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  • THESE

    Réponses des Etats à la Droite Radicale en France et en Allemagne : acteurs publics, cadres de référence et prise de décision, soutenue en 2017 à Université ParisSaclay ComUE sous la direction de Michael Minkenberg et Fabien Jobard présidée par Hans-Gerd Jaschke, membres du jury : Sabine Saurugger (Rapp.)  

  • Bénédicte Laumond, Policy responses to the radical right in France and Germany: public actors, policy frames, and decision-making, Taylor & Francis Group, 2020, Extremism and democracy series (Online), 229 p.   

    Bénédicte Laumond, Michael Minkenberg, Fabien Jobard, Hans-Gerd Jaschke, Sabine Saurugger, Réponses des Etats à la Droite Radicale en France et en Allemagne: acteurs publics, cadres de référence et prise de décision, 2017, 412 p.  

    À partir de campagnes d’entretiens réalisés auprès d’acteurs publics répondant à la droite radicale en Allemagne et en France, je propose d’expliquer comment les acteurs publics de ces deux Etats participent à la régulation de l’expression du radicalisme de droite. J’ai choisi pour ce faire d’explorer deux pays voisins ayant cadré différemment la place de la lutte contre le radicalisme de droite : les acteurs politiques et administratifs allemands ont construit une politique publique luttant contre le radicalisme politique, ce qui n’est pas le cas de la France où le traitement de la droite radicale se fait avant tout au sein de l’arène politique. L’approche comparée souligne que la gouvernance de la droite radicale par les services de l’Etat fait l’objet d’une construction constante reposant sur une diversité d’acteurs ayant leurs propres cadres de références basés sur des jugements normatifs, des intérêts et expériences institutionnelles. Ce sont les constellations d’acteurs avec différents cadres de référence et la nature de leurs interactions qui permettent d’expliquer les conditions de l’utilisation des instruments de politique publique répondant au radicalisme de droite. Les différences dans la gestion du radicalisme de droite en Allemagne et en France illustrent les rapports que ces sociétés libérales et démocratiques entretiennent avec la politique.

    Bénédicte Laumond, Police et Surveillance de l'Extrême Droite en Allemagne, l'Harmattan, 2015, Inter-national (Série Premières synthèses - jeunes chercheurs), 149 p.  

    Bénédicte Laumond, Police et surveillance de l'extrême-droite en Allemagne, l'Harmattan, 2015 

  • Bénédicte Laumond, Fabien Jobard, Nicolas Hubé, Shaïn Morisse, « Laypersons and their Penal Rationalities: A Card Game to Shed Light on the Penal Demand of the French and German Populations », in Kirstin Drenkhahn, Fabien Jobard, Tobias Singelnstein (dir.), Impending Challenges to Penal Moderation in France and Germany: A strained restraint, Routledge, 2023, pp. 65-81   

    Bénédicte Laumond, Shaïn Morisse, « Law-and-order Politics »: The Ticket to Success for Political Actors?, Impending Challenges to Penal Moderation in France and Germany, Routledge, 2023 

    Bénédicte Laumond, « Governing Crime in Parliament », Impending Challenges to Penal Moderation in France and Germany, Routledge, 2023 

    Bénédicte Laumond, « Staatliche Maßnahmen zur Bekämpfung der radikalen Rechten in Frankreich », Rassismuskritik und Widerstandsformen, 2016 

  • Bénédicte Laumond, « Protéger les démocraties libérales. De l’exceptionnalisme de la démocratie militante à la défense ordinaire de la démocratie », Archives de politique criminelle, Archives de politique criminelle, 2025, n°47, pp. 199-213  

    Bénédicte Laumond, « Face à l'AfD: la permanence d'une logique d'exclusion? », Allemagne d'aujourd'hui : revue francaise d'information sur l'Allemagne, Association pour la connaissance de l'Allemagne d'aujourd'hui (ACAA) / Presses Universitaires du Septentrion, 2024, n°247, pp. 38-50 

    Bénédicte Laumond, « Face à l’AfD : la permanence d’une logique d’exclusion ? », Allemagne d'aujourd'hui, Allemagne d'aujourd'hui, 2024, n° 247, pp. 38-50   

    Cet article s’intéresse aux réactions de la classe politique allemande face au parti radical de droite Alternative für Deutschland (AfD) et revient sur le défi politique qui se présente à eux. Comment appréhender un parti politique, certes radical mais qui ne se présente pas comme ouvertement antidémocratique, et dont la popularité et l’implantation locale sont fortes ? Nous soutenons deux thèses. Premièrement, la démocratie allemande reste fidèle à son héritage militant puisque l’AfD est quasi systématiquement ostracisée par ses concurrents politiques. Les tentatives de normalisation des rapports avec les représentants de l’AfD sont peu nombreuses et se limitent à renoncer à l’ostracisme public de l’AfD, c’est-à-dire refuser de débattre avec les représentants de ce parti. Les autres formes de coopération font l’objet d’un rejet massif. Deuxièmement, le cas allemand se distingue par de fortes mobilisations de la société civile qui pèsent dans le choix des stratégies des acteurs politiques contre l’AfD. L’analyse présentée dans cet article repose sur l’utilisation d’une base de données composée d’un échantillon d’initiatives formulées par les acteurs politiques allemands afin de contrer l’AfD entre 2013 et 2021. Elle est complétée par une série d’entretiens semi-directifs menés avec des militants et élus de l’Union Chrétienne-Sociale (CSU) en 2022.

    Bénédicte Laumond, « Increasing toleration for the intolerant? “Adapted militancy” and German responses to Alternative für Deutschland », Comparative European Politics, Palgrave Macmillan, 2023, n°6 

    Bénédicte Laumond, « Addressing the paradox of tolerance in liberal democracies: why do France and Germany respond differently to right-wing radicalism? », Journal of Contemporary European Studies, Taylor & Francis (Routledge), 2023, n°2 

    Bénédicte Laumond, « La méthode expérimentale du jeu de cartes pour étudier les représentations pénales ordinaires en Allemagne et en France », Bulletin de Méthodologie Sociologique / Bulletin of Sociological Methodology, SAGE Publications, 2020, n°12 

    Bénédicte Laumond, « Punitivité comparée. Les cadrages ordinaires des violences de genre en Allemagne et en France », Déviance et Société, Déviance et Société, 2020, n°44, pp. 347-382   

    Cet article propose une analyse des représentations ordinaires des violences de genre en Allemagne et en France. Celles-ci sont étudiées à partir de l’administration de trois cas criminels fictifs décrivant des violences de genre auprès de répondants allemands et français (n = 100) qui doivent attribuer une sanction à chaque cas et justifier leur choix. Il s’agit de déterminer si les citoyens ordinaires allemands et français partagent des représentations similaires des violences de genre. Constatant que les répondants français se montrent plus punitifs que les Allemands, nous expliquons cette différence en nous interrogeant sur le cadrage légal et les débats publics sur la formation des représentations ordinaires des violences de genre. La prise en compte des caractéristiques sociodémographiques des enquêtés permet enfin d’expliquer de manière plus nuancée la demande punitive exprimée dans chaque pays.

    Bénédicte Laumond, Fabien Jobard, Jérémy Geeraert, Irina Mützelburg, « Sociologie politique des passeurs : Acteurs dans la circulation des savoirs, des normes et des politiques publiques », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2020, n°70, pp. 557-573   

    L’article introduit un dossier consacré à la figure des « passeurs ». Il examine si, dans les configurations spatiales et temporelles les plus diverses, émerge une figure sociologique commune au passage des idées, au transfert des normes et des politiques publiques : les passeurs. Ceux-ci sont des acteurs qui, certes, oeuvrent à la circulation ou au transfert, mais dont ce n’est ni le statut ni la vocation originels. Ils ont essentiellement trois caractéristiques, qui les distinguent notamment des courtiers : ils sont à la fois intermédiaires et producteurs, ou intermédiaires et récepteurs ; leur activité suppose de leur part l’investissement dans un rôle social nouveau ; ils sont souvent des acteurs secondaires des champs sociaux dans lesquels ils interviennent. Par le biais de contributions venant des recherches en sociologie de l’international et en sociologie de l’action publique, notre dossier propose une première déclinaison des catégories de passeurs en trois paires d’opposition : les passeurs de conviction vs les passeurs de profession ; les passeurs de l’intérieur vs les passeurs de l’extérieur ; les passeurs monopositionnés vs les passeurs multipositionnés.

    Bénédicte Laumond, « Des passeurs en quête de prévention contre l’extrémisme de droite : L’exemple du Brandebourg en Allemagne », Revue française de science politique, Revue française de science politique, 2020, n°70, pp. 617-637   

    Cet article s’intéresse au rôle endossé par des passeurs dans le Land allemand du Brandebourg durant le tournant préventif intervenu dans la politique publique contre l’extrémisme de droite à la fin des années 1990. Alors que cette politique était traditionnellement marquée par une approche répressive et pilotée par les acteurs étatiques, des passeurs ont développé puis permis la circulation de normes préventives dans le Land. Nous montrons qu’oeuvrer à la circulation de normes préventives en Brandebourg est un processus reposant sur les convictions individuelles de passeurs qui s’articulent à un contexte idéel national favorable à cette norme, ce qui vient in fine servir leurs intérêts. Ce n’est pourtant qu’en institutionnalisant leur action que les acteurs promouvant la prévention deviennent passeurs et parviennent à transférer collectivement et de manière systématique leurs pratiques. Une approche constructiviste centrée sur les acteurs venant articuler idées, institutions et intérêts, nous permet finalement de faire une sociologie des passeurs et de mettre en avant leur rôle central dans la réorientation de la politique publique allemande contre l’extrémisme de droite.

    Bénédicte Laumond, « La régulation du radicalisme de droite : une comparaison franco-allemande », Raisons politiques, Raisons politiques, 2020, n°78, pp. 109-122   

    Cet article s'intéresse aux modes de régulation du radicalisme de droite à l'aune des cas français et allemand. L'analyse se confronte au dilemme de la tolérance rencontré par les démocraties libérales et fondé sur le choix entre autoriser des forces hostiles à la démocratie et courir le risque d'être fragilisé par celles-ci, ou les réprimer et empêcher des citoyens d'exercer leurs libertés fondamentales. Nous croisons les résultats d'une campagne d'entretiens menée entre 2014 et 2017 auprès des acteurs répondant au radicalisme de droite en Allemagne et en France et la littérature sur la démocratie militante. L'examen des représentations qu'ont les acteurs publics du radicalisme de droite permet d'identifier des rapports différenciés au politique. Nous observons dans les deux cas que les acteurs étatiques entreprennent des processus de catégorisation du politique qui contribuent à ériger les frontières de l'ordre politique démocratique. Mais deux modèles de régulation se dessinent : l'Allemagne se rapproche du modèle social de défense démocratique, tandis que la France oscille entre politisation et dépolitisation de la lutte contre le radicalisme de droite.

    Bénédicte Laumond, Fabien Jobard, Jérémy Geeraert, Irina Mützelburg, « Sociologie politique des passeurs »: Acteurs dans la circulation de savoirs, de normes et de politiques publiques, Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2020, n°5   

    Bénédicte Laumond, « Des passeurs en quête de prévention contre l’extrémisme de droite: L'exemple du Brandebourg en Allemagne », Revue Française de Science Politique, Presses de Sciences Po, 2020, n°5, p. 617 

    Bénédicte Laumond, « La régulation du radicalisme de droite : une comparaison franco-allemande », Raisons politiques, Presses de Sciences Po, 2020, n°2, p. 109 

    Bénédicte Laumond, « Oberwittler (Dietrich), Roché (Sebastian) (eds.), Police-Citizen Relations Across the World. Comparing Sources and Contexts of Trust and Legitimacy. London, Routledge, 2017, 318 p., £ 93,50. », Revue française de sociologie, Revue française de sociologie, 2019, n°60, pp. 129-131  

    Bénédicte Laumond, Julie Minoc, Rémi Habouzit, Ruggero Iori, Romain Juston, « L’horizon vertical de la recherche. La socialisation de laboratoire d’apprentis chercheurs en sciences sociales », Socio-logos, Association Française de Sociologie, 2015, n°10 

    Bénédicte Laumond, « Répondre à la Droite Radicale: Regards Croisés entre la France et l'Allemagne », Cahiers de la Sécurité, Institut national des hautes études de sécurité, 2005-2013, 2014, n°30 

  • Bénédicte Laumond, Dietrich Obertwittler, Sebastian Roché: Police-Citizen Relations Across the World. Comparing Sources and Contexts of Trust and Legitimacy., Presses de Sciences Po / Centre National de la Recherche Scientifique, 2019 

  • Bénédicte Laumond, « Les institutions pénales saisies par les gouverné.e.s », le 03 avril 2018  

    Organisée par Jérémie Gauthier, IRIS-EHESS et Centre Marc Bloch et Cécile Vigour, Centre Emile Durkheim, CNRS dans le cadre du groupe de projet EPoPé de l'AFSP (Etudes politiques sur le pénal)

    Bénédicte Laumond, « Radicalités militantes et réponses publiques en Europe : dynamiques d’escalade et de désescalade », le 19 octobre 2017  

    Organisé dans le cadre du programme ANR : « Violences radicales militantes » (Vioramil)