François Colonna d’Istria, Philosophie du droit et pratique des juristes, Dalloz, 2021, Méthodes du droit, 307 p.
François Colonna d’Istria, Alexandre Desrameaux, Penser la technique juridique: actes du colloque organisé les 8 et 9 octobre 2015, Faculté de droit de l'Université de Bourgogne Franche-Comté, LGDJ, une marque de Lextenso, 2018, Contextes, 276 p.
François Colonna d’Istria, Jean-Louis Bergel, Temps et concepts en droit des obligations: essai d'analyse méthodologique, 2009, 491 p.
La rétroactivité de la résolution ou de la nullité, la distinction de la formation et de l’exécution du contrat, la condition suspensive, le terme, la naissance des créances ont au moins un point commun : ce sont des notions qui font intervenir le temps dans leur définition. On pourrait encore citer d’autres exemples qui appartiennent au champ du droit des obligations comme les contrats à durée déterminée ou indéterminée, la caducité, la prescription, la transaction ou les contrats aléatoires. L’intérêt et l’enjeu d’une étude portant sur les rapports entre le temps et les concepts juridiques en droit des obligations est justement de savoir si le temps est réellement éclairant dans la compréhension de ces concepts juridiques. En d’autres termes, le temps et les déformations auquel il est sujet peuvent-ils être des justifications pertinentes et efficaces des solutions du droit positif ? Quelle place doit occuper le temps dans l’élaboration, la description et l’explication du droit positif par la doctrine ? Faut-il nécessairement intégrer le temps dans la définition des concepts juridiques ou, au contraire, l’en expulser ? C’est à la compréhension de ces questions de nature méthodologique que l’étude s’attache. Ainsi l’interrogation est naturellement suscitée par l’analyse des solutions jurisprudentielles pratiques et la façon dont elles sont comprises en doctrine. L’intérêt est moins de tenter de les modifier que d’améliorer leur intelligibilité. L’analyse fait apparaître le rôle parfois indu que joue le temps tout comme sa juste place dans la justification de la jurisprudence. Mais ce parcours permet aussi des propositions plus surprenantes selon lesquelles la distinction du temps et des concepts pourrait bien n’être qu’un avatar de la distinction du fait et du droit, voire qu’il puisse exister un concept juridique de fait, doté d’un régime autonome. On le voit, l’étude du rapport du temps et des concepts juridiques en droit des obligations est au carrefour de la théorie et de la pratique, à la jonction de la connaissance du droit et de son application.
François Colonna d’Istria, L'art du luxe: petit traité du luxe suivi d'un catalogue raisonné des objets, des lieux et des pensées y contribuant, Hermé, 1991, 224 p.
François Colonna d’Istria, « Caractère non interruptif de prescription de l'inscription de l'hypothèque légale attachée aux jugements de condamnation », AJDI. Actualité juridique Droit immobilier, Éditions du Moniteur des travaux publics et du bâtiment - Dalloz , 2026, n°01, p. 66
François Colonna d’Istria, « Libres propos sur la durée des droits réels de jouissance spéciale », RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, Dalloz , 2025, n°04, p. 789
François Colonna d’Istria, « Prêts viagers hypothécaires : caractère interprétatif de la loi ayant reconnu au prêteur le droit d'inclure une clause d'anatocisme », AJDI. Actualité juridique Droit immobilier, Éditions du Moniteur des travaux publics et du bâtiment - Dalloz , 2025, n°12, p. 865
François Colonna d’Istria, « Invalidation judiciaire de la déchéance du terme : incidence sur l'effet interruptif de prescription du commandement de saisie-vente », AJDI. Actualité juridique Droit immobilier, Éditions du Moniteur des travaux publics et du bâtiment - Dalloz , 2025, n°04, p. 291
François Colonna d’Istria, « Est-il utile et nécessaire de définir le droit pour l’étudier ? », Les Cahiers Portalis, Les Cahiers Portalis, 2022, n°8, pp. 77-92
François Colonna d’Istria, « Kant et la métaphysique de l’Interdit : La fêlure du système kantien », Revue de métaphysique et de morale, Revue de métaphysique et de morale, 2017, n°94, pp. 155-178
L’on connaît la division du système kantien en philosophie spéculative et philosophie pratique. Toutefois, il se pourrait que cette distinction classique reflète et exprime une réalité plus profonde, une faille dans la manière dont le système kantien est construit. C’est précisément la lecture de la Rechtslehre qui révèle, comme par un jeu de miroirs, la fêlure du système kantien dans son ensemble. En posant à l’origine du pouvoir politique un Interdit fondateur, elle trahit le dogmatisme qui irrigue la partie pratique du système kantien. La méthode transcendantale, si elle régit indiscutablement le versant spéculatif du système, serait ainsi demeurée impuissante à affecter son versant pratique. Ainsi s’expliquerait, en deçà des motivations personnelles de l’homme Emmanuel Kant et par la logique interne du texte même de la Rechtslehre, le conservatisme autoritaire si souvent relevé par les commentateurs. Un chemin de questionnement s’ouvre alors : dans quelle mesure suivre la méthode transcendantale initiée par la philosophie spéculative kantienne pourrait contribuer à construire une théorie de la connaissance juridique ?
François Colonna d’Istria, « Kant et la métaphysique de l'Interdit. La fêlure du système kantien », Revue de Métaphysique et de Morale, Presses Universitaires de France, 2017, n°94
François Colonna d’Istria, « La possibilité d'une objectivité interne dans la connaissance du droit », Revue interdisciplinaire d'études juridiques, Revue interdisciplinaire d'études juridiques, 2007, n°Volume 59, pp. 109-130