurs participent au processus d’harmonisation de la législation serbe aux acquis européens dans les domaines de gestion des migrations, des frontières et de l’asile. En présentant l’étude approfondie du cas de la Serbie, nous analysons les dynamiques d’européanisation, de sécurisation et d’externalisation liées au contexte migratoire entre 2015 et 2018. La position géopolitique de la Serbie, au cœur des routes migratoires entre l’Ouest et l’Est, détermine les dynamiques du processus d’européanisation de la politique migratoire et d’asile serbe. En analysant le processus de transfert des normes européennes 1 vers la Serbie, nous avons pu évaluer les degrés d’adoption des normes n’impliquant pas nécessairement leur adaptation 2 dans la législation nationale et le cadre institutionnel et administratif. Si la politique migratoire et d’asile serbe d’avant 2014 reflète le phénomène d’ « adaptation superficielle » ou« shallow europeanisation »3, depuis l’ouverture des négociations d’adhésion de la Serbie à l’UE en 2014 et la « crise migratoire » de 2015, nous observons« deeper europeanisation »4 ou une adaptation plus profonde aux normes et valeurs sécuritaires de la politique migratoire et d’asile de l’UE. Les processus d’européanisation, de sécurisation et d’externalisation des migrations, des frontières et de l’asile se rejoignent pour proposer l’analyse des relations entre la Serbie, le pays candidat, et l’UE, dominées par la diplomatie migratoire. 5 Nous proposons une lecture sur le positionnement de la Serbie dans le système migratoire en tant que pays, émetteur, receveur et de transit, essayant de tirer des bénéfices politiques 6 et économiques et consolidant ainsi son statut de« buffer zone » 7 ou zone tampon, « protégeant » les frontières extérieures de l’UE .Mots clés: européanisation, sécurisation, externalisation, diplomatie migratoire,transfert de normes, zone tampon, Serbie, UE.

  • Chloé Lala-Guyard, Émotion, engagement, violence : saisir les dimensions subjectives des trajectoires de radicalisation jihadiste, thèse soutenue en 2025 à université ParisSaclay sous la direction de Xavier Crettiez présidée par Corinne Torrekens, membres du jury : Christophe Traïni (Rapp.), Gilbert McLaughlin (Rapp.), Nathalie Duclos   

    L'objectif de cette thèse est d'interroger la place des dimensions émotionnelles dans les trajectoires de radicalisation jihadiste. Si la part subjective de l'activisme à haut risque est restée une variable négligée dans la sociologie du militantisme violent, a fortiori jihadiste, elle a récemment fait l'objet d'une importante reconsidération à l'origine d'une littérature prolixe en la matière. Néanmoins, si des recherches plus récentes se sont ressaisies du « matériau émotion », elles sont parfois tombées dans l'écueil de schématisations réductrices, faisant de l'émotion une des principales causes de l'engagement violent.Ce travail de recherche s'inscrit donc dans le sillage de « ce tournant émotionnel » de l'étude de la fabrique de la radicalité en tentant plutôt de comprendre les mécanismes d'interaction de l'émotion avec d'autres facteurs, impliqués, dans un processus de radicalisation en croisant le temps biographique et le temps de l'engagement jihadiste. L'intérêt de cette recherche consiste donc plutôt à éclairer l'influence des émotions à travers les expériences vécues des auteurs d'infraction terroriste dans la « composition dynamique » d'une volonté d'entrer en radicalité. Dans quelle mesure l'épaisseur émotionnelle et biographique des individus qui s'engagent participe-t-elle à la fabrique de la radicalité ? Comment se construit l'opération de mise en sens de ce vécu pour qu'il cadre avec la décision de s'engager dans une action violente ? Quels sont les « bénéfices émotionnels » que procure l'engagement à son auteur ?À travers la mise en place d'une campagne d'entretiens avec des personnes condamnées pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » (AMT), à référence jihadiste, réalisée sur 18 mois en milieu fermé (centres pénitentiaires) et en milieu ouvert (dispositif PAIRS) ainsi que le suivi des interrogatoires d'audience des accusés du procès des attentats du 13 novembre 2015 (v13), l'ambition de cette thèse est de retracer la trajectoire subjective de leur itinéraire radical.