Thierry Choffat, Dimitri Casali, Nicolas Cadet, Éric Teyssier (dir.), Histoire de l'Armée française: de la guerre de Cent Ans à nos jours, Editions Ring, 2022, Histoire, 619 p.
Thierry Choffat, Vincent Petit, Paul Airiau, Éric Anceau, Corinne Bonafoux, Le temple national: prêtres et pasteurs au Parlement français depuis 1789, Presses universitaires de Lyon, 2021, Faits de religion, 336 p.
Thierry Choffat, Marin Menzin, Drouot, le sage de la Grande Armée: le sage de la Grande Armée, Soteca éditions, 2019, 100 p.
Thierry Choffat, François Audigier, Frédéric Schwindt, Pierre Barral, Jean-Louis Clément [et alii], Gaullisme et Gaullistes dans la France de l'Est sous la IVe République: [textes issus du colloque organisé à Nancy les 21, 22 et 23 mai 2007 par l'Université de Nancy 2 et le Centre culturel Charles de Gaulle de Lorraine], Presses universitaires de Rennes, 2019
Le Rassemblement du peuple français qui avait déjà emporté la plupart des villes de l'Est lors des municipales de 1947 (Strasbourg, Mulhouse, Nancy, Metz, Thionville, Épinal, etc.) obtint de nouveau un excellent résultat lors des législatives de 1951. Dans dix départements, il obtint les suffrages d'au moins 20 % des inscrits. Il s'agissait de tous les départements alsaciens et lorrains, auxquels s'ajoutaient à l'ouest la Marne et la Haute-Marne ainsi qu'au sud la Haute-Saône et le Territoire de Belfort. Ces départements envoyèrent 19 élus RPF à l'Assemblée, soit presque le cinquième du futur groupe gaulliste. Seuls le Grand Ouest et la région parisienne s'étaient montrés aussi favorables au Rassemblement. À l'évidence la France de l'Est entretenait avec le gaullisme d'opposition un rapport privilégié où se mêlaient de manière complexe les héritages historiques, les déterminants socio-économiques et les influences culturelles. Comment un homme (de Gaulle) et un courant politique (le gaullisme) ont pu à ce point s'ancrer pratiquement et symboliquement dans un espace (le Grand Est) à un moment donné (l'après-guerre) ? À cette question, cet ouvrage collectif - issu d'un colloque à Nancy en mai 2007 - tente d'apporter des réponses autour de cinq axes thématiques : les structures, le personnel, les partenaires et adversaires, la culture politique et l'enracinement symbolique dans l'histoire et l'espace
Thierry Choffat, Jean-Marie Thiébaud, Gérard Tissot-Robbe (dir.), Les médaillés de Sainte-Hélène en Franche-Comté, 1857-1858 : les survivants des guerres de la Révolution et de l'Empire dictionnaire biographique et généalogique, Éditions des Amis des Archives de Franche-Comté, 2016, 550 p.
Thierry Choffat, Alain-Jacques Tornare, La Bérézina: Suisses et Français dans la tourmente de 1812, Cabédita, 2012, Archives vivantes, 198 p.
Thierry Choffat, Jean-Marie Thiébaud, Gérard Tissot-Robbe, Les Comtois de Napoléon: cent destins au service de l'Empire, Cabédita, 2006, Archives vivantes, 268 p.
Thierry Choffat, Jean-Marie Thiébaud, Gérard Tissot-Robbe, Les Francs-Comtois et l'Empire, L'intermédiaire des chercheurs et curieux, 2004, 416 p.
Thierry Choffat (dir.), L'Élection présidentielle de 1995, Presses universitaires de Nancy, 1997, Collection Droit, politique, société, 144 p.
Thierry Choffat, Étienne Criqui, Lutte ouvrière, 1991
Thierry Choffat, « Louis Napoléon. Candidat aux élections législatives et présidentielles de 1848 », Napoleonica. La Revue, Napoleonica. La Revue, 2022, n°43, pp. 121-144
L’article que nous vous proposons est un parfait exemple des travaux que mena l’historien du Second Empire et du bonapartisme tout au long de sa carrière. Avec intelligence et une grande connaissance de la situation, il narre un épisode trop souvent résumé en quelques lignes, la fin d’exil pour Louis-Napoléon Bonaparte, quarante ans après sa naissance, et comment il fit son entrée dans la vie politique française en 1848, presque par effraction. Sans poser sa candidature aux législatives, sans parti, sans être même être présent sur le territoire national, le prince Bonaparte réussit à poser les premiers jalons de sa conquête du pouvoir, lui qui n’était ni électeur ni éligible et qui avait perdu sa qualité de Français ! En quelques mois, il franchit toutes les étapes du pouvoir avec une facilité déconcertante, et atteint le poste suprême, la présidence de la République sans coup férir. Une campagne habilement menée à l’ombre bénéfique et impériale de l’Oncle, ce qui y fut pour beaucoup, le patronyme Bonaparte jouant comme un talisman et un sésame.
Thierry Choffat, « Le macronisme et la fin des partis traditionnels ? », Civitas Europa, Civitas Europa, 2017, n°39, pp. 161-179
Pour des raisons différentes, mais le plus souvent liées à l’élection présidentielle d’avril-mai 2017, les partis politiques traditionnels semblent bien en peine. Les observateurs voient un Parti communiste en mort clinique depuis longtemps, un Parti socialiste à l’agonie, Les Républicains bien malades, le Front national sous perfusion et Debout La France mis à mal après une « tentative de suicide » entre les deux tours de la présidentielle.Les primaires – de droite d’abord, puis de gauche – ont parfois vidé de leur substance les partis qui, selon l’article 4 de la Constitution de 1958 doivent pourtant concourir « à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leurs activités librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie ».L’arrivée à l’Elysée d’Emmanuel Macron a encore plus perturbé le système partisan. Pour la première fois depuis longtemps, un candidat non investi par un parti de gouvernement s’est imposé dans une élection présidentielle. Pire, ceux qui ont alterné au pouvoir au fil des décennies précédentes, PS et LR, ne sont pas parvenus à se qualifier pour le second tour, laissant l’affrontement final se jouer entre la candidate d’extrême droite et le vainqueur qui revendiquait son absence d’implantation à droite ou à gauche.Au traditionnel faible nombre d’adhérents des partis français s’ajoute depuis la défaite aux législatives de juin 2017, un évident manque budgétaire, les suffrages (première fraction du financement public des partis politique) et les parlementaires (seconde fraction) conditionnant l’apport financier de l’État.La volonté de dépassement du clivage droite/gauche a enfin contribué à faire exploser les repères et les organisations. Les ralliements à la nouvelle majorité présidentielle, venus de l’UDI, du PS ou de LR, ont perturbé les mouvements. On peut presque s’interroger sur la pertinence actuelle du vieux clivage droite/gauche mis à mal par les scrutins d’avril, mai et juin 2017.Avec cette évolution partisane, ne revient-on pas aux fondements même de la Cinquième République ? En 1958, le général de Gaulle avait fondé l’espoir que les institutions nouvelles allaient entraîner la quasi-disparition des partis politiques omniprésents sous la le régime précédent. La réforme constitutionnelle de 1962 allait dans ce sens, l’élection présidentielle au suffrage universel direct devait provoquer la rencontre entre un homme et le peuple sans que des corps intermédiaires n’interviennent outre mesure. Mais très vite, les partis se sont transformés en « écurie présidentielle » et se sont rendus indispensables. Sans les partis, un candidat n’avait que peu de chances de s’imposer dans une compétition présidentielle. Les exemples de Raymond Barre en 1988 ou d’Edouard Balladur en 1995 étaient flagrants. En 2017, un constat inverse s’impose.On peut désormais se poser la question de la place des partis, voire de leur survie, dans la vie politique.
Thierry Choffat, « Les élections régionales : tremplin ou laminoir pour Lutte Ouvrière ? », Nancy : IRENEE/Université de Lorraine et PERSÉE : Université de Lyon, CNRS & ENS de Lyon, 2011, pp. 91-101
Choffat Thierry. Les élections régionales : tremplin ou laminoir pour Lutte Ouvrière ?. In: Civitas Europa, n°27, décembre 2011. L'adieu aux régionales ? Crise du vote et réforme territoriale. pp. 91-101.