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Walid Abdelgawad

Maître de conférences honoraire, Droit privé et sciences criminelles.

Université Bourgogne · UFR Droit et Sciences Économique et Politique Centre de Recherche et d'Étude en Droit et Science Politique — CREDESPO
Université Bourgogne EuropeUFR Droit et Sciences Économique et PolitiqueCentre de Recherche et d'Étude en Droit et Science Politique

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Arbitrage et droit de la concurrence : contribution à l'étude des rapports entre ordre spontané et ordre organisé, soutenue en 1998 à Dijon sous la direction de Éric Loquin 

    Cette étude part du constat de l'existence de rapports antinomiques entre l'arbitrage et le droit de la concurrence, non seulement en raison de la confrontation entre la liberté contractuelle et l'ordre public économique, mais aussi plus largement, du fait du contexte global conflictuel entre ordre spontané et ordre organisé dans lequel s'insèrent ces rapports. Au-delà de ces antinomies cette thèse tente de démontrer que la rencontre entre l'arbitrage et le droit de la concurrence révèle un processus dialectique d'influences réciproques. La première partie est consacrée à l'examen des manifestations de l'évolution du droit de la concurrence provoquées par l'arbitrage. Le passage d'une conception moniste à une conception pluraliste de l'ordre public s'est traduit par l'affirmation de l'arbitrabilité. Ce phénomène prouve tant le renoncement de l'Etat au monopole de la sanction civile du droit de la concurrence qu'une tendance à la privatisation du droit de la concurrence. L'arbitrabilité connait néanmoins des obstacles lies à la résistance du noyau dur du droit de la concurrence. Dans la deuxième partie, l'accent est mis sur les transformations de l'arbitrage international par le droit de la concurrence. L’arbitrabilité admise, on constate en contrepartie, d'une part au stade de l'application du droit de la concurrence par l'arbitre, une tendance à la juridictionnalisation de l'arbitrage et au renouvellement de la méthode des lois de police, ce qui atteste du rapprochement entre justice arbitrale et justice étatique. D’autre part, au stade post- arbitral, le contrôle de la sentence arbitrale se trouve renforce à la fois par le juge étatique et par les autorités administratives spécialisées.

  • Ouvrages

    Walid Abdelgawad (dir.), Mondialisation et droit de la concurrence: les réactions normatives des états face à la mondialisation des pratiques anticoncurrentielles et des opérations de concentration actes du colloque des 14 et 15 juin 2007, Dijon, Litec, 2008, Travaux du Centre de recherche sur le droit des marchés et des investissements internationaux, 533 p. 

    Walid Abdelgawad, Arbitrage et droit de la concurrence: contribution à l'étude des rapports entre ordre spontané et ordre organisé, LGDJ, 2001, Bibliothèque de droit privé, 609 p.  

    Walid Abdelgawad, Éric Loquin, Ali Bencheneb, Laurence Idot, Philippe Kahn [et alii], Arbitrage et droit de la concurrence: contribution à l'étude des rapports entre ordre spontané et ordre organisé, 1998, 638 p. 

    Cette étude part du constat de l'existence de rapports antinomiques entre l'arbitrage et le droit de la concurrence, non seulement en raison de la confrontation entre la liberté contractuelle et l'ordre public économique, mais aussi plus largement, du fait du contexte global conflictuel entre ordre spontané et ordre organisé dans lequel s'insèrent ces rapports. Au-delà de ces antinomies cette thèse tente de démontrer que la rencontre entre l'arbitrage et le droit de la concurrence révèle un processus dialectique d'influences réciproques. La première partie est consacrée à l'examen des manifestations de l'évolution du droit de la concurrence provoquées par l'arbitrage. Le passage d'une conception moniste à une conception pluraliste de l'ordre public s'est traduit par l'affirmation de l'arbitrabilité. Ce phénomène prouve tant le renoncement de l'Etat au monopole de la sanction civile du droit de la concurrence qu'une tendance à la privatisation du droit de la concurrence. L'arbitrabilité connait néanmoins des obstacles lies à la résistance du noyau dur du droit de la concurrence. Dans la deuxième partie, l'accent est mis sur les transformations de l'arbitrage international par le droit de la concurrence. L’arbitrabilité admise, on constate en contrepartie, d'une part au stade de l'application du droit de la concurrence par l'arbitre, une tendance à la juridictionnalisation de l'arbitrage et au renouvellement de la méthode des lois de police, ce qui atteste du rapprochement entre justice arbitrale et justice étatique. D’autre part, au stade post- arbitral, le contrôle de la sentence arbitrale se trouve renforce à la fois par le juge étatique et par les autorités administratives spécialisées.

  • Chapitres d'ouvrage

    Walid Abdelgawad, « Le commerce équitable et la fabrique d'un droit alternatif par la société civile internationale », in sous la direction de C. Eberhard, Bibliothèque de l'Académie européenne de théorie du droit, Bruxelles (dir.), Traduire nos responsabilités planétaires. Recomposer nos paysages juridiques :, Bruylant, 2008, pp. 491 

    Walid Abdelgawad, « Brevetabilité du vivant, commerce de la biodiversité et protection des savoirs traditionnels : les pays africains et le réexamen de l'article 27:3b) de l'Accord sur les ADPIC de l'OMC », Annuaire africain du droit international (African yearbook of international law) :, Martinus Nijhoff Publisher, 2004 

    Walid Abdelgawad, « Droit égyptien », in sous la direction de A. Cassese et M. Delmas-Marty (dir.), Juridictions nationales et crimes internationaux :, PUF, 2002 

  • Articles

    Walid Abdelgawad, « The Bt Brinjal Case: The First Legal Action Against Monsanto and Its Indian Collaborators for Biopiracy », Biotechnology Law Report, Mary Ann Liebert, 2012, n°2, p. 136   

    Walid Abdelgawad, Clotilde Jourdain-Fortier, Isabelle Moine-Dupuis, « Chronique de jurisprudence », Revue internationale de droit économique, Revue internationale de droit économique, 2010, n°t. XXIII4, pp. 465-502  

    Énième et ultime ( ?) décision dans l’affaire CE-Hormones : l’Organe d’appel de l’ORD refuse de mettre un terme aux sanctions commerciales pratiquées par les États-Unis et le Canada à l’encontre des Communautés européennes, lesquelles continuent de refuser l’accès à leur marché à la viande de bœuf traitée aux hormones, au nom de la protection de la santé publique. Pourtant, le rapport rendu précédemment par le groupe spécial, qui aboutissait à une conclusion identique, est infirmé sur de nombreux points par l’Organe d’appel (notamment sur la question de l’évaluation scientifique et du principe de précaution), révélant une meilleure prise en compte des objectifs non marchands par l’Accord SPS. L’Organe d’appel toujours, après le groupe spécial saisi de l’affaire des pièces automobiles, condamne la Chine pour avoir accordé, par son système douanier, un traitement préférentiel aux pièces nationales par rapport aux pièces importées, à savoir l’assimilation des kits de pièces automobiles aux véhicules complets, d’où une taxation plus élevée que pour les pièces chinoises. Il s’agit de la première condamnation de la Chine par l’ORD. Une deuxième condamnation s’est ensuivie peu après l’adhésion de la Chine à l’OMC, impliquant de sa part une remise en cause, encore incomplète, de sa situation d’ « empire » de la contrefaçon. La Chine se voit ainsi reprocher de ne pas accorder le bénéfice des droits d’auteur aux œuvres dont elle n’autorise pas la diffusion ; elle est également condamnée pour une partie de sa législation qui ne garantit pas la mise hors circuits commerciaux des marchandises contrefaites.

    Walid Abdelgawad, « Les contrats internationaux de bioprospection : moyen de protection de la biodiversité et des savoirs traditionnels ou instrument de biopiraterie? », Montréal : Société québécoise de droit international, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2009, pp. 53-85  

    Le choix des contrats internationaux de bioprospection, cumulé avec le modèle de l’économie de marché capitaliste comme moyen de mise en oeuvre des objectifs de la Convention sur la diversité biologique en matière de conservation de la biodiversité et de partage des avantages, s’avère à plusieurs égards périlleux pour les acteurs du Sud, notamment les communautés locales et autochtones. En pratique, en raison du déséquilibre flagrant des rapports de force entre parties, ces contrats peuvent être aisément instrumentalisés par la partie la plus puissante pour devenir un support de biopiraterie lorsque les conditions de la Convention sur la diversité biologique en matière de consentement préalable et de partage des avantages ne sont pas respectées. Dans tous les cas, ces contrats ne pourront pas garantir une protection suffisante des savoirs traditionnels contre la biopiraterie ni constituer une alternative fiable à un système multilatéral obligatoire comme celui défendu aujourd’hui par les pays du Sud dans le cadre des travaux du Conseil de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) portant sur le réexamen de l’Accord sur les ADPIC de l’OMC.

    Walid Abdelgawad, Clotilde Jourdain-Fortier, Isabelle Moine-Dupuis, « Chronique de jurisprudence », Revue internationale de droit économique, Revue internationale de droit économique, 2008, n°t. XXII3, pp. 357-393  

    Cette chronique a pour objectif de mettre en évidence, parmi les nombreuses décisions rendues par l’Organe de règlement des différends, celles qui nous ont paru présenter un intérêt tout particulier, et surtout constituer des sources d’enseignement pour les orientations du commerce international dans un avenir très proche, sous la férule attentive de l’OMC. La persévérance des plaideurs prouve à elle seule les enjeux des questions posées. Dans deux cas sur trois, l’on se trouve en présence de décisions de mise en conformité (Hormones, Jeux et paris). À la lecture de ces différentes affaires, le débat qui a retenu tout particulièrement l’attention des auteurs de la présente chronique est celui du conflit, typique du droit international contemporain, entre la logique du commerce libéral et la protection des valeurs non marchandes. La protection de la santé et de l’environnement (OGM, Hormones), la lutte contre la criminalité organisée (Jeux et paris) constituent des enjeux majeurs pour des États entraînés de gré comme de force dans la concurrence mondialisée, et qui sont parallèlement soucieux de la préservation de leur ordre public ainsi que des valeurs auxquelles leurs populations sont attachées : ce dernier souci est cependant forcément inégal en fonction de l’état du développement, des régimes politiques des pays en cause, mais aussi des préoccupations des opinions publiques (lorsqu’elles ont voix au chapitre). Le constat général est que l’ORD ne s’aligne pas sur les conceptions les plus ambitieuses (principe de précaution notamment), en ayant une vision d’un réalisme scientifique qu’on peut juger extrême, n’acceptant d’entraves au commerce que fondées sur des risques avérés (OGM, Hormones) ; lorsque les États sont amenés à interdire licitement, selon ses critères, l’ORD veille de manière assez orthodoxe au respect de l’égalité de traitement, ce qui est du reste sa fonction « classique ».

    Walid Abdelgawad, « Jurisprudence de l'Organe de règlement des différends de l'OMC, chronique en collaboration », Revue internationale de droit économique, Association internationale de droit économique (AIDE) ; De Boeck Université (Bruxelles et Belgique) , 2008, pp. -3 

    Walid Abdelgawad, « Point de vue », Revue internationale de droit économique, Revue internationale de droit économique, 2007, n°t. XXI4, pp. 471-491  

    Le dispositif juridique nouvellement adopté par la France sur le commerce équitable constitue une des premières tentatives en la matière en droit comparé. Une démarche partant de l’autorégulation à la régulation étatique permet de démontrer que le choix des autorités publiques a été en grande partie inspiré des normes et standards juridiques déjà créés librement par les organisations du commerce équitable issues de la société civile internationale. La réglementation française semble bien répondre aux attentes de ces acteurs privés, notamment quant à la définition des critères et principes du commerce équitable, à la prise en compte de ses différentes dimensions (économique, sociale, environnementale, etc.), et enfin à la limitation de la procédure de reconnaissance officielle aux seules personnes dont l’activité principale repose sur l’application et le respect de ces critères. Or, par l’absence d’une véritable reconnaissance de l’ancrage du commerce équitable dans l’économie sociale et solidaire et par le cantonnement du commerce équitable aux seuls rapports Nord-Sud, cette réglementation s’avère sujette à critiques. En outre, des doutes persistent quant à l’aptitude du système de reconnaissance officielle des acteurs du commerce équitable mis en place par le législateur à offrir une garantie infaillible pour les consommateurs.

    Walid Abdelgawad, « La reconnaissance du commerce équitable en droit français : une victoire pour la société civile internationale ? », Revue internationale de droit économique, Association internationale de droit économique (AIDE) ; De Boeck Université (Bruxelles et Belgique) , 2007, n°4 

    Walid Abdelgawad, « L'arbitrage international et le nouveau règlement d'application des articles 81 et 82 CE », Revue de l'arbitrage, Comité français de l'arbitrage , 2004, n°2, p. 253 

    Walid Abdelgawad, « Le commerce équitable et la société civile internationale : », Revue internationale de droit économique, Revue internationale de droit économique, 2003, n°t. XVII2, pp. 197-232  

    SUMMARY The international trade law passes through a crisis of legitimacy following the inequitable character of its rules and the irrelevance of its principles to the peculiarities of the North-South relations. Being the legal translation of the capitalist free market economic system, these rules are to protect the mercantile and free trade values. In order to overcome this crisis the movement of fair trade has emerged and has since its origin been supported by members of the international civil society. Fair trade means taking into account the standard of living and the conditions of employment of the marginalized producers in developing countries so as to improve them. This study is an attempt to demonstrate that this movement reflects the emergence of a new model of legal regulation facing economic globalisation. It follows the objective of the creation of a global law of « the economy of solidarity ». The norms of this new order are the result of spontaneous legal practices and actions taken by the international civil society. They have their roots not in the model of the market economy but in that of the « economy of solidarity ». They are made of a set of compulsory principles (fair pricing, sustainable development, observing fundamental rules related to labour conditions), which are implemented by two legal tools instituted by fair trade organisations and producers, that is to say the international contracts of fair trade and the fair trade standards. The principles and standards of this global law are being more and more recognized by the law of the European Union and by the systems of some of its Member States. This article also discusses the conditions of the recognition of this new model by the international community.

    Walid Abdelgawad, « Le commerce équitable et la société civile internationale : une chance pour la mondialisation d'un droit de l'économie solidaire », Revue internationale de droit économique, Association internationale de droit économique (AIDE) ; De Boeck Université (Bruxelles et Belgique) , 2003, n°2 

    Walid Abdelgawad, « Jalons de l'internationalisation du droit de la concurrence : vers l'éclosion d'un ordre juridique mondial de la lex economica », Revue internationale de droit économique, Revue internationale de droit économique, 2001, n°t. XV2, pp. 161-196  

    This article deals with the latest developments regarding the establishment of a multilateral framework in international competition law. It evaluates the different options, specially the ones which have been proposed in the private and intergovernmental (among the WTO) spheres. The author defends the elaboration of a truly international legal system (a lex economica), which should at least be composed of two complementary aspects: some common substantive rules and a multilateral dispute settlement system. This study tries to examine the common principles in that field and discusses the adequacy of the present WTO dispute settlement system to the competition disputes.

  • Autres publications

    Walid Abdelgawad, TRIPS Agreement: From Minimum Standards to Double Standards of Intellectual Property Rights Protection in North-South Relations, 2015   

  • Communications

    Walid Abdelgawad, « Les règles de la concurrence dans les accords de l'OMC : le déséquilibre d'un système de libre-échange sans police des marchés », Mondialisation et droit de la concurrence. Les réactions normatives des Etats face à la mondialisation des pratiques anticoncurrentielles et des opérations de concentration, Dijon, le 14 juin 2007 

    Walid Abdelgawad, « La biopiraterie et le commerce des produits pharmaceutiques face aux droits des populations locales sur leurs savoirs traditionnels », Le médicament et la personne - Aspects de droit international (sous la direction d'I. Moine-Dupuis), Paris, le 01 janvier 2006 

    Walid Abdelgawad, « Savoirs traditionnels et biopiraterie », Protection des savoirs et secrets de l'industrie, Dijon, le 06 mars 2005 

Encadrement doctoral

  • Membre du jury

    Talaat Khater, Les obstacles juridiques à l'exécution de la sentence arbitrale : étude comparée franco-égyptienne, soutenue en 2005 à Dijon sous la direction de Georges Bolard