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Thomas Lépinay

Professeur, Science politique.

Université Lille · Faculté des Sciences Juridiques, Politiques et Sociales Centre d'Études et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales — CERAPS
Université de LilleFaculté des Sciences Juridiques, Politiques et SocialesCentre d'Études et de Recherches Administratives, Politiques et Sociales

Présentation

Autres laboratoires

Centre Européen de Sociologie et de Science Politique

Actualités scientifiques

Parution
13 janv. 2020
Colloque
16 mai 2019 · Strasbourg
Séminaire
18 janv. 2019 · Paris

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Le pouvoir des rapports : la Cour des comptes, du jugement des comptes à l'évaluation des politiques publiques (années 1950 – années 2010) contribution à une histoire des grands corps de l'État, soutenue en 2020 à Paris 1 sous la direction de Brigitte Gaïti présidée par Bastien François, membres du jury : Florence Descamps (Rapp.), Jean-Michel Eymeri-Douzans (Rapp.), Daniel P. Carpenter et Philippe Bezes  

    Entre l’après-guerre et le début du XXIe siècle, la Cour des comptes, grand corps de l’État dont les membres ont pour la plupart compté parmi les meilleurs élèves de l’ENA, a connu une trajectoire singulière : autrefois cantonnée au jugement des comptes publics, elle a progressivement étendu ses missions vers des tâches réputées plus politiques. De surcroît, ce changement ne s’est pas fait dans la discrétion : la Cour est devenue dans le même temps une institution fortement médiatisée. En d’autres termes, les magistrats ont construit de nouveaux publics, ont renouvelé leur profession et ont déplacé la « frontière » entre le politique et l’administratif. Au rebours des approches traditionnelles sur les grands corps de l’État, qui tendent à mettre l’accent sur les circulations des membres hors de l’institution, l’hypothèse développée est que les membres du corps ont modelé leur travail quotidien dans les murs, c’est-à-dire l’écriture de rapports, pour renforcer leur position au sommet de l’État. La thèse interroge ainsi les évolutions des formes de contrôle de la Cour en les contextualisant dans les transformations de l’État. Elle examine ensuite la manière dont les acteurs ont fait reconnaître leur expertise par des publics variés. Elle entre enfin dans la boîte noire de la production et de la réception des rapports, pour comprendre comment une institution peut être durablement reconnue comme « lieu neutre ». L’approche retenue utilise les outils de la sociologie des institutions et de la réputation organisationnelle. Elle exploite divers matériaux : entretiens, archives écrites et orales, observations, analyse de la presse et de rapports publics.

  • Ouvrages

    Thomas Lépinay, Bastien François, Antoine Vauchez, Maria Bigday, Isabelle Boucobza [et alii], Politique de l'indépendance: formes et usages contemporains d'une technologie de gouvernement, Presses universitaires du Septentrion, 2020, Espaces politiques, 340 p.  

  • Chapitres d'ouvrage

    Thomas Lépinay, « Devenir « les sages de la rue Cambon ». La construction d’une position d’indépendance à la Cour des comptes », Politique de l’indépendance. Formes et usages contemporains d’une technologie de gouvernement :, Presses universitaires du Septentrion, 2020, pp. 73-94 

  • Articles

    Thomas Lépinay, « Les règles budgétaires européennes contraignent-elles les budgets nationaux ? Une gouvernance économique à géométrie variable », Action publique. Recherche et pratiques, Action publique. Recherche et pratiques, 2025, n°24, pp. 25-38  

    Thomas Lépinay, « Kristoffer Kolltveit, Richard Shaw (eds) (2022) », Gouvernement et action publique, Gouvernement et action publique, 2024, n°13, pp. 141-145  

    Cet article interroge la fabrique d’un consensus ambigu entre les élu·es autour de la politique d’égalité adoptée sous la majorité municipale de droite de retour au pouvoir à Toulouse en 2014 après le mandat socialiste de Pierre Cohen (2008-2014). Il renvoie ce faisant à un agenda de recherche plus large sur la dimension partisane des politiques publiques. Ce consensus s’appuie tout d’abord sur une genèse politiquement peu marquée des politiques d’égalité dans la ville rose. Il repose ensuite sur l’existence de continuités avec la politique d’égalité mise en place sous le mandat socialiste et sur l’occultation des changements intervenus dans certains secteurs. L’examen des politiques de genre à l’échelle locale donne en effet à voir un phénomène hybride de standardisation et différenciation partisane des politiques de genre. À rebours d’une co-construction de la politique d’égalité avec la commission extra-municipale sous le mandat socialiste, la ritualisation de la politique d’égalité sous la droite permet d’éviter le débat autour de cette dernière et d’en asseoir les usages conservateurs.

    Thomas Lépinay, « Qu’est-ce qu’un budget sincère ? Les lois de finances entre juridicisation et politisation », Droit et société, Droit et société, 2023, n°112, pp. 599-619  

    Au prisme de la sociologie du droit et à travers une approche processuelle, cet article interroge le principe constitutionnel de « sincérité budgétaire », ordinairement présenté par la doctrine comme incertain et ineffectif. Il analyse les mobilisations en faveur de ce principe depuis les années 1990 et les luttes pour sa définition, entre simple respect du droit à l’information du Parlement et instrument plus formalisé de discipline budgétaire. Il examine les divers effets produits par l’existence de cette ressource mobilisable qu’est la règle de droit, en soulignant les retraductions politiques et médiatiques dont il fait l’objet. Ce faisant, il donne à voir l’évolution des rapports de force à l’œuvre dans l’élaboration des lois de finances et met au jour une tension entre juridicisation et politisation des textes financiers.

    Thomas Lépinay, « Écrire à l’image de son institution. Les rapports de la Cour des comptes et du Conseil économique, social et environnemental », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2020, n°26, pp. 33-53  

    L’article montre le travail institutionnel au fondement de la vie des rapports publics, depuis leur production jusqu’à leur réception. Il prend pour exemples les rapports du Conseil économique, social et environnemental et de la Cour des comptes. Avec une approche fondée sur la sociologie des institutions, la comparaison révèle deux différents styles de rapports, soit deux types d’identités institutionnelles : la Cour des comptes se présente comme une organisation bureaucratique de hauts fonctionnaires, tandis que le CESE se donne à voir comme un parlement de la société civile organisée. En second lieu, les deux institutions, qui n’ont pas de pouvoir coercitif et qui subissent des critiques sur leur inefficacité ou leurs partis pris, doivent donner un sens à leurs rapports, orienter la réception de leurs différents publics, et convaincre de l’utilité de leur travail. En outre, elles doivent montrer que leurs constats et recommandations sont légitimes. L’article s’arrête enfin sur les luttes au sein des institutions et sur les contraintes qui pèsent sur les acteurs dans la définition de leur rôle. Ceux-ci s’accordent sur un nombre relativement limité de pratiques acceptables. Les règles et l’identité institutionnelles contribuent ainsi à orienter la forme, le style d’écriture, le cadrage et, ce faisant, le contenu des rapports.

    Thomas Lépinay, « Écrire à l’image de son institution. Les rapports de la Cour des comptes et du Conseil économique, social et environnemental », Revue internationale de politique comparée, De Boeck, 2019, n°4, pp. 33-53 

    Thomas Lépinay, « Du juge des comptes au conseiller du prince. Quand la Cour des comptes transforme ses manières de contrôler », Politix, De Boeck Supérieur, 2018, n°4 

  • Rapports de recherche

    Thomas Lépinay, Antoine Vauchez, Isabelle Boucobza, Olivia Bui-Xuan, Jean-Michel Chahsiche, Un champ de la régulation publique indépendante?: Acteurs, registres de justification et formes d'autorité politique des agences de régulations en France, 2019   

  • Communications

    Thomas Lépinay, « Contrôler et évaluer le bon usage des finances publiques : vecteur d’une confiance renouvelée dans les institutions », le 25 novembre 2025 

    Journée d'études organisée par le CRJFC, Université de Franche-Comté

    Thomas Lépinay, « La nouvelle gouvernance européenne, une occasion manquée ? », le 12 novembre 2025 

    Séminaire organisé par l'UMR Droit et changement social, Nantes Université / CNRS, sous la direction scientifique d'Anne-Claire Dufour et Antoinette Hastings.

    Thomas Lépinay, « Saisir les dimensions socio-politiques du jugement », le 16 mai 2024 

    Colloque organisé par Marc Milet et Thomas Perroud, Université Panthéon-Assas

    Thomas Lépinay, « Débat public : Acteurs, structuration, ressources », le 16 mai 2019 

    Organisé par le laboratoire Sage et Sciences Po Strasbourg sous la direction de Philippe Juhem & Francisco Roa Bastos

    Thomas Lépinay, « Chantiers d'histoire administrative », le 18 janvier 2019 

    Co organisé par Marc Olivier Baruch, EHESS, Emilien Ruiz, Sciences Po- CHSP et Natacha Gally, Université Paris 2 - CERSA

    Thomas Lépinay, Pierre Mayance, Bérangère Rocalve, Evélia Mayenga, « Conclusion : retour sur l’autonomie comme nouvel impératif de l’action », Colloque, Que veut dire autonomie aujourd'hui ? Genèse et usages d’une catégorie d’action publique, Paris, le 18 juin 2018