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  • THESE

    Orienter et activer : Les projets coopératifs d'énergie renouvelable à l'épreuve du marché Une comparaison multi-niveaux Danemark, France, Royaume-Uni, soutenue en 2020 à Rennes 1 sous la direction de Romain Pasquier présidée par Sylvie Ollitrault, membres du jury : Aurélien Evrard (Rapp.), Claire Dupuy (Rapp.), Pascale Trompette, Graeme Hayes et Andy Smith   

  • Pierre Wokuri, Une énergie verte et démocratique ?: les projets coopératifs d'énergie renouvelable au Danemark, en France et au Royaume-Uni, Le Bord de l'eau, 2024, Histoire des brèches, 335 p.  

    Pierre Wokuri, Romain Pasquier, Sylvie Ollitrault, Aurélien Evrard, Claire Dupuy [et alii], Orienter et activer: les projets coopératifs d'énergie renouvelable à l'épreuve du marché une comparaison multi-niveaux Danemark, France, Royaume-Uni, 2020, 560 p.  

    La transition énergétique, tantôt utilisée comme mot d’ordre politique, tantôt comme notion analytique, est souvent mobilisée pour exprimer un changement important dans l’organisation et le contenu des politiques énergétiques, ainsi que des comportements collectifs et individuels. La présente thèse s’est attachée à examiner l’une des dynamiques de cette dite transition en analysant la mise en action d’initiatives de production et de distribution d’électricité d’origine renouvelable par des acteurs collectifs citoyens, seuls ou en partenariats avec d’autres acteurs de marché : les projets coopératifs. La thèse s’articule autour de trois niveaux d’analyse : les régimes nationaux de politique publique de l’électricité, les organisations collectives représentant les intérêts des projets coopératifs et neuf organisations coopératives. La thèse montre que la participation des projets coopératifs s’explique par deux formes de pouvoir économique : le pouvoir d’orientation et d’activation. Le premier désigne la capacité des organisations collectives des projets coopératifs à orienter et s’orienter au sein d’un régime de politique publique pour créer des possibilités de mise en marché. Le second désigne la capacité des projets coopératifs à activer des possibilités (juridiques, financières, sociales et politiques), présentes à l’état latent dans le régime de politique publique et nécessaires pour leur concrétisation. À partir d’une enquête qualitative (entretiens semi-directifs, observations, analyse de documents de politique publique, business plan...) et comparative (Danemark, France et Royaume-Uni), la thèse entend contribuer à la compréhension des dynamiques de changement dans l’action publique, de la trajectoire d’une innovation au sein d’un marché et des relations entre activités économiques, action publique et action collective, tout en enrichissant la prise en compte des modèles ou styles de politiques publiques via la notion de régime de politiques publiques. Si les trajectoires nationales diffèrent, les contenus des mix électriques se distinguent, les cas britanniques, danois et français convergent toutefois autour d’un résultat commun : la participation neutralisée des projets coopératifs. Dans ces trois États, ces initiatives restent cantonnées au statut de niches dont la diffusion est partielle et sont neutralisées. La thèse identifie quatre éléments décisifs pour expliquer cette neutralisation : (i) les difficultés des organisations collectives des projets coopératifs à institutionnaliser les avantages obtenus ; (ii) les difficultés des projets coopératifs à orienter les régimes vers une reconnaissance de leur spécificité ; (iii) la faible autonomie des projets coopératifs dans l’exercice d’un pouvoir d’orientation ; (iv) les difficultés à créer des circuits de commerce autonomes et propres aux projets mis en action. Si les projets coopératifs parviennent parfois à s’insérer dans des marchés nationaux, leur contribution au changement reste relativement mineure dans l’état actuel des contraintes politiques et économiques qui pèsent aux niveaux nationaux.

  • Pierre Wokuri, Aurélien Evrard, « Energie », in Nicolas Kada, Romain Pasquier, Claire Courtecuisse, Vincent Aubelle (dir.), Dictionnaire encyclopédique de la Décentralisation, Berger-Levrault, 2017, pp. 38-42 

  • Pierre Wokuri, Aurélien Evrard, « Énergie », Références, Références, 2025, pp. 237-243  

    Pierre Wokuri, « Is the creation of a state-owned enterprise in the fossil fuel industry an indicator of the existence of “state capitalism”? Insights from the case of the Uganda National Oil Company », Entreprises et histoire, Entreprises et histoire, 2025, n°118, pp. 93-109   

    This article addresses the question of how petroleum wealth shapes the development of nations. It also asks if ‘weak states’ are perceived as more attractive and whether international oil companies can defend themselves more easily in such ‘weak’ states. While research has already sought to provide answers to these questions, there are certain limitations to previous approaches. In particular, insufficient attention has been paid to domestic politics and the role of states in the Global South is often analysed from a deterministic perspective. In addition, little work has been done on the political and economic dynamics that were having an impact before the resources of these states were exploited. This article aims to fill this gap by asking whether the creation of a national state enterprise in the fossil fuel industry is an indicator of the existence of state capitalism. The term state capitalism refers to a configuration of capitalism in which the state plays an essential role as a promoter, supervisor and owner of capital. The case of Uganda National Oil Company (UNOC) is considered of particular interest in order to develop our understanding of the content and scale of state capitalism. It is already significant that Uganda could be considered as corresponding to this configuration of capitalism, as it is perceived to be a “fragile state” with little economic interventionism. The research was designed to include semi-structured interviews and an analysis of parliamentary debates and leaked diplomatic documents from Wikileaks and the Panama Papers. The article is structured in two sections. The first section outlines the interaction between the oil sector and the Ugandan regime, introduces the theoretical framework and explains the research design. In the second section, the development of UNOC since its foundation in 2014 is detailed and two key dimensions of its trajectory are highlighted. The first is its capital structure and the second is the desire expressed by its managers and Ugandan political leaders to move its production model to that of a vertically integrated oil company.

    Pierre Wokuri, « Défricher puis se retirer : la trajectoire de Tullow en Ouganda », Flux, Flux, 2024, n°137, pp. 77-91   

    De nombreuses recherches permettent de comprendre les actions et les trajectoires des firmes qui dominent les marchés mondiaux du pétrole. En revanche, on dispose de peu d’éléments pour mieux saisir, d’une part, le cas d’entreprises pétrolières moins centrales et, d’autre part, comment celles-ci entrent ou se retirent d’un marché donné. Cet article souhaite contribuer à pallier ces manques en présentant comment un indépendant du secteur pétrolier, l’irlandaise Tullow, est entré puis s’est retiré des activités pétrolières en Ouganda. Pour cela, il s’appuie sur une enquête qui mobilise six types d’empreintes empiriques dont des entretiens semidirectifs, un corpus d’une quinzaine de télégrammes diplomatiques ayant fuité via Wikileaks, des corpus de presse et de comptes-rendus de débats parlementaires.

    Pierre Wokuri, « En Ouganda, renoncer au pétrole, mais à quel prix ? », Socialter, Socialter, 2024, n°65, pp. 38-41  

    Pierre Wokuri, « Comment des mouvements sociaux économiques parviennent-ils à agir sur et dans le marché malgré l’adversité ? Le cas des projets coopératifs d’énergie renouvelable en France et au Royaume-Uni », Revue internationale de politique comparée, Revue internationale de politique comparée, 2024, n°30, pp. 233-266   

    Secteur du recyclage, monnaies locales, agriculture biologique et circuits courts, représentent autant de domaines dans lesquels des mouvements sociaux investissent des espaces marchands pour atteindre des objectifs militants. Si les recherches portant sur ces mouvements permettent de documenter finement les dynamiques internes de ces derniers au niveau local, on manque en revanche de travaux pour saisir comment des mouvements sociaux économiques agissent aux niveaux micro, méso et macro. Cet article pallie ce manque en montrant, à partir du cas des projets coopératifs d’énergie renouvelable en France et au Royaume-Uni, que les mouvements sociaux économiques agissent à ces niveaux via deux formes de pouvoir économique. Premièrement, ils agissent sur le marché en influençant les manières dont l’action publique façonne l’activité économique via un pouvoir d’orientation. Deuxièmement, ils agissent dans le marché en créant de nouveaux modèles d’organisations économiques via un pouvoir d’activation.

    Pierre Wokuri, « Comment les nouveaux entrants dans un marché font usage de l’Union européenne ? Le cas des projets coopératifs d’énergie renouvelable », Politique européenne, Politique européenne, 2022, n°77, pp. 36-65   

    De nombreux travaux ont mis en évidence que l’européanisation constituait un processus pouvant produire des changements en matière d’activités économiques. Si la libéralisation économique et l’ancrage européen des grandes firmes ont été abondamment documentés, peu de travaux analysent le cas d’acteurs moins visibles, plus petits et moins établis. Cet article pallie ce manque en se demandant, à partir du cas des projets coopératifs d’énergie renouvelable, comment de nouveaux entrants sur un marché font usage de l’Union européenne. L’article met en lumière trois usages de celle-ci effectués par les acteurs de ces projets : un outil d’obtention de ressources cognitives et financières (1), un outil d’intermédiation (2), et un levier d’ouverture (partielle) de marchés (3).

    Pierre Wokuri, « Les projets coopératifs d’énergie renouvelable à l’épreuve des régimes de politique publique : les cas de MOZES au Royaume-Uni et de Bretagne énergies citoyennes en France », Natures Sciences Sociétés, Natures Sciences Sociétés, 2021, n°29, pp. 57-67   

    Dans des régimes de politique publique britanniques et français peu propices aux projets coopératifs d’énergie renouvelable, comment peut-on expliquer l’émergence de ces initiatives depuis une décennie ? À partir de l’analyse de deux projets, l’article met à l’épreuve l’hypothèse de partenariats entre pouvoirs locaux et collectifs citoyens comme outils permettant de contourner les difficultés produites par les régimes nationaux. Dans le cas de Lorient, nous mettons en évidence que la régulation conventionnée entre la municipalité et Bretagne énergies citoyennes (BEC) permet d’atténuer les évolutions de l’instrument de tarif d’achat. Dans le cas de Nottingham, nous mettons en évidence que l’initiative envisagée par Meadows Ozone Energy Services Limited (MOZES) est altérée par le régime avec une coopération avec City Council de Nottingham qui ne permet pas de produire une régulation conventionnée contournant la barrière érigée par le régime national.

    Pierre Wokuri, Benoit Giry, « Une sociologie du rendement social : Le travail d’organisation et ses valeurs dans les coopératives citoyennes d’énergie renouvelable en Bretagne », Revue française de sociologie, Revue française de sociologie, 2021, n°61, pp. 559-586   

    En tant que forme d’organisation sociale de la production, la coopérative citoyenne lance un défi aux termes analytiques des sciences sociales : fréquemment analysée à l’aune de la « tension » entre ses objectifs militants et ses objectifs productifs, ses modes de régulation sont généralement stéréotypés. À partir d’une enquête portant sur trois coopératives citoyennes d’énergie renouvelable, cet article propose un modèle analytique permettant de poser à nouveaux frais la question de l’articulation des valeurs productives et militantes pesant sur les « entreprises sociales ». À travers les différentes épreuves d’organisation – formalisation du projet, recrutement des coopérants, financement, rédaction des statuts, décisions d’investissement, gestion des bénéfices –, l’analyse fait ressortir le caractère contingent et segmenté de l’articulation entre les performances militantes et productives de la coopérative. En dernière analyse, ce caractère contingent peut s’expliquer par l’existence d’une valeur spécifique orientant le travail d’organisation de l’entreprise sociale : l’augmentation de son rendement social.

    Pierre Wokuri, « Le travail d’organisation et ses valeurs dans les coopératives citoyennes d’énergie renouvelable en Bretagne », Revue française de sociologie, Presses de Sciences Po / Centre National de la Recherche Scientifique, 2020, n°4 

    Pierre Wokuri, « La participation citoyenne dans l’éolien au Danemark : institutionnalisation durable ou expérimentation temporaire ? », Participations, Participations, 2019, n°23, pp. 193-217   

    La mise en œuvre de l’éolien au Danemark est fréquemment envisagée comme un « modèle » coopératif de participation citoyenne par les chercheurs en sciences sociales. Cependant, peu de travaux adoptent une perspective de long terme pour saisir les évolutions des formes de participation concernant cette énergie. En analysant la trajectoire de l’éolien danois depuis les prémisses de son développement au début des années 1980 jusqu’à aujourd’hui, cet article examine ces transformations à l’aune de l’évolution des configurations d’interaction citoyens/développeurs éoliens et les explique en mettant en évidence le rôle du régime de politique et de la configuration sociotechnique de l’éolien danois.

    Pierre Wokuri, « Accumuler du capital, accumuler du pouvoir ? », Revue de la régulation. Capitalisme, institutions, pouvoirs, Association Recherche & Régulation    

    Introduction Capacité à produire du commun (Le Gouill & Poupeau, 2020), à créer et maintenir des espaces publics de proximité (Bucolo & Laville, 2006) ou encore à équilibrer les tensions entre objectifs productifs et objectifs militants (Borzaga & Defourny, 2001 ; Smith, Gonin & Besharov, 2013), une part significative des travaux traitant des coopératives s’attache à analyser leur « pouvoir subversif » (Darbus, 2014). L’examen de cette dimension « alternative » permet de saisir dans quelle me...

    Pierre Wokuri, « Community Energy in the United Kingdom:beyond or between the Market and the State? », Revue Française de Civilisation Britannique. French Journal of British Studies, CRECIB    

    Introduction I do not see the government’s task as being to try and plan the future shape of energy production and consumption. It is not even primarily to try to balance UK demand and supply for energy. Our task is rather to set a framework which will ensure that the market operates in the energy sector with a minimum of distortion and energy is produced and consumed efficiently.(Nigel Lawson, Secretary of State for Energy, Cambridge, 28 June 1982) Delivered by the then Secretary of State fo...

  • Pierre Wokuri, Working paper WHIG : Enjeux et orientations des politiques publiques du logement : 2015-2021, 2022   

  • Pierre Wokuri, « La mer, nouvel horizon des énergies », le 29 juin 2022  

    Organisé sous la direction de Martine Bartolomei, Francis Beaucire et Arnaud Passalacqua dans le cadre des Colloques de Cerisy.

    Pierre Wokuri, « Cinquièmes journées doctorales sur la participation du public et la démocratie participative », le 12 janvier 2018  

    Organisé par le GIS Participation du public, décision, démocratie participative. Ces journées vont permettre à l'ensemble des doctorants de se rencontrer, d'exposer leurs travaux, de confronter leurs hypothèses, leurs méthodes et leurs résultats