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Thierry Choffat

Maître de conférences, Science politique.

Université Lorraine · Institut régional du travail Institut de Recherches sur l'Évolution de la Nation et de l'État — IRENEE
Université de LorraineInstitut régional du travailInstitut de Recherches sur l'Évolution de la Nation et de l'État

Publications scientifiques

  • Thèse

    THESE
    Les militants du Front national, soutenue en 1994 à Nancy 2 sous la direction de Étienne Criqui 

    L’objectif de cette thèse est de décrire la société formée par les militants du Front national, parti politique fondé en 1972 mais qui n'a véritablement émergé sur la scène électorale que dix ans plus tard. Un chapitre préliminaire cherche à comptabiliser l'ampleur du phénomène et à présenter la répartition géographique des membres du Front national. La première partie comporte ensuite une étude sociologique des adhérents du mouvement d'extrême droite en fonction des critères fondamentaux que sont le sexe, l’âge, l'éducation reçue, les diplômes obtenus, la profession, la pratique religieuse, l'environnement familial et le passé politique des partisans de Jean-Marie Le Pen nous y détaillons également leur présence au sein d'éventuelles tendances internes (catholiques traditionalistes révolutionnaires. . . ), des syndicats, des associations et des cercles nationaux. La seconde partie traite plus spécifiquement des diverses motivations poussant les sympathisants à adhérer au Front national mais parfois aussi à le quitter. Nous y rendons compte des rétributions du militantisme, des journaux lus, de de la formation octroyée par le FN et des activités exercées par les militants. Enfin, nous y analysons les idées, croyances et valeurs des militants sur les sujets importants que sont l'immigration, l'éducation, la peine de mort, la monarchie ou l'avortement.

  • Ouvrages

    Thierry Choffat, Dimitri Casali, Nicolas Cadet, Éric Teyssier (dir.), Histoire de l'Armée française: de la guerre de Cent Ans à nos jours, Editions Ring, 2022, Histoire, 619 p. 

    Thierry Choffat, Vincent Petit, Paul Airiau, Éric Anceau, Corinne Bonafoux, Le temple national: prêtres et pasteurs au Parlement français depuis 1789, Presses universitaires de Lyon, 2021, Faits de religion, 336 p.  

    Thierry Choffat, Marin Menzin, Drouot, le sage de la Grande Armée: le sage de la Grande Armée, Soteca éditions, 2019, 100 p. 

    Thierry Choffat, François Audigier, Frédéric Schwindt, Pierre Barral, Jean-Louis Clément [et alii], Gaullisme et Gaullistes dans la France de l'Est sous la IVe République: [textes issus du colloque organisé à Nancy les 21, 22 et 23 mai 2007 par l'Université de Nancy 2 et le Centre culturel Charles de Gaulle de Lorraine], Presses universitaires de Rennes, 2019  

    Le Rassemblement du peuple français qui avait déjà emporté la plupart des villes de l'Est lors des municipales de 1947 (Strasbourg, Mulhouse, Nancy, Metz, Thionville, Épinal, etc.) obtint de nouveau un excellent résultat lors des législatives de 1951. Dans dix départements, il obtint les suffrages d'au moins 20 % des inscrits. Il s'agissait de tous les départements alsaciens et lorrains, auxquels s'ajoutaient à l'ouest la Marne et la Haute-Marne ainsi qu'au sud la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Ces départements envoyèrent 19 élus RPF à l'Assemblée, soit presque le cinquième du futur groupe gaulliste. Seuls le Grand Ouest et la région parisienne s'étaient montrés aussi favorables au Rassemblement. À l'évidence la France de l'Est entretenait avec le gaullisme d'opposition un rapport privilégié où se mêlaient de manière complexe les héritages historiques, les déterminants socio-économiques et les influences culturelles. Comment un homme (de Gaulle) et un courant politique (le gaullisme) ont pu à ce point s'ancrer pratiquement et symboliquement dans un espace (le Grand Est) à un moment donné (l'après-guerre) ? À cette question, cet ouvrage collectif - issu d'un colloque à Nancy en mai 2007 - tente d'apporter des réponses autour de cinq axes thématiques : les structures, le personnel, les partenaires et adversaires, la culture politique et l'enracinement symbolique dans l'histoire et l'espace

    Thierry Choffat, Jean-Marie Thiébaud, Gérard Tissot-Robbe (dir.), Les médaillés de Sainte-Hélène en Franche-Comté, 1857-1858 : les survivants des guerres de la Révolution et de l'Empire dictionnaire biographique et généalogique, Éditions des Amis des Archives de Franche-Comté, 2016, 550 p.  

    Thierry Choffat, Alain-Jacques Tornare, La Bérézina: Suisses et Français dans la tourmente de 1812, Cabédita, 2012, Archives vivantes, 198 p. 

    Thierry Choffat, Jean-Marie Thiébaud, Gérard Tissot-Robbe, Les Comtois de Napoléon: cent destins au service de l'Empire, Cabédita, 2006, Archives vivantes, 268 p. 

    Thierry Choffat, Jean-Marie Thiébaud, Gérard Tissot-Robbe, Les Francs-Comtois et l'Empire, L'intermédiaire des chercheurs et curieux, 2004, 416 p. 

    Thierry Choffat (dir.), L'Élection présidentielle de 1995, Presses universitaires de Nancy, 1997, Collection Droit, politique, société, 144 p.  

    Thierry Choffat, Étienne Criqui, Lutte ouvrière, 1991 

  • Chapitres d'ouvrage

    Thierry Choffat, « La contrefaçon sous le Premier Empire : heurts et malheurs de la protection des frontières », in Sébastien Evrard, Jean-Luc Piotraud et Patrick Tafforeau (dir.), Les aspects frontaliers de la contrefaçon :, L'Harmattan, 2017, pp. 35-51  

  • Articles

    Thierry Choffat, « Le  macronisme  et la fin des partis traditionnels ? », Civitas Europa, Civitas Europa, 2017, n°39, pp. 161-179  

    Pour des raisons différentes, mais le plus souvent liées à l’élection présidentielle d’avril-mai 2017, les partis politiques traditionnels semblent bien en peine. Les observateurs voient un Parti communiste en mort clinique depuis longtemps, un Parti socialiste à l’agonie, Les Républicains bien malades, le Front national sous perfusion et Debout La France mis à mal après une « tentative de suicide » entre les deux tours de la présidentielle.Les primaires – de droite d’abord, puis de gauche – ont parfois vidé de leur substance les partis qui, selon l’article 4 de la Constitution de 1958 doivent pourtant concourir « à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leurs activités librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ».L’arrivée à l’Elysée d’Emmanuel Macron a encore plus perturbé le système partisan. Pour la première fois depuis longtemps, un candidat non investi par un parti de gouvernement s’est imposé dans une élection présidentielle. Pire, ceux qui ont alterné au pouvoir au fil des décennies précédentes, PS et LR, ne sont pas parvenus à se qualifier pour le second tour, laissant l’affrontement final se jouer entre la candidate d’extrême droite et le vainqueur qui revendiquait son absence d’implantation à droite ou à gauche.Au traditionnel faible nombre d’adhérents des partis français s’ajoute depuis la défaite aux législatives de juin 2017, un évident manque budgétaire, les suffrages (première fraction du financement public des partis politique) et les parlementaires (seconde fraction) conditionnant l’apport financier de l’État.La volonté de dépassement du clivage droite/gauche a enfin contribué à faire exploser les repères et les organisations. Les ralliements à la nouvelle majorité présidentielle, venus de l’UDI, du PS ou de LR, ont perturbé les mouvements. On peut presque s’interroger sur la pertinence actuelle du vieux clivage droite/gauche mis à mal par les scrutins d’avril, mai et juin 2017.Avec cette évolution partisane, ne revient-on pas aux fondements même de la Cinquième République ? En 1958, le général de Gaulle avait fondé l’espoir que les institutions nouvelles allaient entraîner la quasi-disparition des partis politiques omniprésents sous la le régime précédent. La réforme constitutionnelle de 1962 allait dans ce sens, l’élection présidentielle au suffrage universel direct devait provoquer la rencontre entre un homme et le peuple sans que des corps intermédiaires n’interviennent outre mesure. Mais très vite, les partis se sont transformés en « écurie présidentielle » et se sont rendus indispensables. Sans les partis, un candidat n’avait que peu de chances de s’imposer dans une compétition présidentielle. Les exemples de Raymond Barre en 1988 ou d’Edouard Balladur en 1995 étaient flagrants. En 2017, un constat inverse s’impose.On peut désormais se poser la question de la place des partis, voire de leur survie, dans la vie politique.

    Thierry Choffat, « Les élections régionales : tremplin ou laminoir pour Lutte Ouvrière ? », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine, PERSÉE : Université de Lyon et CNRS & ENS de Lyon, 2011, pp. 91-101  

    Choffat Thierry. Les élections régionales : tremplin ou laminoir pour Lutte Ouvrière ?. In: Civitas Europa, n°27, décembre 2011. L'adieu aux régionales ? Crise du vote et réforme territoriale. pp. 91-101.

  • Rapports de recherche

    Thierry Choffat, Dominique Andolfatto, Dominique Labbé, Antoine Bevort, Christophe Cardot, Les syndiqués en France, 1990-2006, 2007, 174 p.   

  • Communications

    Thierry Choffat, « La contrefaçon sous le Premier Empire. Heurts et malheurs de la protection des frontières . », Les aspects transfrontaliers de la contrefaçon., Metz, le 17 mars 2017 

    Thierry Choffat, « L’impact des modes de scrutin aux élections régionales sur la structuration des partis politiques », Régions, courants, transferts : histoire et politique, Nancy, le 12 octobre 2012